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  • Morphogenèse in Nordische Musik

    “Kritik”, Ingo J Biermann, Nordische Musik, May 15, 2015
    Friday, May 15, 2015 Press

    Zur leichten Unterhaltung eignen sich die Arbeiten Erik Nyströms nicht, so viel ist schnell klar. Der 1978 im nordschwedischen Luleå geborene Klangkünstler promovierte 2013 an der City University London mit seiner praktischen und theoretischen Forschungsarbeit »Topology of Spatial Texture in the Acousmatic Medium«. Wenn Sie diese Begriffe nun erst nachschlagen müssen: Keine Sorge, Nyströms Ambition ist sicher nicht, uns seine Ideen auf dem Silbertablett darzureichen. Grob gesagt geht es Nyström um das Verhältnis von klanglicher Textur im Raum, weshalb vier dieser fünf Stücke für 8-kanalige Installationen konzipiert wurden und eigens für diese CD-Veröffentlichung in Stereoversionen gemischt wurden. Die zwischen 2008 und 2012 in London entstandenen Arbeiten sind zumeist 12 bis 14 Minuten lang, mit dem knapp 21-minütigen»Lucent Voids«im Zentrum.

    Praktisch und anregend, dass »MORPHOGENÈSE« ausführliche Erläuterungen zu den Tracks beigefügt sind. Diese kryptischen Texte zu durchdringen erweist sich freilich als kaum geringere Herausforderung als die Klangkunstwerke selbst. Man sollte mit der Materie am besten schon etwas vertraut sein; dann hat man umso größeren Genuss beim Erfahren der ambitionierten Soundwelten, denen man den langwierigen und mühsamen Arbeitsprozess anhört — ohne dass der unangenehme Eindruck von Effektposerei entstünde. Vielmehr bietet Nyström elaborierte Exkursionen in Makro- und Mikrokosmos, in Moleküle und Welten, in Zeit und Zeitlosigkeit. Grafische Strukturen wie physikalische Skalen und Größen spielen (natürlich) eine Rolle, aber auch das Miteinander von konkreten, klaren und unförmigen bis abstrakten Elementen. Nach dem hingebungsvollen Durcharbeiten dieser Essenz von Erik Nyströms Doktorarbeit fühlt man sich ein wenig erschlagen und offen für ein leichteres musikalisches Dessert. Doch beim nächsten Mal kann man die elektroakustische Suite auch einfach mal als abendfüllende, atmosphärische Klanginstallation fürs Wohnzimmer goutieren. So lange der Künstler selbst keine Einwände hat.

    Martin Bédard, Alexis Bellavance, Érick d’Orion, Georges Forget, Sarah L’Hérault, Danys Levasseur, Mark Lowe, Nataliya Petkova, Patrick Saint-Denis in La Nouvelle Union

    “Des installations sonores intrigantes et invitantes”, Manon Toupin, La Nouvelle Union, May 13, 2015
    Wednesday, May 13, 2015 Press

    Pour une sixième année consécutive, le FIMAV propose, dans sa programmation, des installations sonores dans l’environnement du parc Sainte-Victoire. C’est l’occasion de découvrir des créations intrigantes, mais aussi invitantes.

    Le circuit propose cette année sept arrêts afin d’apprécier des œuvres musicales qui viennent s’intégrer à l’environnement. Les artistes ont opté, en grande majorité, pour des objets de la vie courante avec lesquels ils sont parvenus à créer une poésie musicale. Le commissaire aux installations, Érick d’Orion, a expliqué que l’équipe prenait de l’expérience en la matière. «Cette année, on remarque aussi moins de complexité technique», a-t-il souligné.

    Il faut dire qu’il n’est pas nécessairement évident de trouver des artistes prêts à venir installer leurs œuvres pour le FIMAV. Le fait que quatre d’entre elles soient installées à l’extérieur, faisant face aux intempéries, peut en décourager certains. Aussi, ces installations sonores sont destinées, en majorité, à un grand public qui n’est pas nécessairement habitué à ce genre artistique.

    Érick a donc opté pour des œuvres simples qui captent rapidement l’attention des passants. «Il faut des installations accessibles, ajoute-t-il, et solides lorsqu’elles sont installées à l’extérieur.»

    Pour le commissaire, le rêve serait d’approcher les artistes une ou deux années à l’avance et leur attitrer un endroit spécifique. Ainsi, l’œuvre serait réalisée spécifiquement pour le lieu. Déjà cette année, deux installations ont été faites de cette façon. Il y a 124 portes de chars de Sarah L’Hérault et Duramen de Martin Bédard et Georges Forget qui répondent à ces critères.

    Les installations sonores ont été montées sous la pluie dimanche dernier, et il a fallu attendre mercredi matin avant que le beau temps soit de la partie. À ce moment, les groupes d’élèves ont commencé leur visite du circuit, appréciant chaque œuvre expliquée par des bénévoles chevronnés. En tout, 31 groupes scolaires ont réservé une visite (le même nombre que l’an dernier) et on espère 12 000 visiteurs, tout comme en 2014.

    Une visite du circuit

    Les passants seront peut-être attirés par les portières de voitures, installées tout près de la piste cyclable. Il s’agit de l’œuvre de Sarah L’Hérault présentée en première mondiale et intitulée 124 portes de chars. Il s’agit en fait de huit portières de vieilles voitures installées aux abords de la piste, qui émettent toutes un son différent. Ça peut être un bruit de déverrouillage, un klaxon, un démarreur, bref des sons reliés aux véhicules automobiles. Le tout présenté dans un ordre qui en fait une joyeuse mélodie. «C’est un peu la porte d’entrée des installations sonores», dit Érick en souriant.

    Les visiteurs voudront peut-être poursuivre le circuit dans la salle d’exposition de la Bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot qui accueille l’œuvre de Mark Lowe intitulée Singularity. Il s’agit d’une vidéo sonore un peu hypnotique qui présente un double vortex. Dans le noir presque total, une vidéo propose un premier vortex, créé par le retrait d’un bouchon dans une baignoire pleine d’eau. Une trame sonore, diffusée par des bandes magnétiques, vient ajouter à l’ambiance qui invite à la réflexion.

    Installations sonores

    Du côté de l’agora (derrière la bibliothèque), Duramen intrigue les passants. L’œuvre, composée par Martin Bédard et Georges Forget, n’est que sonore. Rien à voir. Il ne faut que s’installer au milieu de l’agora et se laisser entourer par la composition des deux musiciens. Les haut-parleurs ont été cachés dans la haie qui donne un effet «surround». «C’est du cinéma pour les oreilles, une allégorie du bois et des arbres», ajoute le commissaire. D’où le nom de l’œuvre «Duramen» qui est la partie interne de l’arbre. Une installation sonore électroacoustique enveloppante qu’il faut expérimenter sans faute.

    Le kiosque à musique, de son côté, propose Composition en V+ de Nataliya Petkova. Il s’agit de deux pianos, les tables d’harmonie plus précisément, réduits à leur plus simple expression. Avec des moteurs, les cordes présentent des sons et une discrète mélodie.

    Derrière la Vélogare, c’est l’installation d’Alexis Bellavance qui attire l’attention. Elle est formée de trois petites piscines munies chacune d’un haut-parleur et d’un miroir. Le visiteur pourra donc entendre ce trio inhabituel où l’eau vient aussi amplifier les sons de grenouilles et d’eau. L’œuvre s’intitule simplement Fenêtres puisque le miroir vient refléter le ciel comme s’il s’agissait d’une fenêtre.

    Dans la Vélogare, c’est Patrick Saint-Denis qui a installé Pentafold. Une joyeuse œuvre formée de cinq accordéons (tous identiques) et qui viennent former un chœur robotisé. Un élaboré système informatique permet de présenter une pièce puis des pauses ou les accordéons soupirent en même temps avant de reprendre le boulot et animer les amateurs.

    Finalement, il ne faut pas manquer la saveur locale des installations sonores, du côté du Centre Emmaüs. Présentée en première mondiale et en collaboration avec le Grave, l’installation du Chestervillois Danys Levasseur impressionne. Avec ses cinq sculptures sonores qui offrent une pièce musicale d’une quinzaine de minutes. «Danys a mis quatre années de travail avant de présenter sa première installation et sa composition Réserve phonique», explique Érick d’Orion.

    Une installation sonore électroacoustique enveloppante qu’il faut expérimenter sans faute.

    Peat + Polymer in Rif Raf

    “Love on the Bits”, Fabrice Vanoverberg, Rif Raf, no. 210, May 1, 2015
    Friday, May 1, 2015 Press

    Complexe et fournie, l’œuvre de Natasha Barrett expose sur le double album Peat + Polymer (+3dB) toutes ses ambivalences et ses contradictions. Si les pièces vocales de la compositrice britannique sont très convaincantes, tant elles renvoient à une version moderniste et twenty-first century-friendly des incontournables aller-retour du couple Luciano BerioCathy Berberian, on reste plus dubitatif quand les voix se font absentes (rarement, c’est à noter). Si les passionnés des étiquettes resteront sur leur faim, tellement les styles se croisent et s’entremêlent — et c’est un sacré bordel — les esprits vifs et curieux ne manqueront pas d’y déceler des pépites incandescentes de la musique contemporaine, au sens le plus bruitiste et déconstruit du terme.

    … les esprits vifs et curieux ne manqueront pas d’y déceler des pépites incandescentes de la musique contemporaine, au sens le plus bruitiste et déconstruit du terme.

    Fenêtres intérieures in Rif Raf

    “Love on the Bits”, Fabrice Vanoverberg, Rif Raf, no. 210, May 1, 2015
    Friday, May 1, 2015 Press

    Nos Fenêtres intérieures, voilà le programme imaginé par Roxanne Turcotte sur son quatrième chapitre chez Empreintes DIGITALes. Si la voix parlée occupe une place centrale dans son univers électroacoustique, notamment grâce au remarquable narrateur qu’est Etienne Lalonde (De la fenêtre), ses déclinaisons sonores expriment un foisonnement où le souffle et l’ambition sont des maîtres-mots. D’une pulsation rythmique aléatoire, l’artiste montréalaise met ses pas dans ceux de l’Allemand Bernd Alois Zimmermann, mais en ouvrant les battants sur la nature, elle donne une place centrale à la nature qui lui donne son originalité. Tout en dressant des parallèles étonnants entre volatiles et humains, elle camoufle la perte d’un enfant avec un humour absurde et réconfortant, alors que des souvenirs de blues ou de flamenco s’égarent, dispersés par le vent qui claque sur les fenêtres.

    … ses déclinaisons sonores expriment un foisonnement où le souffle et l’ambition sont des maîtres-mots.

    L’envol in Rif Raf

    “Love on the Bits”, Fabrice Vanoverberg, Rif Raf, no. 210, May 1, 2015
    Friday, May 1, 2015 Press

    En parlant d’Américain installé à Bruxelles, voici Elizabeth Anderson et son L’envol (Empreintes DIGITALes). Installée dans notre capitale depuis la fin des eighties, elle nous propose de parcourir vingt ans de son parcours en huit étapes. Si des lignes de force tracent son univers, elles vont d’une déshumanisation froide à un monde sous-marin où l’obscur règne en maître, jamais l’ennui ou la monotonie ne s’emparent de son art acousmatique. Au contraire, et le tour de force est prodigieux, Anderson parvient à transcender la vibration par moins quinze degrés, tout en rappelant en 18 langues, avec effroi et recul, les horreurs du travail forcé (et c’est à faire passer une visite du fort de Breendonk pour une ballade dominicale). On songe parfois à Thomas Köner et surtout, on passe en quelques secondes des profondeurs océaniques à la stratosphère sans s’en rendre compte. Tel Ulysse, un beau voyage.

    Tel Ulysse, un beau voyage.

    Morphogenèse in Bad Alchemy

    “Kritik”, Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no. 85, May 1, 2015
    Friday, May 1, 2015 Press

    Erik Nyström ist wohl der erste Schwede auf empreintes DIGITALes, was er seinem Doktorvater Denis Smalley verdankt, aber vor allem der Qualität von akusmatischen Klangverwirbelungen, wie sie auf Morphogenèse (IMED 14129) erklingen. Die knatternden Partikelstürme von Catabolisms gehen zurück auf die ‘anabolischen Tendenzen’, von denen der Kunstpsychologe Rudolf Arnheim (1904-2007) in seinem Essay Entropy and Art ausging. Dabei teilen sich die auf­bauenden Kräfte den Raum auf de-konstruktive Weise mit krisenträchtigen und katabolischen. Latitudes ist ein oszillierend zirpendes und brodelndes Klang­beben, eine sirrende Flatterwelle, in der Nyström das vibrierende Wesen der Raumzeit staucht. Auch die molekularen Kaskaden von Lucent Voids werden gelenkt durch Krümmungen und Verwerfungen, in denen in wellen- oder teilchen­förmigem Sirren und Brausen, metalloidem Schimmern oder submarinem Brö­ckeln die Dimensionen fragwürdig werden. Aber in genuin Fremdem scheint manchmal auch Vertrautes auf, Wasser oder Vögel, wenn auch exotische. Auch Cataract und Far-from-equilibrium variieren noch einmal Nyströms Ansicht, dass alle Dinge, klein oder groß, sich, und das auch nur unscharf, in ständiger ‘transformotion’ (sic!) zeigen lassen. Als prickelnd oder surrend fluktuierendes Rieseln von Molekülen. Mit knarziger Reibung in der Nahaufnahme, als raum­greifendes Star-Treking in der Totalen.

    Als prickelnd oder surrend fluktuierendes Rieseln von Molekülen. Mit knarziger Reibung in der Nahaufnahme, als raum­greifendes Star-Treking in der Totalen.
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