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  • Jalons dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 23 avril 2003
    mercredi 23 avril 2003 Presse

    Unlike most of Francis Dhomont’s previous album (including Forêt profonde and Cycle du son, his last two), Jalons is not comprised of a single cycle — it’s not even a theme-related collection. The composer’s talent for telling a tale through sound and voice manipulation was crucial to the impact some of his earlier records made (Sous le regard d’un soleil noir, Forêt profonde again). One needs to approach Jalons differently. Well sequenced, thanks to a succession of long (11 to 15 minutes) and short pieces, it still isn’t the captivating, immersive listening experience its predecessors provided. Furthermore, Dhomont’s followers will most likely already have one or two of these pieces, as many first appeared on compilation albums. And yet, Dhomont remains a first-rate storyteller and all the pieces included here deserve a place on one of his solo discs, even though they somehow fell through the cracks of earlier projects. In addition to their avian titles, Vol d’Arondes (1999) and Drôles d’oiseaux (1985-1986) have been revised in 2001. The first shares base elements with the second, a rare example of exclusively electronic music by Dhomont (it was also a first exploration of the “forest” theme developed in his masterpiece already mentioned twice in this review). En cuerdas uses classical guitar sounds contributed by Arturo Parra. A self-standing piece, it also exists in a re-written form as a tape-and-guitar concerto (see Arturo Parra’s album Parr(a)cousmatique). The best work in this set is Lettre de Sarajevo, a moving piece on “the horror and the shame” (quote the liner notes) that represented the Yugoslavian war in the mid-’90s. Only Dhomont — and maybe two or three more composers from within the academic sphere — could have broken out of concerns of plasticity and esthetics to tackle a political issue and come up with music so profoundly human.

    Only Dhomont could have broken out of concerns of plasticity and esthetics to tackle a political issue and come up with music so profoundly human.

    L’adieu au s.o.s. dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 23 avril 2003
    mercredi 23 avril 2003 Presse

    There are few women in the world of academic electroacoustics. Monique Jean is obviously acutely aware of that and she uses her position to push forward the work of other women (instrumentalists, authors) and occasionally tackle women-related issues. Her first solo album culls pieces composed between 1997 and 2001. 13’13 pour voix défigurées (13’13” for Defaced Voices) puts the words of Hélène Cixous into the mouths of five actors. Their voices are treated and choreographed into an acousmatic ballet that evokes the music of Francis Dhomont (with whom Jean has studied) but never reaches his level of warmth, remaining an object of cold estheticism. The same cannot be said about Danse de l’enfant esseulée (Dance of the Lonely Child). Voiceless, this piece shows again the strong influence of Dhomont in the way sounds move in the stereo field. Here, childish movements are not only academic transpositions, they vibrate in their own dimension, especially near the end of the piece where a mock-waltz is sketched. Figures du temps is very different, both in form and in sound. A triptych, it pairs elements of communication with a sense of disappearance, loss. In the first part, the voice of a news anchor repeats endlessly thestory of Algerian rape victims abandoned by their families in the name of honor. The second movement pairs words by Denise Desautels with the treated improvisations of bassist Joëlle Léandre (Marie Trudeau, once of Wondeur Brass and Justine, also supplies electric bass and stick samples on most of the other pieces). low Memory #2, a work for bassflute, piccolo and four-channel tape, concludes the set, featuring flutist Claire Marchand. Jean’s music doesn’t always escape the traps of academic composition, but when it does it develops its own personality and manages to touch both the heart and the intellect. French-deaf listeners will miss someof its impact, but not all of it.

    … manages to touch both the heart and the intellect.

    Parr(A)cousmatique dans Sodapop

    «Recensione», Andrea Ferraris, Sodapop, 20 avril 2003
    dimanche 20 avril 2003 Presse

    La confezione di questo CD è splendida: digipack con inlay card stampata su cartoncino, veste grafica super-lusso che ricorda molto le confezioni della Ambiances Magnétiques o delle uscite distribuite dalla DAME. No, non è un caso, infatti la empreintes DIGITALes è canadese e con buona probabilità Arturo Parra fa parte dello stesso roster sperimental-classico-contemporaneo (qualcuno dice sperimentzione “erudita”?) al quale appartengono anche molti musicisti delle altre due etichette canadesi. Parr(A)cousmatique è concepito come un lavoro per chitarra e nastro magnetico, la cui composizione e realizzazione si è sviluppata nell’arco di alcuni anni. Il risultato è davero sorprendente, la chitarra di Parra varia tecnica e gusto nel corso delle diverse composizioni, passando dalle sonorità latine di Sol y sombra… L’espace des spectres e La basilique fantôme alle atmosfere avanguardistiche di Soledad. Il risltato finale potrebbe ricordare vagamente un CD di studi chitarristici contemporanei, sporcato da dei fondi di musica “concreta” (il disco è distribuito da ReR, Staalplaat e Metamkine mica per nulla). Nonostante i dieci minuti abbondanti che rappresentano la durata media delle composizioni potrebbero far pensare tutt’altro, Parr(A)cousmatique non annoia, fa invece venir voglia di avventurarsi in ulteriori ascolti, la capacità di Parra di sacrificare il suo “mostruoso” (i virtuosismi su questo disco pur essendo contenuti, si sprecano) bagaglio tecnico a favore della qualità di ogni singola traccia ed il gusto con cui sono state composte alcune delle basi (soprattutto quelle di Francis Dhomont e Stephane Roy) sono molto elevate. Se avete voglia di “tradizionale-non troppo tradizionale”, Parra potrebbe essere il vostro uomo.

    La confezione di questo CD è splendida…

    Sonopsys: Francis Dhomont dans Le Devoir

    «Critique», François Tousignant, Le Devoir, 12 avril 2003
    samedi 12 avril 2003 Presse

    […] Toujours dans le même ordre d’idées, ceux qui s’intéressent à ce grand créateur seront comblés par le premier exemplaire de la collection Sonopsys — Cahiers musique concrète/acousmatique, édité par Licences. Un disque, des textes de Dhomont, des commentaires, des entretiens, une présentation remarquable et un contenu de qualité vous feront mieux saisir l’univers, les inquiétudes et les forces de cet humaniste musicien.

    … ceux qui s’intéressent à ce grand créateur seront comblés par le premier exemplaire de la collection Sonopsys.

    Jalons dans Le Devoir

    «Critique», François Tousignant, Le Devoir, 12 avril 2003
    samedi 12 avril 2003 Presse

    On pourrait appeler cela une collection de miniatures. Sur cette parution de notre belle collection de musique acousmatique empreintes DIGITALes, revoici la musique de Francis Dhomont. Encore, diront peut-être certains. À la différence de bien des parutions précédentes consacrées à ce compositeur — où on avait principalement des œuvres au long souffle, à la réflexion qui prenait le temps de faire se confondre espace et temps, psychologie et physicalité, lieu et durée de l’art —, voici un disque consacré à des pièces brèves, voire de circonstance.

    Cela impose donc un autre type d’écoute que celui auquel Dhomont nous avait habitués. Travailler sur la profondeur des strates et trouver l’art de l’aphorisme poétique, voici deux disciplines qui exigent une autre manière de concevoir et de réaliser la musique. Surtout que Dhomont va du clin d’œil — un peu à la manière des Éventails de Mallarmé — à la prise de position politique qui rappelle des sonnets de Rimbaud, d’Aragon ou d’Éluard.

    Dans le premier cas, la tendresse et l’humour semblent emprunter un jeu de codes parfois pictural, autrefois un peu secret. On se délecte de la finesse de ces petits bijoux entendus à l’occasion de concerts et qu’on peut maintenant se remettre à loisir pour mieux les savourer. Soulignons la grande qualité de ce genre de répertoire: si certains auteurs tombent facilement dans le ton carte postale, l’intelligence et le raffinement de Dhomont font que ce qui ne pourrait s’avérer qu’anecdotique devient toujours objet d’habitation; la légèreté permet un souffle frais pour l’imaginaire heureux, ce que le compositeur sait fort bien faire partager.

    On trouve aussi trois œuvres plus engagées et plus lourdes: En cuerdas, Les moirures du temps et Lettre de Sarajevo. Si En cuerdas pose encore des problèmes de rhétorique et paraît toujours comme une œuvre moins réussie, les deux autres montrent un Dhomont maître de son propos. Qu’elle soit «abstraite» ou dénonciatrice, cette musique porte un programme latent. Ce n’est pas à l’histoire que s’attache le propos mais davantage à l’expression d’une émotion ressentie en un certain endroit de l’être et que l’artiste transpose en un autre médium.

    Ici, on se surprend pour une rare fois à apprécier comme essentielle l’écoute sur nos deux bêtes haut-parleurs. En salle, la diffusion spatiale peut parfois orienter l’attention davantage sur le faire de l’œuvre que sur l’œuvre elle-même. Dans notre antre d’écoute, Dhomont vient démontrer la vérité de son «inspiration» et la nécessité de ses choix esthétiques, comme si la «réduction de moyens de diffusion» soulignait plus haut le contenu qui s’incarne en sons. C’est encore donner d’autres lettres de noblesse à une forme d’art souvent jugée marginale ou décorative (pensons aux sonorisations d’espaces et de lieux publics pollués par de bâtardes réalisations d’ameublement) qui arrive à exprimer sans agressivité, mais avec une vigueur implacable, la force d’un art engagé et en mouvement, musique dans laquelle le message ne se limite pas au médium. […]

    On se délecte de la finesse de ces petits bijoux entendus à l’occasion de concerts et qu’on peut maintenant se remettre à loisir pour mieux les savourer.

    Jalons dans La Scena Musicale

    «Critique», Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no 8:7, 1 avril 2003
    mardi 1 avril 2003 Presse

    Sixième disque de Francis Dhomont chez la maison montréalaise empreintes DIGITALes, Jalons regroupe des compositions encore inédites ou parues dans des compilations. Il s’avère donc moins conceptuel que les productions habituelles du doyen de la communauté électroacoustique québécoise. On y trouve une réduction stéréophonique de Vol d’Arondes, présenté en version octophonique lors de sa création à la dixième édition de la série Rien à voir, en décembre 2001. L’œuvre emprunte une partie de son matériel de base à une autre, Drôles d’oiseaux, qui date de 1985 et que l’on trouve aussi ici. Cette dernière est une réalisation entièrement électronique, la seule du catalogue du compositeur. De même sur ce disque, En cuerdas (1998), une musique parfaitement autonome, a servi de base au guitariste Arturo Parra pour Sol y sombra… l’espace des spectres, une pièce pour guitare et bande, publiée sur son disque Parr(A)cousmatique, également chez empreintes DIGITALes.

    La meilleure façon d’apprécier la musique électroacoustique, et Francis Dhomont serait certainement d’accord, reste le concert acousmatique, durant lequel le compositeur, généralement, diffuse les œuvres au programme au moyen d’un «orchestre de haut-parleurs» à un public plongé dans le noir. On a ainsi pu entendre en mars dernier, durant le festival Montréal / Nouvelles musiques, la pièce Les moirures du temps (2000), que l’on pourra maintenant écouter chez soi grâce à ce disque. Le disque comprend aussi Un autre Printemps (2000), un détournement de la musique de Vivaldi que Dhomont a conçu pour Mein Kino für die Ohren (Mon cinéma pour l’oreille), un film du cinéaste allemand Uli Aumüller. Bref, une collection variée qui permet d’apprécier différentes facettes du travail d’un maître de la musique concrète. 4/6

    … un maître de la musique concrète.
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