April 1 – 30, 2004: empreintes DIGITALes in April 2004 in Lille, France
For the “Monde parallèle Montréal 45°N//” event, organized by Lille — Cultural Capital of Europe, label empreintes DIGITALes presented a portrait of Montréal’s electroacoustic creation since 1971 through 24 works by 21 Montréal composers
Ned Bouhalassa, Marcelle Deschênes, Robert Normandeau, Stéphane Roy in Aligre FM, Dissonances
Nous poursuivons notre découverte de la musique concrète, acousmatique produite par ce que l’on appelle l’école de Montréal. Nous avons souligné le rôle de la chaire de composition de musique électroacoustique dans la formation de toute une génération de compositeurs, chaire que
Comme beaucoup d’autres,
Je ne suis pas sûr qu’un public auquel on aurait demandé de donner un titre à l’œuvre de
Cette musique n’évoque pas forcément la lumière éternelle telle que nous l’entendons, mais elle paraît en phase avec les projets de
La discographie de
Il s’agit d’une œuvre composée à partir de ces sons, onomatopées, descriptions de bruits de chute, de coups, de sirènes… que l’on trouve dans les bandes dessinées prononcées par une enfant de onze ans. On observera que l’univers que décrit cette pièce courte, elle dure moins de trois minutes, n’est pas d’une grande douceur.
Ces citations de bruits empruntés au monde dessinée illustrent bien l’éclectisme des membres de l’école de Montréal.
On trouve explicitement trace de cet éclectisme musical dans
Cela le force, d’abord, à constituer sa propre bibliothèque de son, à se faire reporter, preneur de son, ce qui l’amène à enregistrer son quotidien, son entourage, à travailler sur le motif comme les peintres impressionnistes qui posaient leur chevalet sur les bords de la Seine ou de la Marne. On retrouve, d’ailleurs, chez les compositeurs de l’école de Montréal ce goût pour le plein air, notamment dans ces œuvres que l’on pourrait qualifier de paysages, qui nous décrivent l’atmosphère si particulière de la capitale francophone d’Amérique du Nord.
Luigi Ceccarelli, Stéphane Roy in Le Devoir
L’actuelle édition de Rien à voir fait découvrir des mondes encore mal connus. Jeudi soir, c’était l’électroacoustique à l’italienne. Naturellement, cela commence dans le spectacle. On entre dans la salle sur fond de foule qui murmure. Tout à coup des
On y lit et met en scène des textes de Jean de la Croix. Usage de quelques distorsions, de déplacements, tout est efficace, décoratif et raffiné. Que dire de plus, sinon que ce fut agréable
Dans les trois premières pièces qu’il propose, Ciccarelli écrit réellement des concentrés d’opéras incroyablement efficaces. Les livrets décrient soit la religion, soit le pouvoir politique,, soit une forme de totalitarisme. À propos de la chambre de Philippe II dans l’église de l’Escurial s’avére une œuvre puissante, effrayante. Les images contractées et mécanico-surréalistes du texte (nous écoutions une version française pour tout saisir) glacent déjà les sangs. La musique, elle, vient enfoncer le clou.
Ciccarelli use de distorsions de la voix à faire baver de jalousie des concepteurs de films d’horreur de Hollywood, avec des
Cela se poursuit avec Tupac Amaru, où on télescope une légende inca de la première révolution de ce peuple contre les conquistadors dans les années 1780 avec des émeutes anti-Fujimori (Funky-Fucky-Muori) dans le livret). La traduction est projetée sur écran, à la manière des surtitres à l’opéra traditionnel. L’idée du parallélisme révolutionnaire est intéressante et pourrait assurément frapper plus fort si les procédés étaient mieux creusés. L’usage de la diffusion dans l’espace est remarquable, le rythme et les citations de genres musicaux appropriés, et on se dit que voilà l’équivalent électronique d’un bon opéra de cape et d’épée de Verdi.
Plus prenant, Exsultet commence en longue plage de paix, sur chant grégorien manipulé, et plage méditative qui se voient empoisonnées d’horreur, encore, comme si le frisson de dégoût servait d’outil de condamnation. Le déroulement est ici plus soutenu, la qualité de l’œuvre est aussi nettement plus grande que celle des deux premières par son souffle et sa direction intrinsèque. Avec un propos plus abstrait, la musique se permet de prendre plus de place et on admire le talent de Ciccarelli à nous river dans notre siège par la seule inspiration apportée par ses convictions qu’il nous force, le temps d’une pièce, à partager. Comme réussite dramatique, ce fut le grand moment du concert, car il faut oublier la pièce Birds qui suivait et qui est aujourd’hui complètement dépassée.
Un constat s’impose cependant toute cette musique ne fait usage que de la surface des choses
Avant cela, Stéphane Roy a encore une fois prouvé sa virtuosité avec ses Trois petites histoires concrètes et on a surtout eu droit à deux excellentes pièces. D’abord eBss (Agostine del Scipio)
eD: Stéphane Roy’s Comeback
Bathed in impressions from his years of traveling, Migrations marks the CD return of
eD: Did You Ssay Parr(A)cousmatique ?
Francis Dhomont, Robert Normandeau, Stéphane Roy, empreintes DIGITALes in Le Devoir
Première chose qui saute à l’oreille après le concert de jeudi soir
Le programme s’ouvrait et se fermait avec deux extraits de
Non seulement la musique de
Le plus beau moment, là où vraiment on a senti une succession au maître fondateur, reste les

![Serge Arcuri [Photo: Geneviève Turcotte, 1990]](https://res.electrocd.com/image.php/image/a/arcuri_se.jpg?width=n2&cropratio=1:1)
![Ned Bouhalassa [Photo: Brenda Keesal, 2008]](https://res.electrocd.com/image.php/image/b/bouhalassa_ne.5432.jpg?width=n2&cropratio=1:1)



![Francis Dhomont [Lisbon (Portugal), November 30, 2018]](https://res.electrocd.com/image.php/image/d/dhomont_fr.9171.jpg?width=n2&cropratio=1:1)