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  • Voz in The WholeNote

    “Review”, Tiina Kiik, The WholeNote, October 1, 2007
    Monday, October 1, 2007 Press

    Voz is an enigma. I really can’t figure it out. Not that I haven’t tried. I listen and intently follow the comprehensive trilingual liner notes which provide an in-depth “Narrative” of each of the four three-part musical sections of guitarist/composer Arturo Parra’s self-proclaimed “sound poem”. There are ships and water and fire and poets and rain and sirens and so on. I read and reread as I listen. Maybe there is just something wrong with my stream of consciousness.

    Then the most amazing thing happens. I lose the liner notes. Can’t find them anywhere. Now I am forced to only listen to the music. Whoa!! Maybe I just want to write my own story. Parra plays with a free spirited sense of musicality that makes me sit really, really straight in my chair. There are exquisite melodic interludes, seductive minimalistic sections, and heart-thumping rhythms. Parra’s intelligent mastery of the guitar and subtle vocalizations are only slightly overshadowed by his unique compositional acuity. Add to this an electrifying performance, and I succumb to over 60 minutes of uninterrupted musical joy!

    The liner notes miraculously reappear from the depths of the sofa. No longer are the sirens such a mystery to me. Voz becomes a gem in my musical jewellery box!

    Voz
    Voz becomes a gem in my musical jewellery box!

    Voz in Le Soleil

    “La machine humaine”, Yannick Plamondon, Le Soleil, September 29, 2007
    Saturday, September 29, 2007 Press

    Il fut un temps où les tenants de la musique électronique prétendirent avoir sonné le glas des instruments traditionnels. L’histoire est pleine d’ironie, et le disque d’Arturo Parra en est un bel exemple. Sa musique, qui se réclame de la complexité sonore des «nouveaux médias», est entièrement générée, sans montage, par un être humain engagé dans un corps à corps avec la machine: une guitare. On est alors amené à travers des paysages sonores où la voix, traitée comme un instrument, se mêle de façon remarquable à l’alchimie des sons. Le disque, bien que conçu en sections, ne comporte aucune plage de silence et s’aborde comme un voyage continu façonné par l’alternance entre le bruitisme et les échos hispanophones. Certains y trouveront des similitudes avec les ambiances sonores de Gustavo Santaolalla (Babel, 21 grammes). Cela dit, Parra va souvent plus loin que ce dernier, et son vocabulaire purement sonore appuie bien l’envol de l’imagination.

    Voz
    On est alors amené à travers des paysages sonores où la voix, traitée comme un instrument, se mêle de façon remarquable à l’alchimie des sons.

    petits Big Bangs, Marcelle Deschênes in electrocd.com

    “Points de passages”, Mario Gauthier, electrocd.com, September 15, 2007
    Saturday, September 15, 2007 Press

    «Rien de ce qui est ne reste constamment ce qui devrait être. Tout change, se modifie, se transforme constamment, perpétuellement, éternellement.»

    Lorsque l’on cherche la définition d’un «Big Bang», on se trouve confronté à une curieuse ambiguïté. Le terme réfère à une gigantesque déflagration extérieure qui serait issue d’un point microscopique de l’univers. Tout ce qui constitue le monde tel qu’on le connaît — y compris nous — serait donc issu d’une simple parcelle projetée qui se serait dilatée hyper-rapidement dans le temps et l’espace. En bref, le terme implique une «micro» et une «macro» dimensionnalité, elles-mêmes constituées d’innombrables points de fuite, lesquels en contiendraient d’autres et ce, à l’infini.

    Il y a quelque chose de cet ordre dans les petits Big Bangs de Marcelle Deschênes.

    La majorité des critiques s’attarderont à commenter en long et en large les qualités de la musique. Et comme cela advient fréquemment, on parlera peu (sinon pas du tout) de ce qui la rend spécifique d’un point de vue plus strictement sonore. Et moins encore: de ce que l’on peut ou doit faire pour y parvenir.

    Cette zone obscure, cette quatrième dimension presque, c’est celle qui se rattache au «mastering», i.e. à l’optimisation maximale de la sonorité d’une œuvre par le biais d’outils [du studio, aujourd’hui numérique]. Et paradoxalement, selon la connaissance qu’on en possède, elle peut pourtant modifier considérablement la nature et les caractéristiques de la musique en ceci que, sans en altérer la sonorité et les caractéristiques initiales, elle en propose littéralement une relecture qui peut magnifier ou aplanir ses qualités initiales.

    Dans le cas de petits Big Bangs, c’est de magnification qu’il s’agit. Au double sens du terme.

    Ce qui m’a le plus impressionné dans ce travail, c’est que petits Big Bangs est, d’une certaine façon, une sorte de miracle. Connaissant l’état des bandes maîtresses et la datation des musiques (les œuvres proposées sont de 1976, 1987 (rév 1995), 1992, 2000 et 2000 (rév 2002), j’étais à la fois emballé à l’idée de savoir qu’enfin ces œuvres seraient accessibles sur disque, mais très perplexe quant à la possibilité d’unir en un tout un corpus si disparate en termes de sonorités et d’esthétiques. Comme de raison, chacune des pièces portait les empreintes de marque de leur âge et celles des technologies qui en avaient permis la réalisation. De plus, j’avais de sérieuses réserves quant au bien-fondé de graver le tout sur disque DVD. Car si le potentiel de qualité sonore du support est indéniable (24 bits, 96 ou 48Khz pour le DVD-Audio versus 16 bits, 44,1Khz pour le CD conventionnel), le contexte d’écoute et les périphériques m’apparaissent, encore aujourd’hui, sujets à suspicions. Il y avait là chausse-trape et miroir aux alouettes. La technologie pouvait être ici être soit rédemptrice, soit fatale.

    Dans ce cas-ci, il y eut rédemption. Cette musique possède du corps, de la prestance, de la force en même temps qu’une fragile délicatesse, une subtilité, une limpidité presque diaphane. Et l’optimisation rend admirablement compte de tout cela.

    J’ai effectué trois écoutes attentives de petits Big Bangs. La première fut faite au casque d’écoute Stax SR 5 (casque d’écoute électrostatique — le mien date des années 80 — doté d’un préamplificateur; le rendu sonore en est extrêmement précis). Celui-ci était branché sur un amplificateur McInthosh MA 6200 à transistors auquel était directement relié un lecteur DVD de marque Koss — i.e. celui de monsieur tout-le-monde. Pour la seconde, J’ai utilisé le même système, exception faite qu’en lieu et place des Stax, le tout était diffusé via mes vieilles enceintes acoustiques Celestion 66, nec plus ultra à une époque, mais qui sont maintenant un peu molles et imprécises. La troisième audition fut faite à l’aide d’un système de moyenne gamme: amplificateur Technic, DVD Magnasonic, enceintes acoustiques Energy. Il n’y avait donc aucune composante haute-fidélité dans l’ensemble de ces systèmes, mais plutôt une série de périphériques de bonne ou de moyenne qualité qui pouvaient connoter le tout en bien ou en mal. J’anticipais avec beaucoup de pessimisme le résultat, mais à l’écoute, je constatai avec grand plaisir que tout avait acquis une clarté, une finesse et une justesse timbrale étonnante. Il n’y avait ni gonflement superflu, ni carence, ni écart dynamique ou sonore. Tout y était remarquablement équilibré: niveau général dans et entre les pièces (ce qui est un tour de force, compte tenu des différences considérables de fiabilité des bandes maîtresses d’origines: PCM/Beta Hi-Fi, DAT, CD, etc.), respect de la qualité et des particularités originelles des timbres, précisions des registres, des intensités, des profondeurs de champs, etc. Bref, le report sur un support «ingrat» était totalement réussi!

    Connaissant un peu ce type de travail et l’extrême difficulté qu’il implique parfois, je sais qu’obtenir une telle unité et un tel aboutissement dû être excessivement complexe. Compromis, sacrifices, remodelages, camouflages, truquages, retouches micro et macroscopiques durent être innombrables…

    Mais, de tout ce travail obstiné, silencieux et souterrain, de tous ces questionnements — voire, de ces réinterprétations — rien ne transparaît, hormis le très haut niveau musical, l’originalité et les qualités musicales et sonores indéniables des œuvres de Marcelle Deschênes. Et c’est à cela que, selon moi, on reconnaît un mastering réussi: par le fait qu’il est une «plus-value» dont on ne remarque jamais la présence, mais dont l’absence est souvent cruelle…

    petits Big Bangs est un projet de très haute tenue. En ces temps où de multiples utopies techno-romantiques donnent à croire aux créateurs qu’ils peuvent être des «dieux» (dixit le titre du dernier livre d’Hervé Fisher (Nous serons des dieux, Éditions VLB, Montréal, 2006), ce type de travail ré-actualise deux débats fondamentaux en musique acoustique et électroacoustique: l’impact des outils sur les intentions créatrices des artistes et celui du rôle de l’ «artisan» versus celui du créateur. Certes, la frontière entre ces mondes est très mince. Et peut-être est-ce pour cela que l’on parle si peu et si mal du mastering qui, finalement, combine art et artisanat. Celui-ci, comme la composition, loge en effet aux deux enseignes d’un trièdre fertile. D’un côté se trouve l’intervention d’une connaissance particulière, d’une «technique» très délicate et difficile à maîtriser en ceci qu’elle se veut à la fois transparente mais agissante. Au centre se retrouvent les outils utilisés qui connotent et colorent intrinsèquement les œuvres. Et à l’autre extrémité se retrouvent des enjeux multiples: les rôles et limites inhérentes à l’ensemble ces pratiques; le fait qu’une œuvre finie ne l’est pas forcément; que le mastering peut ajouter ou retrancher à cela (pour en savoir davantage, on consultera avec profit la revue en ligne eContact, numéro 9.3: Mastering en électroacoustique: un état des lieux / Mastering in electroacoustics: State of affairscec.concordia.ca/econtact/9_3/); la nécessité d’avoir un «auditeur critique»; le fait que l’on ne peut pas faire tous les métiers ni maîtriser tous les outils, etc.

    Mais, je cause, je cause et j’en oublie le pourquoi de cette missive: petits Big Bangs.

    En bref: c’est une réussite exceptionnelle…

    Comment disait-on déjà, à une époque? Ah oui! «Chapeaux bas, Messieurs: des génies!»

    Car il y a incontestablement une forme de génie dans ce que Marcelle Deschênes et Dominique Bassal ont su et ont pu faire de cet ensemble. [23-iv-2007]

    Cette musique possède du corps, de la prestance, de la force en même temps qu’une fragile délicatesse, une subtilité, une limpidité presque diaphane.

    Puzzles in Solénoïde Radio

    “Mission”, Solénoïde Radio, no. 112, September 7, 2007
    Friday, September 7, 2007 Press

    Cinq œuvres conçues pour des pièces de théâtre (écrites par Feydeau, Duras ou Sophocle) composent ce puzzle sonore complexe et diabolique. Assemblage sophistiqué de sonorités acoustiques et électroniques, chacune de ces réalisations vise à aiguiser la sensibilité «acousmatique» du plus aguerri des solénautes. Un voyage spatio-temporel qui, bien qu’immobile, n’en est pas moins garanti!

    Un voyage spatio-temporel qui, bien qu’immobile, n’en est pas moins garanti!

    Geisteswissen­schaften in Solénoïde Radio

    “Mission”, Solénoïde Radio, no. 112, September 7, 2007
    Friday, September 7, 2007 Press

    Membre fondateur du collectif free-noise Napalm Jazz et du duo morceaux_de_machines, ce compositeur montréalais semble disposer d’une imagination débordante! Erreurs d’encodage, retraitements hypnotiques ou encore manipulations électroacoustiques sont quelques unes des pratiques artistiques que l’individu peut ainsi décliner. Bonifiée par les contributions de trois collaborateurs chevronnés — Paul Dolden (au violoncelle, à la guitare et basse électriques), Diane Labrosse (à l’échantillonneur) et John Vaughn (au mix) — cette expérience séduit par son habileté singulière à concilier créativité et envoûtement.

    … séduit par son habileté singulière à concilier créativité et envoûtement.

    Perdu et retrouvé, Rêve de l’aube in Skug

    “Kritik”, Heinrich Deisl, Skug, no. 71, September 6, 2007
    Thursday, September 6, 2007 Press

    Beide CDs definieren eindringlich den aktuellen Stand akusmatischer Musik: Darren Copeland (Toronto) und Adrian Moore (Birmingham) vermessen auf vorliegenden Platten Grenzzustände zwischen Wachen und Träumen, Wegfahren und Ankommen, Verlieren und Wiederfinden. Wie bei empreintes DIGITALes aus Montréal üblich, kommt ein vergleichsweise »poppiger« Zugang zur Elektroakustik zum Tragen; Nachzuhören besonders bei Moores Rêve de l’aube, das zwar praktisch die ganze Historie dieser Musik inkorporiert hat – so verwendet er großteils nach wie vor manipulierte Tapes, die dann digital bearbeitet werden –, gleichzeitig aber fast schon Ambient-Techno-geerdet ohne Beats daherkommt. Copeland dagegen nähert sich auf dieser Zusammenstellung von Werken zwischen 1991 und 2003 fast »klassisch« Themen wie dem Leben im Transit, 9/11 und zeitlichen Umschichtungen. Unterschwellig eingearbeitete Fieldrecordings ziehen eine thematische Metaebene auf, die von einer Zugfahrt von London nach Moskau bis zu in Musik gefassten, beinahe apokalyptischen Filmflickern reicht. Seltsam, dass»Perdu et retrouvé«als DVD-Audio aufgenommen ist: Auch wenn in bester Soundqualität, degradiert sich dadurch, dass nur ein statisches Manual am Bildschirm zu sehen ist, die Musik fast zum Hintergrundrauschen. Diese Stücke haben derartige imaginative Sogwirkung, dass sie diese Bebilderung echt nicht brauchen. Abgesehen davon lebt »Perdu« von der konzeptuellen Stärke und der kompromisslosen Umsetzung, bei der immer wieder versöhnlich-verspielte Momente durchblitzen.»Rêve de l’aube«des u.a. auf dem Londoner Label Sonic Arts Network veröffentlichenden Moore ist vergleichsweise zugänglicher. Die neun zwischen 2000 und 2004 komponierten Stücke kommen mit einer relativen Transparenz daher, die sie über verschlungene Pfade für mich eher der IDM als der Soundart verwandt erscheinen lassen. Dabei ist Moores Musik alles andere als ein Aufguss autodidaktischer Zufälligkeiten: Drone-Flächen wechseln sich unvermittelt mit energetischen Noise-Partikeln ab, traum-haft choreografiert, ab und an um sonische Stolperfallen sicher nicht verlegen. Eine gute und eine ziemlich gute CD, beide – wie für empreintes DIGITALes üblich – ansprechend verpackt und mit umfangreichen Linernotes in Englisch und Französisch versehen. Schau’n Sie sich das an: vive l’acousmatique!

    Eine gute und eine ziemlich gute CD, beide — wie für empreintes DIGITALes üblich — ansprechend verpackt…
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