Hey Typical! dans Black
C’est le lundi
L’émission Le Navire
Four long electronic improv tracks from this Montréal duo, each with an established pedigree in avant performance
Loyal readers of the Alternative Press will recognize Books on Tape as one of the season’s musicians to watch, and
L’Orchestre Symphonique de Trois-Rivières (OSTR) présentait hier comme elle le fera aujourd’hui, ses matinées symphoniques, événement annuel au cours duquel l’orchestre se met au diapason des jeunes pour les initier à la musique symphonique. Aujourd’hui, l’événement est d’autant plus intéressant qu’on arrive au terme d’une boucle puisqu’on fait cet exercice depuis une vingtaine d’années et qu’on récolte sans doute au niveau des abonnements aujourd’hui quelques fruits dont les graines ont été mises en terre lors des débuts de cette initiative. Pour amadouer les jeunes cette année on leur raconte Alice au pays des merveilles en musique et en multimédia. Le spectacle, intitulé simplement Alice fait appel aux différentes techniques de multimédia avec des projections sur un rideau à l’avant-scène pendant le spectacle en plus de la présence d’Alice elle-même et des instrumentistes. À ceux de l’OSTR se joignent deux musiciens en électroacoustique qui assurent une bonne partie de l’atmosphère de ce conte surréaliste. Avec leurs instruments étranges comme le muffinophone (une plaque de cuisson pour les muffins) et autres patentes musicales, ils accrochent l’imagination des jeunes tout en créant des sons parfaitement appropriés à donner de l’allant au spectacle. La réalisation visuelle est cependant encore plus spectaculaire et ingénieuse puisqu’elle est faite de telle sorte que les images illustrant le conte sont projetées sur une membrane semi-transparente à travers laquelle on voit constamment les musiciens de l’orchestre derrière. Il faut d’ailleurs souligner l’exceptionnelle qualité technique visuelle. La représentation d’après-midi hier s’est faite sans anicroche ce qui est un très beau succès en soi compte tenu de la complexité du tout. Or, sans la technique, il aurait sans doute été très difficile de capter le jeune auditoire de 10 ans à l’énergie débordante et modelé façon jeux vidéos, vidéoclips et autres bombardements de stimuli sonores et visuels. Raconter à cette marmaille une histoire écrite au milieu du XIXe siècle supportée par un orchestre symphonique et trouver ainsi la façon de le captiver est un exploit en soi.
L’Arsenal à musique, l’organisme responsable de la conception du spectacle est reconnu depuis plus de 20 ans. Il a été récompensé pour la qualité de ses œuvres antérieures. Il a d’ailleurs été le premier organisme canadien à créer une œuvre électroacoustique multimédia. Sa maîtrise du médium est manifeste. Au niveau musical, l’œuvre a été composée par deux compositeurs québécois,