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  • Nano-Cosmos dans Badd Press

    «Review», Kevin Press, Badd Press, 13 mai 2018
    dimanche 13 mai 2018 Presse

    This ear-tickling electroacoustic beauty comes from Montréal’s Ana Dall’Ara-Majek. Born in Paris, she’s a composer and sound artist who earned her PhD in composition at the Université de Montréal in 2016.

    Dall’Ara-Majek describes Nano-Cosmos as “a cycle of acousmatic pieces dedicated to insects, small arthropods and micro-organisms.” It’s not difficult to imagine that if our hearing was strong enough to listen to the various bugs and other small organisms around us, the world would sound very much like these extraordinary five pieces.

    The work is not all clicks and beeps though. Pixel Springtail Promenade (2014-15) for example incorporates field recordings of voices and public spaces that deliver welcome contrast. As much as this is an album of fascinating, beautifully produced sounds, it is a demonstration of Dall’Ara-Majek’s extraordinary compositional style.

    Electroacoustic music is most powerful when it’s in the hands of an imaginative producer. It’s one thing to bring together a palette of interesting sounds. It’s another thing to piece them together in a manner that draws out thought-provoking contrasts and surprising connections. Nano-Cosmos has plenty of all this.

    At just 38, Dall’Ara-Majek has already earned herself an international reputation. Her music has been featured at a long list of European and North American festivals that includes Sound in Space, Multiphonies, L’Espace du son, Sincrónic, Sound Travels, Akousma, Internationale Ferienkurse für Neue Musik and Elektro Arts.

    And she’s a sought-after collaborator. Ida Toninato is a regular partner in their duo Jane/KIN. She’s worked on a variety of theatre, dance and film projects and has composed for a host of chamber music ensembles.

    This new recording is the product of an accomplished artist in her prime.

    … an accomplished artist in her prime.

    Histoires d’histoire dans The Sound Projector

    «Review», Stuart Marshall, The Sound Projector, 11 mai 2018
    vendredi 11 mai 2018 Presse

    Electroacoustic storyteller Paul Dolden has long been interested in the intersections of music and mythology, coding his theories on the sounds of ancient cultures as densely textured metaphors, from 1990’s Below the Walls of Jericho to today’s Music Of Another Present Era. In Histoires d’histoire, he feeds us his intoxicating blend of memory, musical scales and imagination as a pan-global soup of backwards gongs, scattergun samba flurries and hyper-real ensembles whirling on a carousel of mythical time; martial percussion rattling off in Janek Schaeffer nostalgium; microtonal musics of diffuse cultures united by their complexity, faux-improvisational verve and shamanic ecstasy.

    The outlier (of sorts) is the jam sesh in BeBop Baghdad where some righteous six-string noodling competes for breathing space with a molten brass band. I wonder if this is what Derek Bailey dreamed of after jamming with Buckethead at Company ‘91? A striking and visceral listening experience throughout, but aesthetically and socially a perfect fit for the Empreintes DIGITALes label, which is a stable of mostly Francophone electroacousticians who’ve been showered with awards for outstanding achievements in the field of electronic excellence… if you’ve not stopped by, then here’s your chance!

    A striking and visceral listening experience throughout…

    Louis Dufort dans Le Devoir

    «Les sons qui cachent la forêt», Philippe Renaud, Le Devoir, 1 mai 2018
    mardi 1 mai 2018 Presse

    «Moi, de la mousse verte qui pousse sur une roche, je trouve ça franchement beau!» s’exclame Louis Dufort. La mousse sur le sol forestier est comme de la musique aux oreilles de ce musicien au printemps chargé, lui qui partage son temps entre ses fonctions de professeur, de directeur artistique auprès du festival Akousma — un mandat qui lui a valu un prix lors du dernier gala Opus, en février dernier — et de compositeur. L’excursion en forêt, faut-il en déduire, est son échappatoire. Et sa source d’inspiration, ainsi qu’on le découvrira le 9 mai prochain au Gesù.

    La nature servirait d’analogie à sa musique, estime Dufort, figure de proue de la musique électronique et électroacoustique québécoise. Il lancera bientôt un nouvel album inspiré par ses excursions en forêt et présentera en grande première la semaine prochaine au Gesù une composition inédite lors d’un concert inscrit à la série VivierMix créatif, soirée mettant aussi en vedette la compositrice et clarinettiste Lori Freedman et le Quatuor Bozzini.

    Cette nouvelle composition «terminera un cycle assez intense explorant le côté dynamique de la forêt, son mouvement», un contexte qu’il avait approfondi dans sa thèse de doctorat. Être en forêt, être attentif à l’environnement immédiat, à ses sons, «me plonge dans un état presque pastoral, et c’est ce que j’essaie de recréer dans ma musique», à l’aide de sons cueillis à même la forêt et de sons de synthèse «qui prennent vie dans de brefs instants, des sons petits et courts; ma musique devient très active, nerveuse, minérale, presque chimique».

    «Et au-dessus de tout ça, enchaîne le compositeur, l’idée d’une grande structure, les branches comme les racines, qui organisent la vie en forêt. J’essaie de rendre ça poétique, mais ça demeure une musique très abstraite et dénuée d’affect, je ne cherche pas à susciter des émotions directes. Comme lorsqu’on va dans la forêt: elle n’est pas heureuse ou triste, elle est simplement là, et belle, parce que je sens que sa beauté est dans sa structure. Suffit simplement d’être sensible à ça.»

    Le son sous toutes ses facettes

    Depuis plus d’une vingtaine d’années, Dufort explore le son sous toutes ses facettes, développant une expertise dans la musique électroacoustique, musique électronique d’avant-garde et musique acousmatique. Les amateurs de danse contemporaine connaissent aussi son travail auprès de la chorégraphe Marie Chouinard, dont il est le compositeur attitré. Ajoutons maintenant à son curriculum la musique de La chute de l’empire américain, coécrite avec son ami Mathieu Lussier, qui signe les thèmes plus «classiques».

    «Denys [Arcand] voulait de la musique électroacoustique dans son film, mais c’est vaste, comme monde. On a dû s’entendre sur ce qu’il recherchait, exactement, raconte Dufort. Après qu’on se soit parlé, je me suis mis à regarder ses œuvres pour l’ONF; dans l’une d’elles, Les Montréalistes [1965], on entend la musique de Pierre Henry et de Pierre Schaeffer, deux légendes de la musique électroacoustique. Ça m’a rassuré!»

    C’est la somme de toutes les facettes de sa vie professionnelle qui lui permet de porter ce regard, large et inclusif, sur les musiques de composition électroacoustiques et synthétiques. Un regard, une vision, salués par ses pairs en février dernier lors du gala des prix Opus, où il remportait celui du Directeur artistique de l’année pour son travail au festival Akousma — Dufort a également concocté le programme, très éclectique, de la soirée Substrat de vendredi prochain: dans le grand dôme de la Société des arts technologiques, un orchestre de 157 haut-parleurs pour une soirée «entre spatialisation sonore, musique expérimentale, électroacoustique et acousmatique», annonce-t-on.

    On y entendra le jeune compositeur Simon Chioini, qui, indique Dufort, «intègre les tendances actuelles, autant dans l’électroacoustique que dans la musique électronique expérimentale, faisant une belle synthèse de ce qui branche les jeunes aujourd’hui». Il sera suivi de la compositrice minimaliste France Jobin, entendue à Mutek l’an dernier, du plus abrasif Dominic Thibault et du pionnier Robert Normandeau, «un de nos plus grands représentants [de la musique acousmatique] sur la scène internationale».

    Le genre d’affiche qui excite Louis Dufort: variée, audacieuse, décloisonnée. «Je ne veux pas intéresser seulement un public de mélomanes», insiste le directeur artistique, qui remarque un intérêt prononcé du public pour les musiques d’avant-garde depuis trois ou quatre ans. «Je cherche à attirer un public de curieux, ceux qui vont autant au Festival TransAmériques qu’à des spectacles de danse contemporaine, ceux qui sont intrigués par les nouvelles technologies et les arts numériques. Ce sont ces gens-là qui permettent au festival Akousma, et à la scène en général, de poursuivre son évolution.»

    «Il faut en finir avec les tours d’ivoire, car ce n’est plus vrai que la musique électroacoustique est académique. Ça intéresse plein de gens, d’autant plus que cette musique bénéficie d’un coup de pouce des artistes issus de la musique underground moderne tels que Oneohtrix Point Never, ceux qui jouent avec les textures. J’adore construire des ponts entre ces musiques et le public.»

    … variée, audacieuse, décloisonnée.
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