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electrocd

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  • Figures dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 42, 1 décembre 1999
    mercredi 1 décembre 1999 Presse

    Je ne sais pourquoi, mais j’ai une nette préférence pour la troisième pièce que Robert Normandeau présente ici, Venture. Peut-être parce que j’ai été initié à la musique concrète dans mon adolescence par Revolution No.9. Et les citations (dont l’auteur réfute la finalité) de ce titre des Beatles parsèment la composition du Québécois. Oh certes, dans son commentaire, il se réfère plutôt aux Ventures, parce que son premier microsillon était justement un enregistrement de ce groupe! Et aussi à Moussorgsky… Mais là où les archétypes sonores des années soixante et soixante-dix sont plutôt — me semble-t-il — implicites et pas toujours identifiables, ceux qui sont tires de Revolution No.9 (mais aussi le final de A Day In The Life) sont explicites et reviennent regulierement tout au long des 19 minutes de l’œuvre. Sentiment tout personnel, probablement, dû à ma propre appropriation de l’héritage sonore de ces années. Quoiqu’il en soit Venture est une fresque envoûtante. C’est aussi à une appropriation toute personnelle du Petit Prince que Robert Normandeau se livre avec Le renard et la rose, dans la mœure où il privilegie une approche sonore de l’onomatopée combinée à quelques thèmes musicaux évoquant les différents personnages de Saint-Exupéry. Une pièce bien rythmée, vivante, gaie (et innocente?).

    L’exercice de Figures de rhétorique apparait plus conventionnel dans son principe: un chassé-croisé constant entre une bande son et un piano, ce dernier servi par Jacques Drouin, membre du Nouvel Ensemble Moderne de Montréal. Tout comme Ellipse, croisement entre une bande sonore et la guitare de Arturo Parra, dont sont utilisés des éléments de jeu (souvenez-vous de Metamorphoses de Lagos / Venosta / Mariani, dont il fut question dans le précédent numéro de REtC): deux pièces qui s’apparentent davantage à des études, intéressantes, mais sans l’imaginaire que vehiculent Le renard et la rose et Venture.

    Venture est une fresque envoûtante.

    Figures dans Skug

    «Kritik», Tim Tetzner, Skug, no 40, 1 décembre 1999
    mercredi 1 décembre 1999 Presse

    Debutant Dan Lander, lange Zeit ebenso Schüler von Francis Dhomont wie Robert Normandeau, zerlegt auf Habitation seine unmittelbare Umwelt (belustigtes Gartenfest, frenetisches Küchengeklapper, Geschnarche), wie die medial vermittelte (Nachrichtensprecher) in ein augenzwinkernd-hyperreales Environmental in dem die Straße einfach dem gehört, der am lautesten hupen kann, bzw. dessen Verständnis von MusiqueConcrete richt durch effekthaschende PreJingleÄsthetik getrübt. Ähnlich bewegt sich Robert Normandeau auf Figures durch einen ebenso privaten BezugsRahmen, widmet sich seiner ersten StereoPlatte der Ventures, dem kleinen Prinzen und seinen Sprechern (Le renard et la rose), oder nähert sich Jacques Drouins PianoSuite in den Pariser GRMStudios mit den Möglichkeiten der TapeManipulation, um es zu transformieren, es von seiner Bestimmung zu befreien, und um im Finale doch die Frage offen zu lassen, wieso Quebec eigentlich eine (qualitativ wie quantitativ) so hohe Dichte an Acousmatikern aufweisen kann…

    Figures dans Skug

    «Kritik», Heinrich Deisl, Skug, no 40, 1 décembre 1999
    mercredi 1 décembre 1999 Presse

    Robert Normandeau ist eines der Gründungsmitglieder der Canadian Electroacoustic Community (CEC) und betreibt seit 1991 das Media-Arts Festival „Réseaux˝. Für seine Arbeiten wurde er mehrmals international ausgezeichnet (Prix Ars Electronica 1993 und 1996). Momentan beschäftig er sich hauptsächlich mit Theaterproduktionen und Akusmatik. Auf Figures, seiner dritten Veröffentlichung für empreintes, kommt Normandeau gleich von Anfang an zur Sache. Die Grundidee war es, sowohl des Körper als auch das menschliche Gesicht („figures˝) in Töne zu fassen. Die Figures de Rhétoriqueweisen auf die Relation zwischen Tape und Piano hin, die sich ständig, einem Dialog änhlich, ent- und widerprechen. Ellipse ist eine „figures of speed˝, die für Arturo Parra geschrieben Austausch für die eine Stimme, Normandeaus präparierte Solo-Tapes für die andere. Figures ist eine heftiges Werk, das nus selten Platz zum Abschweifen läßt.

    Figures dans Splendid E-Zine

    «At a Glance Reviews», George Zahora, Splendid E-Zine, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    Normandeau’s most recent release collects four compositions: Le renard et la rose, Figures de rhétorique, Venture and Ellipse.

    Le renard et la rose combines, in largely unrecognizable form, the audio and musical soundtracks from a radio dramatization of The Little Prince; if nothing else, you’ll probably never look at Antoine de Saint-Exupery the same way again. Figures de rhétorique, created for tape and piano, is the most overtly musical piece, while Venture comments on the states of existence via heavily manipulated slices of rock music. Ellipse, which closes the disc, is one half of a sonic dialogue with guitarist Arturo Parra; you get the call, sans response, or vice versa. Of these pieces, Figures de rhétorique is the most conventionally ear-pleasing, while Venture offers the most overtly intriguing set of sounds. All four works are dynamic and stirring, making this an excellent starting point for the empreintes DIGITALes universe.

    … dynamic and stirring, making this an excellent starting point for the empreintes DIGITALes universe.

    Figures dans Deep Listenings

    «Recensione», Massimo Ricci, Deep Listenings, no 16, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    HrönirDebutant Dan Lander, lange Zeit ebenso Schüler von Francis Dhomont wie Robert Normandeau, zerlegt auf Habitation seine unmittelbare Umwelt (belustigtes Gartenfest, frenetisches Küchengeklapper, Geschnarche), wie die medial vermittelte (Nachrichtensprecher) in ein augenzwinkernd-hyperreales Environmental in dem die Straße einfach dem gehört, der am lautesten hupen kann, bzw. dessen Verständnis von MusiqueConcrete richt durch effekthaschende PreJingleÄsthetik getrübt. Ähnlich bewegt sich Robert Normandeau auf Figures durch einen ebenso privaten BezugsRahmen, widmet sich seiner ersten StereoPlatte der Ventures, dem kleinen Prinzen und seinen Sprechern (Le renard et la rose), oder nähert sich Jacques Drouins PianoSuite in den Pariser GRMStudios mit den Möglichkeiten der TapeManipulation, um es zu transformieren, es von seiner Bestimmung zu befreien, und um im Finale doch die Frage offen zu lassen, wieso Quebec eigentlich eine (qualitativ wie quantitativ) so hohe Dichte an Acousmatikern aufweisen kann…

    Figures, Robert Normandeau dans La Scena Musicale

    «Un cycle d’œuvres électroacoustiques sur la voix du compositeur Robert Normandeau», Dominique Olivier, La Scena Musicale, no 5:3, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    Il ne faut pas se le cacher, l’électroacoustique fait peur. En 1999, on appréhende encore mal cet art musical, apparu dans les années 1940, qui donne au compositeur la possibilité de travailler directement sur la matière sonore et de créer un objet immuable, indépendant des vicissitudes de l’interprétation. Pourtant, derrière cette approche très particulière du monde des sons, se cachent des créateurs qui font, avant tout, de la musique. C’est le cas de Robert Normandeau, un Québécois considéré comme un des meilleurs électroacousticiens du monde. Récipiendaire de nombreux prix, dont le plus prestigieux de tous, le Golden Nica au Concours Ars Electronica, en 1996, pour sa pièce Le renard et la rose, Normandeau ne s’éloigne jamais de l’idée d’œuvre musicale. Son «cinéma pour l’oreille» n’est ni un concentré d’anecdotes hautement référentielles, ni une construction aride superposant les objets sonores dans un but d’expérimentation. On peut le considérer, à la limite, comme un compositeur de musique à programme — au sens le plus ouvert du terme — ayant une vision symphonique du matériau.

    Dans un de ses cycles les plus reconnus, Normandeau a travaillé à partir de la voix humaine, un matériau vivant qui laisse passer l’émotion, malgré toutes les transformations qu’il subit à travers le travail, long et minutieux, de l’électroacousticien. «L’origine de ce projet–là, raconte le compositeur, c’est une toute petite pièce qui s’appelle Bédé (1990), pour laquelle j’avais enregistré des onomatopées provenant d’une bande dessinée qui s’intitule Le Dictionnaire des bruits. J’avais utilisé ce matériau comme une sorte de déclencheur, afin d’amener quelqu’un en studio pour enregistrer sa voix. Je me suis rendu compte, après avoir fait Bédé, que la voix est un matériau beaucoup plus riche que je ne le pensais. J’ai donc fait la première pièce du cycle, Éclats de voix.»

    Après avoir terminé Éclats de voix (1991), sa toute première pièce écrite uniquement à l’ordinateur, le musicien s’est aperçu qu’il avait conservé non seulement les sons utilisés dans l’œuvre, mais également tous les gestes posés au cours de son élaboration. «La pièce était en quelque sorte reproductible. Je me suis donc questionné sur la pertinence de garder la même structure temporelle pour une autre pièce, en remplaçant les sons.» La jeune fille de 11 ans qui avait prêté sa voix à cette pièce a (donc) été remplacée, dans la seconde, par un groupe de quatre adolescents. Ainsi est née Spleen (1993), une œuvre à l’énergie radicalement différente de celle d’Éclats de voix, bien que basée sur les mêmes onomatopées. «D’abord, les timbres sont différents, rapporte Robert Normandeau. Il y a aussi la différence de registre. Les gars ont des voix plus graves, elles ont donc un tout autre impact. On dirait qu’elles ont plus de poids. D’autre part, leur ton était beaucoup plus affirmatif que celui de la jeune fille.»

    Le son de la voix est par essence porteur d’affects, il possède une texture, une empreinte particulière, indépendamment du contenu sémantique du langage. C’est cet aspect qui a, au premier chef, fasciné Robert Normandeau. «J’ai été frappé par le fait que l’onomatopée est un code particulier dans le langage humain, dans lequel il y a une relation directe entre l’émotion et le son qui est produit. Et je me suis rendu compte que malgré toute la lutherie électroacoustique ou informatique que j’utilisais, cette émotion–là n’était pratiquement pas modifiable. Ce qui est fascinant et troublant, quand on travaille en studio avec la voix, c’est qu’on est toujours en contact avec l’émotion de base.»

    Pour sa troisième production du cycle, Le renard et la rose (1995), le compositeur a profité d’une occasion unique — l’enregistrement discographique, par Radio–Canada, du livre Le petit prince de Antoine de Saint-Exupéry, dont il a composé la musique — pour capter les voix de comédiens professionnels. «Ça a généré autre chose, témoigne Robert Normandeau. C’est une pièce plus orchestrée, où l’énergie est plus à l’état brut, le rythme plus affirmé que dans les deux autres.» Chaque œuvre du cycle comprend cinq mouvements, et chacun de ces mouvements incarne une association entre un paramètre sonore, timbre, rythme, texture, et un sentiment, mélancolie, colère, tendresse… «Pour y arriver, je réduis, je fais des unités et je les classe en catégories de sons», explique Normandeau.

    Le travail de l’électroacousticien est très différent de celui du compositeur traditionnel. «Je compose à partir d’une interaction très étroite entre la transformation du matériau et ce qu’il me donne en retour. C’est pour ça que le travail avec la voix est toujours très stimulant. J’ai fait d’autres pièces entre chacune des pièces du cycle, mais chaque fois que j’y revenais, c’était une bénédiction.» C’est sans doute pour cela que Robert Normandeau projette de faire une quatrième œuvre pour compléter son cycle «vocal», cette fois avec des voix d’une tout autre expression, celles de femmes âgées!


    On pourra entendre Spleen ainsi que plusieurs autres œuvres de Robert Normandeau au prochain Rien à voir du 8 au 11 décembre, série consacrée à l’électroacoustique, et dont il est un des organisateurs. Auparavant, les 4, 5 et 6 novembre, au Théâtre La Chapelle, on pourra aussi entendre Figures de rhétorique, pour bande et piano, dans le cadre d’un concert pour instruments et bande intitulé Plein la vue, organisé par Réseaux, à l’instar de Rien à voir. Toutes les œuvres du cycle mentionnés dans cet article sont disponibles sur disque, sous étiquette empreintes DIGITALes (Bédé, Éclats de voix, Spleen) et Les disques SRC (Le renard et la rose).

    … un des meilleurs électroacousticiens du monde.
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