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Ned Bouhalassa

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  • 29 octobre – 5 novembre 2010: Dominique Bassal présente des concerts, conférences, ateliers et cours au RU

    samedi 9 octobre 2010 En concert

    Dominique Bassal sera en tournée au RU du 29 octobre au 5 novembre 2010 pour présenter en concert sa musique et des pièces (de Roxanne Turcotte et Ned Bouhalassa) qu’il a masterisé pour l’éditeur discographique empreintes DIGITALes et donner des conférences, ateliers et cours sur le masterisation de l’électroacoustique. Dominique Bassal visitera Manchester — concert et conférence à MANTIS, 29 et 30 octobre — Huddersfield — conférence et ateliers, 1 novembre —, Keele — cours et concert, 2 novembre, Birmingham — session d’écoute solo MiniBEAST et cours, 3 novembre — et Bangor — deux pièces dans le concert portrait consacré à Robert Normandeau, 4 novembre.

    26 juin – 26 septembre 2010: Marcelle Deschênes, Ned Bouhalassa, Natasha Barrett… au Sound Travels, Toronto

    jeudi 8 juillet 2010 En concert

    La 12e édition du festival Sound Travels, commencée le 26 juin 2010 à Toronto, se poursuit jusqu’au 26 septembre. Le concert du 6 août, Expansive Spirits, présente des œuvres de Marcelle Deschênes, D Andrew Stewart et David Eagle. Le 8 août, le concert About HOME propose des pièces de Manuella Blackburn, Natasha Barrett, David Hindmarch et Ned Bouhalassa.

    Tremblay et Bouhalassa en nomination aux Prix Opus

    mercredi 20 décembre 2006 Général

    Les compositeurs Pierre Alexandre Tremblay et Ned Bouhalassa sont tous deux en nomination aux Prix Opus dans la catégorie «Concert de l’année — musiques actuelle, électroacoustique» pour leur concert de la série Akousma (2), organisée par Réseaux en décembre 2005. Le 10e Gala des Prix Opus aura lieu le 28 janvier 2006 à la Salle Claude-Champagne, Université de Montréal.

    1 – 30 avril 2004: empreintes DIGITALes en avril 2004 à Lille, France

    mercredi 14 avril 2004 Général

    Dans le cadre de «Monde parallèle Montréal 45°N//» tenu à Lille — Capitale européenne de la culture, l’étiquette empreintes DIGITALes proposait un portrait de la création électroacoustique (de 1971 à aujourd’hui) à travers 24 œuvres de 21 compositeurs de Montréal: Serge Arcuri, Yves Beaupré, Christian Bouchard, Ned Bouhalassa, Christian Calon, Micheline Coulombe Saint-Marcoux, Yves Daoust, Francis Dhomont, Paul Dolden, Louis Dufort, Gilles Gobeil, Monique Jean, René Lussier, Robert Normandeau, Arturo Parra, Mario Rodrigue, Stéphane Roy, Alain Thibault, Jacques Tremblay, Marc Tremblay, Roxanne Turcotte. L’étiquette de disques empreintes DIGITALes, les festivals d’art électronique et médiatique Elektra et Mutek ainsi que la Société des arts technologiques (SAT) répondaient conjointement à l’invitation pour présenter le meilleur de l’électro montréalais en musique et vidéo.

    Ned Bouhalassa, Marcelle Deschênes, Robert Normandeau, Stéphane Roy dans Aligre FM, Dissonances

    «L’école de Montréal, 3/4», Bernard Girard, Aligre FM, Dissonances, 30 mars 2004
    mardi 30 mars 2004 Presse

    Nous poursuivons notre découverte de la musique concrète, acousmatique produite par ce que l’on appelle l’école de Montréal. Nous avons souligné le rôle de la chaire de composition de musique électroacoustique dans la formation de toute une génération de compositeurs, chaire que Francis Dhomont a occupée pendant de longues années, mais qu’il n’a pas créée. C’est une canadienne, Marcelle Deschênes, qui en fut la première titulaire.

    Comme beaucoup d’autres, Marcelle Deschênes a découvert la musique électroacoustique à Paris, au Groupe de recherches musicales de l’ORTF. De retour au Québec, elle a enseigné la perception auditive et a fait une carrière d’artiste multimédia. Elle s’intéresse aujourd’hui à l’intégration des technologies nouvelles aux arts de la scène ce qui l’a conduit à travailler sur un opéra. La discographie de Marcelle Deschênes est, si je ne me trompe, très courte. Je ne connais que deux disques d’elle, ce qui condamne à rêver devant les titres de ses œuvres, titres qui font penser qu’elle ne manque pas d’humour. Je pense notamment à Moll, opéra lilliput pour six roches molles, qui lui a valu un premier prix en 1978 au Concours international de musique électroacoustique de Bourges. Faute de disposer de cet enregistrement, je vous propose une œuvre plus récente, Lux æterna, qu’elle a dédiée à l’état d’âme des scientifiques de Los Alamos. Il s’agit d’une musique écrite, composée pour accompagner des spectacles multimédias qu’elle a réalisés avec Georges Dyens et Renée Bourassa. Comme son titre l’indique, ces spectacles traitent de la lumière, lumière éternelle, lumière primitive. Il est assez rare que des mots évoquant la lumière entrent dans les titres d’œuvres musicales. Il y a les six quatuors à cordes de Joseph Haydn, le Soleil des eaux que Pierre Boulez a composé sur des textes de René Char, les Chroniques de la lumière de Francis Dhomont… Les musiciens semblent préférer la pénombre des nocturnes… Mais il faut naturellement se méfier des titres.

    Je ne suis pas sûr qu’un public auquel on aurait demandé de donner un titre à l’œuvre de Marcelle Deschênes aurait spontanément pensé à la lumière éternelle (Lux æterna).

    Cette musique n’évoque pas forcément la lumière éternelle telle que nous l’entendons, mais elle paraît en phase avec les projets de Georges Dyens, un artiste qui s’intéresse aux forces telluriques, et pour lequel la lumière est, je cite, «matière révélatrice du monde mais aussi matière modelable au même titre que la glaise possédant un contenu spirituel.»

    Marcelle Deschênes n’est pas la seule à s’être intéressée à l’art multimédia. C’est également le cas de Robert Normandeau qui enseigne aujourd’hui la composition électroacoustique à l’université de Montréal après avoir été l’élève de Marcelle Deschênes et Francis Dhomont.

    La discographie de Robert Normandeau, né en 1955, est importante. Elle comprend des œuvres acousmatiques mais aussi des œuvres pour le théâtre et des musiques pour la radio.

    Normandeau est de ces compositeurs de musique concrète qui se sont beaucoup intéressés à la voix, à son mystère, chaque voix est différente, à son épaisseur, à sa force émotive: les sons fabriqués, construits avec la voix ont toujours quelque chose de plus. Robert Normandeau a composé de nombreuses œuvres à partir de la voix, dont Bédé.

    Il s’agit d’une œuvre composée à partir de ces sons, onomatopées, descriptions de bruits de chute, de coups, de sirènes… que l’on trouve dans les bandes dessinées prononcées par une enfant de onze ans. On observera que l’univers que décrit cette pièce courte, elle dure moins de trois minutes, n’est pas d’une grande douceur.

    Ces citations de bruits empruntés au monde dessinée illustrent bien l’éclectisme des membres de l’école de Montréal. Robert Normandeau, Gilles Gobeil, Christian Calon, Alain Thibault, Mario Rodrigue… tous ces compositeurs nés dans les années 50 et formés dans les classes de Francis Dhomont et de Marcelle Deschênes ont une culture musicale complexe qui intègre le jazz, le rock et les musiques pop, la pratique de la guitare, de la musique populaire… Je ne veux pas dire que leurs collègues européens formés dans des conservatoires classiques, dédiés à la musique savante, ignorent ces musiques, ils les connaissent et il leur arrive également de les pratiquer, mais il est plus rare qu’ils les intègrent directement dans leur travail.

    On trouve explicitement trace de cet éclectisme musical dans Constamment (autoportrait), une œuvre émouvante de Ned Bouhalassa, un compositeur qui a été l’élève de Francis Dhomont et de Kevin Austin. Constamment (autoportrait) reprend des sons familiers qui ont été ceux de l’enfance et de l’adolescence de Bouhalassa auxquels il adjoint une réflexion sur le métissage. Métissage des cultures chez cet enfant né d’une mère bretonne et d’un père algérien, métissage des musiques chez cet amateur de techno dont il nous dit qu’il en écoute quotidiennement et qu’il lui arrive parfois de danser dessus jusqu’aux petites heures du matin.

    Constamment (autoportrait) date de 1997. Ned Bouhalassa avait alors 35 ans. Constamment (autoportrait) a été, comme beaucoup d’autres œuvres dont nous parlons aujourd’hui, composée dans le studio du compositeur. C’est une des caractéristiques de la musique de l’école de Montréal qui explique pour partie au moins son ton original. En France, les compositeurs travaillent dans des institutions, l’Ircam, le GRM, le Grame de Lyon, le GMEM de Marseille… qui mettent à leur disposition des moyens techniques, des matériels, des techniciens et des bibliothèques de son. A Montréal, il en va tout autrement: le studio de l’université est réservé aux élèves et aux enseignants. Une fois diplômé, un musicien qui veut continuer de produire doit créer son propre studio. Ce qui a plusieurs conséquences.

    Cela le force, d’abord, à constituer sa propre bibliothèque de son, à se faire reporter, preneur de son, ce qui l’amène à enregistrer son quotidien, son entourage, à travailler sur le motif comme les peintres impressionnistes qui posaient leur chevalet sur les bords de la Seine ou de la Marne. On retrouve, d’ailleurs, chez les compositeurs de l’école de Montréal ce goût pour le plein air, notamment dans ces œuvres que l’on pourrait qualifier de paysages, qui nous décrivent l’atmosphère si particulière de la capitale francophone d’Amérique du Nord. Fête d’Yves Daoust décrit l’été à Montréal. C’est un autre portrait de Montréal que nous propose Stéphane Roy dans Appartenances, une œuvre qui tente de mettre en évidence la richesse culturelle, la polyphonie d’une ville qui parle plusieurs langues, qui accueille et laisse vivre ensemble des gens d’origine très différente, une ville qui, enfin, échappe au conservatisme si fréquent en Amérique du Nord. Il s’agit d’une pièce en trois mouvements qui décrivent successivement les univers latins, celtes et orientaux de la ville. «Appartenances, explique Stéphane Roy, est issue de phonographies de cette mosaïque montréalaise, saisies à la volée lors de promenades dans les rues de la ville. J’ai fait, poursuit-il, usage de ces phonographies comme d’une matière sonore à l’état brut que le travail en studio m’a permis de modeler, de faire dériver vers une expression plus abstraite.»

    Normandeau est de ces compositeurs de musique concrète qui se sont beaucoup intéressés à la voix, à son mystère…

    Ned Bouhalassa, Marie Chouinard, Louis Dufort dans Le Devoir

    «Stockhausen, Quay, Chouinard et Dufort, sans les autres», François Tousignant, Le Devoir, 17 novembre 2003
    lundi 17 novembre 2003 Presse

    La soirée commence par un ratage monumental. La présentation d’Automates surlaplage montre exactement le piège dans lequel on tombe en art technologique quand on croit que le média est le message — surtout quand le média est défectueux (ici je reste très poli). Au moins, on prouve par l’absurde que MacLuhan avait tort. On oublie aussi le vidéoclip de Bradley Grosh: amusant, sans plus, mais Walt Disney fait mieux, sauf peut-être dans le propos «critique sociale» à la mode de l’obésité Made in USA.

    Il y a aussi mOrpheus du tandem Bouhalassa et Vu Dang. Quelques belles images, bien traitées, mais cette tentative de reconstruction du mythe d’Orphée dans le Berlin contemporain, où les Enfers sont le zoo de cette vielle et la lyre du demi-dieu une guitare fait bien facile… L’histoire d’Orphée est longue, les œuvres qu’elle a suscitées sont nombreuses, et ce pavé n’apporte rien à l’édifice.

    Voilà qu’arrivent les Brothers Quay qui se sont trouvé l’heureux courage de travailler avec le redoutable Stockhausen pour in Abstentia. La musique est ici formidable. Du grand Stockhausen qui renoue avec la verve du Gesang der Jünglinge et d’Oktophonie, incluant des traitement vocaux en parfait développement avec Stimmung et certains passages des Unsichtbare Chöre.

    Dans ces conditions, on aurait vraiment aimé une diffusion sur haut-parleurs plus élaborée, vivante et enveloppante. Ce qu’on a entendu reste malheureusement trop plat et démonstratif et montre un contentement certain sinon un petit vide d’imagination interprétative. Quant à la vidéo, le film des frères Quay a assurément tiré bien des démons de l’enfance du maître allemand.

    Dans une esthétique qui se réclame du meilleur film noir américain comme de l’expressionnisme de Murnau, voire du surréalisme du Un chien andalou d’un autre tandem célèbre, Buñuel / Dali, on tire des images saisissantes de la folie de cette pauvresse, de la déconstruction psychologique. Vraiment tres bon, oul, et passionnant, mais on se présentait à l’Usine C surtout pour autre chose.

    Qui était la nouvelle création vidéo de la chorégraphe Marie Chouinard et du compositeur Louis Dufort. Cantique II est la poursuite du travail entrepris avec Cantique I. L’œuvre se révèle à nous avec une remarquable force de conviction. Enfin, dans cette soirée, nous voici devant une création totalement quoiqu’il fasse émettre quelques réserves sur la sonorisation qui s’avère un peu tiède encore — n’est pas Granular Synthesis ou Jonty Harrison qui veut.

    Des photos ou petits bouts de films s’enchaînent de manière absolument fluide, comme si la photo qui fixe et se répète devenait mouvement expressif. Haute qualité de la définition picturale oblige, la conception visuelle de Chouinard use des nouvelles technologies pour tout démultiplier sur huit écrans, quatre pour l’homme, quatre pour la femme. Ils tentent de se rejoindre, de s’aimer, et la querelle éclate comme pour montrer l’impossibilité de la fusion. Les bouches font des sons que Dufort utilise de manière idoine, fusionnelle ou heurtante, en un contrepoint foudroyant. On réinvente ici la fugue à huit voix dans une perfection qui rendrait un Jean-Sébastien Bach jaloux. Se lon le nombre d’images, l’épaisseur sonore s’enrichit ou s’amenuise et quand huit écrans font huit sons, on suit cette polyphonie visuelle acoustique avec une fascination toujours renouvelée.

    Une construction dans le plus pur des granits, une forme toujours nette, un discours hautement original où l’émerveillement devant la perfection de la chose l’emporte sur les émotions qu’elle peut susciter, une véritable œuvre abstraite, aboutie, voilà ce qui ressort de cette présentation. Voilà aussi ce qui fait que l’Élektra festival mérite toutes ses lettres de noblesse en permettant à une salle archicomble de découvrir et partager tout cela. Surtout, à une époque où un certain conservatisme tente de s’insinuer davantage, pouvoir voir les avancées vivantes mérite bien des bravos.

    … mérite bien des bravos.
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