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  • Bleak 1999 dans Liability Webzine

    «Chronique», Fabien, Liability Webzine, 17 avril 2004
    samedi 17 avril 2004 Presse

    Bleak 1999 constitue le cinquième album, déjà, de la jeune carrière du canadien Tomas Jirku. Ce qui ne l’a pas empêché de sortir des disques (albums ou maxis) sur de nombreux autres labels (Force Inc, Alien8, Intr_version, Onitor, Traum, Tigerbeat6…). On présente souvent T. Jirku comme un as de l’électronica. Au vu de cet album on serait bien tenté de le croire tant le jeune homme y met toute sa sensibilité. On n’en doute même pas un seul instant. Alors du talent le jeune homme en a certainement à revendre. De l’originalité sans doute un peu moins. Bleak 1999 ne se démarque pas vraiment de ce qui se fait dans le genre depuis déjà quelques années. Cela n’empêche aucunement ce disque d’être solide comme un roc. Les compositions sont parfaitement assurées et maîtrisées. T. Jirku joue beaucoup sur une certaine langueur qui est l’une des force de cet album. On entre dans un univers moelleux dans lequel on peut se laisser aller en toute confiance.

    Il faut bien prendre le plaisir là où il se situe. Même si Bleak 1999 n’est pas vraiment surprenant il n’en reste pas moins un album chaleureux. Un morceau comme Tranylcypromine pourrait parfaitement résumer la substance du disque. Un album qui ne renie absolument pas son côté dark mais qui offre également un visage quelque peu dansant. De la dark-techno en somme. On se dit alors que ce gars là, même s’il a déjà une certaine expérience, à encore une belle marge de progression. On a l’impression que Bleak 1999 n’est qu’une étape vers un disque beaucoup plus abouti qui ne demande qu’à être produit un jour.

    Bleak 1999 n’est donc pas le chef d’œuvre qu’on aurait aimé avoir entre les mains. Cependant il offre des pistes intéressantes qui ne demandent qu’à être explorées. Entre Pan Sonic et Black Lung, T. Jirku prouve qu’il mérite une place de choix dans le petit monde de l’électro mais qu’il a encore quelques marches à gravir avant d’atteindre le sommet.

    On entre dans un univers moelleux dans lequel on peut se laisser aller en toute confiance.

    Bleak 1999 dans Pro Sieben

    «Kritik», Pro Sieben, 15 avril 2004
    jeudi 15 avril 2004 Presse

    Der Kanadier Tomas Jirku gehört zu den erfolgreicheren Musikern des Minimal-Techno, so dass er bereits in der jüngsten Vergangenheit auf renommierten Labels wie Force Inc. veröffentlichte. Mit Bleak 1999 fordert er seine Hörerschaft intelligent heraus: ähnlich wie Richie Hawtin mit seinem Plastikman-Projekt, benutzt er die Elektronik um innere mentale Landschaften und psychische Befindlichkeiten nachzuzeichnen. Auf das Wesentliche reduziert, sind die Soundlandschaften, nur dann von Rhythmen durchzogen, wenn die Spannung intensiviert wird. Ansonsten markieren düstere Klanblöcke und Stimmen die atmosphärische Dichte. Sinnlich!

    Bleak 1999 dans Infra Tunes

    «Critique», Yragael, Infra Tunes, 15 avril 2004
    jeudi 15 avril 2004 Presse

    À 21 ans cette année, Tomas Jirku peut se targuer de ne point avoir attendu le poids des années pour devenir une pointure parmis tant d’autres. Et si ce canadien d’origine tchèque n’a que l’avenir devant lui, il peut également être fier d’appartenir à la florissante et prometteuse scène electronique nord-américaine.

    Que nous propose ce Bleak 1999?

    Tout d’abord, une face experimentale qu’ici on affectionne particulièrement. Manipulations sonores diverses et variées, toujours en demi-ton et sans la moindre agressivité musicale ou bruitiste. Appropriations du son et de l’espace, devenus, comme par magie, maléables et métamorphiques. Jeux de fréquences, entre atonalité presque complète et stridulence cristalline. Profusions de drones ronds et sourds, dissolus ça et là dans la mer immobile qu’offre le penchant atmosphèrique de l’album.

    Mélancolie digitale évoquée par de vastes nappes ambientes, tantôt sombres et hérmétiques, tantôt cosmiques et éthérées, qui fluent et refluent avec les minutes. Basses profondes et tectoniques n’en finissant plus de se déverser en magma glacial, parfois épais, parfois sirupeux, obstruant toute cavité de silence.

    Ensuite, il faut souligner l’approche rythmique de l’album. Très discret, le groove se veut minimaliste et décharné, organique et microtechniquement agencé. Comme une forme de repère sur lequel l’oreille peut se fixer, mais qui semble si fragile qu’on ose à peine y donner trop d’attention. Tout ceci se construit et se déconstruit avec grâce et élégance, noyé dans une nébulosité générale, en ce sens idéel, parfaitement desservie par une production soignée et subtilement adaptée.

    Un simple constat en guise de conclusion: Vivement la suite.

    … se construit et se déconstruit avec grâce et élégance…

    1 – 30 avril 2004: empreintes DIGITALes en avril 2004 à Lille, France

    mercredi 14 avril 2004 Général

    Dans le cadre de «Monde parallèle Montréal 45°N//» tenu à Lille — Capitale européenne de la culture, l’étiquette empreintes DIGITALes proposait un portrait de la création électroacoustique (de 1971 à aujourd’hui) à travers 24 œuvres de 21 compositeurs de Montréal: Serge Arcuri, Yves Beaupré, Christian Bouchard, Ned Bouhalassa, Christian Calon, Micheline Coulombe Saint-Marcoux, Yves Daoust, Francis Dhomont, Paul Dolden, Louis Dufort, Gilles Gobeil, Monique Jean, René Lussier, Robert Normandeau, Arturo Parra, Mario Rodrigue, Stéphane Roy, Alain Thibault, Jacques Tremblay, Marc Tremblay, Roxanne Turcotte. L’étiquette de disques empreintes DIGITALes, les festivals d’art électronique et médiatique Elektra et Mutek ainsi que la Société des arts technologiques (SAT) répondaient conjointement à l’invitation pour présenter le meilleur de l’électro montréalais en musique et vidéo.

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