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  • Le contrat, Migrations in Octopus

    “Critique”, Steven Hearn, Octopus, no. 27, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Une fois de plus, le label montréalais empreintes DIGITALes n’est pas en reste. En matière d’innovation électroacoustique, c’est un lieu sûr. Y faire son marché n’est jamais vain. Aussi, dans le panier, deux disques dont les projets diffèrent en apparence, mais qui tout deux continuent de tisser la vaste toile d’une musique abstraite et de recherche. Le contrat de Gobeil (compositeur acousmate et électroacoustique) et Lussier (guitariste prolifique et éclectique) est d’abord un agrément de gentlemen. Amis de longue date, leur collaboration a toujours été fiévreuse. Le projet (une commande [d’empreintes DIGITALes avec l’aide] du Conseil des Arts du Canada): composer une œuvre inspirée du Faust de Goethe , respectueuse de sa structure poétique. Si Goethe a mis trente ans à écrire son chef d’œuvre, ce n’est pas moins de 7 années qu’il leur faudra pour venir à bout de leur version! Le résultat est certes étonnant, réjouissant et la guitare de Lussier ne passe pas inaperçue.

    Quant aux Migrations de Stéphane Roy, elles méritent que l’on s’attarde sur le compositeur. Celui-ci est l’auteur d’un ouvrage sur l’analyse de la musique électroacoustique, docteur en composition électroacoustique et détenteur d’un PhD en musicologie. Aujourd’hui, il enseigne les techniques électroacoustiques et la perception auditive. Aussi, la pérégrination sonore est parsemée de d’illusions (redécouverte de la ville, plaisir du promeneur, sentiment d’être étranger…) et de références (Pierre Schaeffer, le cirque, l’urbain…). Son travail proclame un désir de liberté qui transcende les frontières territoriales et culturelles. Les trois œuvres sous contrainte qui composent ce disque sont autant d’escales qui ont jalonné sa migration dans le Midwest amèricain. Tentez, vous n’avez rien à perdre!

    En matière d’innovation électroacoustique, c’est un lieu sûr.

    Rumors of War in De:Bug

    “Kritik”, PP, De:Bug, no. 80, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Man fragt sich, was die Musik der beiden Italiener Maurizio Martusciello und Filippo Paolini, die unter dem Namen Metaxu firmieren, von einem will. Zunächst mal möchte sie unsere Aufmerksamkeit, was ja schon mal etwas ist. Darüber hinaus versucht sie auf selbstzentrierte Art etwas mitzuteilen. Das gelingt ihr sehr bildhaft und die Tracks vermitteln einem das Gefühl, Zeuge eines Anblicks zu sein, den ein erst kürzlich vergangenes Ereignis hinterlassen hat. Aus einer solch reflektierenden Passivität heraus lassen sich tatsächlich trefflich Bilder zerstörter Landschaften und Leiber vorstellen, die mit den Kriegsschauplätzen der die Stücke betitelnden Städte korrespondieren. Manchen mag das mit Sarajevo 1914 betitelte Stück eher an Slomo-Aufnahmen vom Zusammenbruch der Twintowers 2001 erinnern und Warschau 1939 mehr an Hiroshima 1945. Sei’s drum. Bei einer solchen Thematik ist Pathos eine feste Größe, und folgerichtig schimmert es streckenweise leicht und purpurn durch: Melancholie und Schwere sind nun einmal die vorherrschenden Parameter des Kriegs, und diese Musik schafft es, nicht darin zu versinken, sondern ihnen auf eigene Art zu nachzuspüren.

    Le contrat in Westzeit

    “Kritik”, Klaus Hübner, Westzeit, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Sieben Jahre dauerte die Arbeit am elektro-akustischen Werk Le Contrat des Duos Gobeil/Lussier, in dem sie sich von Goethes Faust-Stoff inspirieren ließen. Die beiden Kanadier, der eine innovativ tätig in Quebec, der andere Montréal, testen in dem ambitionierten Projekt das Seelengebräu aus Mephistos forscher Wette mit Gott. Diabolisch trifft es Faust, und damit den Hörer, in Mark und Bein, in Ohr und Magen. Der Vertrag zwischen Faust und Mephisto, nämlich der Verkauf der Seele gegen den Besitz übermenschlicher Kräfte, stellen Lussier (allerlei Gitarren und elektronisches Beiwerk) und Gobeil (Soundtransformation, Geräusche, Stimme) mit unterschiedlicher Stilistik dar. Wo noch eben das leise Zirpen elektronischer Geräte herrschte, dröhnt nun eine Hardrockgitarre herum. Die Musik determiniert die Abfolgen des Geschehens auf eine sehr destruktive Art. Robust gezeichnet und in neuer Form musikalisch interpretiert, wirkt die Story um Faust und Gretchen wie ein Endzeitgemälde.

    Bleak 1999 in Spex

    “Kritik”, Spex, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Tomas Jirku ist ja so ein ähnlicher Tausendsassa wie Hakan Lidbo. Der Kanadier hat schon die unterschiedlichsten Styles zwischen Techno, House und Abstraktelektronik angetestet und die Ergebnisse auf so verschiedenen Labels wie Force Inc, Intr_version, Onitor, Traum, Klang oder Tigerbeat6 unters Volk gebracht. Eine kredible Haltung angesichts der Möglichkeiten, die einem elektronische Musikproduktion heute so bietet. Wer sollte einen davon abhalten? Höchsten doch die Angst, den eigenen Markennamen bei den Plattenkäufern da draußen zu einem undefinierbaren Etwas zu zerfransen. Hier probiert Jirku sich jedenfalls an tiefgründiger Flächigkeit mit Kopfnickerbeats, so in etwa wie Plastikman ohne Acid, aber mit Electrobreaks. Immer, wie man so schön sagt, für eine Überraschung gut, der Mann.

    … so in etwa wie Plastikman ohne Acid, aber mit Electrobreaks.

    Front in Revue & Corrigée

    “Critique”, Julien Jaffré, Revue & Corrigée, no. 59, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Ce jeune duo, cette naissante collaboration trouve comme point de concordance le territoire de Saskatoon, lieu isolé de la province du Saskatchewan, îlot d’humanité perdu au milieu d’un océan de prairie, d’une mer de steppe à l’Ouest de Montréal, géo-référencé au centre du Canada.

    De ce «handicap» géographique, les 2 protagonistes en auront tiré une force et une philosophie qui alimentent l’ensemble de leur œuvre. L’activisme forcené de ces musiciens, leur constance à construire et créer, malgré les problèmes d’éloignements semblent un effort pour abolir les distances et l’isolement.

    En un sens, ils nous rappellent qu’il n’y a plus d’ailleurs, ni de nulle part, que la géographie, l’éloignement ne sont plus des couperets sociaux, mais qu’il existe, dans des coins reculés des centres d’actions multiples, de productions culturelles, sorte de TAZ à la sauce Achim Bay.

    Dans le cas présent, 2 électroacousticiens, qui n’ont pas pris le parti unique d’une musique ambiante, à l’esthétique isolationniste mais d’un agrégat, malstrom de fébriles triturations urbaines, de plages acoustiques, de musiques savantes, d’ambiance introspective pour la majorité façon Kranky voire d’un morceau énergique et dansant façon Donna Summer sur l’intro. Un no man’s land musical où les vibrations ont des échos sonores de terres dénudés de leur enfance. Une symbiose avec leur environnement direct, qui paradoxalement, a énormément à dire et donne envie de partager en leur compagnie leur appétit d’isolement et de solitude, de vie, aussi.

    Une démarche qui invoque la communication, le contact et l’échange. Un désir de combler l’espace par une pleine activité humaine… l’équilibre.

    … malstrom de fébriles triturations urbaines, de plages acoustiques, de musiques savantes, d’ambiance introspective…

    Sings the Blues in Sodapop

    “Recensione”, Luca Freddi, Sodapop, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Per togliere gli indugi, qui di blues non c’è nemmeno l’ombra. Books on Tape è il nome dietro cui si nasconde il losangelino Todd Drootin che dice a chiare lettere, e ci dimostra con la sua musica, che per la propria elettronica sono confluite le anime di un indie rock tra Pixies, Sonic Youth, Pavement, The Fall e la verve strumentale elettro di Kid606 e del vate Aphex Twin, senza dimenticare Neptunes e Timbaland. L’estro c’è, e si sente che le disparate influenze si incontrano in pezzi divertenti, senza strategie ma appunto seguendo gusti personali. Come un artista free jazz dietro le sue macchine combina i campioni con il vezzo di un ragazzino. Tutto è sbilenco e votato al groove. Emerge l’inventiva e la sua spontenaeità soprattutto nelle schegge più rockeggianti, o quelle che si trasformano in mantra ipnotici, nonostante i beat reiterati. Ogni traccia è diversa dall’altra, si può passare da un quasi punk a pezzi alla Amon Tobin, seguendo appunto l’impulso estemporaneo. Suoni già sentiti, alcuni brani che diventano un po’ noiosetti, ma è talmente imbastardito che diventa simpatico, ruspante e giocoso.

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