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Louis Dufort

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  • Louis Dufort dans Voir

    «Louis Dufort: Les particules élémentaires», Réjean Beaucage, Voir, 2 octobre 2003
    jeudi 2 octobre 2003 Presse

    Grosse saison pour le compositeur Louis Dufort, qui participe à cinq événements dans les deux mois qui viennent. Tour d’horizon.

    «Je voudrais contribuer à atténuer, voire abolir, la dichotomie qui existe entre les compositeurs qui étudient la musique dans des institutions et les autodidactes.»Louis Dufort

    Il y a d’abord la musique qu’il a composée pour le spectacle Les cerisiers ont envahi les espaces comme incendie, de Jocelyne Montpetit (les 7 et 8 octobre au Théâtre Outremont), que l’on pourra entendre durant le FIND, puis celles qu’il a composées pour la Compagnie Marie Chouinard, alors que seront présentées en première montréalaise, les 8 et 9 octobre au Théâtre Maisonneuve, les chorégraphies Études #1 et Chorale. Louis Dufort est un spécialiste du traitement électronique des sons en direct, une technique qu’il a appliquée ces dernières années dans des œuvres pour voix (Émilie Laforest), saxophones (Quatuor Quasar) ou flûte (Claire Marchand). Cette fois-ci, dans Études #1, c’est le son des claquettes de la danseuse Lucie Mongrain qui est à la base de l’œuvre.

    Dufort collabore avec Marie Chouinard depuis sa rétrospective Les solos, en 1998. «Dans ce cas-ci, il ne s’agit pas de transformation du son des claquettes, explique Louis Dufort, parce qu’elles ont un son très court et assez mince, mais ce son est détecté par l’ordinateur qui déclenche alors des échantillonnages. Tous les sons utilisés ont en commun d’être produits par du métal et composent des trames électroacoustiques, mais c’est finalement la danseuse qui les contrôle.» Pour Chorale, c’est encore autre chose: «on pourrait dire que c’est plus léger, dit le compositeur. J’y utilise des musiques moins expérimentales, comme le drum’n’bass. Évidemment, comme l’indique le titre, j’ai travaillé à partir d’enregistrements de voix, solo ou en chœur».

    On verra une autre collaboration Chouinard-Dufort le 13 novembre prochain dans le cadre de la série Elektra, durant laquelle ils présenteront une œuvre vidéo/musique pour quatre écrans, faite à partir d’un logiciel de synthèse granulaire audio que le compositeur a adapté au traitement vidéo.

    Le 9 octobre à La Sala Rossa (4848, boulevard Saint-Laurent), dès 20h37 (!), Louis Dufort présentera une autre soirée Tentacules de la société de concerts Codes d’accès. «L’idée est d’offrir un lieu ouvert afin que les jeunes compositeurs de tous styles puissent faire entendre leurs œuvres. Je voudrais contribuer avec ces soirées à atténuer, voire abolir, la dichotomie qui existe entre les compositeurs qui étudient la musique dans des institutions et les autodidactes. Le produit reste de la musique et chacun peut trouver chez l’autre des sources d’inspiration. Alors les soirées présentent de la musique contemporaine instrumentale, parce que bien que ça bouge beaucoup de ce côté-là à Montréal, je trouve que l’on n’en entend pas assez. Il y a aussi de la musique acousmatique, projetée dans le noir, de l’art audio et de la musique électro.» On y entendra le violoncelliste électrique allemand Ulrich Maiss, qui donnera sa version de Metal Machine Music de Lou Reed, un quatuor de trombones composé par Félix-Antoine Fréchette, une improvisation d’Isabelle Fortier (harpe), Nicolas Caloia (contrebasse) et Philip Hornsey (percussions), une œuvre acousmatique de Martin Bédard, et Cal Crawford représentera le courant «post-digital». La soirée sera aussi l’occasion pour Codes d’accès de présenter sa programmation pour la saison à venir. Lancement à 19h37!

    Louis Dufort participera aussi, le 15 octobre, à la série de concerts Rien à voir, avec l’Orchestre de granulation (on y revient la semaine prochaine).

    «Je voudrais contribuer à atténuer, voire abolir, la dichotomie qui existe entre les compositeurs qui étudient la musique dans des institutions et les autodidactes.»

    14 février 2003: Machines 08 à Méduse, Québec

    lundi 10 février 2003 En concert

    Bien plus qu’un défi technique, Machines 08: «Le chemin des machines» est un fantastique travail d’improvisation en réseau. 4 musiciens en direct via le web, 8 répartis aux endroits les plus inusités du complexe Méduse et 4 compositeurs électroacoustiques pour projeter cette improvisation collective en salle. Une prouesse à ne pas manquer! Avec la participation de Diane Labrosse, Alexandre St-Onge, Steeve Lebrasseur, A_dontigny, James Schidlowsky, Julie Rousse, Raphaël Simard, Mathieu Lévesque, Jocelyn Robert (Californie), Kevin M Krebs (Colombie-Britannique), le duo Frequenza_Minima (Italie) et en salle les compositeurs Jean-François Denis, Gilles Gobeil, Marc Tremblay et Louis Dufort. Vendredi le 14 février 2003, dès 20h30.

    3 mars 2002: Dufort présente sa symphonie portuaire

    vendredi 1 mars 2002 En concert

    Louis Dufort est le compositeur invité cette année pour diriger la Symphonie portuaire aux abords de Pointe-à-Callière (Montréal), le dimanche 3 mars 2002 à 14h. Intonarumori, pièce pour bande, cloches et sirènes manipulées en direct par un logiciel de sa conception et concue spécialement pour l’événement, sera aussi retransmise en direct sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada.

    Yves Daoust, Louis Dufort dans La Presse

    «Après Mutek, le Média Lounge et le Montréal électronique groove [MEG], revoici Elektra… 2001», Alain Brunet, La Presse, 8 novembre 2001
    jeudi 8 novembre 2001 Presse

    À compter d’aujourd’hui et ce jusqu’au 17 novembre 2001, deux week-ends consécutifs de musiques électroniques, présentations multimédia et performances robotiques sont prévus à l’Usine C. Les œuvres de Markus Popp (Oval), Monty Cantsin, Yves Daoust, Jean Piché, Louis-Philippe Demers, Louis Dufort et Nerve Theory y sont attendues.

    «Nous avons loué la Cadillac des systèmes multimédia», annonce fièrement Alain Thibault, compositeur réputé et directeur artistique de l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ).

    Pour la troisième année consécutive, donc, Elektra se propose «d’établir le lien entre les différentes cultures contemporaines issues de l’utilisation créatrice des nouvelles technologies.» Rappelons que, dans le cadre d’Elektra, l’ACREQ a déjà produit des œuvres importantes du répertoire international multimédia et électroacoustique; y ont été présentés des créateurs tels que Granular Synthesis, Ryoji Ikeda, Pierre Henry et Karlheinz Stockhausen.

    Alain Thibault n’a, d’ailleurs, aucun mal à situer Elektra 2001 parmi les autres manifestations électroniques du genre qui se tiennent à Montréal.

    «Ce que nous présentons dans bien des cas, soulève-t-il, ce sont des œuvres à grand déploiement comme les performances robotiques. Parce que nous disposons d’un lieu pour le faire, parce que nous savons quoi louer, parce que nous avons plus de connaissances au plan de l’équipement multimédia. Le système européen que nous comptons utiliser pour Elektra 2001 n’a rien à voir avec ce qu’on peut entendre dans d’autres festivals de même nature. Au dernier Media Lounge, par exemple, on n’a pu compter sur des installations aussi sophistiquées. Au niveau technique, personne ne nous bat, j’en suis certain.»

    La première série de concerts, donc, s’ouvre ce soir avec: SPIN de Jean Piché et FausTechnology de Purform. Ces pièces multimédias (musique électronique, animations et traitements d’images numériques) ont été conçues spécifiquement pour une projection sur trois écrans. On assistera, soutient-on du côté de l’ACREQ, à un tour de force technique qui consiste à créer une seule image panoramique avec les trois surfaces de projection (10,5’ x 42’).

    Demain, c’est le retour d’un animal de la performance, connu au cours des années 80 sous la bannière néoïste, animal réputé pour ses prises de sang en direct… On rappellera que Istvan Kantor, alias Monty Cantsin, avait repris contact avec le public montréalais en 1999 avec la performance Executive Machinery. Toujours obsédé par les objets de la bureautique, il revient cette année avec une nouvelle installation robotique, un groupe de performers torontois et son plus récent corpus vidéographique. Repossessing the Body-Machine, la nouvelle performance de l’artiste multidisciplinaire Istvan Kantor, sera ainsi présentée en première montréalaise.

    Samedi, le musicien allemand Markus Popp alias Oval présentera une performance «Powerbook live». Au sujet de Markus Popp, les producteurs d’Elektra affirment qu’il est probablement l’artiste européen le plus en vue de la scène electronica. La veille (demain, 18 h), Popp expliquera sa démarche artistique et son projet OvalProcess lors d’une présentation multimédia au Café de l’Usine C.

    Également au programme de samedi, Nerve Theory nous proposera une performance vidéo/sonore intégrant les images et la voix du new-yorkais Tom Sherman ainsi que la musique du viennois Bernhard Loibner. Toujours au même menu, les trois tableaux de Bruits du compositeur électroacoustique montréalais Yves Daoust. Cette musique, conçue spécifiquement pour huit canaux, sera diffusée pour la première fois avec un support vidéographique réalisé par Jean-Sébastien Durocher. Enfin, on aura droit à la première diffusion en salle de Décap de Louis Dufort, une pièce pour bande de 25 minutes qui a valu à son auteur l’obtention d’une mention, catégorie «Digital Musics», lors du dernier Prix Ars Electronica qui se tient à chaque année en Autriche.

    Présentée trois soirs consécutifs les 15, 16 et 17 novembre, la pièce de résistance de Elektra 2001 est la performance robotique de Louis-Philippe Demers. Grand déploiement, vous dites? Pas moins de 48 membres robotiques identiques seront accrochés à une impressionnante charpente métallique évoquant la forme d’une arène. Robots, musique électronique et projections vidéo, expérience visuelle et auditive en perspective.

    On notera en outre que la politique de prix peu élevés d’Elektra 2001 (15$ pour tous, 10$ pour les étudiants) favorise l’accessibilité du public aux arts électroniques. Notez que l’entrée est libre (gratis!) pour la soirée d’ouverture (aujourd’hui) et pour la conférence de Markus Popp-OVAL (demain).

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