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  • Plays the Music in Blow Up

    “Recensione”, Nicola Catalano, Blow Up, no. 98/99, July 1, 2006
    Saturday, July 1, 2006 Press

    Modellato, a partire dalla copertina di Rupert Bottenberg, sullo stile degli album per moog in voga tra anni ’60 e ’70, lo stravagante debutto del trio di Montréal The Unireverse paga dazio alla mania sempre più diffusa dell’impiego di tastiere analogiche vintage. Ne vien fuori una sorta di deforme space-music (in cabina di regia c’è Paul Dolden) tra originali selvaggiamente sgangherati e riletture umoristico-creative di composizioni altrui (un ventaglio quanto mai vario che parte dai The Beatles e arriva a Donna Summer, passando per Brainticket e The Red Krayola), summa di una lunga attività di giramanopole già espletata in oscure formazioni cittadine (Kubelka, Daydream Square, Phÿcus, Beautifuzz). (7/10)

    7

    Foe Destroyer in Montreal Mirror

    “CD Reviews”, Rupert Bottenberg, Montreal Mirror, June 1, 2006
    Thursday, June 1, 2006 Press

    Half of Crackhaus, with deadbeat, and a known quantity in his own right, Beaupré’s a longstanding figure on the local techno scene. As such, this dub-a-licious debut album of his is overdue, but it’s worth the wait. Beaupré’s strength lies less in his rhythms, ranging from sharp, shattered minimal to bongos-on-the-beach house, than in the engaging samples he lays overtop. Distilling a wide range of sounds down to their essence, his aim is to reconcile and harmonize opposing sounds, and in doing so he confidently charts a course between the silly and the sublime. Snatches of twisted exotica and funny vocal snippets, for instance, rub up against the skin-prickling washes of tone and texture that bring this effort close to its purported Buddhist steez. Bonus points for the Sylvain Bouthillette jacket art! 7.5/10

    Distilling a wide range of sounds down to their essence, his aim is to reconcile and harmonize opposing sounds…

    Trilogie d’ondes, Gilles Gobeil in SOCAN — Paroles & Musique

    Gilles Gobeil: la force tranquille”, Guy Marceau, SOCAN — Paroles & Musique, no. 13:2, June 1, 2006
    Thursday, June 1, 2006 Press

    «La vie est plus riche que l’imagination.» Gilles Gobeil, compositeur et électroacousticien parle de son rapport à la création dans un médium où musique et technologie vont de pair. «L’électroacoustique est fascinante parce que le matériau sonore est partout et accessible, poursuit celui qui relègue la technologie au deuxième rang, et privilégie l’émotion et l’expression d’une idée. À mon sens, c’est la musique de l’avenir. Je crois que toutes les musiques du passé ainsi que les interprètes subsisteront, mais ces derniers seront de plus en plus jumelés aux technologies en temps réel, dans de nouvelles interfaces gestuelles permettant ainsi d’élargir la palette des timbres et des expressions. L’idée n’est pas de robotiser l’homme, mais d’accroître son humanité à l’aide d’une technologie qui deviendra de plus en plus simple et transparente. Mais qui peut bien prédire? Paul Éluard affirmait “il n’y a pas de modèle pour celui qui cherche ce qu’il n’a jamais vu”, et la création est justement ce processus de recherche.»

    Calme et posé, volubile et articulé, Gilles Gobeil résume ainsi sa pensée et, par extension, l’état des choses dans le milieu pointu et somme toute restreint de la musique électroacoustique au Québec. Compositeur actif depuis plus de 20 ans des deux côtés de l’Atlantique, il figure parmi la petite communauté d’acteurs importants de la scène électro au Québec avec notamment ses collègues Robert Normandeau et Jean-François Denis, tous co-fondateurs de Réseaux (Rien à voir, Akousma), une société de concerts dédiée à la musique électroacoustique. Pourtant rien ne le prédisposait à cela.

    Autodidacte

    Jeune, il a d’abord appris la flûte traversière qu’il amplifiait dans une veine pop et jazz expérimental aux côtés du guitariste et improvisateur René Lussier, avec qui beaucoup plus tard il accouchera du projet Le contrat, inspiré du Faust de Goethe. Deux esprits libres. Il faut savoir que Gilles Gobeil est autodidacte et qu’il a appris les rudiments de la musique en étudiant deux partitions d’orchestre, L’Oiseau de feu de Stravinsky et la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak! «J’ai compris là beaucoup de choses.» Après des études collégiales en sciences humaines qui l’ont peu stimulé, Gilles Gobeil plonge vers la création à l’Université de Montréal, où il étudie la technique d’écriture instrumentale avec Serge Garant qui lui présente Marcelle Deschênes, professeur d’électro avec qui il a fait ensuite sa maîtrise. «Garant m’a transmis cette rigueur intellectuelle où chaque son, chaque note doit avoir sa raison d’être. Aujourd’hui, j’applique encore ce processus et là-dessus, je suis un peu despotique! Mais j’ajoute l’importance de privilégier l’émotion à la raison. C’est ce qui caractérise mon travail.»

    Gilles Gobeil a choisi le monde de l’électro pour l’immédiateté du geste. Et parce qu’il n’a pas à se formaliser des contingences reliées à l’écriture instrumentale et notamment son interprétation. Sa musique est à son image: calme en apparence, mais forte et bouillonnante d’idées. Ses envolées musicales sont évolutives et contrastées, souvent abruptes tels des électrochocs, mais toujours incarnées, organiques et prenantes dans ses ruptures de ton. Il trouve notamment dans la littérature (HG Wells, Jules Verne, Proust…) l’inspiration, le déclic, l’image poétique. «Je suis assez près du cinéma pour l’oreille, avec l’idée de toujours raconter quelque chose.»

    Un prix Opus

    Pour le néophyte, qu’est-ce qui fait une bonne pièce électroacoustique? «C’est une pièce qui supporte la réécoute. Au fil des auditions, et c’est similaire en composition, des “couches d’intelligence” s’accumulent et renforcent le sens de la pièce. Le support sur disque devrait permettre une plus grande pérennité aux œuvres électro. Parce qu’en musique instrumentale contemporaine, comme disait Garant, les premières ressemblent souvent à des dernières.» En 2004, Gilles Gobeil a réenregistré trois de ses pièces pour ondes Martenot (avec Suzanne Binet-Audet) et bande, et gravé Trilogie d’ondes, son troisième album solo chez empreintes DIGITALes, et qui a été couronné Disque de l’année — musique actuelle, électroacoustique au gala des Prix Opus 2005. Cet honneur s’ajoutait à une longue liste de prestigieux prix nationaux et internationaux remportés depuis 1983 (dont des prix de la SOCAN en 1984 et 1993), et dont les derniers en date, en 2005, furent une mention d’honneur au Prix Ars Electronica de Linz, et une place en finale au Concours international de musique électroacoustique de Bourges.

    Toutefois depuis août 2005, Gilles Gobeil n’a pas eu le temps d’écrire une seule note. C’est qu’il remplace, pour une année, son collègue Robert Normandeau à l’Université de Montréal dans les souliers de professeur en composition électroacoustique. Cette charge de cours s’ajoute à celle qu’il tient déjà au Cégep de Drummondville, où il enseigne la musique et les technologies sonores depuis plus de 10 ans. «Cette année, c’est à mon tour de m’offrir une demi-année sabbatique. À partir de juillet, je serai compositeur en résidence durant six mois au ZKM à Karlsruhe, en Allemagne, où j’ai déjà fait des stages de création. J’en profiterai pour travailler sur mes pièces pour la réalisation d’un DVD en Surround 5.1.»

    À mon sens, c’est la musique de l’avenir.

    A_dontigny, No Type, No Type (web) in Earlabs

    “Label Feature”, Ios Smolders, Earlabs, May 19, 2006
    Friday, May 19, 2006 Press

    This is one of the early netlabels, starting in 1998, and one that still exists because it has a steady drive. It’s therefore only natural that it should be one of the first of series of feature articles on netlabels. I had an e-mail chat with Aimé Dontigny, the current director at No Type.

    I have monitored the releases of No Type right from the beginning. When I first started thinking about a goal for my own internet activities (I had been a webmaster for a corporate for a couple of years) the obvious thing was to do something with music. Somehow I ran into No Type.com and was immediately captured by the cool metropolitan feel of the site. What was most interesting, apart from the look and feel and the slight of hand texts combined with professional design was that you could actually download music from the site. And not just a few short samples but complete ‘albums’. That was something that I wanted as well. I contacted webhost David Turgeon who generously allowed me to upload files on the server that he was using as well. We have not been in touch for quite a few years, but I initiated new contact because of this article.

    David Turgeon is described as follows on No Type (it’s quite inaptly called a biography): “Obfuscationist composer, strategist of sonic vagueness, and sometimes even performer (Camp, Ensemble Camp, Asyncdrone, Period Three, L’Île de béton…), David Turgeon, founder of the No Type label, is also known as a graphic designer, DJ (as part of the 10,000 Teenage Girl Posse) inventor of arcane programming languages and the author of a graphic novel, La muse récursive, to be published in 2006.” That really doesn’t tell very much about his activities. For one, I know that he also works for the renowned Canadian label empreintes DIGITALes.

    What defines the No Type label? I really don’t know. Improvisational noise, rhythmical technoid, drones, punkish, (classically structured) electronic music, jazz, phonography; it’s all there. What combines it, is probably the edginess. It’s never easy, there is always excitement. Every release is something special. Where other labels sort of extrude a continuous stream of ambient techno dub produced with the same software again and again (Ableton Live… again…) 99% of the No Type releases hold a surprise. And if there is no music available that meets the standards, then there will be no release. Simple as that. Aimé Dontigny, current director: “The common denominator is: off the mark. We support: artists who are not at ease within their genres; musics that will never find a public with the exception of the adventurous and/or the snotty; ideas that are so revolutionary they must be encrypted in light-hearted idm or lo-fi folk; free improv that believes in freedom, not in idiom; noise that encompass the inaudible, the dramatic, the refined, the subtle; etc. etc. etc. And we also strongly support Beauty, Craftsmanship, Dedication, and Audacity.”

    The No Type label started producing hardcopy releases as well, in 2002. To me, that was a very strange decision. Actually a jump back in time. But fortunately the online releases kept coming, as well. Dontigny explains: “We started releasing physical releases in order to better help our artists. Most of the time, mp3 albums don’t get you invited to festivals, don’t get you royalties, don’t get you print reviews, don’t get you a another record.”

    I have seen the explosion of David’s energy wander off in 2004 and 2005. What about the future? Now that Aimé is director, what are his plans?

    “First, restart a steady flow of mp3 releases, We’ll still see new names and some of our regular artists, but I will also try to give musicians from diverse experimental scenes outside of No Type an opportunity to release more personnal or perplexing works. So expect some surprises in the near future.”

    “Also, we’ll re-focus our physical production. CD releases will be rarer, more unique, project-specific adventures (For exemple, like our 2003 Montréal Free 4-CD boxset of Montréal-based acoustic improv).”

    “We’ll also be gradually leaving the CD format behind; expect some DVD-ROMs, multichannel DVD-Audio’s, and others. We will move beyond the ‘one medium collection’ and, in the short-term, even the mp3 releases will no longer be distinct from the other formats on our website. Of course, we’ll still release CDs when deamed appropriate by the artist and us, but, for the last 4 years, I think we lost too much energy in the ‘all-CD’ mentality.”

    “Many artists have left No Type over the years (some temporarily, some others for good), and it’s a normal thing. Because we often support artists at the start of their careers, some have stopped making music after a while, and others have moved on to more successful careers on other labels.”

    No doubt No Type will find new gems!

    What defines the No Type label? I really don’t know. Improvisational noise, rhythmical technoid, drones, punkish, (classically structured) electronic music, jazz, phonography; it’s all there.
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