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electrocd

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  • Corazón Road in Vital

    “Review”, IS, Vital, no. 33, January 1, 1994
    Saturday, January 1, 1994 Press

    Kristoff K.Roll is not a person, it’s two. A duo. They travelled through Central America and recorded the sounds they met underway. The result was edited and used as a basis for a radioplay. It took some two years to finish. It shows. This is no usual sound collage presented as a composition, the sounds are carefully edited and placed in such a way that the atmosphere can be sensed by the listener. One is present at funny and mesmerizing situations that these two people have met. One feels the situation of a long busride with people crammed in the vehicle, interesting but comfortless. This is one of the best travel-radioplays I have ever heard. Soundrecordings are excellent, editing is mostly very exciting and (where needed) dreamy, laid back. There’s never a dull moment and once it’s finished I want to hear it again.

    There’s never a dull moment and once it’s finished I want to hear it again.

    Corazón Road in Diapason

    “Critique”, Elzbieta Sikora, Diapason, no. 398, November 1, 1993
    Monday, November 1, 1993 Press

    Curieux disque, qui donne à entendre, à voir et à lire. En forme de journal sous-titré Carnet de voyage musical, Corazón Road est avant tout une aventure sonore pleine de couleurs et de surprises. Ici chantent les oiseaux, là cornent les sirènes de bateaux, plus loin une conversation se fait entendre ou un rameau se casse. Le tout très évocateur. La chaleur des tropiques s’installe parmi les sons, les villages vivent, la nature respire. Quelques passages se montrent plus abstraitement musicaux, la Danse au rythme prenant, Sieste, lent et paresseux, ou encore la Remontée du Rio Grande, exotique. Dans d’autres il est aisé de percevoir un signe amical envoyé à Pierre Schaeffer (bruit de locomotives) ou à Luc Ferrari (bal musette). Ce vovage à travers l’eau, l’air et la terre se termine sur Le Pacifique avec un accent final large et paisible.

    Corazón Road in Répertoire des disques compacts

    “Critique”, Jean Vermeil, Répertoire des disques compacts, no. 62, October 1, 1993
    Friday, October 1, 1993 Press

    Kristoff K.Roll, c’est Carole Rieussec et Jean-Christophe Camps. Un nom valise qui sent son Rita Mitsouko. La volonté de séduction de ce tandem est évidente, entre savant et branché: pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’électroacoustique? Leur sérieux est tout aussi évident: on n’est pas ancien élève de Denis Dufour (Accord) pour rien. Leur œuvre brasse et compose des souvenirs d’un voyaoge en Amérique centrale. Ils s’en défendent, mais le côté reportage, carnet de route, est là, et c’est bien. Ce jeu d’impressions sonores est l’un des moyens les plus sympathiques de renouvellement de notre bonne vieille musique concrète. Nos compères ont du rythme, de la concision, de l’esprit. Ils sont même capables, un comble, de somprueux silences. On avance, avec eux, mieux que dans la récente Sonate baroque d’Alain Savouret (CDM). Quant au travail de studio, et de son en studio, et de synthèse du son dans le studio. il est aussi discret qu’efficace. A suivre de près…

    Corazón Road, J-Kristoff Camps, Kristoff K.Roll, Carole Rieussec in Crystal Infos

    “Zones d’actions concrètes”, Bruno Heuzé, Crystal Infos, September 1, 1993
    Wednesday, September 1, 1993 Press

    Venant étayer et expliciter ce que suggère aussi Corazón Road, leurs propos témoignent d’une réflexion poussée sur la création contemporaine et les rapports qu’elle peut, veut ou doit entretenir avec ces deux composantes parfois antithétiques que sont l’abstrait et la réalité politique du monde.

    Carnet de route

    B.H.: Comment peut-on présenter votre disque Corazón Road, et d’où est venu cette idée de carnet de voyage en Amérique Centrale?

    J.C.C.: Dans la musique que l’on fait, on utilise souvent des sons que l’on enregistre à l’extérieur, ce qui fait que l’on se promène très souvent avec un petit magnétophone et un micro. On a d’ailleurs réalisé des pièces faites à partir d’improvisation dans la rue, où l’on était acteur et où l’on agitait un corps sonore. On les a ppeléesles «Hey! tu sais quoi…?».

    C.R.: Nous étions donc au Mexique avec chacun un magnétophone et on a enregistré là-bas comme on le fait à Paris. Mais on n’est pas du tout partis avec l’idée prédéterminée de faire un carnet de voyage. C’est plutôt quand on est rentrés que l’envie s’est précisée. Alors on s’y est plongé et cela a duré un an et demi en studio.

    Malléabilité sonore

    B.H.: Avez-vous travaillé à partir d’images et de souverirs, ou plutôt dans une optique plus abstraite?

    C.R.: Les deux en permanence, car de toute façon en électroacousdque même si on est très abstrait on retombe toujours sur le matériau qui peut parfois dire non et ne pas vouloir rentrer dans la case. Cela oblige d’ailleurs à un va-et-vient très intéressant, et c’est souvent de là que nait le jeu de l’improvisation.

    Modernité et intelligence antique

    B.H.: L’électroacoustique est-elle forcément liée pour vous à l’idée de modernité?

    C.R.: Oui et non. Dans l’électro, il y a un côté évidemment contemporain et moderne. Mais en même temps cela force à avoir une sorte d’intelligence antique, car on est obligé de comprendre le b.a. ba de ce qui fait la spécificité de la musique, pour pouvoir travailler le matériau.

    Il y a très peu de procédés formels ou scolarisés et il faut les inventer. Pour cela il faut vraiment saisir ce qu’est la musique dans son essence basique. C’est une lecture qui crée en quelque sorte une grande trajectoire au travers de l’évolution de la musique, entre ce qu’elle est à son origine et ce que l’on peut en faire maintenant. C’est donc contemporain et antique à la fois.

    J.C.C.: Il y a aussi dans l’électroacoustique l’idée de détournement d’appareils qui n’ont pas été faits pour cela. En ce moment où l’on croit beaucoup à la technologie et où l’on se laisse facilement épater, le fait de détourner des machines faites pour servir l’information par exemple, de les poétiser et de leur donner une autre âme, me semble plus que moderne.

    C.R.: Un autre fait important qui explique notre goût pour cette musique, c’est l’aspect contemporain du matériau. Le fait que l’on puisse manipuler un matériau qui a une couleur socio-politique est une façon de dire le monde moins abstraite qu’avec n’importe quel instrument qui connote une tradition.

    Corazón Road in Bad Alchemy

    “Kritik”, Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no. 22, September 1, 1993
    Wednesday, September 1, 1993 Press

    Corazón Road ist das rusikalische Tagebuch einer Reise, die Carole Rieussec und Jean-Christophe Camps zum Jahreswechsel 1990/91 durch Mittelamerika unternommen haben, mit den Stationen Yukatan, Belize City, Guatemala, Puerto Angel. Eeide waren sie Studenten bei Denis Dufour am GMVL gewesen, aber sich erst im Improvisationssaxtett Les arènes du vinyle kennengelernt und sich zu Kristoff K.Roll zusammengetan mit dem Ziel, die Poesie des Alltagslebens in Klänge einzufangen, die „polyphony of spaces within a single sound. We are talking… With every step we take our hearing becomes a little more intoxicated in these rivers of asphalt…“ Die Musique concrète-Colage aus unspektakulären Tonbandaufzeichnungen von Gesprächen, Gelächter, i von Schritten, Warten auf den Bus, von Wind, Regen, Verkehrsgeräuschen, Musik, Flirts, Gesang, Silvesterfeuerwerk, der Brandung des Pazifik transportiert in Splittern den Pulsschlag einer anderen Kultur. Aus wenigen Stichworten und KlanganstöBen entsteht fast ein Hörspiel. Luc Ferrari hat schon so gearbeitet.

    Die Stimmung entspricht eher Szenen von Lowry oder aus Bowles’ „Gesang der Insekten,“ als touristischen Erwartungen. In den Facetten dieser Reise durch ein fremdes Land liegt eine durch keine dramatischen Ereignisse begründete seltsame innere Spannung, eine Mischung aus Tristesse und Romik, die weit über das DoLumentarische hinaus ins Persönliche geht. Im Ubrigen plädiere ich natürlich dafur, zu hause zu bleiben und möglichst wenig Unheil in die Welt zu tragen.

    Corazón Road in Voir

    “Le disque de la semaine”, Dominique Olivier, Voir, July 22, 1993
    Thursday, July 22, 1993 Press

    Avec la musique électroacoustique, un disque peut devenir une œuvre musicale achevée, close, à la fois support et finalité. Cette vaste composition, qui est en fait un carnet de voyage, c’est la «route du cœur», une double vision sur un monde différent qui est celui de l’Amérique centrale, avec non seulement ses bruits, mais aussi ses couleurs, ses odeurs, et même ses goûts. Carole Rieussec et Jean-Christophe Camps, deux Parisiens qui forment depuis 1990 le groupe de musique électroacoustique et de composition acoustique Kristoff K.Roll, sont les rédacteurs de ce carnet de voyage, intitulé Corazón Road. À travers le parcours subjectif que nous font vivre les deux protagonistes de ce périple, on ne découvre pas tant un pays qu’une sensibilité (ou deux…), une manière de sentir les choses et les gens, nous apprenant autant sur Kristoff K.Roll que sur l’Amérique. Pour vraiment apprécier, il faut être réceptif au pouvoir d’évocation de cette ‘musique’ qui cherche plutôt à rejoindre qu’à plaire. Après, c’est comme si on avait voyagé avec Camps et Rieussec, et qu’on avait fait avec eux ces découvertes sensibles.

    AVIS: Le texte reproduit ici est extrait du site de Voir et est protégé par la Loi sur le droit d’auteur du Canada. © Communications Voir Inc, 1993

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