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  • Bruits in Jade

    “Chronique”, Julien Jaffré, Jade, January 2, 2002
    Wednesday, January 2, 2002 Press

    En choisissant de consacrer ce nouvel enregistrement à la ville de Montréal, Yves Daoust chemine un peu plus profondément dans sa logique, bâtissant plus qu’auparavant un lien visible entre ses deux passions: le son et l’image.

    Si ses deux précédentes productions pour empreintes DIGITALes (Anecdotes, 91 et Musiques naïves, 98) étaient déjà empreintes de cinétiques… Bruits soulève dès les premières mesures l’idée de carte postale sonore. Quatre vues choisies, cadrées, dont la puissance eidétique et la richesse de sens émerveillent, étonnent ou intriguent… Sur Children’s Corner, on pensera aux travaux de Sibylle Pomorin voire Robert Iolini sur Soundscape (Scnd rec.) ou encore à certains travaux de déambulations sonores d’O’Rourke sur Cinéma pour l’oreille. L’album prend également une trajectoire environnementaliste (un environnement urbain) comme si Daoust se faisait le caméraman d’une virée dans Montréal un jour d’éclipse solaire. Une relation avec l’image qui jalonne d’ailleurs sa vie, puisqu’il fut designer sonore pour l’Office national du fim du Canada (ça ne s’invente pas), sans trop évoquer ses multiples collaborations sonores à des documentaires et films. Une approche multidisciplinaire, comme Michael Snow et Derek Jarman savent les apprécier.

    … la richesse de sens émerveillent, étonnent ou intriguent…

    Bruits in Nightlife

    “Critique”, GP, Nightlife, no. 31, January 1, 2002
    Tuesday, January 1, 2002 Press

    Troisième disque pour Yves Daoust sur empreintes DIGITALes, Bruits explore effectivement les bruits, ceux de la rue, ceux qui nous entourent, mais à la manière électroacoustique, c’est-à-dire, sans être nécessairement pris dans une boucle. Plus près de la ville que la campagne dans ses thèmes, Daoust livre six pièces dans un maelström de silence et de violence où des voix et des bruits affluent, puis se perdent dans le brouillard. À écouter dans un immense système de sons ou encore avec une excellente paire d’écouteurs pour apprécier les subtilité de ce travail.

    … un maelström de silence et de violence…

    Bruits in wReck thiS MeSS

    “Review”, Bart Plantenga, wReck thiS MeSS, December 9, 2001
    Sunday, December 9, 2001 Press

    Bruits on empreintes DIGITALes Yves Daoust exemplifies that empreintes DIGITALes spirit where the entire sonic history of mankind can find residence in the incredibly evocative sound pockets of human-manipulated soundscape documents. The pieces are ripe and bursting with exuberance. Yves Daoust is head of the electroacoustic program at the Conservatoire de Musique de Montréal. This is his 3rd empreintes DIGITALes release. The title piece which is bursting with the schizoidal din of urban mindscapes is “a postcard, a sonic portrait of a landscape dear to Daoust — Montréal.”

    The pieces are ripe and bursting with exuberance.

    Bruits in Metamorphic Journeyman

    “Review”, Metamorphic Journeyman, November 21, 2001
    Wednesday, November 21, 2001 Press

    Since Daoust’s official entry into the professional world of music in 1978, he has composed an average of one work per year, in various genres, for diverse occasions, and ensembles including film and stage soundtracks, multi-disciplinary performances and concert works. He was awarded the Euphonie d’Or prize (Bourges 1993) for his work Quatuor (Anecdotes IMED 9106) consecrated as a “classic” in electroacoustic music. Bruits is a third recording by Yves Daoust on empreintes DIGITALes (Anecdotes 1991; Musiques naïves 1998). 4 works, 4 commissions; from Québec organizations as well as French and British organizations. The title work is a postcard, a sonic portrait of a landscape dear to Daoust: Montréal. You will be introduced to the children of the city, its nights and festivities. Daoust chose to be a witness of an environment in La gamme as well. Bruits is a most interesting release, an opportunity to dig deeper into the creative realms of one of Québec’s most important electroacoustic composer.

    … a most interesting release…

    Bruits, Connexion, Yves Daoust in Voir

    “Nouvelle vague”, Réjean Beaucage, Voir, November 8, 2001
    Thursday, November 8, 2001 Press

    Yves Daoust contribuait en 1978 à la fondation de l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ). Il dirigera par la suite durant une dizaine d’années les destinées du premier organisme canadien voué exclusivement à ce genre. Aujourd’hui, il y revient à l’invitation du directeur artistique actuel, Alain Thibault, pour participer ce samedi 10 novembre à la troisième édition de l’événement Elektra. Daoust y présentera en création sa pièce Bruits, triptyque environnemental qui donne également son titre au troisième disque que le compositeur fait paraître chez empreintes DIGITALes et qui sera lancé juste avant le concert. La pièce, commande du Sonic Arts Network (Royaume-Uni), est une sorte de carte postale sonore des rues et ruelles de Montréal: cris d’enfants, bruits de la circulation et rumeurs citadines y sont littéralement passés au hachoir pour produire ce que le compositeur appelle un «smog sonore». C’est sans aucun doute l’œuvre la plus ‘bruitiste’ de Daoust jusqu’à maintenant. L’œuvre sera présentée à l’ACREQ dans une version pour huit canaux avec un support vidéographique de Jean-Sébastien Durocher.

    Le disque que Daoust s’apprête à lancer mérite certainement d’être chaudement recommandé à toute personne qui serait curieuse et chercherait à se renseigner sur la musique électroacoustique. Que le titre Bruits ne vous effraie pas. Les quatre pièces présentées ici représentent autant de sous-genres et Yves Daoust y démontre magistralement son grand talent de manipulateur sonore. On y retrouve une magnifique version de la pièce Impromptu, déjà entendue en format «pour bande seule» sur son précédent disque Musiques naïves, mais retravaillée ici en version «musique mixte» avec des interprètes de choix: Jacques Drouin au piano et Lorraine Vaillancourt… au synthétiseur! La pièce La Gamme est une musique électronique réalisée en 1981 sur les «machines à triturer les électrons» du Groupe de musique expérimentale de Bourges. Enfin, Ouverture, commande du GMEB pour le Bicentenaire de la Révolution française, mêle narration et illustration sonore, et rappelle par son thème Le Trésor de la langue de René Lussier. empreintes DIGITALes fera également paraître simultanément des disques de Robert Normandeau et Gilles Gobeil, deux autres piliers de la musique électroacoustique d’ici, disques sur lesquels nous reviendrons. Yves Daoust enseigne depuis 1981 au Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, où il a développé un programme de composition électroacoustique.

    Preuve qu’il exerce dans ce domaine-là aussi un grand talent, c’est l’un de ses étudiants qui clôturera la soirée avec une pièce qu’il ramène d’Autriche où elle a obtenu une mention lors de la dernière édition des prestigieux Prix Ars Electronica. Louis Dufort nous présentera en effet Décap, une «réflexion sur la décadence de l’homme» en partie tirée de la musique composée pour la chorégraphie Le Cri du monde, de Marie Chouinard, et dont nous avons pu entendre une première version lors de la série de concerts Rien à voir (7) en mars 2000. Également au programme: Tom Sherman et Bernhard Loibner avec leur projet vidéo/musique Nerve Theory et le très attendu Markus Popp, alias Oval, détenteur d’une seconde place aux Prix Ars Electronica 2001.

    … chaudement recommandé…

    Bruits in The WholeNote

    “Review”, Paul Steenhuisen, The WholeNote, no. 7:3, November 1, 2001
    Thursday, November 1, 2001 Press

    Over the past 11 years, Montréal’s empreintes DIGITALes label has established itself as an important source for electroacoustic music from around the world. The recent release of Yves Daoust’s Bruits adds to their excellent catalogue, contributing a disc of infrequently ramshackle and noisily intimate source materials sculpted with finesse.

    Daoust sets the tone with Children’s Corner, using the sonic landscapes of street festivals, markets, outdoor sports, and backup beeps from delivery trucks as his starting point. Amidst varied metamorphoses, the sound materials remain vestigially recognizable, yet sufficiently developed so as not to lapse into a documentarian aesthetic. While Nuits lacks the personality of its predecessor, Fête stage-dives straight back into its crowds and celebratory nature, re-establishing the light-hearted quality that defines and separates Daoust’s work. Fête reminds of the Parisian summer solstice celebration “fête de la musique,” where musicians from any background play on the street, with all of the recorded fiddles, accordions and djembe heard in a two-block venture through Place de la Republique, yet none of the pickpockets or thieves.

    With the help of mutated material from Chopin’s Fantasie-Impromptu in C# minor, Daoust’s Impromptu engages and expounds upon its inspiration without clutching the Chopin too tightly. The final piece, Ouverture, develops the swaying crowds of previous works for more directly political purposes, exploring the subject of Québécois history. Overall, despite being somewhat uneven, Daoust’s Bruits succeeds with a boisterous playfulness and the warm impressions of community heard in the playgrounds and watering holes of old Montréal.

    … contributing a disc of infrequently ramshackle and noisily intimate source materials sculpted with finesse.
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