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Jean-François Denis

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    4@6, émission du 28 novembre

    Louis-René Beaudin, CIBL, November 28, 2007

    Aujourd’hui au 4@6, Louis-René Beaudin reçoit Jean-François Denis, un des fondateurs de Réseaux, qui organise des concerts de musique électroacoustique. La série Akousma débute aujourd’hui: quatre jours de concerts, l’occasion d’une immersion dans les mondes de la musique électroacoustique.

    Explorer le son

    Christophe Huss, Le Devoir, November 27, 2007

    Si les quatre soirées d’Akousma (4), qui se tiendront de mercredi à samedi au Monument-National, nous promettent «de l’électro comme jamais vue!», c’est que la vidéo prendra une part non négligeable au cœur de ces concerts de musique acousmatique.

    Akousma est organisé par Réseaux des arts médiatiques, une société de concerts de musique électroacoustique fondée en 1991 par Gilles Gobeil, Robert Normandeau et Jean-François Denis. Réseaux définit la musique acousmatique de la manière suivante: «Un son acousmatique désigne un son que l’on entend sans déceler la cause physique qui lui a donné naissance; il devient possible de l’écouter pour lui-même, plutôt que de le cataloguer selon sa cause.»

    La musique électroacoustique, concrète ou acousmatique, selon les termes divers utilisés, doit beaucoup au Français Pierre Schaeffer, son inventeur, à son compatriote Pierre Henry, qui a le plus «popularisé» le genre et, bien sûr, au Québec, à Francis Dhomont, auquel la précédente édition d’Akousma avait rendu hommage. On signalera d’ailleurs qu’un DVD consacré à Pierre Henry, L’Art des sons, est paru chez Juxtapositions (distribution Naxos) il y a une semaine.

    Le but de Réseaux est de faire de Montréal la capitale nord-américaine de l’électroacoustique. À l’occasion d’Akousma, vingt haut-parleurs relaieront les créations conçues préalablement en studio. La soirée d’ouverture sera consacrée à l’anglo-norvégienne Natasha Barrett (Angleterre, Norvège). Jeudi, le Portugais Miguel Azguime livrera une «performance multitechnologique» mêlant audio et vidéo avec, sur deux écrans, un traitement électronique des images et du son en temps réel, additionné d’une spatialisation sonore et vocale.

    Vendredi Laurie Radford dialoguera avec le Quatuor Bozzini (Québec) dans «Les ponts de l’espace», la soirée de clôture de samedi dressant un portrait de Gilles Gobeil intitulé «Exploration des grands espaces». Tous les concerts sont précédés d’un avant-programme, avec, notamment, des œuvres primées de jeunes compositeurs.

    Parallèlement, des cours de maître, ateliers et conférences ouverts gratuitement au public, auront lieu avec Miguel Azguime, Natasha Barrett et Laurie Radford jeudi 29 novembre à 13h à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.

    Le but de Réseaux est de faire de Montréal la capitale nord-américaine de l’électroacoustique.

    Tilt!

    Réjean Beaucage, Voir, November 9, 2006

    Éric Mattson organise des concerts qui font le pont entre les pionniers des musiques expérimentales et ceux qui suivent leurs traces. Des mises à jour nécessaires. Quand la machine fait «tilt», c’est qu’elle reçoit trop d’information, qu’elle ne répond plus. Submergés comme nous le sommes par d’incessants flots d’information, nous en venons quelquefois à oublier le passé pour nous concentrer uniquement sur le moment présent, quitte à penser réinventer la roue.

    Pour court-circuiter ce cercle vicieux, Éric Mattson recycle le passé en présentant des soirées hommages à des expérimentateurs d’hier, soirées auxquelles il convie aussi des artistes d’aujourd’hui qui poursuivent, souvent sans trop le savoir, le chemin ouvert par leurs prédécesseurs. Une démarche didactique qui remet les pendules à l’heure. «Didactique, répète-t-il, ça voudrait dire qu’il y a vraiment une volonté d’instruire… Ce n’est pas là que se situe la base du projet. Je veux surtout créer des rapprochements entre des artistes par des thématiques, ou, dans le cas de la série TILT, autour de disques qui ont été importants pour moi. Évidemment, comme ce sont des disques atypiques, ils peuvent encore aujourd’hui être découverts par beaucoup de monde, et là, oui, dans ce sens, on peut dire que c’est didactique. J’achète encore des disques tous les jours, alors forcément, je fais moi-même des découvertes que j’ai envie de partager, et en sachant ce qui s’est déjà fait, on peut aller plus loin.»

    Le troisième programme de la série tourne autour des musiques électroacoustiques de la compositrice Micheline Coulombe Saint-Marcoux (1938-85), dont le travail sera évoqué par Jean-François Denis, qui fera entendre des extraits du disque Impulsion (Empreintes Digitales). On entendra ensuite Steve Bates, Diane Labrosse et Nelly-Ève Rajotte, qui présenteront leur propre travail. «J’ai bien dit aux artistes invités qu’ils n’avaient pas à se sentir dans l’obligation de ‘rendre hommage’, parce que s’ils sont là, c’est qu’il y a déjà une analogie entre leur propre travail et celui de l’artiste du passé dont on aura présenté le travail juste avant.»

    Le quatrième programme est centré sur l’inventeur Hugh Le Caine (1914-77), un scientifique canadien qui a développé au Conseil national de recherche du Canada plus d’une vingtaine d’instruments de musique électronique. «Lorsque j’ai invité Jean-François Laporte pour ce concert, il ne connaissait pas vraiment le travail de Le Caine, bien qu’il ait remporté le Prix Hugh-Le Caine du Concours des jeunes compositeurs de la Fondation SOCAN en 1997. Et j’ignorais que Freida Abtan, aussi invitée, avait déjà réalisé une pièce inspirée par Le Caine!» Le troisième larron de cette soirée sera le platiniste Martin Tétreault, et le travail de Le Caine sera présenté par Gayle Young, sa biographe. «Il y aura aussi Goodiepal, poursuit Mattson, qui s’est ajouté parce qu’il passe par ici avant d’aller donner un concert aux États-Unis. C’est un artiste danois très original, un inventeur extraordinaire dont le travail s’inscrit parfaitement dans le cadre de cette soirée.»

    Éric Mattson: «En sachant ce qui s’est déjà fait, on peut aller plus loin.»

    Des concerts qui laisseront peut-être à leur tour des traces sur disque, Éric Mattson étant aussi derrière l’étiquette Oral.

    En sachant ce qui s’est déjà fait, on peut aller plus loin.

    Tissé serré

    Réjean Beaucage, Voir, October 26, 2006

    Jean-François Denis, l’un des fondateurs de la société de concerts Réseaux, parle du 15e anniversaire de l’organisme, qui souligne aussi le 80e du compositeur Francis Dhomont.

    La société de concerts Réseaux, qui se consacre à la diffusion des divers courants de musique électroacoustique, avec un fort penchant pour le versant acousmatique, célèbre son anniversaire 15 ans jour pour jour après son premier concert, qui célébrait lui-même le 65e anniversaire du compositeur Francis Dhomont. «Nous avions lancé le disque Électro clips juste un an avant, en 1990, explique Jean-François Denis, et nous avions appris à ce moment-là que l’anniversaire de Francis Dhomont tombait le jour du lancement, soit le 2 novembre. L’année suivante, au moment de lancer un disque de Francis, on s’en est souvenu!» Lorsque Dhomont s’est présenté au concert inaugural de Réseaux, le 2 novembre 1991, il s’est rendu compte que ce concert durant lequel il devait diffuser ses musiques était aussi… une surprise-partie pour son 65e anniversaire! De nombreux amis l’y attendaient et le disque lancé était un magnifique double-album (Mouvances~Métaphores – IMED 9107/08) accompagné d’un luxueux livret rempli de témoignages de collègues.

    Ces quinze dernières années, les fondateurs de Réseaux (les compositeurs Gilles Gobeil, Robert Normandeau et Jean-François Denis, qui est aussi derrière l’étiquette empreintes DIGITALes), ont largement contribué au développement du genre électroacoustique au Québec, en présentant ou en collaborant à près d’une quarantaine de séries de concerts qui nous ont permis de voir travailler des pionniers, comme les compositeurs français François Bayle, Luc Ferrari (1929-2005), Bernard Parmegiani ou Jean-Claude Risset, mais aussi de nombreux autres compositeurs internationaux et, bien sûr, de chez-nous, jeunes ou vétérans. Jean-François Denis poursuit:«J’ai imprimé la page des événements que nous avons produits, qui est sur notre site Internet (www.rien.qc.ca) et, en effet, il y a de la matière… Dans notre bilan jusqu’à maintenant, il y a 34 commandes d’œuvres et 110 créations d’œuvres, de François Bayle, Marcelle Deschênes, etc. Même Bernard Parmegiani ou le Suédois Åke Parmerud ont créé des œuvres grâce à Réseaux. Ça donne une plus-value à l’organisme dans l’Amérique du Nord en tant qu’organisme présentant la musique électroacoustique dans ses formes les plus classiques.»

    Réseaux, qui s’est longtemps consacré exclusivement au concert acousmatique (où la musique est diffusée dans l’obscurité, sur un impressionnant orchestre de haut-parleurs), a dû diversifier sa production devant un certain essoufflement de cette forme de concert. «Oui, nous avons commencé par divers événements, puis, en 1997, la série Rien à voir a commencé, et il y en a eu 15. Avec le temps, on s’est bien rendu compte que les compositeurs devenaient de plus en plus multidisciplinaires, tâtant de la musique mixte ou de la vidéomusique; la pratique musicale évolue, et il nous fallait en tenir compte.»

    Et même les «purs et durs» s’y mettent! Ainsi, Francis Dhomont, grand défenseur de la musique acousmatique, présentera le 2 novembre, lors du concert soulignant son 80e anniversaire, une vidéomusique! Il présentera aussi une œuvre en création nord-américaine (Premières traces du Choucas, co-commande de Réseaux et Musiques & Recherches (Belgique), d’abord créée le 21 octobre dans la cadre du festival L’espace du son à Bruxelles). «C’est quelqu’un qui a joué un rôle capital dans le panorama de la création électroacoustique montréalaise, commente Jean-François Denis; sa musique a été jouée partout et il a été un prof très généreux à l’Université de Montréal. Il habite maintenant Avignon et il revient chez nous pour fêter, lancer un disque, donner un concert et des conférences.» Elio Martusciello ouvre cette troisième édition d’Akousma le 31 (avec vidéomusique et ensemble instrumental); le quatuor de saxophones Quasar y est avec des musiques mixtes le 1er novembre; Ludger Brümmer et Christian Calon diffuseront leurs œuvres les 3 et 4.

    À écouter si vous aimez Yves Daoust, Michel Chion, Pierre Schaeffer.

    Du 31 octobre au 4 novembre. Au Studio Hydro-Québec du Monument-National.

    … en effet, il y a de la matière…

    Phénomène électro

    Réjean Beaucage, Voir, no. 876, February 5, 2004

    Jean-François Denis est un pilier important de la communauté électroacoustique montréalaise. On discute avec lui des séries de concerts MusMix (2) et Rien à voir (15), présentées ce mois-ci par l’organisme Réseaux.

    Il ne se passe pas grand-chose du côté de la scène électroacoustique montréalaise sans que Jean-François Denis y soit pour quelque chose. Directeur de la maison de disques empreintes DIGITALes, seule étiquette québécoise qui ne fasse paraître que des disques de musique électroacoustique, il dirige aussi DIFFUSION i MéDIA, la porte d’entrée chez nous d’un bon nombre d’étiquettes étrangères du même genre. Le disque Jalons, de Francis Dhomont, qui remportait le 25 janvier dernier le prix Opus du «Disque de l’année — Musiques actuelle, électroacoustique», c’est empreintes DIGITALes qui l’a publié; une étiquette qui célébrait ses 14 ans le 31 janvier dernier. Jean-François Denis est aussi membre, avec les compositeurs Gilles Gobeil et Robert Normandeau, de la société de concerts Réseaux, qui présente ce mois-ci deux importantes séries: MusMix, une collaboration avec le Nouvel Ensemble Moderne (NEM) et le Centre de création musicale Iannis Xenakis (CCMIX), et Rien à voir, dont la 15e édition sera aussi la dernière.

    MusMix: Si vous lisez ces lignes le jour de leur publication, il ne reste qu’un concert à la série MusMix. Jean-François Denis explique: «Le projet est assez précis. Il s’agit d’un événement biennal qui présente des musiques mixtes de compositeurs canadiens. On sait que le Québec est internationalement reconnu en ce qui concerne la musique électroacoustique, mais la musique mixte reste quelque chose de moins courant. Par ailleurs, ce sont surtout les compositeurs de musique instrumentale qui font de la musique mixte; alors, même si ces concerts peuvent attirer un public amateur de musique électroacoustique, il s’agit souvent de compositeurs qui lui sont moins connus. Mélanger l’instrumental et l’électronique, ça donne peut-être le genre de musique le plus délicat à mener à bien». Mais comme le programme est le fruit d’un appel d’offres largement diffusé et pour lequel les organisateurs reçoivent de nombreuses propositions, la sélection proposée offrira le meilleur des deux mondes. Avec l’expertise de Réseaux en matière de diffusion de musique électroacoustique et avec celle du NEM dans l’interprétation des musiques contemporaines, les conditions optimales sont réunies pour une soirée réussie. On y présentera deux créations, de Martin Bédard et Alcides Lanza, qui participaient déjà à la première édition il y a deux ans et dont les œuvres avaient été remarquées par un représentant du CCMIX qui a invité les compositeurs à venir travailler sur une nouvelle œuvre à Paris. Aussi au programme: Andrew Staniland, Kotoka Suzuki, John Oliver, Farangis Nurulla-Khoja et Monique Jean. (Le 6 février, 20 h, Salle Beverly Webster-Rolph du Musée d’art contemporain.)

    Rien à voir: Ce mois de février 2004 nous amène du même souffle la 15e et dernière édition de la série de concerts Rien à voir, qui célèbre depuis 1997 la musique acousmatique (diffusée, dans la pénombre, par un orchestre de 24 haut-parleurs encerclant le public). «Réseaux est en repositionnement au sujet de la façon de présenter ses concerts, explique Jean-François Denis. Bien sûr, présenter huit concerts en cinq jours, c’est économique et efficace, mais c’est dur pour le public qui voudrait tout suivre, alors on cherchera une meilleure façon de faire. Idéalement, ce serait plutôt quelque chose comme un concert par mois, mais c’est une tout autre histoire, notamment au niveau budgétaire…» Ce genre de projet serait possible dans un lieu dédié à ce type de diffusion, c’est pourquoi Réseaux est partenaire avec le NEM et les Productions SuperMusique dans un projet visant à mettre sur pied une «maison» regroupant les activités des trois organismes. Un lieu où seraient réunies musiques actuelle, contemporaine et électroacoustique. On croit rêver. «On y travaille, acquiesce Jean-François Denis, mais c’est un gros projet qui se développe lentement.» D’ici là, c’est à l’Espace Go que l’on ira entendre Randall Smith, Hildegard Westerkamp, Andrew Lewis et Yves Daoust, du 11 au 15 février.

    … un pilier important de la communauté électroacoustique montréalaise.

    Les iConcerts de Réseaux

    Dominique Olivier, SOCAN — Paroles & Musique, no. 10:2, June 1, 2003

    L’électroacoustique a beaucoup à gagner du virtuel. C’est ce que Jean-François Denis et ses complices de Réseaux, les composteurs Gilles Gobeil et Robert Normandeau, ont vite compris. Les organisateurs de Rien à voir, cet événement bi-annuel consacré à l’acousmatique (diffusion d’œuvres électroniques sur orchestre de haut-parleurs), se battent depuis des années sans grand soutien financier pour donner une visibilité à cet art à la fois extrêmement dynamique et étrangement occulte sur la scène québécoise. Faire jouer et rejouer les œuvres, faire connaître nos créateurs qu n’ont pas l’habitude de prophétiser dans leur pays, faire venir au Quéhec les meilleurs compositeurs de l’étranger, diffuser l’information, voici quelques-uns des objectifs de Réseaux.

    «La première idée qui préside aux iConcerts, c’est de rendre les œuvres disponibles à long terme et sur demande,» explique Jean-François Denis, le grand manitou de ces événements virtuels. Bien sûr l’idée d’un juke box avec possibilité de téléchargement sur Internet n’est pas nouvelle. Mais les directeurs de Réseaux ont voulu faire les choses un peu différemment. «Nous avons voulu créer des petits concerts, bien qu’à travers une discussion sémantique que j’ai eue récemment, j’ai su qu’on ne peut pas vraiment appeler ça des concerts. En fait, I s’agit plutôt de possibilités d’écoute, de mini-événements. Il y a trois œuvres par iConcert, chaque pièce durant environ quinze minutes. Ce sont de petites bouchées de musique électroacoustique agencées à partir des 17 œuvres commandées par Réseaux depuis les débuts de Rien à voir.»

    En tant que commanditaire de ces pièces, Réseaux s’acharne (selon l’expression de Jean-François Denis) à les représenter en organisant des blocs prévus à cette fin dans les Rien à voir. Les iConcerts sont donc, dans presque tous les cas, une troisième vie pour ces œuvres de Nicolas Borycki, Nicolas Boucher, Ned Bouhalassa, Christian Calon, Francis Dhomont, Paul Dolden, Alain Gauthier, Monique Jean, Elainie Lillios, Robert Normandeau, John Oswald, Éric Rocheleau, Stéphane Roy, Wayne Siegel, Randall Smith, Marc Tremblay et Pierre Alexandre Tremblay.

    Au moment de l’entrevue, il n’y avait que deux iConcerts en ligne, lancés respectivement le 3 du 3 et le 4 du 4… «Comme nous sommes des petits rigolos, nous allons continuer comme ça jusqu’au 8 du 8, ce qui nous donne chaque fois au moins 31 jours pour faire le travail! D’ici à la fin de l’été, toutes les œuvres commandées seront sur le site iconcerts.rien.qc.ca,» précise Jean-François Denis.

    Bien sûr, la question des disques se pose. La réponse de Jean-François Denis, co-directeur de Réseaux mais unique drecteur de l’étiquette empreintes DIGITALes, est multiple: «Ces œuvres seront fort probablement gravées sur disque à un moment donné, mais il faut tenir compte du fait qu’empreintes DIGITALes ne produit que des ennegistrements monographiques et que parfois les composteurs n’ont pas suffisamment d’œuvres pour remplir un disque; parfois aussi, la commande a été passée peu de temps après la parution d’un disque.»

    Si le but de l’opération est d’abord de donner accès aux œuvres, elle a plusieurs avantages non négligeables. «Comme l’lnternet est international, c’est là que nous commençons à articuler l’aspect réseaux de notre nom. À chaque lancement on envoie un courriel à plus de 8000 personnes, praticiens ou amateurs à travers le monde. On peut aussi très bien voir cette action sous l’angle du développement de public. Est-ce que ça attire les gens à venir au prochain Rien à voir? La réponse est oui. D’autre part, en utilisant ce moyen-là, qui est soit dit en passant très abordable pour nous, on va certainement rejoindre une clientèle jeune. Pour les 15-20 ans, le mp3 est la chose la plus naturelle du monde.» Et où en est la frequentation des iConcerts au moment de l’entrevue, alors que deux concerts et six œuvres seulement sont disponibles? «Nous constatons par les statistiques que fournit le serveur qu’il y a l’équivalent de 65 pièces par jour qui sont écoutées. Pour moi, c’est énomme!» s’exclame Jean-François Denis, qui compte ajouter un bouton commentaires au site. Avec un peu de chance, la courbe suivra une progression constante avec l’ajout des 11 autres œuvres au cours des prochains mois.

    Réseaux, avec son dynamisme incroyable et son flot perpétuel d’idées, ne compte pas s’arrêter là. Les projets sont foison bien que l’organisme fasse déjà littéralement des miracles avec ses ressources extrêmement limitées. «Nous avons produit près d’une trentaine d’événements distincts au cours de la saison 2002-2003, avec un budget de 70 000$,» souligne Jean-François Denis. Pour en savoir plus sur la saison à venir, on peut d’ores et déjà consulter le site de Réseaux afin d’avoir les lieux, dates des concerts ainsi que le nom des compositeurs qui seront diffusés en 2003-2004.

    Ce sont de petites bouchées de musique électroacoustique…
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