Aparanthesi
John Oswald
… a prolific label for electroacoustic music as well as provocative experiments in conceptual sound. — e/i magazine, ÉU
The slow-moving layers create indeterminate hybrids rich in harmonics, and
Oswald intuitively blends electronics with real-world sound. — La Folia, ÉU
Où le maître du plunderphonic développe pour nous
Livret numérique PDF de 39 pages (5 Mo) inclus dans le téléchargement
- Compositeur·trice(s): John Oswald
- Rédacteur·trice(s): Norman Igma
- Image de couverture: John Oswald
- Conseil des arts du Canada
CD-R (IMED 0368, 2003)
- 1aparanthesi A (2000-03), 30:00support
- 2aparanthesi B (2000, 03), 35:33support
- Étiquette: empreintes DIGITALes
- IMED 0368
- 2003
- UCC 771028036820
- Durée totale: 65:33
- OGpak
- 125 mm × 125 mm × 10 mm
- 50 g
Sur le web
Téléchargement (IMED 0368_NUM, 2003)
- Cet article peut être téléchargé et/ou écouté sur le site empreintesdigitales.bandcamp.com.
- 1aparanthesi A (2000-03), 30:00support
- 2aparanthesi B (2000, 03), 35:33support
- Étiquette: empreintes DIGITALes
- IMED 0368_NUM
- 2003
- UCC 771028036882
- Durée totale: 65:33
Notes liminaires
Biographie entre (a)parenthèses
L’un des premiers sons dont il se souvienne est celui de la cigale d’été. Un dilemme s’est manifesté plus tard (un peu comme le jour où son père lui a dit que les nuages volent tous à la même altitude dans le ciel, en contradiction flagrante avec ce qu’il pouvait observer), la cigale était-elle de nature biologique ou électrique
Quels autres sons
Les voisins à la voiture crachotante possédaient aussi un piano et la matriarche a donné une ou deux leçons à
La famille s’est procuré un téléviseur et les soirées se sont agrémentées de musique, dont celle du violoniste, danseur et chanteur
Puis, ce fut au tour d’une nouvelle voiture pour la famille, équipée d’une radio, suivie de près par son propre récepteur radio portatif. Cette radio offrait un choix de deux bandes
[ 54 6 v 7 8 9 1v2 16 (x100 kilocycles) ]
et quel rapport cela entretenait avec la fréquence d’appel de la station (1490, 1050). Il ouvrait l’arrière du récepteur pour observer la façon dont le cadran et la flèche étaient reliés à une chose beaucoup plus élégante, en forme de turbine.
Et que dire du cadran du volume.
Le prochain appareil reproducteur de sons désincarnés à faire son entrée dans sa vie a été un électrophone à quatre vitesses dans une valise en carton. Les quatre vitesses étaient 16, 33 1/3, 45 et 78. Les disques achetés pour
Cette machine à voyager dans le temps à quatre vitesses a éventuellement été remplacée par un tourne-disque semi-automatique à deux vitesses, suivi d’une platine manuelle à deux vitesses. Ces successeurs évitaient les vitesses exotiques de 16 et 78.
L’engin suivant à entrer dans sa vie a été une guitare à caisse pleine. Elle était construite pour être amplifiée magnétiquement et électroniquement, mais
La guitare non amplifiée et le tourne-disque se sont retrouvés dans son premier ensemble musical, un quatuor multimédia. Les autres musiciens étaient des garçons du voisinage. Ils répétaient dans leurs maisons et se produisaient en spectacle dans le jardin de
Le magnétophone était un modèle à bobines, monophonique et portatif, un cadeau du père d’
Arrivé à l’école secondaire, on l’a refusé dans l’orchestre de l’école (en fait, on lui a refusé une audition). Empruntés ou dérobés, des instruments étaient accessibles via quelqu’un de l’intérieur et
Mais c’est une autre histoire.
Entre-temps, après le secondaire,
Ces compositions font partie des premières expérimentations de
Un peu plus tard,
De là, les obsessions avec l’improvisation, la perception et l’appropriation transformative vont donner lieu à des investigations indépendantes et parallèles.
Au cours du dernier quart du vingtième siècle,
Grâce à l’acquisition d’équipement d’enregistrement multipistes au milieu des années 80 et de technologie informatique quelques années plus tard,
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Entrevue avec John Oswald (partie 1 de 2)
Pendant l’automne 2002,
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Règle générale, lorsque j’accepte une invitation, j’ai déjà en tête une idée de la direction que j’aimerais prendre et dans ce cas-ci il s’agissait de l’idée
J’ai souvent exploré la transformation lente par le passé, en particulier dans
Le geste est presque identique dans chacune de ces pièces
Mon son électronique préféré demeure un son sinusoïdal pure. En fait, c’est presque le seul son d’origine électronique que j’utilise dans ma musique.
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Nous pourrons revenir à cela quand nous discuterons de la version B d’
Maintenant, lorsque je dis qu’
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Ce qui nous amène à la question des images subliminales et des sons placés au seuil de la perception sensorielle. Ils ne sont pas nécessairement très doux, puisqu’ils peuvent être cachés sous des sons forts. Pendant la période initiale de conception de cette pièce, j’avais envie de créer des morphes sonores
J’avais fait de la recherche sur les tentatives qui se faisaient à l’époque pour métamorphoser les sons afin de créer une analogie acoustique aux robots métamorphosables et aux effets spéciaux qui transforment la coiffure des femmes dans les publicités de formules revitalisantes. J’ai écrit à quelques psychoacousticiens et programmeurs qui avaient travaillé sur le sujet, mais personne ne semblait vraiment intéressé par ma situation. J’en ai finalement conclu que c’était parce que dans un cas comme le mien, où il n’y a pas de changement de tonalité, le morphage peut s’accomplir simplement en ajustant les dynamiques des harmoniques. Par exemple, en utilisant la forme du spectre harmonique d’un son sourd comme filtre sur un son riche, on peu forcer le son riche à imiter le son sourd. Pour créer un morphe de deux sons de même tonalité, il suffit de faire un fondu enchaîné de l’un vers l’autre. Si on le fait avec l’aide de filtres actifs (j’entends par là des filtres qui accentuent ou suppriment progressivement les fréquences qui donnent au son ses caractéristiques), on peut passer graduellement d’un son à l’autre avec de très jolis résultats.
Selon l’idée originale de cette pièce, un son initial, probablement un son sinusoïdal, le même que j’ai utilisé auparavant, se transformerait en vent, qui à son tour se transformerait en flûte, qui à son tour se transformerait en une autoroute entendue à travers un tuyau d’écoulement de petit diamètre, qui à son tour se transformerait en voix humaine et ainsi de suite dans une multitude de transformations.
J’ai d’abord préparé un catalogue d’instruments jouant un la soutenu, sans vibrato, et nous (
Ce procédé apparaît dans
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Par chance, le piano de
Donc, tous les sons de piano entendus dans
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J’ai conservé cette impression de paysage sonore tout au long de la composition d’
Un autre aspect de la relation extérieur/intérieur me vient à l’esprit, par rapport à la première écoute publique d’
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Avant cela, l’organisateur du festival, le compositeur
Voici ce que nous avons fait pour le concert. La première partie du programme consistait en une diffusion pertinemment psychédélique par
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Après cette présentation, les spectateurs sont retournés à la salle d’écoute, mais les portes étaient maintenant fermées. Des placeurs ont alors ouvert les portes au moment précis où l’accord initial de la pièce s’est fait entendre
Nous avons reproduit cette introduction lors d’une écoute au Festival Archipel de Genève, un an plus tard [en 2001].
L’accord lui-même est constitué des huit la du piano, y compris sa plus basse note, joués de façon parfaitement synchronisée par le Disklavier. Et pour cette performance j’avais décidé de tout accorder un peu plus haut, environ un quart de ton plus bas qu’un si.
Les membres du public ont fait leur entrée dans l’après-accord et ont regagné leurs fauteuils. Dans la version B, la chute de l’accord de piano est remplacée rapidement par un accord de dix octaves de sons sinusoïdaux. Le volume de chaque son change lentement et indépendamment des autres, créant en quelque sorte un orgue sinusoïdal à jeux variables. L’accord sonne tout à fait statique parce que les tons sont purs et parfaitement accordés les uns par rapport aux autres, mais les personnes présentent bougent, elles gagnent leurs places. C’est une période d’ajustements.
Ce qui frappe dans la version concert, c’est que les choses deviennent graduellement très douces. J’ai travaillé pendant plusieurs mois sur le premier tiers d’
Dans le cas de cette parution sur disque, je n’ai aucun moyen de déterminer un niveau d’écoute pour chaque situation et je n’en ai pas l’intention. J’ai donc réduit considérablement le registre dynamique pour permettre des scénarios d’écoute plus flexibles. J’ai aussi réduit les niveaux des aigus et des graves reliés à l’augmentation générale du volume en suivant les courbes d’acuité auditive de Fletcher-Munson.
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Entrevue avec John Oswald (partie 2 de 2)
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Le premier accord de piano dans
Le coneflapper a été conçu en poussant exagérément à fond la note la plus basse [27,5 Hz] dans un caisson d’extrêmes graves, en massant physiquement les distorsions sur le cône du haut-parleur avec mon pouce et en réenregistrant le résultat. À l’origine, dans B, le coneflapper était un signal monophonique envoyé à très fort niveau à un petit haut-parleur spécial que j’avais placé au centre de la salle de concert. L’objectif visé était de sérieusement malmener ce haut-parleur jusqu’à ce qu’il se désintègre. Lorsque j’ai retravaillé ce son pour A, j’ai décidé de tourner l’instabilité en effet stéréo
Le coneflapper donne l’impression de s’enfuir au loin — j’ai hésité à utiliser cette formulation, parce qu’au fond ce n’est qu’un fondu filtré dynamiquement sans points d’écholocalisation, mais dans le contexte de cette scène, un grand espace, cela correspond à un son qui bat en retraite. J’imagine que l’étalement stéréo du coneflapper a pour effet de réduire cette impression de profondeur
J’ai puisé l’inspiration pour ce qui vient à la suite du coneflapper dans
C’est ce genre d’arrangement que je tente d’évoquer dans le sillage du coneflapper. L’orgue sinusoïdale est toujours là [A.03:40->06:50 et B.06:40->09:34], dans un rapport entièrement différent, avec une emphase sur le la aigu [14,080 Hz] et une petite allusion filtrée à l’un des champs d’essaims que nous rencontrerons dans la dernière section.
Si vous gardez un œil sur les repères temporels des deux versions, vous allez constater que j’ai compressé cette section de dix minutes de près du tiers. La version B serait encore plus longue si elle était ralentie jusqu’au la (les auditeurs dont le lecteur de disques compacts est équipé de cette fonction peuvent s’amuser à le faire). Dans mon premier jet de cette section, je la voulais extrêmement longue et d’apparence ennuyeuse, du moins dans le cadre d’une écoute distraite, afin de pouvoir augmenter la cadence progressivement au cours des sections suivantes. Finalement, la plupart des événements s’étendent sur de longues durées. Donc, une fois arrivé à cette nouvelle perspective, je suis revenu à la première section [A.00:00->06:50] pour l’ajuster de sorte que chacune des sections suivantes paraisse légèrement plus longue, un peu comme si le temps ralentissait.
Les séquelles de l’épisode du coneflapper retombent doucement [de A.03:40->04:15] et c’est à ce moment que débute un long et lent crescendo qui accumule des éléments au passage [A.04:15->06:50]
Chaque version ayant suivi son propre chemin, nous en arrivons au premier moment où le son sinusoïdal fait une pause
Nous avons essayer plusieurs accordeurs pour le Disklavier et malheureusement je ne me souviens plus de l’identité de celui-ci. Il a été enregistré à son insu. Dans B, on l’entend travailler à l’accord [B.09:34->10:39], mais aussi s’affairer dans la pièce, en particulier [à B.10:24->10:39] lorsqu’il ouvre la fermeture-éclair de son étui pour prendre quelques outils (il y a un intervalle aigu/grave au piano à cet endroit [à B.10:22]
D’ailleurs, on entend un autre élément du rituel de concert un peu plus loin dans cette première version d’
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Dans la nouvelle version d’
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Malheureusement, la collection d’ailes d’oiseaux d’Andy avait été récemment décimée par l’arrivée de mites cachées dans un spécimen d’aigle. Nous avons travaillé sur le son des grandes ailes avec des ailes de goéland, je crois (j’ai dû diriger la séance, il n’avait pas l’habitude de travailler sans support visuel), ce qui a produit des résultats acceptables mais pas vraiment satisfaisants. Question de décompresser, Andy s’est mis à créer de petits haïkus aviaires, des envolées et des atterrissages très brefs. Je leur ai mentionné que ce son me rappelait beaucoup une scène d’un film que j’avais vu une quinzaine d’années auparavant,
De toute façon, j’ai pensé que l’accordeur de piano pourrait avoir plus d’un tour dans son sac… et abracadabra…
Un autre extrait de la documentation des activités de l’accordeur de piano, le martelage s’inspire d’une seconde image enregistrée. En 1974, le World Soundscape Project a créé une série d’œuvres radiophoniques pour la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), notre radio publique.
Le son que produit l’accordeur de piano en martelant la table d’harmonie n’a pas de tonalité précise, bien que pendant quelques secondes [A.07:51>08:01, B.10:59>11:08], les cordes résonnent selon une gamme descendante en si que je crois avoir ajustée en la
L’idée d’un rapport harmonique entre différentes vitesses de lecture d’un enregistrement apparaît clairement dans une autre de mes pièces,
Entre-temps, pendant le martelage, l’orage a commencé à résonner au diapason. J’ai programmé quelques filtres en peigne qui me permettent de varier la proéminence de chacune des dents du peigne, ainsi je peux jouer de l’orage de la même manière que je jouais de l’orgue sinusoïdal plus tôt. L’orage résonnant sonne très bien à lui seul et l’enveloppe de cet orage a déterminé le rythme de la section. Puis j’ai ajouté quelques saveurs. Il pleut sur le piano.
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À cet endroit dans
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Les oiseaux ont été accordés par
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Au cours des deux minutes suivantes, il se produit une nouvelle transition, cette fois entre le jour et la nuit. Des oiseaux de nuit apparaissent et le nombre d’oiseaux augmente pour créer une atmosphère plus nocturne.
Dans B maintenant, nous avons un trémolo de piano silencieux qui mène au piano 88-touches-pour-une-note (c’est cette chose qui ressemble au début à une guitare de huit centimètres). Le piano silencieux est une autre fonction sur le Disklavier. Un bouton permet d’abaisser une tige de velours entre les marteaux et les cordes, ce qui les empêche de se toucher. Vous obtenez un bruit sourd, mais un module MIDI vous permet d’entendre les notes jouées, dans des écouteurs par exemple. Mais le martelage silencieux marche très bien par lui-même. Il s’agit d’un trémolo sur une seule note et on peut entendre la corde entrer en action vers la fin.
On entend aussi un moustique approcher. Ce son est tiré d’une banque commerciale d’effets sonores. Je crois que c’est un vrai moustique. Certaines personnes insistent qu’il s’agit d’un appareil électrique.
Le moustique oscille autour de la tonique jusqu’à ce que ses forces déclinent, mais lorsque cela se produit nous sommes déjà en présence du piano à perspective forcée. B présente les notes sous la note initiale, mais dans A on entend d’abord les notes les plus graves du piano. Chacune des 88 notes sont accordées vers le haut (si elle est en dessous) ou vers le bas (si elle est au-dessus) pour atteindre ce la unique. C’est le genre de modification d’échelle au cœur de
S’il s’agissait d’une démonstration linéaire de ce que je viens de décrire, nous aurions une série de 88 notes. Dans les faits, il s’agit encore une fois de la documentation de l’accord du piano, ce qui fait que certaines notes sont jouées plus d’une fois et qu’il y a donc plus de 88 notes. Il arrive aussi que l’on entende seulement deux des trois cordes qui représentent chacune des notes graves, alors qu’une corde du jeu a été étouffée. De plus, l’accordeur accorde les cordes pendant qu’elles résonnent
Puis il y a
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Une fois passé le colibri géant [A.18:04->18:33], qui est en soi un souvenir du coneflapper (et ce trémolo filtré d’alto solo [A.19:30] qui représente la dernière référence, maintenant abstraite, au vol), alors, oui, tout porte à la rêverie. Les notes de piano deviennent naturellement plus espacées et de plus en plus douces.
Dans
C’est à ce moment que la pièce amorce sa descente ou son fondu. Cela s’étend sur une autre période de cinq minutes. Dans B, la pénultième note de piano [à B.28:12] actionne la respiration sifflante, puis après la note de piano la plus aiguë survient une réduction d’éléments [B.28:35->30:00] qui mène au crescendo graduel d’un orchestre s’accordant en adouci, ce qui à son tour mène à une réitération du premier accord, encore plus fort
Il y a un problème. Je ne donne aucun indice que cet accord sera gros et fort, mais je crois que ce passage crée une certaine attente. Après une écoute d’
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Le fait de descendre le son jusqu’au zéro absolu présente un défi. La plupart des enregistrements digitaux contiennent ce qui s’appelle un tremblement. C’est un bruit de bande large constamment présent sur le seuil inférieur du spectre dynamique d’un disque optique compact. Cela aide à diminuer la distorsion du son dans cette région. Dans
Il y a de cela plusieurs années, j’ai fait une transition très satisfaisante entre les deux premières pièces du disque Discosphere [1991]. La première pièce,
J’ai fignolé la traînée finale d’
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C’est tout.
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La presse en parle
Territorial Imperatives: Canada’s boldest and brightest labels…
[…] The minimum one can say of empreintes DIGITALes is that it is a prolific label for electroacoustic music as well as provocative experiments in conceptual sound. A few recent releases graft the varied interests of academic and acousmatic music together via the intriguing work of, say,
Review
Plunderphonic’s instigator offers two glacially moving compositions, ostensibly two sides of the same coin. Each work begins with a thunderbolt multi-octave A that triggers long cross-fades and slow morphs. Both are parallel paths through the same landscape. Each piece is tuned to match American and European electricity’s pervasive hum, though this doesn’t completely account for their differing durations. (This inequality points to a prospective fascination with the pair
A Yamaha Disklavier piano contributes the source material’s bulk, but there’s also weather, a surreptitiously captured piano tuner at work,
Review
Still, this work — in it’s two versions — demands something of the listener. I wouldn’t call it easy listening… and perhaps you have to be in the business to really enjoy this more than a scientific experiment, a laboratory show-off. Knowing
One composer who unfolded the nature of sound already in the early 1950s — and who has never stopped — is
The key point is that we have to listen in a new way — a different way — to a work like
In
He utilizes tow real world musicians for the piano and the cello, while all other sounds are derived from recordings of a variety of sounds
When listening, be aware of the serious dynamics, because you may want to increase the volume dangerously when the level slips to the lower limit of hearing, volumewise or pitchwise, but then the sound may be so incredibly forceful and low-pitched that it will threaten your speakers. There are instances of cone flapping, so take it cautiously
This is truly unfamiliar music to most of us, but why not compare it to the experience or theoretical experience of Rigpa, the state before all states in Tibetan Buddhism, that clear state of mind that can be likened to the sight of a starry sky as the clouds move away, that original state of consciousness out of which all thought-forms and consequent objects arise, and into which they sink back — like all sounds rise out of their original state of silence, into which they’re bound to sink
This is a magnificent piece of fundamental research. I think we will give
Review
Three years in the making,
Along this timbral journey theres always action, in the form of overtone tinkering
Both halves of this composition have a comparable fluttery of mysteriousness. The ideas behind their separate points of departure are scrupulously detailed in the disc’s unusually long program notes, wherein the only performance credit goes to cellist
This is not background music
Critique
Biographie
Mais que peuvent donc avoir en commun les locataires d’une volière, un anonyme accordeur de piano, la violoncelliste
L’album se divise en deux longues plages qui prennent les formes de vagues sonores que l’on dirait filmées au ralenti. Celles-ci enflent, enflent, enflent, puis s’abattent et se répandent interminablement sur la grève jusqu’à leur dernière goutte (le silence). Avant que ne se produisent ces (fatales
Pépiements, bruissements d’ailes et de feuillages, stridulations d’insectes, vol d’un moustique, ruissellements et souffles, crissements des chevilles quand la clef de l’accordeur les fait tourner dans leur sommier, vibrato obstiné de violoncelle, appel sourd d’une corne de brume, tous subissent peu ou prou quelques modulations hertziennes à l’aide de l’effet Doppler. Une mise en perspective des tâtonnements qui s’opèrent avant d’obtenir l’accord parfait.
Pour ce travail de longue haleine (en gros, trois ans de charcutages et de remises en cause)
Des propos qui ne font que renforcer la stupéfaction qu’avec des matériaux aussi disparates (voire d’une banalité confondante), il est possible de rejoindre les papes de la musique minimaliste ou répétitive. Du grand art qui emporte l’adhésion. Fascinant.
P.S.
Review
The thing about
Oswald is the future of music
“Perhaps the earliest sound O remembers noticing was the summer cicada. Later there was a dilemma — was the cicada biological or electrical
Review
Count on Toronto-based Plunderphonics creator
Soundcheck Review
In the notes he supplies to shed light on these two versions of
The opening A is a monolithic chord, an Ayers Rock (aka Uluru) of an A. Like that Australian landmark, it then appears to change colour in response to changing light and atmospheric conditions.
Review
(Excuse the length of the review. Summary
As in his short piece Klangfarbenprobe for the Re Records quarterly many years ago, John here explores in two 30 minute pieces how much variety and structure is obtainable from a single pitch. Western ears are indoctrinated to listen through pitch, to find binding narratives in melody, harmony and their variations, the rest at best is secondary, at worst just colour. The reason so much Baroque music translates so easily to different instruments, including heavy metal guitar, is because it’s the notes that really count. The notes and their ratios and their relationships. Harmony was considered part of a scared mathematics and the relations between pitches expressed absolute, fundamental cosmic realities. Pure music, the music of the spheres related directly to the Platonic forms, the unchanging verities that we can approach but never grasp. That’s why it is the form that matters, the pattern behind the notes, and not the temporary body in which these are clothed. In the age of the Manufacturer and the Usurer — the age of
Of course, John’s work with recordings has always been about listening — as well as to a certain extent about perspective, and both concerns are strongly represented here. His method of work involves gradually tuning every sound to a single pitch (an A). There are 10 audible octaves and so 10 degrees of this pitch with which to work. Two human performers are featured, a piano tuner and a cellist, the rest of the material is derived from a library of recorded sounds built up over time — pure sine tones, orchestral instruments playing A’s, voices, environmental sounds
Because of the variety of sources and the individual recording of them, spatiality moves to the fore
There are two versions of the piece on this CD, which is an indispensable work. Not merely a piece of music — or a parade of organised sounds — but a meditation on listening.
The Score
[…] Earlier this year, I singled out Wobbly’s Wild Why (Tigerbeat6), a plunderphonic sound collage of hip-hop recordings pinched from the radio, as essential for anyone interested in avant electronics. One of Wobbly’s forebears, plunderphonic progenitor
Mystical Sounds from One Note
But what exactly is one note
The two versions cleave to two slightly different pitches
More information about
Review
I first discovered this label through Humeur de facteur, an electroacoustic recording created by
Review
This album is not about “plunderphonics,” but you’ll find a lot of the sound morphing that has become characteristic of
Review
It’s useful thinking about the extreme contrasts in
Blogue
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mercredi 1 juin 2005 / Presse
… a prolific label for electroacoustic music as well as provocative experiments in conceptual sound. Suite
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mardi 1 mars 2005 / Presse
The slow-moving layers create indeterminate hybrids rich in harmonics, and
Oswald intuitively blends electronics with real-world sound. Suite -
samedi 15 janvier 2005 / Presse
This is a magnificent piece of fundamental research. I think we will give
John Oswald a strong A for it! Suite






