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  • Sings the Blues dans Jade

    «Critique», Julien Jaffré, Jade, 10 novembre 2003
    lundi 10 novembre 2003 Presse

    On se figurait avec une bonne grosse dose de dépit et de raccourcis intellectuels que l’horizontalité d’une ville telle que Los Angeles finissait par marquer sévérement les esprits de ses habitants, leurs interdisant toutes ambitions d’ascension ou d’investissement culturel.

    Un relief que n’a pas manqué de souligner puis d’épouser le public Canadien à l’écoute des premiers jets de Books on Tape (autrement connu sous Click Tracy, Sluts on Tape, Tape Science Version ou Box Social); engouement constant depuis Throw Down Your Laptops (Deathbomb Arc) sans évoquer les maxis sur Piehead et Winning Rec. No Type qui après un 10” diffuse ici son long métrage expose avec toute sa franchise la dynamique rythmique que le label souhaitait offrir à son identité.

    Du beatpunk, selon les termes de leurs amateurs, dissimulé au long de ce disque sous des mélopées électroniques, couloirs dub, voire des révérences à l’électronique Body Musique et aux résurgences néo-industriel (7) dans ce cas précis sans intêret.

    En résumé, les plis crasseux de la jeunesse sonique et les contre ourlets complexes des écuries Tigerbeat/ Warp/ Planet Mu. Une union heureuse au delà du papier qui scelle nous l’avons dit, après Headphone Science et Œuf Korreckt l’appétit du label pour une musique rythmique en marge.

    Books on Tape (Todd Drootin) avec ce Sings the Blues en dépit d’une abscence quasi totale de références au style (si ce n’est le clin d’œil de l’intitulé) donne à entendre une vision passionnée des genres qui transcende les étiquettes et les clivages. Si d’aucun hurleront à l’hérésie, au mariage contre-nature, il est pourtant ici davantage question de transcendance.

    Une union heureuse au delà du papier qui scelle […] l’appétit du label pour une musique rythmique en marge.

    We Remain Faded dans Music Club

    «Recensione», Roberto Michieletto, Music Club, 1 novembre 2003
    samedi 1 novembre 2003 Presse

    Headphone Science (aka Dustin Craig, da Oakland) appartiene a quella schiera di musicisti che sbucano fuori dal nulla e piazzano subito il colpo vincente. Sei pezzi distribuiti su 38’ che compongono un lavoro breve o un EP esteso (a seconda dei punti di vista), in cui ci si ritrova catapultati in un contesto metropolitano, fatto di spy movies, sobborghi poco illuminati, scarti ritmici downtempo oppure mutuati dal trip-hop, parentele non ben definite (seppur esistenti) con Dj Shadow, convinti e riusciti agganci melodici, loop suadenti, soluzioni jazzy, groove morbidi e un lavoro meticoloso sulle voci (tagliate, ricomposte, filtrate, ecc.). Un’opera prima di tutto rispetto e di cui è previsto un seguito sulla label viennese Skylab Operations.

    L’ivresse de la vitesse 1, L’ivresse de la vitesse 2, Seuil de silences dans JazzoSphère

    «Critique», Éric Normand, JazzoSphère, 1 novembre 2003
    samedi 1 novembre 2003 Presse

    empreintes DIGITALes, étiquette montréalaise spécialisée dans les musiques électroniques et électroacoustiques entreprend cet automne des fouilles dans l’œuvre surprenante du compositeur canadien Paul Dolden. Voilà d’un coup ces trois CDs d’œuvres datant de 1984 à 1996, «entièrement retraitées, remixées et remasterisées par le compositeur en 2001-02». La musique de Dolden est caractérisée par l’utilisation de centaines d’enregistrements instrumentaux et vocaux combinés en couches multiples. En matière de musique acousmatique, son œuvre est singulière puisque l’utilisation de sources instrumentales s’adjoint à un sens aigu de l’orchestration et place la musique aux antipodes des «musiques de bruits» que suggère souvent l’acousmatique. On pourrait peut-être parler d’une approche symphonico-numérique où Stravinsky et Xenakis reviennent en écho, machinés dans une hybridation maximale des styles. Les œuvres mixtes du compositeur (avec François Houle à la clarinette et Peggy Lee au violoncelle, entre autres) font particulièrement preuve de sa sensibilité musicale et nous entraînent dans des moments d’intensité incroyables. Ce petit survol de l’œuvre de Dolden démontre admirablement la singularité de son langage (et son importance) qui, tout en s’approchant d’un discours symphonique radicalisé, ouvre la porte aux influences du jazz, du rock et des diverses possibilités venues de l’électrification et de la capture du son. Une œuvre à découvrir d’urgence.

    … à découvrir d’urgence.

    Seuil de silences, Libellune dans The WholeNote

    «Review», Tiina Kiik, The WholeNote, no 8:10, 1 novembre 2003
    samedi 1 novembre 2003 Presse

    Electroacoustic music fans will be thrilled to know that these two new releases featuring the work of Paul Dolden and Roxanne Turcotte are extremely high quality in praduction values, generous in duration, wide-ranging in styles, thought provoking in musicality, and well, just plain great!

    As Dolden and Turcotte’s compositional styles are as different, to my ears anyway, as apples and oranges, comparisons cannot really be justified. As the liner notes describe, Dolden’s music is “the missing link between jazz and rock and the high-brow concert tradition” while Turcotte’s musical approach rests on a film-like art of integration.

    Paul Dolden’s release contains three works from the composer’s output from the mid to late 1980s and two works from 1996. Most impressive is how Dolden can manipulate a wall of sound to create musical juxtapositions, especially in the opening track, Below the Walls of Jericho (1988-89). My pick, however, has to be The Vertigo of Ritualised Frenzy, Resonance #4 (1996). For tape, with Francois Houle on clarinet and Leslie Wyber on piano, this is a rocking, thumping, virtuosic display of streetsmarts, intellect and psyche. Timeless.

    Most of the works featured on Roxanne Turcotte’s CD are more recent. A more introspective nature and thus compositional style is evident here. She also displays a quiet wit in Y---OW (1985, 2002). The telephone and its users play a starring role in this version of a work which the liner notes explain was put together from 22 tapes of the multimedia work of the same name. Turcotte is described also as a sound designer and nowhere is this more evident than in the title track Libellune (1999-2002). A glorious and reflective work for ethnic wind instruments (as performed by Michel Dubeau) and tape, aural imageries are created effortlessly by Turcotte’s exact sense of movement and timing.

    But once again, the music is great. Both first-time and seasoned electroacoustic listeners are well advised to check out both discs.

    Both first-time and seasoned electroacoustic listeners are well advised to check out both discs.
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