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  • Puzzles in EtherREAL

    “Critique”, Fabrice Allard, EtherREAL, August 11, 2005
    Thursday, August 11, 2005 Press

    On découvrait Robert Normandeau il y a quelques années à l’occasion de Sonars, paru chez Rephlex, compilation de quelques unes de ces précédentes œuvres, déjà publiées chez empreintes DIGITALes. Puzzles est le cinquième album de cet artiste de renommée mondiale, maintes fois primé, et professeur de composition électroacoustique à l’Université de Montréal, à être publié sur ce label canadien, également largement reconnu pour la qualité de ses sorties, son packaging original, et son approche didactique (les notes de pochettes permettent aux compositeurs d’expliquer leur travail).

    Puzzles regroupe des pièces composées pour des pièces de théâtre mises en scène par Brigitte Haentjens, et écrite par Feydeau, Duras, ou Sophocle pour ne citer que les plus connus. Celles-ci sont ici présentées dans leur version originales ou parfois recomposées a posteriori en studio afin d’en faire des œuvres indépendantes. Petit avertissement enfin, Puzzles n’est pas un CD-Audio, mais un DVD-Audio, lisible par toute platine DVD, et proposant au choix une version mixée en 5.1, et une classique version stéréophonique, sachant qu’a l’origine ces pièces sont prévues pour une diffusion sur 16 pistes!!

    Mais laissons là ces considérations techniques, et prenons le temps de découvrir ce nouvel opus qui propose des pièces assez variées. Le morceau titre qui sert d’ouverture nous surprend par son côté ludique, sont aspect très concret avec un véritable collage de frétillements, gargouillis, frottements, couinements de jouets et voix lançant des onomatopées. Ludique donc mais aussi très rythmé.

    Après cette courte introduction, le disque se divise en quatre pièces d’environ 15 minutes chacune. On change complètement de registre avec Eden, un magnifique morceau ambient composé de choeurs et nappes orchestrales, lumineuses, cristallines. Les sons se superposent, s’enrichissent mutuellement, et forment une pièce mélancolique que quelques percussions viennent encore aggraver. Dans une même veine, on trouvera l’envoûtant StrinGDberg qui superpose deux boucles, l’une de vielle à roue, l’autre de violoncelle. Les deux éléments sont triturés au fil du morceau et finissent par former une puissante nappe texturée, source d’une belle tension, mais aussi pleine de rythme, repartant sans cesse dans un nouvel élan.

    Si ces deux morceaux sont très liés au travail du matériaux sonore à la manière d’une sculpture, les deux autres sont plus orientés technique de composition, et collages. On est donc plus proche de la musique concrète, avec le développement d’une idée, d’un concept. Chorus a pour thème la tolérance, et est dédié à toutes les victimes du 11 septembre 2001. Il est découpé en sept mouvements, dont trois d’entre eux reprennent des éléments des religions juive, chrétienne et islamique, pour ensuite créer des combinaisons, des mélanges entre elles. Il s’agit d’une œuvre assez facile d’accès, toujours à la limite en ambient classique et électroacoustique purement expérimentale.

    La dernière pièce, Hamlet-Machine with Actors, est beaucoup plus complexe. Il s’agit d’une relecture a posteriori, en mélangeant la musique de la pièce avec des enregistrements sur scène de répétition et de la première représentation. Aux musiques se joignent donc bruitages des acteurs dans leur jeu, et voix, pour un résultat assez dérangé, mouvementé, chaotique.

    De part les différents types de composition, on a du mal à adhérer à l’ensemble du disque, mais il possède suffisamment de moments envoûtants pour ne pas hésiter à l’écouter plusieurs fois en boucle, et même à donner envie de puiser dans les œuvres passées de cet artiste.

    Puzzles in Bad Alchemy

    “Kritik”, Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no. 47, June 15, 2005
    Wednesday, June 15, 2005 Press

    Dieser 1955 geborene Elektroakustiker ist mit seinen sieben Veröffentlichungen bei empreintes DIGITALes eine Richtschnur der frankokanadischen Soundart und ein roter Faden, den BA von Anfang an aufgegriffen hat mit Lieux inouis (IMED 9002), Figures (IMED 9944) und Clair de terre (IMED 0157). Hier versammelt sind fünf Theatermusiken der Jahre 2001-03 mit beträchtlichem Aboutness-Faktor. Puzzle ist eine elektropopige Clownerie aus den Geräuschen einer knarzenden Tür und onomatopoetischem Loony-Toon-Singsang, passend für die Boulevardkomödie Farces conjugales von Georges Feydeau. Éden gibt dem Stück L’Éden Cinéma von Marguerite Duras mit vietnamesischem Gesang und atmosphärischen Samples ein nostalgisches Indochina-Flair. Den Opfern des 09/11 gewidmet, nimmt Chorus, das als Soundtrack für Antigone von Sophocles entstand, aktuellen Bezug zum Clash of Civilizations. Angeregt durch Lessings Nathan der Weise repräsentiert Normandeau die Religionen Judentum, Christentum und Islam durch das Shofarhorn, Kirchenglocken und Muezzingebetsruf, aber nicht konfrontativ, sondern er lässt sie als kehlig dröhnenden Chor konsonant miteinander verschmelzen. StrinGDberg wurde für Fräulein Julie komponiert und basiert ausschließlich auf den Sounds von Hurdy-gurdy und Cello, die in sich jeweils bäurische, volksnahe Rauheit und aristokratisch-abgehobene Verfeinerung mitschwingen lassen. Hamlet-Machine with Actors schließlich interagiert mit dem Heiner-Müller-Stück durch gesampelte Geräusche des in einem Industriegebiet gelegenen Proberaumes, des theatralischen Gehampels zweier Proben und der Premiere. Normandeau versucht dabei musikalisch mit den Themen Unterdrückung, sexuelle Tabus und Grenzen der Kunst zu spielen. Das Ganze ist technisch aufbereitet als Stereoversion für daheim, 6-kanalige Surround-Sound-Version für Vorführungen in Kunsttempeln und im 320 kbps MP3-Format für was weiß ich.

    Puzzles in Paris Transatlantic

    “Review”, Massimo Ricci, Paris Transatlantic, June 1, 2005
    Wednesday, June 1, 2005 Press

    A professor in electroacoustic composition at Montréal University, Robert Normandeau is also one of those composers whose music can sound like a divertissement but, at times, becomes deeply revealing if not disturbing. This duality is immediately evident when one compares the first two tracks on this release: Puzzle, a rhythmic exercise scored for door sounds and vocal onomatopoeia, is lively, almost funny, yet pretty flat as far as psychic impact goes. The following Eden, on the other hand, is a detailed architecture of brilliant loops and almost (Steve) Reichian pulses, where female voices and contrasting illuminations pave the way for an emphatic tonal affirmation that remains forward looking while managing to avoid the obvious. Chorus, dedicated to the victims of 9/11, takes some of the basic chant elements of Judaism, Christianity and Islam and entangles them in liberal electrostatic vocal jargon in which immobility and desperation intertwine, hopelessly waiting for non-existent peace. StrinGDberg, for multilayered hurdy-gurdy and cello, is dramatically minimalist, but its instrumental peculiarities are so incredibly deformed that I could have sworn a vocal source was present. The majestic crescendo of its mechanical subdivision is gospel for lovers of high-density powerful consonance. Closing the DVD, Hamlet-Machine with Actors is, according to the composer, a tentative description of the oppression that society exerts on man, the representation of taboos and the end of art. It’s a dark, thrilling piece where vocal utterances, repeated laughter, lugubrious electronics and a clutter of percussion fuse in a hellish mire, not too far removed from Art Zoyd and Cassiber at their most stirring moments.

    The majestic crescendo of its mechanical subdivision is gospel for lovers of high-density powerful consonance.

    Puzzles in Westzeit

    “Kritik”, Klaus Hübner, Westzeit, June 1, 2005
    Wednesday, June 1, 2005 Press

    Erst das plötzlich einsetzende Knistern, das wie Stückwerk erscheint und plötzlich ausufernde Lärmcollagen nach sich zieht. Schläge wie mit dem Dampfhammer rasen durch herzkammerflimmernde Geräusche. Puzzles versammelt fünf Stücke, die Robert Normandeau für das Theater komponierte, unter anderem für Heiner Müllers “Hamletmaschine” und “Miss Julie” von August Strindberg. Sie wurden speziell für die DVD-Audio-Produktion neu gemixt. Ausgiebig reflektieren die üppig angelegten Soundlandschaften das Charakteristische der sehr unterschiedlichen Theaterstücke. Lebensdramen und Todesfugen gleichermaßen scheinen in der Musik Normandeaus zu zerspringen. Das schäbige, perverse Lachen in Hamlet-Machine with Actors bebildert die radikale Theaterauffassung Heiner Müllers in seinen wesentlichen Strukturen. Industrie und Ästhetik scheinen da eine Symbiose eingegangen zu sein, die sich in schmerzhafter Geräuschdichte bis zur extremen Belästigung äußert.

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