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  • Atlantide; Golgot(h)a in Psyche Van Het Folk

    “Review”, Gerald Van Waes, Psyche Van Het Folk, August 1, 2001
    Wednesday, August 1, 2001 Press

    Duguay participated in 1985 in a radiophonic project called Golgot(h)a, a composition by Walter Boudreau. Let’s face Atlantide first. The texts used for those ideas are not at all noticeable in the music any more, but are completely transformed into the music. In this way they became dissolved by the musical concept. The overall atmosphere is one of a going back into a strange world, which starts from a chaotic but exotic structure, until it finds its peace in it.

    The ideas behind the project came forth from all collected readings from Edgar Cayce which referred to the pre-existence of Atlantis. These readings all warned us in a way not to be lead by power once more and not to fall in self-destructive one-mindedness thinking any more that can lead to a pseudocommunal system that give rise to so many selfdefensing mechanisms that the world itself can get into danger by it.

    The piece was dedicated to Charles Berlitz, author of books on Atlantis, and Jacques Boucher, and was commissioned by Société Radio-Canada. It received the special Jury Price in the Prix Italia in 1985.

    The second piece is based upon inspiration by the Golgotha “as the representation of the drama of a human being confronted with the ineluctable. This long tunnel, of total darkness is a terrible funaral march of a man condemned to a horrible ordeal: the crucifiction.” Unfortunatly this experience is done with many destructive tones and atmospheres, where the purity of the soul in the middle that might even have found its inner piece within its desperate situation has not been expressed or even thought over. In that way it is indeed the confrontation of a common human being in this situation, facing hell directly in all its possible reflections. But even then I can’t believe in such an approach, bringing in mind some Italian horror movies where even the sadest and scariest moments contained some beauty.

    OK. Let’s face this cruelty then. Destructive magical words (with amplified voice into horror), obtruded blasphemous trumpets spread their abuse to the unbearable. In my life I heard many contemporary compositions (Stockhausen, Xenakis, Ligeti…), difficult Free Jazz… but within what I heard this piece has too much destructive power in it. There’s no light in it. It truly is the total darkness. A destructive power towards the inner self. It’s not even a power that can cross that border or stand for itself on its own. This second piece received the Prix Paul Gibson in 1991 from the Communauté des Radios Publiques de Langue Française.

    Atlantide; Golgot(h)a in CMJ (College Media Journal)

    “New Music Report: Electro-Ambiance”, Cliff Furnald, CMJ (College Media Journal), February 21, 1994
    Monday, February 21, 1994 Press

    Each is a diverse collage of environmental and electronic sounds, choral groups and acoustic ensembles. Brégent’s Atlantide uses the myth of the lost kingdom of Atlantis as an allegory for contemporary society, a schizophrenic place where ‘singularists’ and ‘pluralists’ vie for control of the race. He sees this radio drama as an antidote, “a radiophonic alarm… to draw people out of their daily lethargy.” Atlantide’s powerful, almost visual images go to a place deeper than a mere ‘message’ could, delivering its sounds directly to the soul. Golgot(h)a traces the walk of Christ to his crucifiction. The ensemble consists of horns, sampled voices, organ and natural percussion. This is not so much a work of faith as a potent social commentary, an angry, sometimes caustic sound assembloge charting the darkness of human society and the strength of the individual human spirit. Both works need to be aired in full, and deserve your airtime.

    Atlantide; Golgot(h)a, Michel-Georges Brégent in SOCAN — Paroles & Musique

    “Un adieu à Michel-Georges Brégent”, François Bourgouin, SOCAN — Paroles & Musique, November 1, 1993
    Monday, November 1, 1993 Press

    Comme le dit si judicieusement Arkel, de l’opéra Pelléas et Mélisande de Debussy, «la maladie, la vieille servante de la mort», a eu raison, le 4 septembre dernier, de Michel-Georges Brégent.

    Essentiellement autodidacte, le compositeur, né à Montréal le 29 janvier 1948, a suivi un parcours très singulier. Sorte de génie musical, il compose ses premières œuvres peu avant son adolescence et aborde avec le temps différents styles: tonal, romantique, sériel, etc. Selon Walter Boudreau, ami du compositeur et directeur artistique de la SMCQ, Brégent réussit la jonction de plusieurs visions musicales. Évoluant vers un style éminemment personnel, il devient quelque peu ermite. Tout comme Charles Ives, il se révèle inclassable. L’œuvre la plus représentative de sa production reste sans doute Atlantide (1985), où se dégagent des éléments aussi variés que les musiques ancienne, classique, ethnique et populaire. «Michel-Georges était un alchimiste qui cherchait la pierre philosophale. Celle-ci était à ses yeux l’œuvre ultime qui embrasserait toutes les œuvres et tous les styles et, à ce titre, il était un merveilleux utopiste», explique Boudreau. «Brégent était un musicien actuel qui n’avait pas oublié ses racines,» poursuit-il. «Il avait les deux pieds dans le fumier et la tête dans les nuages, avec tous les degrés imaginables entre ces deux extrêmes.»

    Longtemps négligée, car en certains cas jugée injouable, sa musique s’achemine vers une nouvelle renaissance. La technologie numérique (échantillonages, séquenceurs) permet maintenant de faire des miracles. À cet égard, le concert qui sera donné à sa mémoire le 26 mai 1994 à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau proposera notamment Mitzvot, une œuvre pour quatuor de saxophones commandée à Brégent par Boudreau il y a maintenant six ans, à l’époque impossible à exécuter. Walter Boudreau conclut en ces termes: «Il reste triste de constater dans nos sociétés que les utopistes meurent de chagrin. Il nous faut des gens qui rêvent, des utopistes, des visionnaires. Des gens qui se disent que si c’est pas demain, ce sera après demain et ainsi de suite. Cela donne envie de vivre et redonne de l’espoir. Hélas! tout réside dans la sacro-sainte efficacité…»

    Qui osera reprendre le flambeau? Utopistes demandés!

    Sorte de génie musical…

    Atlantide; Golgot(h)a, SONARt in SOCAN — Le Milieu

    “La musique canadienne sur disque”, SOCAN — Le Milieu, February 1, 1993
    Monday, February 1, 1993 Press

    Les compositeurs québécois sont sans doute les plus favorisés de tous. En plus d’avoir accès aux grandes étiquettes nationales comme les Disques SRC et Centredisques, ils peuvent rejoindre les auditeurs par le biais de la SNE, des étiquettes des universités McGill et de Montréal et, depuis quelque temps, de DIFFUSION i MéDIA et des Éditions Doberman-Yppan. DIFFUSION i MéDIA a ajouté à son étiquette électroacoustique empreintes DIGITALes l’étiquette SONARt, qui fut lancée au début de l’année dernière avec un disque de musiques de Michel-Georges Brégent et Walter Boudreau / Raôul Duguay. Le deuxième disque de la nouvelle maison de disques, sorti en décembre dernier, comporte Ne blâmez jamais les bédouins, opéra de chambre de René-Daniel Dubois et Alain Thibault interprété par la soprano Pauline Vaillancourt. La distribution des deux étiquettes est assu ée par SRI à Peterborough, Ont.

    Atlantide; Golgot(h)a, Impacts intérieurs in Circuit

    “Ondes de chocs”, Serge Arcuri, Circuit, no. 4:1-2, January 1, 1993
    Friday, January 1, 1993 Press

    Denis Smalley, Impacts intérieurs

    Ce neuvième disque de la collection empreintes DIGITALes est consacré à la musique du compositeur néo-zélandais et britannique Denis Smalley. Se vouant exclusivement à l’électroacoustique, le musicien définit ses préoccupations comme la recherche des relations entre le geste et la texture tant sur le plan formel qu’au niveau de la perception. L’enregistrement nous propose une alternance d’œuvres pour bandes et de pièces mixtes depuis la toute récente réalisation Valley Flow pour bande seule, composée partiellement au Banff Center for the Arts et qui s’inspire du paysage grandiose et sonore que lui ont suggéré les Rocheuses. Dès la première audition, l’œuvre réussit à nous transporter dans ces vastes espaces éthérés, cristallisée par l’utilisation des registres extrêmes et un travail tout à fait remarquable à partir de sons de la forêt et de bruits de source qui ont presque conservé leurs qualités olfactives.

    Piano Nets (1991) et Clarinet Threads (1985), comme les titres l’indiquent, sont des œuvres mixtes avec la participation du pianiste Philip Mead et du clarinettiste Roger Heaton. La première nous offre une composition équilibrée d’une grande maîtrise où le piano, utilisé surtout de façon harmonique, n’est à aucun moment restreint par les réseaux de la bande et semble se fondre naturellement aux résonances tout en conservant son caractère propre. La seconde plus morphologique s’accorde tout à fait à l’immense palette de timbres propres à la clarinette. Wind Chimes (1987) tout comme Darkness After Time’s Colour (1976), pour bande seule, relèvent de préoccupations et d’esthétique, de style plus français avec une maîtrise tout aussi efficace. Nous pouvons, sans conteste, parler d’un enregistrement de grande qualité, dans la lignée des réalisations de cette étiquette.


    Michel-Georges Brégent; Atlantide, Walter Boudreau, Raôul Duguay; Golgot(h)a

    Le premier disque de cette nouvelle étiquette nous convie à entendre deux œuvres qu’on pourrait, sans se tromper, qualifier d’envergure titanesque ou de façon plus appropriée, titanique, toutes deux écrites pour diffusion radiophonique.

    Atlantide, de l’un des compositeurs québécois les plus prolifiques, Michel-Georges Brégent, peut nous surprendre, nous choquer, nous submerger ou nous éblouir mais ne peut certes pas nous laisser indifférent. Utilisant un orchestre éclaté allant des instruments anciens à l’orchestre traditionnel jusqu’aux instruments rock, l’œuvre transpose un contrepoint foisonnant de musiques et de styles des plus disparates pour construire une Babylone sonore tout à fait appropriée au discours apocalyptique que Brégent nous propose, en créant comme il le dit lui-même «un signal d’alarme radiophonique». On ne pourra manquer de remarquer une écriture exceptionnelle des voix ainsi qu’une interprétation tout aussi remarquable de la part des chanteurs et de l’orchestre sous la direction de Walter Boudreau.

    J’ai toutefois quelques réserves sur la pertinence des insertions de bande entre les parties instrumentales du début, mais toute la section finale, qui semble nous rendre les débris de cette première partie sur les côtes d’une plage où se situerait l’auditeur, est d’une grande poésie et tout à fait réussie.

    Golgot(h)a, du compositeur et chef d’orchestre Walter Bourdreau et du poète et musicien Raôul Duguay, un collaborateur de longue date, nous transporte dans l’univers tragique de la passion. L’œuvre est une suite de quinze tableaux sur les traces d’un chemin de croix où toute l’écriture est déduite d’un répons à quatre voix Tradiderunt me in manus impiorum du compositeur espagnol de la renaissance Tomas Luis De Vittoria.

    Ayant d’abord entendu la musique en version concert, lors de sa création en mars 1992, je dois avouer que l’enregistrement m’a permis d’apprécier à sa juste valeur le travail subtil des voix échantillonnées en relation avec l’orchestre, ce que l’audition en salle avait quelque peu estompé. L’émotion retenue des derniers tableaux est émouvante et non étrangère à certains madrigalismes des plus à propos. La direction y est évidemment très sûre sous la baguette du compositeur et l’enregistrement d’une qualité tout aussi remarquable.

    II est à noter que ces deux œuvres ont mérité des honneurs, soit le prix spécial du jury du Prix Italia dons le cas d’Atlantide et le grand prix de la communauté des radios publiques de langue française du Prix Paul Gilson dans le cas de Golgot(h)a. Des musiques à réentendre!

    Des musiques à réentendre!

    Atlantide; Golgot(h)a in Le Devoir

    “La musique contemporaine à l’honneur”, Carol Bergeron, Le Devoir, December 31, 1992
    Thursday, December 31, 1992 Press

    […] Déjà réconnu à travers le monde par sa collection de musiques électroacoustiques (acousmatiques, mixtes et interactives) diffusée sous l’étiquette «empreintes DIGITALes», l’éditeur montréalais DIFFUSION i MéDIA lançait, cette année, les deux premiers titres de «SONARt», une autre marque consacrée à des musiques conçues en studio. Le premier Laser réunit des œuvres radiophoniques de Michel-Georges Brégent et de Walter Boudreau et Raoul Duguay. Pour voix, divers ensembles, sons électroacoustiques et sons environnementaux, Atlantide de Brégent remporta une «première mention» au prix Italia de 1985; destinée à deux trompettes, deux cors, deux trombones, un tuba, une voix solo échantillonnée, un choeur mixte échantillonné, orgue et cinq percussions, la pièce Golgot(h)a (musique de Boudreau, texte de Duguay) remporta le prix Paul-Gilson en 1991.

    Généreuse sans limite, l’inspiration de Brégent peut être qualifiée de profuse, pour peu que la profusion de sons de toutes sortes soit soumise à une pensée musicale rigoureuse… ce qui, avouons-le, n est pas d’une évidence criarde. Au disque, l’écriture de Boudreau semble plus rigoureuse, mieux construite dans le jeu des plans sonores. Dommage toutefois, que le grave prétexte de la Passion du Christ ait inspiré à Duguay un texte d’une indigence affligeante.

    Généreuse sans limite, l’inspiration de Brégent
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