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electrocd

Christian Calon

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    Review

    Ear Magazine, May 1, 1998
    Incredible electroacoustic music from this marvelous Canadian! The Best — Highly Recommended + Third Ear Mention: Most Impressive!

    Rien à voir avec Calon, Vande Gorne, Parmegiani et les autres

    Le Devoir, February 19, 1998

    Hier commençait au Théâtre La Chapelle la troisième série de concerts Rien à voir. Au menu: cinq jours d’électroacoustique, des compositeurs venus de tous les horizons, trois lancements de disque. Ces concerts ne sont pas comme les autres: aucun musicien sur place, mais vingt haut-parleurs faisant entendre des œuvres déjà fixées sur bandes.

    Le festival veut souligner le 50e de la musique concrète. En 1948, alors qu’il était responsable du Studio d’essai de la Radio française, Pierre Schaeffer se rendit compte qu’un disque souple permettait de transformer le son, de le moduler. Comme les couleurs pour le peintre, la musique peut être utilisée en tant que véritable matériau.

    Le concept a fait des petits et a étendu ses tentacules. À la suite de Schaeffer, les Québécois se sont employés à développer ce créneau. Il est d’ailleurs revenu à trois d’entre eux — Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau — de lancer hier le festival Rien à voir, tout à entendre.

    Aujourd’hui, le public pourra entendre le travail de recherche de Christian Calon, un compositeur autodidacte qui partage sa vie entre le Québec, la France et l’Allemagne.

    La soirée de demain sera entièrement consacrée à la Belge Annette Vande Gorne. Samedi, pleins feux sur le Français Bernard Parmegiani, dont on entendra un total de six pièces. À la séance de 18h30: Bidule en ré (1969), Entre-temps (1992), Sonare (1997); à celle de 20h30: Violostries (1965), Pour en finir avec le pouvoir d’Orphée (1972) et La création du monde (1982-1984).

    Le festival Rien à voir, tout à entendre se conclura par un concert-surprise. On sait tout de même que ce concert mettra en vedette Parmegiani, dont on entendra l’œuvre la plus célèbre, De natura sonorum, et cinq jeunes compositeurs de Montréal.

    Le festival ne quittera son repère du Théâtre La Chapelle que pour un seul événement. Aujourd’hui, à 13h, sera donnée en première nord-américaine Die Zimmer der Erinnerung (Les Chambres de la mémoire) de Christian Calon, au Goethe-Institut, au 418, rue Sherbrooke Est.

    Par ailleurs, seront lancés trois disques, tous sur étiquettes Empreintes DIGITALes: Miniatures concrètes (24 clips électroacoustique), Les corps éblouis de Christian Calon et Impalpables d’Annette Vande Gorne.

    … cinq jours d’électroacoustique, des compositeurs venus de tous les horizons, trois lancements de disque.

    Recenzie

    Elzbieta Dyda, Obieg, March 1, 1992

    La preuve par neuf

    Gabriel Vialle, La Marseillaise, no. 13831, March 23, 1991

    Le Groupe de musique expérimentale de Marseille entretient avec le Québec des relations déjà anciennes. Des échanges de musiques et d’artistes — créateurs et interprètes — ont tissé, par—dessus l’Atlantique, des liens musicaux et amicaux. Depuis octobre, le GMEM accueille le Québécois Christian Calon, bien connu dans le monde de l’acousmatique, musique diffusée par appareils sonores. Un disque de lui a ouvert la collection du label québécois, empreintes DIGITALes seul éditeur d’Amérique du Nord spécialisé en électroacoustique. On notera que, par la publicité de ce label, La Marseillaise est connue des mélomanes de là-bas: ce cocorico, bien pâle à côté de celui des supporters de l’O.M. est flatteur pour notre journal…

    Le concert de jeudi soir — salle Zino Francescatti: parfaite acoustique — était une occasion de rencontrer le Canada, à travers les œuvres de neuf compositeurs issus de trois villes (Montréal, Toronto et Vancouver) sortis du catalogue du label précité. Peu de Marseillais, au demeurant, ont su profiter de cette occasion…

    Certaines de ces œuvres, tout droit sorties du disque Électro clips, sont brèves (3 minutes) mais n’en présentent pas moins un grand intérêt, justement par la contrainte qui a amené le compositeur à exprimer d’emblée sa personnalité ou son originalité, C’est le cas du Mi bémol d’Yves Daoust qui réalise une véritable polyphonie de sons, de formes, de sens. Même constatation pour Associations libresGilles Gobeil déchaîne ses intentions (bonnes et mauvaises) sur les sonorités d’une guitare qui n’en peut mais. Très beau travail sur le soufffle (le clip s’appelle Breathing Room — espace de respiration)—de Hildegard Westerkamp: un hymne à la vie par cette mise en évidence des rapports battements du cœur/respiration. Quant aux Les oiseaux de Bullion (Claude Schryer), ils déroulent leur «diptyque écologique» sous forme d’un montage précis de sons réels non traités.

    La pièce d’Alain Thibault (8 minutes) crée autour de la voix de Pauline Vaillancourt une émouvante aura de poésie et de pureté. Le soleil et l’acier se veut «référence à la force des contrastes» et, effectivement, l’atmosphère presque irréelle de la partition vient du voisinage de la voix et d’une sorte de métallophone. Leur dialogue tend et détend en permanence la corde sonore d’une véritable «rencontre du troisième type».

    Des deux autres pièces plus longues, qui terminaient chacune des deux parties du concert, on retiendra le superbe Minuit dont l’auteur Christian Calon nous a fait entendre de larges extraits. Hymne à la vie et refus de la mort et du néant, approche sans cesse plus pointue d’un calme et d’une sérénité contrariés par les soubresauts du monde et du «gaspillage illimité auquel la nature procède à l’encontre du désir de durer»: un long moment où quelques irruptions de la voix humaine, parlée, déconcertent l’auditeur plus qu’elles ne le rassurent.

    De Robert Normandeau, Jeu paraissait bien long malgré la volonté d’explorer toutes les possibilites de sens du mot «jeu». Beau travail de traitement des sons, de montage et de contrastes mais une diffculté certaine à s’accrocher aux méandres de ce voyage.

    Une fois de plus, et ce pour l’ensemble du programme, reste posée la question d’un travail plus poussé de mise en lumière, de mise en espace, de mise en scène de ces œuvres qui n’ont pas à leur service l’attrait d’une présence physique de l’interprète.

    … parfaite acoustique…

    Empreintes sonores du Québec

    Michel Alexandre, Le Provençal, no. 16673, March 21, 1991

    Toujours dans le cadre de ses recherches musicales le Groupe de Musique Expérimentale de Marseille (GMEM) poursuit ses échanges avec le Canada. Avec son concert «Empreintes Sonores Québec» donné ce soir 21 mars à 20h45 à la salle Zino Francescatti du Conservatoire (13, rue Melchion), il nous fera découvrir plusieurs compositeurs de ce pays.

    On sait que l’activité musicale est en pleine effervescence au Québec, surtout dans le domaine électroacoustique. Dans l’immensité de ce pays et ses diversités linguistiques, les tendances et les styles musicaux se diversifient. A Montréal, les compositeurs cultivent les parentés avec la musique française. Toronto s’ouvre à une pensée plus américaine et Vancouver ressent la vague californienne.

    Pour le G.M.E.M., le marseillais Christian Calon effectue un retour vers sa ville natale. Il a réuni et mis en espace des musiques signées Michel A Smith, Alain Thibault, Yves Daoust, Robert Normandeau, Dan Lander, Gilles Gobeil, Claude Schryer, Hildegard Westerkamp et une de ses propres œuvres.

    Ce concert canadien sera précédé à 19h, dans la même salle, par une démonstration d’un nouveau logiciel développé dans les studios du GMEM par Frédéric Boyer, ingénieur informaticien. Il a pour nom STuDioX et permet d’utiliser l’ordinateur comme une véritable station de travail numérique du son.

    Pour tous les passionnés de musiques électroacoustiques, rendez-vous au Conservatoire de la rue Melchion, le vent soufflera depuis les grands espaces canadiens.

    … l’activité musicale est en pleine effervescence au Québec…

    Empreintes sonores

    Guy Reynard, Taktik, no. 127, March 20, 1991

    Le Groupe de musique expérimentale de Marseille s’est à plusieurs reprises associé au Canada. Il propose cette année «Empreintes Sonores Québec.» De Montréal, Toronto et Vancouver les musiques présentées par Christian Calon représentent le label canadien empreintes DIGITALes. Il a signé le premier disque de cette jeune compagnie née dans le courant de l’année dernière. Un surprenant Électro clips, en 25 instantanés électroccoustiques, présente de plus la création canadienne électroacoustique sous toutes ses formes en un condensé de trois minutes maximum. La musique contemporaine est diverse au Canada. Si les québécois ont choisi de s’apparenter à la musique française, Toronto, tout proche des Etats-Unis a opté pour une musique de processus et sur la musique plus électronique. Vancouver qui se trouve sur la côte ouest est plus marqué par la musique californienne qui se traduit par une musique plus environnementale. Toutes ces formes traduisent un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada. Pour Christian Calon, installé à Montréal au Québec, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il est originaire de Marseille. Compositeur autodidacte, il est venu à la composition par la voie de l’écoute des phénomènes naturels et des œuvres des autres musiciens. Outre ses propres compositions, il présente des pièces de huit autres compositeurs canadiens, offrant ainsi un large panorama de la musique contemporaine de ce pays.

    … un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada.
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