More reviews might be found in the pages of this artist’s albums.
L’école de Montréal, 1/4
Bonjour, nous débutons aujourd’hui une série de quatre émissions consacrées à l’école de Montréal et, pour les deux premières à
Montréal n’a découvert la musique concrète que relativement tard. Le premier à avoir créé des musiques de bruit fut sans doute
Lorsqu’on leur demande de chercher des ancêtres, les québécois citent plus souvent
A la fin des années 70, la musique bruitiste se fait à Montréal pour l’essentiel dans un laboratoire de l’Université qui n’est pas très richement équipé. Quelques jeunes compositeurs, comme
C’est dans ce contexte que l’université de Montréal invite, pour une série de conférences, un français au parcours atypique
Appelé à Montréal pour faire des conférences,
Dans
Lorsqu’il est arrivé à Montréal dans les années 70, beaucoup de compositeurs voyaient leurs compositions musicales bruitistes comme un accompagnement, un supplément à d’autres œuvres.
Je dis inventé, mais en réalité, ce mot est ancien puisqu’il nous vient de
Je voudrais terminer avec une œuvre qui illustre tout à la fois son rôle très particulier dans cette école qu’il a contribué plus que tout autre à développer et son intérêt pour l’histoire de la musique. Il s’agit d’une œuvre récente, elle date de 1997, composée d’un montage, collage de travaux de compositeurs canadiens qui ont souvent été ses élèves. On retrouve dans cette
Introduction(s) to the Delights of Electroacoustic Music
Electroacoustic music is an acquired taste. Like it or not, radio and television have conditioned us from an early age into accepting some musical (tonal and rhythmical) molds as being “normal.” Therefore, electroacoustics, along with other sound-based (in opposition to note-based) forms of musical expression like free improvisation, is perceived as being “abnormal.” That’s why a first exposure to this kind of music often turns into a memorable experience — for better or worse. Many factors come into play, but choosing an album that offers an adequate (i.e. friendly and gentle) introduction to the genre will greatly help in letting the initial esthetic shock turn into an experience of Beauty and mark the beginning of a new adventure in sound.
My goal with this sound path is simply to point out a few titles that I think have the potential to encourage instead of discourage, titles opening a door to a new musical dimension. Of course, this selection can only be subjective. But it might be helpful to new enthusiasts and to aficionados looking for gift ideas that would spread good music around. After all, Christmas is only a few weeks away
Bridges
We usually develop new interests from existing interests. What I mean is
Guitar fans can turn to Parr(A)cousmatique, a wonderful project for which classical guitarist
Essential listens
Those who want to explore further will probably want to venture into more abstract electroacoustic art. I recommend starting with the Quebec composers. Chauvinism
That being said, there are hours upon hours of beauty and fascination to be found in the works of
Tiny ideas
A compilation album has the advantage of offering a large selection of artists and esthetics in a small, affordable format. Available at a budget price, eXcitations proposes a strong sampler of the productions on the label empreintes DIGITALes. The albums Electro clips and Miniatures concrètes, along with the brand new volume of the DISContact
And finally, for those of you who want to take their time and explore in short steps, the Cinéma pour l’oreille collection produced by the French label Métamkine contains many wonderful 3” CDs, 20 minutes in duration each, for a reduced price. The catalog includes titles by renown composers such as
Of course, all of the above are only recommendations. The best sound path to discovery is the one you follow by yourself, little by little.
Best listens
Translated from French.
Ruidos
Para cierto sector de la musicología, en la obra de
En cuanto a su recepción, el modernismo profundiza en el divorcio con respecto al público, mientras que el postmodernismo intenta ganar el favor de los aficionados echando mano de estilos pretéritos. La Vanguardia manejaba la idea de que un día sus creaciones serían comprendidas
Coinciden estos musicólogos en negar a la Electroacústica toda posibilidad de alternativa válida. Ignorando que la base de esta propuesta descansa en la ESCUCHA y no en las notas, achacan a la obra electroacústica una sintaxis poco coherente, fundamentada únicamente en el uso del timbre
2
La historia de la música en Occidente está estrechamente ligada a la de los instrumentos. El ejecutante ejerce un papel fundamental en la transmisión de las ideas del compositor. El problema surge cuando el excesivo culto al intérprete y al director de orquesta resta protagonismo a la obra y al autor
El dominio del instrumento se ha seguido dando en la producción musical del siglo XX. En este sentido, el rompimiento con el pasado sólo se da en términos de lenguaje. Los materiales que originan el sonido de la obra moderna siguen siendo los mismos que en el clasicismo. En 1948,
Aunque asumida por buena parte de compositores, hasta el punto de influir decididamente en la concepción tímbrica de muchas obras de corte orquestal, la electroacústica no ha sido acogida por los musicólogos con el mismo rango que la obra convencional. Nace aquí la paradoja de que la misma Modernidad discute el valor de un arsenal nuevo. Al seguir apegada al instrumento, cae la Modernidad en esa misma dependencia con respecto al intérprete que se critica en la música del clasicismo.
“La música concreta es todavía sospechosa” (
En efecto, frente al reinado del instrumento, el material elaborado electrónicamente vive fuera de la historia, es aún calificado de “experimental”. El ruido es considerado un signo humilde, y a la hora de establecer alternativas a la crisis del Modernismo y encontrar nuevas soluciones estéticas en el cambio de siglo, la musicología se debate exclusivamente en territorios ocupados por la música instrumental
Frente a tantas obras actuales que llevan el lastre del pasado, se yergue exultante una pieza electroacústica compuesta en 1996 por
3
El Arte Acusmático, concebido como un arte sonoro basado en el mundo exterior y visible -concreto-, se vuelve abstracto en la escucha. Elaborado a partir de sonidos grabados, este arte sonoro no tiene memoria. Al oyente se le sustraen los elementos de recurrencia típicos del discurso convencional. El ruido es un signo humilde, no apto, por su propia naturaleza, para obtener los mismos resultados que logramos con el material instrumental
El maestro del Arte Acusmático es
Mucho más devastador, el
No menos perturbador,
Musique acousmatique: Bonheur de la beauté bien pensée
La dixième manifestation de musique électroacoustique Rien à voir s’est terminée de la même façon que ce genre de festival a été inauguré
Francis Dhomont a en effet un mérite double. Le premier est d’avoir su rassembler autour de sa passion. Ensuite, conséquence directe, celle de la faire partager, donc d’enseigner, de poser des fondements théoriques plus rigoureux sur lesquels l’intuition peut se baser pour vraiment se développer en art. Avec cette soirée de Rien à voir, non seulement se rend-on compte des fabuleuses lettres de noblesse que ce genre multiforme a su prendre, mais davantage, on pose une sorte de regard esthétique sur trois générations.
Dans la partie de la soirée réservée aux choix de Dhomont, on a pu (ré)entendre Espaces inhabitables de François Bayle. Même si Dhomont diffuseur regrettait un peu de ne pas encore avoir mis à sa main avec toute la souplesse qu’il désire l’orchestre de haut-parleurs et la console dont il disposait, l’exploit fut loin d’être mince.
Un grand pan de l’art de ce que l’homme de la rue appelle
L’œuvre de François Bayle montre que, malgré tout cet attirail technique en constante évolution et une quincaillerie qui rapidement souvent devient périmée, une pensée peut s’avérer souveraine et perdurer. Ces Espaces inhabitables peuvent encore longtemps meubler notre panorama musical par leur simple et forte beauté. Bien sûr, on sent la rhétorique — et Dhomont est maître de la rhétorique au sens noble du terme et rend celle du compositeur avec une élégance raffinée. Cela n’empêche en rien que, ne se donnant pas en spectacle ni ne cherchant à être un but en soi, elle participe de plein droit au propos esthétique.
La même chose peut se dire des œuvres de Dhomont lui-même. On sent l’école (au sens de parenté artistique), on entend et reconnaît le style. Dans une ère où l’originalité à tout cran tend à primer, s’asseoir et écouter une musique bien balisée, une technique d’écriture maîtrisée qui laisse place à l’imagination réfléchie, fait du bien. L’art de Dhomont ne s’adresse pas aux couches épidermiques de l’oreille. Le compositeur-interprète nous emmène dans le même domaine que celui des fugues de Bach du Clavier bien tempéré. L’union entre le
Art intellectuel, certes, où la première donnée de l’équation domine et où la seconde se met au service du but recherché, cette musique s’entend avec un classicisme déconcertant de probité et de beauté.
Oui, tout est beau, même si on peut préférer ceci ou cela.
On a aussi découvert Cable Bay, d’Andrew Lewis. Courtes dix minutes où la musique se manifeste en pure splendeur sensuelle, que Dhomont diffuse avec un abandon musical subtil et affectueux. La richesse empoigne et, sitôt la pièce terminée, on se prend à en redemander. Dans le bel environnement sonore que se montre l’Espace Go, cela fait partie des instants bénis. La curiosité est stimulée, aveu non caché du désir de pouvoir entendre davantage du catalogue de ce compositeur.
Des commandes
Voilà pour les deux premières générations. La troisième s’est fait offrir un cadeau lors ce de Rien à voir. Pour remercier ceux qui, étudiants à l’époque des débuts de ces festivals acousmatiques, faisaient office de techniciens et s’occupaient dans l’ombre à installer le bric-à-brac nécessaire, tout câbler, déplacer, bref, ceux qui font que ça marche sans qu’on le sache, on a passé des commandes à ceux qu’on appelle de
Des enfants qui s’amusent avec des joujoux, voilà ce qu’on entend, et qui tentent de se donner un vernis par ce qui, dans le fond, reste encore une scolaire imitation, un exercice. À leur décharge, le format de dix minutes peut parfois être contraignant quand on a besoin de temps. Chacun à sa manière, semble se réfugier alors dans le confort de la chose apprise (voire de la citation
Attention cependant
Rien à voir remet ça pour une dixième fois
Francis Dhomont a été invité à clôturer l’événement.
Dans le noir, l’événement Rien à voir remet ça, dès ce soir, pour une dixième édition, un anniversaire doublé par les dix chandelles de l’organisme fondateur de la série. Pour ce faire, on a invité le compositeur Francis Dhomont, pour une finale, samedi, haute en couleur.
Réseaux, l’organisme consacré à la promotion et à la diffusion de la musique électroacoustique, qui a mis sur pied l’événement, a toutes les raisons de festoyer, après avoir tenu le coup pendant ces années. Robert Normandeau, compositeur et cofondateur de Réseaux, souligne le parcours effectué en rappelant que Réseaux est né au début des années 90, dans un contexte de sécheresse du côté des subventionnaires.
L’histoire montre que l’organisme a visé juste, et que la série autrefois baptisée Rien à voir – Tout à entendre a porté ses fruits.
Programmation de choix
Un des clous de cette nouvelle édition tient à la présence de Francis Dhomont, le doyen de l’électroacoustique au Québec, sa figure la plus importante. En ce sens, Réseaux boucle la boucle. Le 2 novembre 1991, l’organisme produisait le premier concert de son histoire, Top Secret, dont la tenue soulignait le 65e anniversaire du compositeur, de même que la parution de l’album Mouvances~Métaphores, sous étiquette empreintes DIGITALes. Dix ans plus tard, le concert que donnera Dhomont coïncide avec un nouvel album, Cycle du son. Lors de la soirée consacrée à Dhomont, ce dernier fera profiter les Montréalais de deux pièces inédites.
En plus de retourner à ses sources, la série actuelle a prévu commander des œuvres à cinq jeunes compositeurs qui ont participé aux premières éditions de Rien à voir, de 1997 à 1999
Dès ce soir, Jacques Tremblay débute la série. Celui qui avait été marqué par Hymnen de Kalrheinz Stockhausen proposera une nouvelle création, intitulée Empathies Entropiques, d’une durée exceptionnelle de cinquante minutes. Suivront, demain, l’Allemand Hans Tutschku, pour une première visite à Montréal, puis vendredi, le Néo–Zélandais John Young.
Nouveauté pour cette édition, la série se déplace du Complexe Ex–Centris à l’Espace Go, rue Saint–Laurent. D’autres concerts, intitulés postrien ont lieu les 13, 14 et 15 décembre, à la Casa del Popolo, au 4873, rue Saint–Laurent.
