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electrocd

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  • Évidence matérielle, Traces in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 49, September 1, 2001
    Saturday, September 1, 2001 Press

    Près d’une génération sépare ces deux compositeurs britanniques de musiques électroacoustiques. Adrian Moore fut d’ailleurs l’éléve du premier. Tous deux œuvrent toutefois dans la tradition du GRM, travaillent la matière sonore à partir de sources diverses et concrétes: le bois, les casseroles en terre, l’élément aquatique ou gazeux, déchets divers pour le premier, le crayon-feutre sur un tableau, la feuille d’étain, les verres, les ballons… pour le second. Les approches n’en sont toutefois pas identiques, malgré les points de rencontre. Jonty Harrison semble privilégier une approche plus narrative des sons, plus expressive dans son traitement du son originel. Il introduit en fait un élément de composition plus nettement repérable pour l’auditeur profane, d’autant plus qu’il travaille sur des sons du quotidien auxquels en général on ne préte que peu d’attention, telle la symphonie cuisinière de Klang.

    Connexion, Évidence matérielle, Traces, Sources / scènes in Aufabwegen

    “Musik & Kultur”, Zipo, Aufabwegen, no. 31, August 20, 2001
    Monday, August 20, 2001 Press

    Ein Quell der ungewöhnlichen Sounderlebnisse ist das kanadische Label empreintes DIGITALes, welches fernab reißerischer Methoden in fast wissenschaftlicher Akribie eine Serie mit elektroakustischer Musik von preisgekrönten Komponisten herausgibt. Alle vier CDs stammen von relativ jungen, in der Grauzone zwischen freier Improvisation und akademischer Komposition operierenden Künstlern. Die Klänge sind oft nach kompositorischen Gesichtspunkten einander einverlebt, bleiben aber wild und jederzeit überraschend. So kann man sich hier bedienen nach Herzenslust. Vielleicht etwas schnöde klingt Traces von Adrian Moore. Hier hört man zu oft die surrenden, schmachtenden Sauglaute eines Computers, der die reale Welt in sich aufnimmt und „Musik” herausspuckt. Clonky, aber eben auf ernste Weise; können auch Matthew Ostrowsti und andere. Grandios ist das Werk von Jonty Harrison, dem Leiter des elektroakustischen Instituts in Birmingham. Seine Sammlung von Stükken (fast alle um die 15 Minuten lang) verbindet befremdliche Geräusche mit Klängen derAußenwelt, ohne letztere als reine Projektionsfläche zu verwenden. Die Töne aus den verschiedenen Sphären interagieren und treten in eine Kommunikation. Stark! Die klanglichen Extreme in diesem Viererpack stammen von Denis Smalley. Er bricht mit den Konventionen der Akademika, wonach Töne zwar schräg und abstrakt ausstaffiert sein dürfen, aber bitteschön nicht stören sollen. Sein Werk scheut sich nicht vor häßlichen Momenten, harschen Brüchen und fast industriellem Lärm. Dabei bleibt alles dunkel wie das geheimnisvolle Cover der CD. Louis Dufort wirkt in seinen Stücken wie jemand, der die Regeln des Genres kennt und sie mit genauem Gehör exekutieren will, um hinter ihnen liegendes Potential zu erhellen. Die gelingt ihm am trefflichsten in der Komposition Zénith, die mit pochenden Tönen arbeitet, die sich gegen schrille aber auch flirrend-weichzeichnende Atmosphären behaupten müssen.

    Évidence matérielle in Monotrains & Satellites

    “Space Age”, Monotrains & Satellites, no. 6, August 8, 2001
    Wednesday, August 8, 2001 Press

    Jonty Harrisson, directeur du BEAST, groupe de compositeurs Anglosaxon se plait à définir son album comme une flânerie sensorielle, déambulation libre le long d’une avenue idéalisée où les magasins sont autant de tonalités électroniques sur l’asphalte «concret». Une casserolle, des déchets de consommation courante, tiges de métal, bruits de forêt, autant de sons bruts, d’objets usuels et d’environements fréquentés qui prennent une tournure onirique et abstraite dans les mains de cet anglais de génie. Plus intimiste et académique cet album calme et riche reste éblouissant de maîtrise.

    … une flânerie sensorielle…

    Évidence matérielle in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, August 1, 2001
    Wednesday, August 1, 2001 Press

    Father of British acousmatic music, Jonty Harrison’s art runs deep and allies technique, poetry and a strong sense of sound spatialization. The works included on Évidence matérielle make no exception to this rule. The album begins with Klang, the oldest piece of this set and maybe Harrison’s best known work (it was released on two previous occasions and was awarded a Bourges Awards Euphonie d’Or in 1992). It is a beautiful, captivating electroacoustic concerto using sounds derived from two pots and electronically-produced sounds. Sorties (“Exits”) blends environmental recordings to musique concrète techniques to evoke the escaping, the fleeing of indoors for the outdoors. Surface Tension is the most acousmatical work, presenting sound for sound’s sake, a good example of the composer’s sense of drama. The two last pieces, Splintering and Streams, use prime materials, wood and water respectively. Here sounds retain part of their signification, but this technique results in less powerful works. They bring to mind Annette Vande Gorne’s Tao cycle. Some people will prefer these less abstract pieces. Anyway, Évidence matérielle is somehow more appealing than the dryer Articles indéfinis, Harrison’s previous release on empreintes DIGITALes.

    Jonty Harrison’s art runs deep and allies technique, poetry and a strong sense of sound spatialization.

    Évidence matérielle in Jade

    “Chronique”, Julien Jaffré, Jade, August 1, 2001
    Wednesday, August 1, 2001 Press

    Jonty Harrison, directeur du BEAST, groupe de compositeurs anglo-saxon se plait à définir son album comme une flânerie sensorielle, déambulation libre le long d’une avenue idéalisée où les magasins sont autant de tonalités électroniques sur l’asphalte «concret». Une casserole, des déchets de consommation courante, tiges de métal, bruits de forêt, autant de sons bruts, d’objets usuels et d’environnements fréquentés qui prennent une tournure onirique et abstraite dans les mains de cet anglais de génie. Plus intimiste et académique, cet album calme et riche reste éblouissant de maîtrise.

    … cet album calme et riche reste éblouissant de maîtrise.

    Évidence matérielle in Voir

    “British Connection”, Réjean Beaucage, Voir, June 17, 2001
    Sunday, June 17, 2001 Press

    C’est par l’étiquette de disques bien de chez nous empreintes DIGITALes que nous arrive, après celles de Wolfe, des Beatles, des punks et de l’électronica une nouvelle «invasion britannique». Électroacoustique, celle-là. Deux disques lancés en avril nous ramènent les musiques de Denis Smalley et Jonty Harrison, tandis qu’un troisième nous fait découvrir celle d’Adrian Moore. Smalley et Harrison ont des approches du son assez semblables, qui produisent pourtant des résultats bien différents. Alors que le premier utilise des sons concrets pour les agrandir et leur donner la taille d’un paysage dans lequel l’auditeur peut pénétrer, le second se tient au plus près de l’objet et nous fait voyager à sa surface. C’est le deuxième disque chez empreintes DIGITALes pour ces deux compositeurs qui sont des piliers de l’école anglaise d’acousmatique. Le disque de Harrison nous permet d’entendre sa pièce Klang, récipiendaire en 1992 d’un Euphonie d’or au Concours international de musique électroacoustique de Bourges, et dont il a été dit qu’elle était l’une des œuvres les plus marquantes de l’histoire de cette compétition.

    … l’une des œuvres les plus marquantes de l’histoire…
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