Sauter au contenu principal
electrocd

Martin Tétreault

35 résultats
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • Art sonore à lire, à écouter

    vendredi 9 janvier 2004 Général

    À Montréal le 20 janvier 2004, Éditions Artextes a lancé S:on, Le son dans l’art contemporain canadien, une anthologie de Nicole Gingras. Parmi les artistes représentés sur cette parution on retrouve Pierre-André Arcand, Georges Azzaria, Steve Heimbecker, Hugh Le Caine, Christof Migone, Hélène Prévost, Jocelyn Robert, R Murray Schafer, Michael Snow, Alexandre St-Onge, Martin Tétreault et Hildegard Westerkamp.

    Ohmix, Fanfare Pourpour, Fred Frith, Klaxon Gueule, Frank Martel, Martin Tétreault dans actuellecd.com

    «En cadeau, élargir des horizons», François Couture, actuellecd.com, 25 novembre 2003
    mardi 25 novembre 2003 Presse

    Les Fêtes approchent. Vous vous demandez quoi offrir en cadeau cette année? Vous cherchez le truc original, ce qui étonnera et fera plaisir? Pourquoi ne pas élargir les horizons musicaux d’un être cher, d’une collègue de travail ou d’un cousin que vous n’avez pas vu depuis le dernier Noël. Voici une sélection toute personnelle d’idées cadeaux pour initier quelqu’un (ou vous-même, on peut bien se faire plaisir!) à la musique actuelle.

    La chanson

    Cela peut paraître un peu simpliste, mais tout le monde apprécie une bonne chanson. Cela dit, nous n’avons pas tous la même définition de ce qu’est une bonne chanson. Et les artistes du catalogue de DAME prennent beaucoup de liberté avec cette forme musicale, c’est d’ailleurs ce qui rend la chose si excitante. Frank Martel et Tomás Jensen sont des chansonniers au verbe ludique et à la musique intemporelle, chacun à sa façon (les amateurs de Richard Desjardins ou d’Urbain Desbois y trouveront leur compte). Et les Chansons d’un jour de Geneviève Letarte plairont à quiconque recherche une chanson au texte poétique et à la mélodie intelligente et accessible. Pour les rockeurs dans l’âme, Locomotive d’André Duchesne (des riffs à fond de train) demeure un classique.

    Castor et compagnie de Joane Hétu a déjà un côté plus pernicieux avec ses textes sensuels (voire érotiques) et ses moments de douce folie, une folie qui s’accentue dans le rock déconstruit du groupe féminin Justine: leur premier album, (Suite), tient du rock progressiste, alors que le second, Langages fantastiques, fait plutôt dans la chanson à haute teneur en improvisation. Comme va-tout, la compilation Chante! 1985-2000 offre une vaste sélection de chansons tordues et touchantes.

    La fête

    Moment de célébration, de carnavalesque, de transgression des interdits, la fête est aussi musicale et donne lieu dès lors à une distorsion des règles couramment admises. L’Orkestre des pas perdus insuffle à la musique de fanfare un air de cirque actuel, un R ‘n’ B (rhythm ‘n’ brass, bien sûr) qui rafraîchirait n’importe quelle parade. Son cousin Les Projectionnistes (les deux projets sont pilotés par Claude St-Jean) remplace le cirque par le rock et de fanfare fanfaronne la section de cuivres se transforme en funk frénétique. Pour sa part, la Fanfare Pourpour troque le caractère officiel des costumes de parade pour la spontanéité d’une fanfare de rue, une musique pour Tout le monde qui ne s’abaisse pas au plus petit dénominateur commun.

    Dans le même esprit, mais en ajoutant un côté est-européen et une imagination débridée, le groupe Interférence Sardines (qui compte en ses rangs deux membres du groupe néo-trad Les Batinses) brasse fort. Jean Derome et les Dangereux Zhoms adoptent un angle plus jazz avec un côté frivole qui pousse parfois jusqu’à l’exubérance. Les trois albums du groupe sont hautement recommandables, mais Carnets de voyage demeure un excellent point de départ. On trouve le même esprit de démesure et d’émotion pure dans La boulezaille (Pierre Langevin et Pierre Tanguay) et Plinc! Plonc! (Jean Derome et Pierre Tanguay), des disques où s’entremêlent improvisation, musiques du monde, jazz et fantaisie libératrice.

    Et pour aller plus loin

    Mais peut-être voulez-vous allez plus loin et donner le goût d’une musique actuelle plus audacieuse et abstraite? Voici quelques suggestions de musiques improvisées et électroniques.

    Martin Tétreault est l’un des artistes expérimentaux les plus fascinants en ce moment. Son utilisation du tourne-disque projette 45 questions par minute. Son récent disque Parasites avec Diane Labrosse pose la loupe sur de petits bruits inquiétants. Et sa nouvelle collaboration avec le Japonais Yoshihide Otomo, Studio — Analogique — Numérique, offre une musique de recherche étonnante dans une présentation originale: un coffret de trois mini-disques compacts.

    Actif sur la scène des musiques d’avant-garde depuis le début des années 70, Fred Frith demeure le favori de plusieurs amateurs du genre. Les deux albums de son Fred Frith Guitar Quartet (avec René Lussier, Nick Didkovsky et Mark Stewart) sont essentiels. DAME offre aussi les titres de son étiquette Fred Records.

    L’un des premiers groupes de l’écurie DAME à s’être tourné vers l’improvisation électroacoustique, Klaxon Gueule donne dans les textures bruitistes et le plaisir exigeant. Les albums Muets et Grain ont été acclamés par la critique internationale. Mentionnons aussi la compilation Ohmix, un projet électronique audacieux où une brochette d’artistes (dont Martin Tétreault, David Kristian, John Oswald, Terre Thaemlitz et Ralf Wehowsky) remixent les disques de l’étiquette Avatar.

    Enfin, au lieu d’envoyer les habituelles cartes de souhaits, je vous suggère les cartes postales sonores de l’étiquette Ouïe-Dire, des cartes accompagnées de mini-disques compacts. Et bon temps des Fêtes!

    A_dontigny, Coin Gutter, Diane Labrosse, Christof Migone, Martin Tétreault, No Type dans Grooves

    «Mutek 2003 review», Schepper, Grooves, no 11, 1 août 2003
    vendredi 1 août 2003 Presse

    As in previous years, the range of artists and genres represented at Mutek 2003 was considerable. With over 70 artists from around the world appearing, one had the opportunity to see ‘marquee’ acts like Pole, Coil, and Richie Hawtin, as well as uncompromising artists like Pita, Kevin Drumm, and T. Raumschmiere. Unlike past Muteks, DJ sets were almost entirely absent at this year’s festival (although, for the record, past DJ sets had often been used to bridge the gaps between non-DJ performances). And, in comparison to last year’s ambitious potpourri of concerts, panel discussions, films, and design displays, the 2003 incarnation limited itself to concerts and panel discussions, with seven of the latter. In short, this year felt like a satisfying consolidation of past festivals’ strengths instead of grandiose risk-taking.

    There were label showcases by Mego, No Type, and Minus/Plus 8, and sets of dubby microhouse from EGG (Julien Roy and Guillaume Coutu-Dumont), smooth minimal techhouse from Robin Judge and Jeff Milligan (aka Algorithm and Revolver label head), hard-hitting minimal techno by Ototo (Dimitri and Filip), Jeremy Caulfield, and Matthew Dear (aka False), the latter’s music evoking classic Chain Reaction stylings in its treble and bass detailing. Drone and ambient musics were presented, the most notable instance being the appearance by Thomas Köner and Asmus Tietchens (performing as Kontakt Der Jünglinge) who sculpted a slowly unfurling glacial soundscape. Other artists in this genre included Gary Joynes (aka Clinker), who built a singular drone-like piece of slowly metamorphosing waves, and [sic] (Jen Morris), who created ghostly dronescapes against a diptych backdrop of enigmatic photographs. Electroacoustic sets were offered by the nuanced Coin Gutter (Graeme Scott and Michael Hendrix) and sampling artist Diane Labrosse and Aimé Dontigny, whose collaboration resulted in a tactile, improvisatory dialogue. Set Fire to Flames’ member Christof Migone generated a 45-minute stream of body-generated scraping and whirring sounds accompanied by a video triptych that showed a gaping mouth at left, what appeared in the middle to be a tomato encased within a block of ice lodged within a salivating mouth, and, at right, the nighttime silhouette of a cityscape and bridge. There were infectious jazz-inflected funkhouse from Cobblestone Jazz and celebratory Latin techhouse by Mambotur. Chicago-based Telefon Tel Aviv (Joshua Eustis and Charles Cooper) presented a heavy microdub funk of chiming synths and massive bass drum and snare patterns. But, overall, the most memorable performances were turned in by veterans like Pole, Coil, Richie Hawtin, Monolake, and Señor Coconut.

    In a Saturday afternoon performance that paid tribute to turntable pioneer Raymond Gervais, four turntable titans — Philip Jeck, Marina Rosenfeld, Martin Tétreault, and Martin Ng — provided an hypnotic set that included extended group collaboration as well as individual spotlights. Ostensibly, the proceedings were directed by Tétreault but his was certainly a benign dictatorship; if anything, the pieces often evolved with the others responding to Jeck’s looping grounds. They began by constructing a beautifully measured collage of scraping and scratching sounds amidst ghostly strains of melody. Immediately following this auspicious beginning, they created an equally effective second piece of whistling tones and bell-like percussion effects. While the concert predominantly featured the four playing together, there were brief duos, trios, and solos. Naturally, as is to be expected in an improvisatory setting, some tentative moments emerged when it seemed as if each of the four was waiting for someone to take the lead, but these registered as not unwelcome moments of brief stillness. Each took solo turns: Jeck, using two turntables, one for 12 inch lps and the other for 45s, drowned the sitar from Stoked in showers of surface noise; Rosenfeld’s solo offered a turntable adagio of sorts filled with treble glissandoes, looped crackling patterns, and phantom melodies; Tétreault’s initial musical quotation was gradually buried under huge slabs of static and hiss, his turn ending with furious scratching and a physical attack on his lps; finally, Ng’s solo impressed less as an exercise in musicality and more as one of physical athleticism. To close, the four collaborated upon a carefully sculpted elegiac piece. In sum, this session was engrossing and nuanced—a demonstration of sensitive listening and collaboration by its participants.

    Electroacoustic sets were offered by the nuanced Coin Gutter and sampling artist Diane Labrosse and Aimé Dontigny, whose collaboration resulted in a tactile, improvisatory dialogue.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6