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  • Allusions sonores in Goûte mes disques

    “Critique”, Goûte mes disques, April 1, 2014
    Tuesday, April 1, 2014 Press

    En apercevant ce nouveau disque sur Empreintes Digitales, on savait d’avance le genre de profil auquel on allait devoir se frotter: un Canadien (la structure ne fait que ça) bardé de diplômes en composition électroacoustique et acousmatique (il les possède tous, des masters complémentaires à sa chaire de professeur de composition électroacoustique pour l’Université de Manchester) qui tape dans une musique extrêmement codifiée. Mais que cela ne nous empêche pas de renouveler notre amour pour la structure nordiste, car Allusions sonores a tout du grand disque.

    Et en plus d’être grand par sa qualité, il ravira même les néophytes du genre par son approche tout en mélodie et narration. Une œuvre extrêmement précise, qui travaille le son comme des centaines de miroirs, comme un véritable puits de lumière. Une entreprise qui refuse toujours le status quo et qui use de tous les artifices (les field recordings d’un sans-gêne incroyable) pour amener de la hauteur et du dynamisme dans la composition. Impossible donc de s’ennuyer sur cette heure de musique, qui invoque la beauté mélodique pour amener le drame et les ruptures avec une sérénité déconcertante. On lance le disque, on regarde autour de nous, on en prend plein les mirettes. Probablement une des meilleurs sorties d’Empreintes Digitales depuis longtemps.

    … une des meilleurs sorties d’Empreintes Digitales depuis longtemps.

    La marée in Rif Raf

    “Love on the Bits”, Fabrice Vanoverberg, Rif Raf, no. 199, April 1, 2014
    Tuesday, April 1, 2014 Press

    Vous en doutiez? Votre Love On The Bits tient ses promesses, deux fois plutôt qu’une. Le mois dernier, on vous mettait l’eau à la bouche avec l’annonce de La Marée de Pierre Alexandre Tremblay (empreintes DIGITALes), un mois plus tard, le constat est d’une telle évidence qu’il mérite un développement. Habitué d’une électroacoustique de tout vol, la maison québécoise accueille pour la quatrième fois le compositeur montréalais, aujourd’hui prof de composition à l’Université de Huddersfield en Angleterre. Tournant complètement autour des relations entre les haut-parleurs et les instruments (une clarinette basse, un piano Baschet-Malbos ou la voix de soprano de Peyee Chen), la méthode Tremblay inscrit ses pas entre le piano préparé de John Cage, le jeu de cloches de The Bell Laboratory et l’incandescence expérimentale de la scène norvégienne (Lene Grenager ou Kjetil Møster), tout en imprimant un cap à la fois personnel et exigeant. Toutefois, la démarche du musicien canadien ne se veut pas qu’expérimentale, tant est grande sa volonté expressive, en marge totale des canevas du tout venant. Et si chaque effort mérite récompense, nul doute que les cloches de Pâques seront généreuses en chocolat fin le 20 avril prochain. Hmmm, ça fond déjà dans la bouche.

    Hmmm, ça fond déjà dans la bouche.

    La marée in KindaMuzik

    “Kritiek”, Sven Schlijper, KindaMuzik, March 18, 2014
    Tuesday, March 18, 2014 Press

    Hedendaagse gecomponeerde muziek? Actueel klassiek? Hoe noem je tegenwoordig wat Pierre Alexandre Tremblay doet en het label empreintes DIGITALes presenteert? Ook zonder een labeltje is wel duidelijk dat deze componist Muziek van Nu maakt; met hoofdletters inderdaad. Met La marée schrijft hij die in de vorm van gemengde muziek waarin de soloïst een complexe relatie aangaat met diens antagonist: de luidspreker, en dat leidt tot een enerverende getijdenbeweging van duw-en-trekwerk om de macht.

    Tremblay wijst met zijn vijf composities voor onder andere solo piano, basklarinet en sopraan vlijmscherp op het contrast tussen de ongeduldige tijdelijkheid (en vergankelijkheid) van menselijke constructen en de gedulde voortduring (en herhaling) van de elementen. Het is onafwendbaar dat in de wisselende afstanden tussen speler en luidspreker (en microfoons) de laatstgenoemde zich bijna wraakzuchtig met de muziek gaat bemoeien. Interferentie en feedback spelen in de resonerende ruimte waarin akoestisch en kunstmatig volume op elkaar botsen de hoofdrollen.

    Midden tussen sonische complexiteit en conceptuele eenvoud slaagt Tremblay erin om van La marée een suite te maken die het midden houdt tussen eeuwigheidsaspiraties en vanitas. Een stuk bovendien dat op en neer deint tussen extremen, maar als fundament de nooit stoppende golfslag kent; de polsslag van de natuur, waarin de tijd vluchtig is en alles beweegt. Het is die zekere onbepaaldheid die Tremblay’s muziek ankert in een hyperactueel en tegelijk klassiek Nu: tijdloos.

    Het is die zekere onbepaaldheid die Tremblay’s muziek ankert in een hyperactueel en tegelijk klassiek Nu: tijdloos.

    La marée in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, March 5, 2014
    Wednesday, March 5, 2014 Press

    Pierre Alexandre Tremblay’s fourth album for empreintes DIGITALes — do you know how many electroacoustic composers have released four albums or more on this prestigious label? You won’t need more than one hand — is a double CD set featuring five mixed works composed between 2008 and 2013. Each piece involves an instrumentalist, treatments, an interactive system, and fixed sounds. Tremblay composed for bass clarinet, piano (twice), Jean-François Laporte’s Babel table, and soprano singer Payee Chen. Each piece is complex, with many levels of meaning. The most aggressive one is Un clou, son marteau, et le béton for piano, an etude in extreme dynamics. My favorite here is Still, Again for soprano Peyee Chen, a 14-minute single-voice opera that packs a lot of punch. As for the strangest vibrations, they come from Mono no aware for Laporte, where it gets impossible to distinguish between fixed sounds, performer, and man-machine interaction.

    Each piece is complex, with many levels of meaning.

    Au-delà in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, March 3, 2014
    Monday, March 3, 2014 Press

    A very fine production by Andrew Lewis, released on CD. Six electroacoustic works composed between 1987 and 2012, for a total of 76 minutes. Lewis’s strengths are his knack for movement, sense of restraint, and narrative arcs. His pieces develop like stories (about his kids in Scherzo, about Wales in Cân, about a young dyslexic poet in Lexicon). To my surprise, I connect more with his earlier pieces. Scherzo (1992-93) is absolutely adorable without getting cute. And Ascent (1994-97) transcends the rather formalistic evocations of contrasting landscapes (sea, mountains, sky) that serves as its basis.

    Lewis’s strengths are his knack for movement, sense of restraint, and narrative arcs.
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