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electrocd

Paul Dolden

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  • Paul Dolden dans AllMusic

    «Portrait: Paul Dolden», François Couture, AllMusic, 1 août 2001
    mercredi 1 août 2001 Presse

    Canadian electroacoustic composer Paul Dolden managed to work from within the musique concrète institutions even though his art should have placed him at its very margin. Known mostly for what has been coined his “esthetics of excess,” he stirred the otherwise very calm waters of the genre with his works for tape in which he piles up hundreds of layers of acoustic instruments. His 2-CD set L’ivresse de la vitesse remains a classic of fin de siècle electroacoustics.

    Born in 1956 in Ottawa (Canada), Dolden studied in Vancouver, where he still resides. At first an electric guitarist, cellist and violinist, he toured across Canada and Europe. This hands-on experience with “real” instruments explains his decision to approach tape music without the use of acousmatics. The composer does not use the standard techniques to mold the sounds. He works instead by accumulation, mixing together up to 500 tracks of individually-recorded instruments, in order to obtain the textures he wants. The 1990 Tronia CD The Threshold of Deafening Silence presented his first results and sent an initial shockwave into the academic musique concrète community. L’ivresse de la vitesse (empreintes DIGITALes, 1994), a longer and more conceptualized album, consecrated him as a leading figure in sound art. He was invited to numerous festivals, had residencies at the Groupe de Musique Expérimentale de Bourges in France and the Electronic Music Studio in Sweden, and won an impressive number of awards since his first steps in 1981, including three first prizes at the Bourges International Electroacoustic Music Competition (in 1986, 1988 and 1990).

    Dolden collaborates regularly with artists of the Vancouver new music scene. He wrote for John Korsrud’s Hard Rubber Orchestra and helped François Houle for the tape part of his conceptual album Au cœur du litige.

    L’ivresse de la vitesse […] consecrated him as a leading figure in sound art.

    Francis Dhomont, Paul Dolden dans Le Devoir

    «Densité et classicisme», François Tousignant, Le Devoir, 22 février 1999
    lundi 22 février 1999 Presse

    Encore une fois vendredi soir, Rien à voir nous en a mis plein les oreilles. L’invité, Paul Dolden, a eu la chance de diffuser trois de ses «classiques», le genre de pièces iconoclastes qui ont fait sa réputation d’enfant terrible de l’électroacoustique. C’était un genre de rétrospective qui force quelques constats. L’extrait du cycle Veils détonne dans le reste de la production. Non pas qu’il s’agisse d’une mauvaise pièce, loin de là, mais parce que le vocabulaire n’y est pas encore abouti — le geste resté mal assuré —, mais parce qu’on y entend trop de gaucheries de réalisation technique. Des coupures trop sèches, des maladresses de montage des petits riens qui, en diffusion en salle, sont magnifiés par la loupe de l’acousmonium.

    Beyond the Walls of Jericho a été l’occasion de prendre véritablement conscience de l’originalité de Paul Dolden. Sans redondance académique, on suit bien le travail sur la transformation du son qui ouvre la porte à la composition puis on embarque dans le fabuleux programme de la pièce.

    Strate de son sur strate de son, l’espace sonore se remplit avec une telle densité qu’on en est vertigineusement étourdi. Le volume atteint des niveaux assez élevés, tant dans l’épaisseur des couches sonores qu’en termes de décibels sans qu’on soit agressé; on en redemande même, comme d’une sensation physique — caresse à la frontière indéfinissable et si intense entre la jouissance et la douleur — qui drogue.

    Ce qui est merveilleux chez Dolden réside dans le fait que, malgré la saturation acoustique, tout reste clair et perceptible, comme dans un grand tutti wagnérien bien dirigé. La gratuité de l’effet s’évacue alors d’elle-même pour ne laisser que l’expression de la sensation. Une belle réussite que va confirmer L’ivresse de la vitesse.

    Ici, Dolden ajoute le rythme, cet obsédant martèlement tiré du rock, pour aller plus loin dans l’exploration. Magicien hypnotique, il joue sur des attentes pour mieux détourner l’attention du concret au profit de l’idée. En sortant, on se dit qu’on a entendu là un créateur qui réussit le pari de visser sans appel son auditeur à son siège et lui faire parcourir un trajet aussi senti que vrai.

    Dhomont

    La soirée consacrée à Francis Dhomont, samedi, fut d’une autre nature. Si on peut reprocher à Dolden une diffusion un peu statique reposant toute sur le poids, celle de Dhomont est d’une lumineuse transparence; le mot perspective prend tout son sens.

    La musique de Dhomont joue sur les niveaux psychologiques de perception, l’encodage et le désencodage du «message». Sa sonorisation fait de même, ramenant à l’avant-plan tel objet égaré au lointain ou laissant glisser dans l’évanescence ce qui, à première vue était riche de sens, mais qui ne révèle que le trivial par lequel on entre dans une dimension autre. (Là-dessus la fascination du compositeur à utiliser le mot «chambre» dans ses titres est à la fois guide et symptôme).

    On peut regretter deux choses, la première, que le compositeur ait présenté des extraits, ce qui dilue le potentiel expressif des pièces ainsi sorties de leur contexte. La seconde, qu’il ait choisi de diffuser une pièce d’art radiophonique, Simulacres: un autoportrait, qui, si on entend bien qu’il a sa place à la radio, tombe royalement à plat en salle et ennuie sans espoir possible. Il le sentait bien, lui qui s’est presque excusé de l’allure pédagogique que son travail prenait en ce contexte. Cela a malencontreusement entaché toute la joie du concert.

    Ceci dit, Dhomont fait ravaler les propos que j’ai tenus précédemment. Oui la forme temporelle médiane peut apporter quelque chose de valable. Sa dernière œuvre, Cosa mentale [titre provisoire de Les moirures du temps], est une magistrale démonstration de maturité. Le cliché n’a pas de sens ici, l’aboutissement des idées, leur mise en forme, prouvent que Dhomont atteint à un classicisme serein où la poésie n’a plus peur de se faire abstraite. Le plaisir du compositeur devant les sons (donc les idées) qu’il manipule laisse entrevoir un bien bel horizon.

    Encore une fois vendredi soir, Rien à voir nous en a mis plein les oreilles.

    L’ivresse de la vitesse, L’ivresse de la vitesse 1, L’ivresse de la vitesse 2, Paul Dolden dans The Wire

    «100 Records That Set the World On Fire, While No One Was Listening», Betty Davis, The Wire, no 175, 1 septembre 1998
    mardi 1 septembre 1998 Presse

    Canadian electroacoustic composer Dolden champions a ‘theory of excess,’ a belief that the intoxication and seduction of information overload is a desirable condition, one that frees us to perceive the world afresh. L’ivresse de la vitesse compiles nine devastating sonic manifestos to make his point. Several hundred painstakingly scored and multitracked solo acoustic instruments collide to produce a super-dense musical black hole that even Iannis Xenakis would have shied away from. Trying to actually follow the impossible complexity drags you across the event horizon into a world where consciousness survives but meaning has been obliterated. Futile relief comes on a few tracks where virtuoso soloists battle in vain against the taped chaos Nirvana or nihilism? No matter, you can listen to it a thousand times without wanting it to make sense.

    [One of the] 100 Records that set the world on fire

    Paul Dolden dans Village Voice

    «Bang Out an Old Soft-Shoe», Kyle Gann, Village Voice, 3 juin 1997
    mardi 3 juin 1997 Presse

    […] Dolden’s shtick is fantastically complex computer music using samples or orchestral instruments with textures of more than 200 lines at once, so dense that the ear can’t possibly make out individual lines. Admittedly, his The Frenzy of Banging on a Can was a makeshift attempt to work live instruments into his mix, and the Bang on a Can All-Stars, for all their hectic virtuosity, pretty muchdisappeared into the taped cacophony, presumably as planned. It was a chaotic mess, but a really interestingly articulated mess, and as with all of Dolden’s music, you had to admit that his mind-boggling computerized detail creates timbres possible in no simple way. The resulting noisefest left some listeners ready to wring his neck, others (like myself) stunned by the pandemonium.

    … and as with all of Dolden’s music, you had to admit that his mind-boggling computerized detail creates timbres possible in no simple way.
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