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electrocd

Détail des pistes

Pythagoras’s Curtain

John Young

Pythagoras’s Curtain

  • John Young
  • Année de composition: 2001
  • Durée: 12:24
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T0605726508

Stéréo

ISRC CAD500214690

  • 44,1 kHz, 16 bits

À Denis Smalley

En électroacoustique, le haut-parleur peut être vu comme un ‘voile’ qui isole des autres sens notre expérience du son. Ceci permet une plus grande estime de la dimension auditive et crée un nouveau contexte d’écoute que Pierre Schaeffer nomma ‘acousmatique’ en s’inspirant de la situation des initiés de Pythagore, lesquels écoutaient les leçons de leur maître alors que ce dernier était caché derrière un rideau. Pour moi, la force singulière de la musique acousmatique réside dans sa capacité à évoquer pour nous des ‘images’ sonores, reconstructions imaginaires de sources et de scènes, d’objets et de lieux, ainsi que dans sa capacité à projeter des mondes sonores hybrides, intégrant à la fois un réalisme sonore et des sonorités abstraites.

Pythagoras’s Curtain cherche à développer cet aspect du monde invisible de la musique électroacoustique à travers des sons d’origine intimement tactile. Partant de l’‘imagerie’ que ces sons peuvent conjurer (les mains, leurs gestes, leur influence sur les objets produisant des sons), certains éléments de la structure de ces sons sont ‘redessinés’ électroacoustiquement de manière à brouiller l’identification de la source, tout en maintenant une apparence des énergies et des interactions physiques à la source d’un geste. Dans l’émergence de ce contexte musical élargi, un autre voile pythagoricien (un voile d’abstraction) se forme à mesure que la sensation d’une relation réelle de ‘cause à effet’ s’estompe de plus en plus.

John Young [traduction française: Jean-Pierre Noiseux, Traçantes]


Pythagoras’s Curtain a été réalisée en 2001 dans les studios de l’université De Monfort (Leicester, Royaume-Uni) et a été créée le 4 avril 2001 au White Recital Hall du Conservatoire de musique de l’université Missouri-Kansas City (ÉU).

Composition

Création

  • 4 avril 2001, Concert, White Recital Hall — James C Olson Performing Arts Center — University of Missouri-Kansas City, Kansas City (Missouri, ÉU)

Inner

John Young

Inner

  • John Young
  • Année de composition: 1995
  • Durée: 11:57
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T0601510057

Stéréo

ISRC CAD500214700

  • 44,1 kHz, 16 bits

Inner est un prolongement du son et de la sensation de la respiration humaine — d’un point de vue amplifié et viscéral. Le point de départ a été l’écoute attentive de quelques transformations électroacoustiques directes du son de la respiration. Parce que le spectre sonore est riche et bruyant et qu’il peut apparemment être articulé avec une infinie variété, tout se passa comme si tout un monde de nouvelles entités sonores pouvait être entendu ‘à l’intérieur même’ d’une seule respiration. Ainsi, en suivant cette idée, j’ai essayé d’attirer l’attention sur la manière dont les couleurs, proches de celles des voyelles, et les contours rythmiques de la respiration pouvaient être développés et mis en relation à travers un réseau de gestes et de textures basées sur le bruit. En cherchant à ancrer les transformations sonores au son reconnaissable, le geste de la première inspiration devint un élément essentiel, insinuant un réalisme de surface durant certains des prolongements les plus abstraits du matériau. Mais comme compositeur, l’une de mes plus importantes motivations a peut-être été la capacité intrinsèque du médium électroacoustique d’exagérer la présence et la mesure physique manifestes d’un son si intime et personnel.

Cette pièce constitue, avec Virtual et Time, Motion and Memory, une suite intégrée de trois œuvres électroacoustiques explorant le mouvement entre des sources sonores qui sont ‘intérieures’ et ‘extérieures’ à la sensibilité humaine.

John Young [traduction française: Jean-Pierre Noiseux, Traçantes]


Inner a été réalisée en 1995 dans les Studios de musique électroacoustique de l’université Victoria (Wellington, Nouvelle-Zélande) et a été créée le 23 février 1996 à l’université Concordia (Montréal). L’œuvre s’est méritée le premier prix de l’édition 1996 du concours Stockholm Electronic Arts Award.

Composition

Création

  • 23 février 1996, ÉuCuE XIV: Concert 12 — Chemins / Roads, Salle de concert — Campus Loyola — Université Concordia, Montréal (Québec)

Distinctions


Virtual

John Young

Virtual

  • John Young
  • Année de composition: 1997
  • Durée: 14:08
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T0603000209

Stéréo

ISRC CAD500214710

  • 44,1 kHz, 16 bits

Virtual tente de véhiculer l’idée d’un paysage sonore illusoire déployé par le mouvement énergique du vent — une source d’énergie, capricieuse et invisible, pour des objets ‘virtuels’ placés dans l’espace et dont il nous reste à imaginer la nature exacte. L’idée s’est développée en partie à partir de ma fascination pour les enregistrements in situ (field recordings), dans un environnement naturel, là où le vent est bien souvent considéré comme un intrus problématique. Mais en réalité, le vent est souvent une partie de la signature sonore d’un lieu (spécialement dans la ville venteuse où j’habitais à l’époque où j’ai composé cette pièce). Ainsi, je sortis enregistrer le bruit du vent en essayant de tirer parti de l’intense effet stéréophonique qu’il produit dans une paire de microphones (comme c’est le cas dans nos conduits auditifs). D’autres entités sonores se dessinèrent autour de cette idée, la plupart provenant de courants d’air turbulents et des résonances d’un tube. J’ai également essayé de donner à ces formes sonores complexes quelque chose de la couleur spectrale de la résonance de la voix humaine, dans une tentative de donner un comportement plus animé, plus vivant, à des sons inanimés. À cela sont liés certains motifs caractéristiques de la morphologie de l’espace dans lequel ces sons évoluent et se transforment.

John Young [traduction française: Jean-Pierre Noiseux, Traçantes]


Virtual a été réalisée en 1997 dans les Studios de musique électroacoustique de l’université Victoria (Wellington, Nouvelle-Zélande) et y a été créée le 24 avril 1997. Cette œuvre a obtenu une Mention d’honneur au Prix Ars Electronica (Linz, Autriche, 1997), une mention spéciale au Prix international Noroit-Léonce Petitot (Arras, France, 1997) et a été présélectionnée au Concours international de musique électroacoustique de Bourges (France, 1997).

Composition

Création

  • 24 avril 1997, Concert, Victoria University of Wellington, Wellington (Nouvelle-Zélande)

Distinctions


Time, Motion and Memory

John Young

Time, Motion and Memory

  • John Young
  • Année de composition: 1997, 2001
  • Durée: 15:33
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T0603264818

Stéréo

ISRC CAD500214720

  • 44,1 kHz, 16 bits

À Paul Rudy

Lorsque j’étais enfant, la balançoire était l’un des mes jeux préférés. Son mouvement délicat et sa sonorité plaintive entrouvraient pour moi un monde intime fait de contemplation, de fantaisie et d’imagination. Cette pièce pourrait être décrite comme un environnement sonore dans lequel les transformations du son de la balançoire déclenchent, comme dans un rêve, des associations et des juxtapositions surréalistes d’images sonores — là où la coexistence de plusieurs références sonores peut refléter la liberté de l’imagination, formant d’inhabituelles correspondances délicatement esquissées. Alors que la balançoire occupe une place relativement fixe dans l’espace, d’autres sons ambiants viennent croiser sa présence, et la balançoire elle-même est graduellement transformée en l’image sonore d’un gigantesque pendule.

John Young [traduction française: Jean-Pierre Noiseux, Traçantes]


Time, Motion and Memory a été réalisée en 1997 dans les Studios de musique électroacoustique de l’université Victoria (Wellington, Nouvelle-Zélande) et y a été créée le 26 février 1998.

Composition

Création

  • 26 février 1998, Concert, Victoria University of Wellington, Wellington (Nouvelle-Zélande)

Liquid Sky

John Young

Liquid Sky

  • John Young
  • Année de composition: 1998
  • Durée: 15:57
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • Commande: Ina-GRM
  • ISWC: T0605726495

Stéréo

ISRC CAD500214730

  • 44,1 kHz, 16 bits

À Vendela et Isabella

Cette œuvre est une exploration de l’image sonore de la pluie. À plusieurs égards, j’ai senti que la démarche de composition de cette pièce en était une de révélation et de déploiement de la myriade de motifs et de couleurs qui habitent le son, lesquels sont habituellement perceptibles grâce seulement à une grande concentration auditive. Comme je travaille exclusivement avec mes propres enregistrements environnementaux, j’ai tendance à voir la démarche de la composition comme une ouverture sur la richesse de l’action même d’écouter, supportée par les associations qui s’en trouvent elle-mêmes catalysées. Tout comme plusieurs sources environnementales, le son de la pluie est extrêmement varié et, du moins en théorie, renferme toute une palette de morphologies allant du son d’une seule gouttelette jusqu’à la saturation d’un bruit granuleux. En recueillant le matériau d’origine, j’ai fait de nombreux enregistrements in situ (field recordings) dans des lieux différents, en me concentrant sur le bruit de la pluie tombant sur des objets divers — tels des feuilles, des fenêtres et des flaques —, car il était clair que la variété de couleurs de sons inhérente à la pluie est, pour une bonne part, définie par la nature de la surface sur laquelle elle tombe.

En traitant ces sons, j’ai essayé de penser aux distinctions suivantes: l’aspect granulaire tend vers un développement à long terme de la texture; les gouttelettes fournissent un modèle pour les structures de type attaque-résonance. Mais en prolongeant cette idée, mon approche n’était pas toujours subtile! En studio, j’ai essayé de développer le rythme gestuel en superposant, sur la texture dense d’une forte pluie, des enveloppes d’amplitude dramatique de feux d’artifice. Puis, à l’aide de plusieurs résonateurs groupés, j’ai pu imposer sur le matériau des hauteurs de son définies. Dans l’ensemble, Liquid Sky vise à traduire le sentiment d’une immersion, plus grande que nature, dans la pluie, en même temps qu’une vision plus intense d’un puissant phénomène naturel.

John Young [traduction française: Jean-Pierre Noiseux, Traçantes]


Liquid Sky a été réalisée en 1998 dans les studios du Groupe de recherches musicales (Paris, France) et dans ceux de l’EMS (Stockholm, Suède) et a été créée le 20 mars 2000 à l’occasion de la série de concerts Multiphonies du GRM, dans la Salle Olivier Messiaen de la Maison de Radio France (Paris, France). La collecte des sources sonores ainsi qu’une partie du traitement initial ont été faits à Simon Fraser University (Vancouver, Canada). L’œuvre est une commande de l’Ina-GRM. Liquid Sky a obtenu le 2e Prix au 4e Concurso Internacional de Música Eletroacústica de São Paulo (CIMESP ’01, Brésil) et a été présélectionné au Concours international de musique électroacoustique de Bourges (France, 2000). Un merci tout spécial à Daniel Teruggi.

Préparation

Composition

Création

  • 20 mars 2000, Multiphonies 1999-2000: Concert, Salle Olivier Messiaen — Maison de Radio France, Paris (France)

Distinctions