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Annette Vande Gorne

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  • 25 octobre 2014: Concerts de Vande Gorne à São Paulo

    mercredi 1 octobre 2014 En concert

    Annette Vande Gorne présentera deux concerts le 25 octobre 2014 dans la cadre du 10e BIMESP à São Paulo (Brésil): un concert portrait (dont la création de Hommage à Bernard Parmegiani, le 2e mouvement de la pièce 16 pistes Au-delà du réel) et une carte blanche (avec des œuvres récentes de Elizabeth Anderson, Ingrid Drese, Bernard Parmegiani, Loup Mormont, Daniel Perez Hajdu et Theodore Lotis).

    11 – 12 janvier 2013: Une Nuit blanche féminine au Chili

    vendredi 4 janvier 2013 En concert

    Le concert Nuit blanche du 12e Festival Internacional de Música Electroacústica de Chile, Ai-maako (Santiago, Chili) commencera le 11 janvier 2013 à 23h pour se terminer neuf heures plus tard le lendemain matin. Le programme mets l’accent sur plusieurs compositrices avec quatre segments-portraits de Manuella Blackburn, Beatriz Ferreyra, Cecilia García-Gracia et Christine Groult, plusieurs œuvres de Renätä Anäyä, Natasha Barrett, Ingrid Drese, Monique Jean, Elainie Lillios et Hildegard Westerkamp, ainsi que des pièces de Elizabeth Anderson, Françoise Barrière, Denise García, Elsa Justel, Line Katcho, Abril Padilla, Agnès Poisson, Andrea Szigetvári et Annette Vande Gorne.

    Annette Vande Gorne dans La Libre Belgique

    «“Yawar Fiesta” projeté dans l’espace», Martine D Mergeay, La Libre Belgique, 31 octobre 2012
    mercredi 31 octobre 2012 Presse

    Dimanche soir, au Marni, la création de l’opéra d’Annette Vande Gorne Yawar Fiesta avait attiré le gratin international de la musique acousmatique: l’événement — qui fêtait les trente ans de Musiques et Recherches — clôturait le festival L’Espace du Son. Dans la foulée, on y proclamait les lauréats du concours d’interprétation des musiques acousmatiques, de quoi séduire autant les amateurs pointus de musique expérimentale que les simples “auditeurs sans qualité”. Parce qu’un “opéra acousmatique”, jusqu’ici, nul n’en avait vu ni entendu. Au final, on l’aura surtout entendu, le visuel se limitant au spectacle — impressionnant en soi — de la compositrice aux prises avec son tableau de commandes, et aux lumières de Pierre Gallais.

    Comme nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, Annette Vande Gorne s’est inspirée pour son opéra d’un texte, devenu livret pour la circonstance, du charismatique poète belge Werner Lambersy (présent ce soir-là). Ce livret, suscité par un article publié dans Le Monde, décrit une corrida traditionnelle péruvienne où le dernier combat voit s’affronter un taureau et un condor, d’où le titre Yawar Fiesta, la Fête du sang. Scène forte et suggestive, chargée de puissants symboles, dont on comprend qu’elle fascina les auteurs. Ceux-ci parlent de trois actes. N’était la structure annoncée — pour chaque acte, un chœur d’hommes alternant avec le coryphée et, à la fin, un chœur de femmes — rien ne permet de suivre une narration, ni même une évolution dramatique dans le déroulé qui est proposé. Au premier acte, les textes sont engloutis dans une matière sonore riche et mouvante, tournoyant autour de l’auditeur selon sa propre logique et son propre dramatisme; parfois surgit un mot ou une bribe de mot, mais rarement assez pour entraîner la perception d’une image ou d’une action; au second acte, le linguistique prend un peu de couleurs mais accuse, du même coup, les faiblesses d’interprétation des chanteurs ou diseurs, laissés libres d’improviser (ces improvisations ont été enregistrées et retravaillées par la compositrice) et y réussissant de façon inégale; le troisième acte est le moins opératique mais le plus équilibré: texte et musique y trouvent à se déployer et à entrer en écho, certaines phrases chocs se distinguent et font mouche, et l’émotion affleure…

    Le langage acousmatique — branche radicale de la musique électroacoustique — reste à apprivoiser et l’oreille entraînée y entend infiniment plus que n’en perçoit le néophyte, mais il est sûr que, tel que nous l’avons entendu, Yawar Fiesta n’est pas encore abouti, du moins en tant qu’“opéra”. L’étourdissante virtuosité d’Annette Vande Gorne ne compense pas l’absence d’histoire (du moins à un stade intelligible) et le manque global de tension. L’artiste convenait, dans sa récente interview, qu’elle ne rejetait pas l’idée d’un contrepoint visuel, y compris sous la forme d’un film. C’est une piste à suivre. Encore faudra-t-il trouver un partenaire à la hauteur!

    … une matière sonore riche et mouvante, tournoyant autour de l’auditeur selon sa propre logique et son propre dramatisme…
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