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electrocd

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  • Les corps éblouis in Le Devoir

    “Critique”, François Tousignant, Le Devoir, March 14, 1998
    Saturday, March 14, 1998 Press

    Le titre annonce bien la nature de la collection: des disques compacts de courte durée sur lesquels on ne retrouve qu’une seule et relativement brève œuvre. Ici, une des dernières créations de Christian Calon, lancé lors de son passage à Réseaux. Le disque se fait alors prolongement du concert, entrouvre d’autres aspects de la personnalité du compositeur.

    Audiblement Christian Calon est un séducteur. A l’instar de Casanova, il sait exactement trouver le beau son, et aussi faire monter la tension avec des utilisations un peu plus agressives du timbre. Rassurez-vous: jamais du volume. Nous avons affaire ici à un compositeur, pas un manieur de décibels.

    Ses «Corps éblouis» ont été réalisés dans les studios de l’Ina-GRM, et cela s’entend. Il est curieux de constater, encore et toujours, à quel point le lieu de réalisation d’une œuvre électroacoustique marque sa sonorité par les possibilités et l’équipement contrastants des divers studios. Ici, les carillons et les tenues graves sont une véritable signature que Calon utilise avec discrétion. On entre alors dans un autre univers, un peu comme celui de la méditation transcendantale, sorte d’influence d’un zen qui aurait perdu tout orientalisme folklorique pour se contempler lui-même.

    En laissant aller son oreille, elle découvre alors un parcours poétique dont la profondeur s’enrichit d’écoute en écoute. Ce qu’on manque en richesse d’espace (nos salons nous limitent à la stéréophonie), on le gagne en pouvoir de réécoute.

    … il sait exactement trouver le beau son, et aussi faire monter la tension …

    Les corps éblouis in Vital

    “Review”, MP, Vital, no. 119, March 13, 1998
    Friday, March 13, 1998 Press

    The latest in a series of many brief compositions released by this peerless Canadian label who have played a major role in rejuvenating (more academic) electroacoustic music. Much of what they release are commissions from the French and Canadian governments or their appointees, who operate through some of the best electronic studios in the world. (No, Pierre Boulez is still in a world of his own, somewhere close to the sewers of Paris.)

    Christian Calon is a member of the younger generation of electroacoustic composers most of whom have access to the latest sound modifiers and so, like their predecessors, have to approach their tools in very individualistic ways in order to sound different to the rest of their gang. Mr Calon has a full length CD [Ligne de vie] out on empreintes DIGITALes which is still quite groovy and which I still bung on once in a while as an interesting counterpoint to everything else I have accumulated. What I find interesting about a lot of contemporary electroacoustic music is the limitations the composers set upon themselves.

    In this case [Les corps éblouis] Mr Calon sourced all sounds from an electric guitar and then he twisted them about, topsy-turvy like, using some quite accesible but still phenomenal software and additional devices, which make a guitar sound like anything but itself. The composition itself is 22 minutes long, but while listening to it I felt it had reached its level by about 17 minutes in. Then it built up again to another (less shattering) crescendo about a minute before the end. Absorbing stuff though.

    Les corps éblouis in Le Méridional

    “Musiques 94: Tous les chemins du possible”, Lucien Guérinel, Le Méridional, December 1, 1994
    Thursday, December 1, 1994 Press

    Christian Calon […] a trouvé dans Les corps éblouis, en une nouvelle conception de l’œuvre, les chemins les mieux orchestrés d’un univers étranger aux recours traditionnels mais avec un esprit et une sensibilité qui le rattachent à la démarche compositionnelle la plus universelle.

    Les corps éblouis in Libération

    “Critique”, Dominique Druhen, Libération, May 10, 1994
    Tuesday, May 10, 1994 Press

    Au concert de la soirée du 4 mai à La Criée […] la nouvelle version de Les corps éblouis (pour bande seule) de Christian Calon plongeait l’auditeur dans un foisonnement sonore sans respiration. Facture irréprochable pour un déferlement quasi océanique. […] la recherche aboutie d’un continuum de la matière parvenait à abolir le temps.

    Facture irréprochable…

    Les corps éblouis in La Lettre du musicien

    “Le concert du soir”, La Lettre du musicien, June 14, 1993
    Monday, June 14, 1993 Press

    Les corps éblouis de Christian Calon sont une pièce strictement acousmatique où tout se joue dans la continuité, la fluidité. Guère de rupture mais un long fleuve (en apparence tranquille mais parsemé d’une quantité d’événements). On est d’emblée surpris par la richesse de cette trame sonore, et la synthèse parfaitement réussie entre ces fines ciselures et une impression d’ensemble parfaitement lisse. En fait, la pièce est musicalement parlant, presque traditionnelle, hantée par les hauteurs repérables, et l’on pourrait parfois en préciser la tonalité. Des notes, des accords pivots viennent souvent lui donner forme, et la matière même de la texture demeure précise et cohérente, à la manière d’une partition d’orchestre. Et comme toute bonne partition, la pièce «tient la route» parce qu’elle est ramassée, qu’elle ne se gaspille pas en tous sens, que sa structure est lisible, construite très progressivement avec, dans le dernier quart une densification régulière de la matière et, pour terminer un très classique diminuendo. De cette rigueur naît une impression de plénitude et de maturité, notamment dans la maîtrise de l’espace.

    … une impression de plénitude et de maturité…
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