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  • Puzzles dans Octopus

    «Oursins chroniques», Paul Benjamin, Octopus, 1 mai 2005
    dimanche 1 mai 2005 Presse

    Ce cinquième opus solo de Robert Normandeau intitulé Puzzles est produit sous la forme d’un DVD-Audio en surround et stéréo, une première chez empreintes DIGITALes, label spécialisé en musique électroacoustique. Recueil de quelques-unes des plus récentes productions du prolifique compositeur, cet enregistrement permet quasiment, dans sa version multiphonique (5.1), de reproduire chez soi les conditions du concert acousmatique. Avec un tel déploiement de technologie, Puzzle est une œuvre qui en met plein les oreilles aux amateurs de haute-fidélité et aux spécialistes du genre électroacoustique. Électron libre de la scène musicale montréalaise, acousmaticien féru d’expérimentations sonores, Robert Normandeau, qui compte parmi les pionniers de l’électro québécoise et de la conquête audio, suit depuis près de vingt ans une trajectoire rigoureusement oblique qui l’a porté à la pointe des musiques chercheuses, en composant notamment pour le théâtre de véritables longs métrages sonores. Il y a chez cet éclaireur buté un côté définitivement énigmatique et insaisissable, décourageant tous ceux qui ne goûteraient que les gibiers marqués, faciles à traquer. Depuis plus d’une décennie, Normandeau compose et mixe en multiphonie plutôt qu’en stéréophonie. «Cette technique permet en quelque sorte de spatialiser la musique. Lors des concerts, les spectateurs sont littéralement entourés d’éléments sonores et peuvent vivre une expérience unique», explique le cofondateur de Réseaux, une société de concerts dédiée à la diffusion de la musique acousmatique. Au final, Puzzles se révèle une pièce charmante où Normandeau verse dans la rythmique à 4/4 non pas par simplicité, mais pour permettre un collage et recollage des différents événements sonores conçus et habilement rassemblés.

    Il y a chez cet éclaireur buté un côté définitivement énigmatique et insaisissable…

    Puzzles dans Voir

    «Notes classiques», Réjean Beaucage, Voir, 28 avril 2005
    jeudi 28 avril 2005 Presse

    L’étiquette empreintes DIGITALes, spécialisée en musique électroacoustique, lançait récemment le tout premier DVD-Audio produit au Québec. Consacré à la musique de Robert Normandeau, Puzzles (IMED 0575) recueille quelques-unes des plus récentes productions du prolifique compositeur. Le DVD-Audio permet d’entendre exactement ce que le compositeur entend dans son studio, ni plus, ni moins. Avec cette version multiphonique (5.1), l’auditeur peut presque reproduire chez lui les conditions du concert acousmatique. La galette comprend aussi un mix stéréo réalisé par le compositeur, l’équivalent pour lecteur DVD-vidéo (5.1 et stéréo) et toutes les pièces en format MP3!

    … le tout premier DVD-Audio produit au Québec.

    Louis Dufort dans Voir

    «Le jugement dernier», Réjean Beaucage, Voir, 28 avril 2005
    jeudi 28 avril 2005 Presse

    Le compositeur Louis Dufort signe la musique de l’oper’installation L’archange, de la compagnie de création lyrique Chants libres. Un véritable opéra du troisième millénaire.

    La compagnie Chants libres, dont la soprano Pauline Vaillancourt assure la direction artistique, aligne depuis 1990 les créations les plus iconoclastes et renouvelle à chaque fois les conventions opératiques. Opéras pour voix solo (!) aux mises en scène extravagantes (Ne blâmez jamais les bédouins en 1991 ou Chants du capricorne en 1995) ou intégration de musiques techno (Lulu, le chant souterrain, en 2000) et électroacoustique (L’enfant des glaces, aussi en 2000), rien n’arrête le désir de Pauline Vaillancourt de faire sortir l’opéra de ses gonds. Cette fois-ci, avec L’archange, une mise en scène de «l’éternel procès de l’archange du mal», elle le sort aussi du contexte habituel de la salle de concert pour investir une salle underground de la rue Sainte-Catherine. Et elle fait appel au compositeur Louis Dufort.

    De la musique acousmatique à la vidéo-musique, en passant par la musique mixte avec traitements électroniques en direct, la musique pour spectacles de danse (pour Marie Chouinard et Jocelyne Montpetit) ou la symphonie portuaire, Louis Dufort est un compositeur hyperactif dont l’inventivité surprend l’auditeur à chaque détour. Tout de même, Louis Dufort à l’opéra, ça reste un peu surprenant, non? «Plus ou moins, explique-t-il, parce que je suis un fanatique de l’art total… Je fais de la vidéo ou de la musique pour la danse et je suis très inspiré par les œuvres «enveloppantes», comme celles de Granular Synthesis ou Octophonie de Stockhausen.» Dans le genre «art total», on peut dire que L’archange ne donne pas sa place… Éclairages et costumes, bien sûr, mais aussi des sculptures-installations (que l’on peut voir chaque jour dès 16h) diffusant sur une quarantaine d’écrans une vidéo d’Alain Pelletier. Et la musique électroacoustique de Louis Dufort.

    Pour concevoir la musique de L’archange, il a rencontré les trois interprètes (la mezzo-soprano Fides Krucker et les sopranos Émilie Laforest et Frédéricka Petit-Homme), en studio, afin de mieux connaître leurs possibilités avant de créer l’œuvre. «C’est ma méthode de travail habituelle, explique-t-il; je ne suis pas un compositeur de musique instrumentale et je n’ai pas le métier pour l’écriture abstraite: il faut que je parte du son. Chaque interprète a ses particularités, et je préfère travailler sur mesure. De toute façon, c’est si rare qu’une pièce soit rejouée qu’il y a peu de chances qu’elle soit jouée par quelqu’un d’autre que la personne pour qui je l’ai écrite… De plus, comme je travaille le son directement, il y a beaucoup de choses que je veux faire qui ne s’écrivent pas. C’est pourquoi le contact avec les interprètes est important. Le son d’abord, la partition ensuite, toujours.»

    Le livret d’Alexis Nouss, qui nous fait littéralement assister à un procès dans lequel les trois interprètes agissent comme témoins devant un juge (l’acteur Jean Maheu), comporte un texte très descriptif qui ne se laissait pas mettre en musique si facilement. «La mise en scène de Pauline Vaillancourt met vraiment le texte en valeur et c’était là la base de toute notre démarche, de garder le texte en avant, sans que la musique ne puisse lui nuire. Contrairement à ce que j’ai fait dans certaines productions récentes, je n’avais pas l’intention de transformer leur voix électroniquement, mais je voulais justement les faire chanter comme elles savent très bien le faire. J’ai imaginé une musique très dense, peut-être la plus complexe que j’aie composée jusqu’à maintenant, et il devenait difficile d’y attacher des mélodies vocales…» La musique de Louis Dufort se caractérise par une forte charge narrative et, dans ce cas-ci, il était important de s’assurer que la musique ne soit pas simplement une illustration redondante de ce que raconte le livret. «Ça démarre de façon très pointilliste, mais l’harmonie s’installe à mesure que se développe l’œuvre. Le travail que nous avons fait ensemble, avec les interprètes, a été très important et on peut certainement dire qu’elles ont contribué à l’élaboration de la musique.»

    Les trois dernières représentations de L’archange seront présentées dans le cadre du festival Elektra, mais le tout débute dès le 28 avril. Louis Dufort participera aussi à Elektra en présentant sa nouvelle collaboration avec Marie Chouinard, une installation interactive intitulée Cantique no 3, placée dans le hall de l’Usine C; il y fera aussi entendre une nouvelle œuvre acousmatique.

    Puzzles dans Metro

    «Puzzles: le premier DVD-Audio québécois», Cindy Synnett, Metro, 27 avril 2005
    mercredi 27 avril 2005 Presse

    Lancé la semaine dernière par empreintes DIGITALes, Puzzles est une œuvre qui promet d’en mettre plein les oreilles aux amateurs de haute-fidélité et aux spécialistes de musique électroacoustique!

    Depuis plus d’une décennie, l’auteur de Puzzles, Robert Normandeau, compose en multiphonie. Ainsi, plutôt que de mixer en stéréophonie, il utilise plusieurs haut-parleurs. «Cette technique permet en quelque sorte de spatialiser la musique. Lors des concerts, les spectateurs sont entourés d’éléments sonores et peuvent vivre une expérience unique», explique le cofondateur de Réseaux, une société de concerts dédiée à la diffusion de la musique acousmatique.

    Pour son cinquième album solo, Robert Normandeau offre la possibilité d’écouter ses créations dans l’espace du cinéma maison, grâce au Surround 5.1.

    Pourquoi le DVD-Audio?

    «Avec le CD-Audio, il faut obligatoirement enregistrer en stéréo, ce qui ne convient évidemment pas aux créations en multiphonie. Grâce au format Surround 5.1 (six haut-parleurs qui produisent le même type de son que dans les salles de cinéma), la qualité sonore obtenue avec le DVD-Audio est nettement supérieure et amène les gens à s’immerger dans l’ambiance musicale.»

    Pas encore 1000 titres

    Le DVD-Audio est un produit récent et son standard n’a été publié que vers 2001-2002. «Nous avons mené nos recherches et en avons dénombré entre 500 et 600 dans le monde. Les derniers albums de Shania Twain et de Beck étaient d’ailleurs de ce nombre. Même si son utilisation demeure assez modeste, le public pourrait y prendre goût et changer la donne!», dit M. Normandeau.

    … une œuvre qui promet d’en mettre plein les oreilles…

    eD: Dolden libère un tonnerre de plaisirs

    mardi 26 avril 2005 Nouveautés

    Délires de plaisirs est la plus récente parution discographique sur l’étiquette empreintes DIGITALes. Après cinq ans d’efforts, Paul Dolden révèle sur ce disque son plus récent opus, Entropic Twilights (Les brunantes entropiques): une œuvre gargantuesque qui jumelle les puissants élans maximalistes du compositeur à des tonalités et des mélodies optimistes. Le disque comprend aussi deux compositions du cyle Resonance: The Gravity of Silence. Resonance #5 (La gravité du silence. Résonance #5), avec la flûtiste Chenoa Anderson, et The Heart Tears itself Apart with the Power of its own Muscle. Resonance #3 (Le cœur se déchire par la force de son muscle. Résonance #3), sur laquelle Dolden manie l’archet des partitions de violon, alto, violoncelle et contrebasse.

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