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electrocd

Détail des pistes

Litanéa

Leo Kupper

Litanéa

  • Leo Kupper
  • Année de composition: 1988
  • Durée: 18:07
  • Instrumentation: support stéréo

Stéréo

Le titre Litanéa est une anagramme de «litanie électroacoustiques». Un désir exagéré de possession de la matière sonore articulée (jusqu’au niveau microscopique) ne va pas sans le risque de développer un esprit rationnel, voire scientifique. Une certaine partie de la périodicité du son doit être abandonnée à la musique (qui n’appartient pas au compositeur) sans quoi celle-ci ne peut exister. Les litanies sont de tous les temps et de tous les pays et si elles ont été une forme d’expression religieuse calmant l’esprit, créant un hypnotisme, il est apparu évident d’appliquer cette forme musicale à la technologie nouvelle de la musique électro-acoustique. Quel est l’intérêt de ces sons phonétiques et vocaux litaniques? Probablement d’abord le rythme des mots (cette rythmique pseudo-périodique que l’on trouve dans toutes les musiques) en cycles (comme les planètes dans leurs courses dans l’univers) puis la valeur timbrée de ces mots. C’est cette succession toujours renouvelée de périodes diverses qui déclenche la relaxation physique et mentale. Une particularité de ces périodes est qu’elles intègrent davantage les bruits phonémiques plutôt que des sons uniquement vocaliques.

Distinctions


Voix blanche

Gilles Gobeil

Voix blanche

  • Gilles Gobeil
  • Année de composition: 1988, 89
  • Durée: 13:02
  • Instrumentation: ondes Martenot et support stéréo
  • Éditeur(s): Yul média
  • Commande: Suzanne Binet-Audet, avec l’aide du CAC
  • ISWC: T0715412137

Stéréo

À la mémoire de Serge Garant (1929-1986)

Cette œuvre de caractère dramatique allie l’univers sonore de l’un des tout premiers instruments de la lutherie électronique à celui plus récent de la technologie audionumérique. L’instrumentiste occupe un lieu très précis à l’intérieur du monde sonore de la bande, son rôle n’étant pas celui du soliste traditionnel. Le jeu souple et expressif des ondes Martenot, proche parfois de la voix humaine, tend plutôt à s’amalgamer à la très grande intensité du matériel sonore de la bande.

[iii-05]


Voix blanche a été réalisée au studio du compositeur. Elle a été créée le 18 novembre 1988 à la Salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal (Québec) lors d’un concert de la SRC (Société Radio-Canada) célébrant le 60e anniversaire des ondes Martenot. Cette pièce est une commande de l’ondiste Suzanne Binet-Audet réalisée avec l’aide du Conseil des arts du Canada (CAC). Voix blanche s’est méritée le 2e prix de la catégorie électroacoustique mixte au 17e Concours international du musique électroacoustique de Bourges (France, 1989) et le 2e prix au 11e Concours international Luigi-Russolo (Varese, Italie, 1989).

Composition

Révision

Création

  • 18 novembre 1988, Suzanne Binet-Audet, ondes Martenot; Francis Dhomont, Gilles Gobeil, diffusion • Les grands concerts de CBF-FM 100,7: Concert 3: 60e anniversaire des ondes Martenot, Salle Claude-Champagne — Université de Montréal, Montréal (Québec)

Distinctions

Interprètes


Partitions

Minuit

Christian Calon

Minuit

  • Christian Calon / Christian Calon
  • Année de composition: 1989
  • Durée: 20:53
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Yul média
  • ISWC: T0705879215

Stéréo

À Francis Dhomont

1: Prologue

«Quand le doigt montre la lune, l’idiot regarde le doigt.»

— proverbe

S’il y a une histoire à Minuit, ce ne peut être que celle, idéale, d’un saut, d’une traversée.

2: Minuit (Minuit; Enfer)

Ce Minuit je le vois comme un haut lieu de la nuit, de cette nuit lumineuse dans la tête, à partir duquel tout bascule, où se défait l’emprise des lois et des interdits, quand s’ouvrent les portes et déferlent les vagues tumultueuses de l’inconscient. Le diamant au cœur de la nuit.

«La sexualité et la mort ne sont que les moments aigus d’une fête que la nature célèbre avec la multitude inépuisable des êtres, l’un et l’autre ayant le sens du gaspillage illimité auquel la nature procède à l’encontre du désir de durer qui est le propre de chaque être.»

Georges Bataille

Plus encore que de dire quelque chose à travers un texte, ce que j’ai cherché à atteindre c’est donc un lieu: situé nulle part ailleurs que dans l’œil du cyclone: dans la beauté de l’amour, l’exubérance de la vie et l’horreur de la mort. Le lieu d’où cette parole qui est dite, parle. Car s’inscrivant dans un espace vide, une zone tenue pour inexistante et sur laquelle donc, le silence à jamais est fait, cette parole, ne pouvant énoncer ce qui est pressenti, tend de toutes ses forces à se maintenir devant ce vide, au bord de cette limite, celle, juste avant sa défaillance et sa chute, de sa propre interdiction. Voilà ce que la littérature, depuis toujours, ne cesse de nous montrer.

3: Immémorial (Traversée; Immémorial; Épilogue)

«L’espace sans limite d’un soleil qui témoignerait non pour le jour, mais pour la nuit libérée d’étoiles, nuit multiple.»

Maurice Blanchot

Ne serait-ce que le temps d’un éblouissement, parfois, j’en suis certain, moi aussi j’ai cru voir… quelque chose. Et c’est cette parole qui, excédée par son objet, a maintenant basculé dans un lieu de tous les possibles (parole atomisée au surgissement débridé, circulaire), qu’il me faudra désormais essayer de comprendre.

Le texte, ici d’une écriture éclatée en retour constant sur elle-même, fondu dans le matériau sonore dont il s’échappe par instants pour jaillir, cristallisations verbales véhicules du sens, est le noyau de cette dernière partie. Noyau physique, puisque c’est de la chair des mots, du son de la voix même, dont ce matériau est dérivé (chaque bloc textuel est en effet toujours présenté accompagné de ses propres dérivations sonores), et noyau conceptuel: on procède par bonds, ruptures, dérapages et répétitions à l’image folle de ce lieu de parole que l’on pressent parfois comme étant «l’autre», cet autre versant d’une traversée continuellement ajournée: l’Impossible, peut-être.

Écriture: rapport texte-son

Cette division de Minuit en trois parties correspond aux trois textes autour desquels la pièce est construite. Chacun d’eux se distingue par un type d’écriture déterminant un mode de mise en situation de la voix ainsi qu’un type d’écriture sonore.

Partie Écriture textuelle Fonction de la voix Écriture sonore
1 narrative: linéaire conteur ponctuelle, trames, arrière plan au texte
2 narrative: linéaire narratrice orchestrale, hétérophonie, intégration texte-son
fragmentée: bribes de phrases commentaires, situations
3 narrative: linéaire narratrice dérivation, variation et répétition
parcellaire-cyclique: atomisation acteur: délirante (matériologique)

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Minuit a été réalisée de janvier 1986 à octobre 1989 au studio du compositeur. Certains éléments sonores proviennent de périodes de travail au Groupe de musique expérimentale de Marseille (GMEM), France et, pour Immémorial, sur SYTER au Groupe de recherches musicales (Ina-GRM), Paris, France. La création en concert de Minuit a eu lieu le 31 janvier 1990 à la Maison de la culture Frontenac à Montréal et la création radiophonique le 4 novembre 1989 à l’émission Musique actuelle du réseau FM de Radio-Canada. Les textes de Christian Calon (© Calon, 1989) ont été inspirés par les idées et les écrits en particulier de: James Joyce, Charles Baudelaire, Louis-Ferdinand Céline et Antonin Artaud. Les voix sont celles de: Benoît Dagenais (le conteur: [3.1], l’acteur: [3.5]); Suzanne Lantagne (la narratrice: [3.2], [3.5], [3.6]); Philippe Le Goff, Ghislaine Dubuc, Danièle Renaud, Christopher Lea et Christian Calon. Minuit a pu être réalisée grâce à l’aide du Conseil des arts du Canada (CAC) et a remporté le 1er prix de la catégorie Musique à programme au 17e Concours international de musique électroacoustique de Bourges (France, 1989).

Préparation

Composition

Création

  • 4 novembre 1989, Musique actuelle, Réseau FM de Radio-Canada, Canada
  • 31 janvier 1990, Récits électriques, Maison de la culture Frontenac, Montréal (Québec)

Distinctions


Partitions
Librettos

Arrivals

Andrew Lewis

Arrivals

  • Andrew Lewis
  • Année de composition: 1987
  • Durée: 11:44
  • Instrumentation: support stéréo
  • Éditeur(s): Ymx média
  • ISWC: T0103263451

Stéréo

ISRC CAD501310022

À Martha

Le titre Arrivals est inspiré du mouvement continuel de la musique vers des objectifs et des destinations, à la fois aux niveaux macro et micro-musical. Le principe souvent utilisé pour créer de telles «arrivées» est celui de la tension et de la résolution (comme dans l’ouverture de la pièce); la nature et l’effet de tels événements sont reflétés dans le fonctionnement des structures formelles qu’ils articulent, chacune générant son propre sens de fonctionnement. C’est le sentiment d’accomplissement qui propulse la musique jusqu’à sa destination finale.


Arrivals [Arrivées] a été réalisée en 1987 dans les Electroacoustic Music Studios de la University of Birmingham (RU) et elle a été créée le 17 octobre 1987 dans le cadre du Nettlefold Festival, à la salle Nettlefold Hall de Londres (RU). Arrivals s’est méritée une 2e place ex æquo au 17e Concours international de musique électroacoustique de Bourges (France, 1989).

Composition

Création

  • 17 octobre 1987, Nettlefold Festival, Nettlefold Hall, Londres (Angleterre, Royaume-Uni)

Distinctions


Partitions