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  • Allusions sonores in Musique Machine

    “Review”, Duncan Simpson, Musique Machine, April 26, 2017
    Wednesday, April 26, 2017 Press

    Canadian David Berezan has since 2003 been director of the Electroacoustic Music Studios and the Manchester Theatre of Sound (MANTIS), both based at The University of Manchester, UK. His work tends towards a radicalising of the aesthetic and techniques first pioneered by Pierre Schaeffer and the GRM during the first wave of Musique Concrete. He describes his music as acousmatic and has travelled extensively collecting material for his compositions. Allusions sonores appears to be the first collection of his recorded works to be released.

    There are five compositions presented here, each being around the ten minute plus mark in length, affording ample opportunity for the listener to lose themselves in the density of Berezan’s sound. The first piece is Buoy (2011) which builds its sound world around the characteristics and environment of sea buoys. Digital processing has affected a quantum leap in possibility for the composer of acousmatic music. Comparing the tape cutting techniques of Schaeffer and Henry to the array of digital tools available now is like holding up a stone axe to an eye surgery scanning laser. Berezan makes the most of his apparatus, contorting the signature bells and whistles atop of buoys into squealing artefacts of unidentifiable origin. The piece oozes atmosphere whether in the form of creaking metal or actual waves which frame the more abstract and uncanny sounds.

    The most impressive piece for me — as it’s constructed via a highly limited range of sources, is Thumbs (2011). Spawned out of a single plucked sound from a Balinese thumb piano the composition is nevertheless layered with multiple manipulations and iterations of that same sound. It’s almost hard to believe that every click or drawn out intonation is derived from a single source. Where the fixation on such a limited pallet might have yielded to a sterile formalism (Schaeffer’s early studies are sadly a prime case in point) Berezan succeeds in drawing out the textural and harmonic complexity from his subject, weaving each derivation around the next and providing a fine example of how technical virtuosity rather than masses of sounds are key to this form of composition.

    The last three pieces are perhaps more aptly described along the lines of Luc Ferrari’s anecdotal music, if only for the fact that each attempts through field recordings to capture something of a specific time and place. The first, Badlands (2008), uses material recorded in Berezan’s native Alberta, Canada evoking the environment of the prairie landscape. For such a seemingly pastoral image the music here is oddly alien sounding, full of drones, swirling swampy electronics and ghostly half-heard sounds. It invites comparisons with the darker corners of Roger Doyle’s Babel project or Bernard Parmegiani’s most out-there productions. Galungan (2010) takes us back to Bali, Indonesia where the minimalist pallet of sources from Thumbs is fully fleshed out into a sound world containing multiple timbres of Balinese instruments and voices. The composer took his microphones out into the rice paddies recording sounds of everyday work life as well as religious ceremonies. The result is a contemplative rather than exuberant study of tone and cultural soundscaping (as Hein Schoer might call it) where recognisable human elements are rather fleeting and the sounds in-between people and things are amplified.

    Finally it’s Nijō (2009) that completes the set, taking us to Japan to explore the idea of “nightingale floors”. These are wooden floors in high status homes that cause a squeaking or chirping sound when walked upon, and acting like a primitive security system. There are some cracking (literally) processed sounds derived from wood in which splinters seems to fly off around the listeners ears, while huge tree roots grind against each other. There are more percussive elements here and there as is the occasional sonorous gong. But it’s the sudden passing of a bullet train that brings the piece into the 20th century along with some brief fragments of chanting, incidental speech and crowd noise that appear during the last quarter of the piece.

    Berezan is clearly a virtuoso of this kind of electroacoustic music. Hopefully more of his work will become available as it’s a rare treat to experience such compositional and sonic depth in what can be quite a stuffy field.

    Berezan is clearly a virtuoso of this kind of electroacoustic music. Hopefully more of his work will become available as it’s a rare treat to experience such compositional and sonic depth in what can be quite a stuffy field.

    Allusions sonores in Liability Webzine

    “Critique”, Fabien, Liability Webzine, September 19, 2014
    Friday, September 19, 2014 Press

    Canadien vivant au Royaume Uni, David Berezan signe avec ce deuxième album son intérêt pour les sonorités asiatiques mais pas uniquement. En tout cas, la musique acousmatique de Berezan est clairement régionalisée. Chaque morceau d’Allusions sonores correspond à un lieu défini, son environnement mais aussi à des sonorités précises qui tient évidemment à du field recordings mais aussi à une instrumentation particulière. Ce qui ressort surtout de ce disque c’est bien l’association qui est faite de toute cette matière. David Berezan, comme beaucoup des compositeurs acousmatiques, construit et modèle, transformant le réel pour créer chez l’auditeur la vision d’une réalité différente qui s’approche bien souvent du fantasme. Pour autant, ce fantasme repose sur quelque chose de profondément concret, une musique qui se base sur le vivant pour en créer une réalité augmentée. Fatalement, cette réalité se focalise sur le vivant et sur ce qui l’entoure. Tout y est alors amplifié, nous arrivant aux oreilles comme une information décryptée et débarrassée de toutes les scories qui pouvaient empêcher sa compréhension. Mais, au-delà de ça, Allusions sonores est aussi une exploration de paysages très différents les uns des autres faisant se rencontrer le monde industrialisé à celui encore assez proche de la nature mais qui n’est jamais abandonné de l’homme. Allusions sonores donne donc dans le vivant et l’organique sans jamais perdre de vue que la musique qu’il construit à partir d’une matière brut, sert également à décrire et imaginer des lieux précis, des moments de vie que l’on observe d’une manière quasi effacée mais admirative. David Berezan passe d’un pays à l’autre, d’un continent à un autre, d’une culture à une autre tel un ethnologue qui observerait ce qui se passe sans jamais chercher forcément à l’expliquer. Il fait simplement ressortir la beauté de sons et de rythmes qu’ils peuvent générer. En ce sens, il fait ressortir quelque chose d’unique qui ne peut être reproduit deux fois de la même manière. L’invitation vers l’ailleurs fonctionne alors à plein régime et on se laisse forcément embarquer.

    L’invitation vers l’ailleurs fonctionne alors à plein régime et on se laisse forcément embarquer.

    Allusions sonores in Tartine de contrebasse

    “Allusions sonores, illusions phoniques”, Ehoarn Bidault, Tartine de contrebasse, June 30, 2014
    Monday, June 30, 2014 Press

    Et Tartine de contrebasse se perdit à jamais dans les méandres de l’expérimentatoire ostentation, ou dans l’expérimentation ostentatoire, bref, voici venu le jour où nos 32 fidèles lecteurs depuis 2011 vont se dire «ça y est, y sont foutus, y sont devenus un ramassi de bobos parisiens élitistes se paluchant salement dans le bruitisme le plus abscon». Et vous n’aurez qu’à moitié tort, car si paluchage il y a bien, sachez que David Berezan est bien plus qu’un simple bruitiste qui prend son pied en vous tordant l’oreille.

    Oui, on va parler musique concrète. Non, ya pas de wobble. Si, c’est écoutable. Fanboy de chez PRSPCT ou likeur compulsif de chez Peace Off, passe ton chemin sur cet article, on t’en voudra même pas. Ou tends voir l’oreille deux secondes, histoire de, tu pourrais être surpris.

    petit traité de la pédance ordinaire

    Alors, quand on va se balader sur l’infâme site web de la maison empreintes DIGITALes, on nous parle d’électroacoustique, de musique concrète, et d’acousmatique. Moi, sincèrement, j’y connais rien, et puis j’m’en fous. Alors je lance le cd en faisant la vaisselle, parce que oui, c’est comme ça, je sais faire deux choses à la fois. Et là, l’éponge dans la main droite, la tasse à café dans la main gauche, ya comme une interlocation interrogative. Oui, voyez-vous, parce que ça ressemble à rien de ce que j’ai pu entendre depuis que je m’intéresse à la musique, c’était vers l’hiver 1942. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc. C’est sautillant comme les miettes de pain dans mon évier, tendu comme le couteau à viande mal affûté et rond comme la casserolle qui contient mes vieux restes de curry de trois semaines. Faut pas se laisser abattre, je frotte de plus belle et je tend l’oreille. Mi-curieux, mi-résigné à faire disparaître le curry récalcitrant malgré les assauts de David Berezan.

    Mais force est de constater que quatre minutes plus tard, je me retrouve comme un con avec mon torchon sur l’épaule, complètement bloqué par l’écoute de cet objet improbable et fascinant. L’eau chaude s’abat vainement sur les restes de riz moitié moisis et je suis plus capable de frotter quoi que ce soit.

    Car ce que j’ai dans mon pavillon sali par le breakcore et autres IDM lourdes est tout bonnement unique. Mélange de field-recording, d’électronique et d’acoustique, je serais bien en peine de dire qui vient d’où et où ça va. Je suis complètement perdu. Qu’est-ce qui est de l’ordre du naturel dans cette musique? Est-ce qu’on peut même parler de musique? Y a-t-il une structure? Est-ce que j’aime? Où va-t-il, putain? L’ambiance de Buoy est clairement sous-marine, et les enregistrements de vagues qui percutent sont clairement pas là pour nous y tromper. Mais il apparaît vite que ce n’est qu’un leitmotiv, et que l’intérêt réside dans ce qui tourne autour. Synthés tantôt nappage tantôt brumeux, bruits indéfinissables (pour moi en tout cas) grouillants, mouvants. Mais qu’est-ce qui grouille comme ça? Organique? Inorganique? Vivant? Ce mec n’a pas enregistré le bruit du sable qui se trimballe sous la force des courants. Il l’a recréé. Tout arrive en même temps, je comprends rien. Je suis toujours debout devant mon vieux curry, mais toute mon énergie est maintenant mobilisée à l’écoute de Buoy. J’essaie de comprendre. Les images se collisionnent, et sans avoir le temps d’être sûr de les avoir vues. Je commence à comprendre une chose. Sous ses airs d’expérimentation dictatoriale sans foi ni loi, ce morceau est en fait parfaitement structuré. Chaque élément est à sa place, et le grouillement, le foisonnement, sont totalement maîtrisés. Il commence à m’apparaître que le gars vient de m’infliger un chaos apparent qui en fait est non seulement créé de toutes pièces, mais qui en plus n’est absolument pas chaotique. Sa «musique» se cale sur le bruit des vagues (je pensais pas avoir à écrire ça un jour, bordel) et se marie avec son field-recording, au point qu’on passe notre temps à flipper de ne pas savoir décerner ce qui est «réel» de ce qui est «créé».

    Ici commence le festival de comparaisons foireuses

    La méthode se précise avec Thumbs. En substance, Matt-Management-Damon dirait depuis son trip Terry Gilliesque «ya d’la thunes à se faire sur le chaos, coco». On se contentera d’une sempiternelle ritournelle à la Stephen Hawking, du chaos naîtra l’ordre, ou une connerie dans ce genre. Ou, encore, de la même façon qu’à partir de 4 pauvres bases d’ADN différentes on observe, à force de répétitions, des millions d’espèces aux génomes différents, à partir de quelques sons boisés ou métalliques, pincés ou frappés, simples et courts, répétés une infinité de fois, on observe un schéma. Il se dessine une cohérence. J’irai pas jusqu’à utiliser le terme «mélodie», faut pas pousser. Mais un mouvement. Et si tout l’intérêt purement scientifique de Thumbs réside dans la démonstration musicale de ce théorème aussi surrané que la théorie de l’évolution (franchement), son intérêt musical, sonore, est lui dans le fait que monsieur nous balade allègrement pendant douze minutes sur un fil aussi tendu que les cordes qu’il pince aussi compulsivement qu’un syndrôme de Tourette sous crack (pardonnez-moi). Continuons dans les comparaisons débiles: quand vous regardez une photo de Hubble, ben c’est d’abord le bordel. Ya des points partouts, des étoiles et des galaxies partouzant sans aucune cohérence. Mais quand vous commencez à la tourner dans tous les sens, à gratter un peu, ben c’est ordonné. Un ordre se dégage. Il suffit de savoir comment regarder. Thumbs, et l’intégrité d’Allusions sonores en fait, c’est pareil. Tantôt bordelique, tantôt ordonné, et en mouvement perpétuel entre les deux. Le pire, dans toute cette histoire, c’est qu’on s’y laisserait presque aller avec délectation.

    Le ton change de façon assez radical avec Badlands. Retour au grouillant organique. Mais cette fois, c’est pas pour aller barboter dans une mer chaudasse et enveloppante, petit chenapan. Badlands vous fera flipper comme vous avez flippé sur Alien le jour où vous avez bravé l’interdiction de maman pour aller rallumer la télé à 22h (sale mioche). <Badlands, c’est du sale. C’est dix minutes de souffle chaud de bête décharnée, de mouches à carcasse qui viennent te chatouiller l’oreille, de nuées de grillons affamés, de scolopendres qui rampent. C’est 10 minutes de ta peur enfouie de gamin, peu importe sa nature. Badlands fait appel à ce que tu n’as résolu qu’en t’en tenant soigneusement éloigné depuis que t’as trois poils au genou. Badlands, c’est la thérapie par la douleur.

    Non mais plus sérieusement

    Laissons de côté deux minutes le vocable châtié et le ton presque moqueur qui ne sert qu’à masquer mon incultance flagrante dans le domaine, et posons-nous quelques questions somme toute assez légitimes. Est-ce que Allusions sonores, de David Berezan, peut être considéré comme de la musique? Est-ce que c’est un bon album? Est-ce qu’il ne s’agirait pas, finalement, d’une vaste supercherie? Est-ce que la détention d’un Doctorat en composition électroacoustique légitime le fait de branler des bouts de bois comme un gamin de 4 ans pour en sortir un disque? Clairement, non.

    Mais.

    Moi, j’ai pas la prétention de vous faire aimer ce truc hautement expérimental et faussement dénué de repaires. D’ailleurs, j’ai pas non plus la légitimité à vous dire si c’est bien ou pas. Par contre, ce que je vois, c’est que derrière ces sons apparemment bordéliques, se cachent une organisation, une maîtrise, un sens. Et chacun de ces trois éléments justifie à lui seul la création, l’existence de cet album. Si cette organisation, cette maîtrise, et ce sens, je ne les effleure qu’à peine, et s’ils vous passent à 12 000 pieds au-dessus de votre crâne roussi par le soleil estival, ce n’est pas un problème. En tous cas pas pour moi. Car si vous avez l’envie et le courage de le réécouter (ce qui est complètement facultatif, soit dit en passant), vous commencerez à entendre que des repaires, il y en a. Ils sont juste calés sur autre chose qu’une sempiternelle batterie en 4 temps.

    La deuxième chose, c’est que si, évidemment, on a pas besoin d’un diplôme en musique pour prétendre faire de la musique, même de la musique expérimentale, il y a derrière cette gueule de jeune premier gendre parfait un esprit animé par une démarche de recherche, et que cette démarche est tangible dans le résultat posé sur cette galette. David Berezan est non seulement un expérimentateur, mais aussi un théoricien de l’expérimentation.

    Alors même si les malheureuses âmes qui ont la malchance de me connaitre et les abrutis qui perdent encore leur temps sur ce blog savent désormais que je prends plus souvent mon pied avec un bon Bong-Ra et même un médiocre Hey Colossus, j’avoue que David Berezan m’a mis ma pétée. Il n’est pas vraiment la peine de préciser qu’Allusions sonores peut énerver autant qu’il détend. Je n’essaie pas de vous vendre un disque que vous allez aimer. Ma prétention n’est que de vous le caler dans le tympan le temps d’un morceau ou deux, faites-en ce que vous voulez. Mais il n’empêche que derrière ses airs d’ambient pour hippie, d’expérimentations d’autistes ou de masturbation phono-intellectuelle, il y a chez David Berezan une véritable méthode d’étude de l’influence du sonore sur l’être humain. De la psychologie du son, en somme. On a ici entre les oreilles le résultat d’un travail accompli, cinq histoires, cinq images créées à partir de sons expérimentaux et orchestrées à mi-chemin entre l’ordre et le chaos. Et force est d’admettre que si ce résultat peut totalement vous laisser de marbre ou vous importuner au plus haut point, s’il vous touche, il saura créer des émotions inédites qui feront sans peine oublier sa forme, j’avoue, peu avenante. Mais lorsque l’on se laisse aller à guetter les sautes d’humeurs de David en acceptant peu ou prou d’être perdu entre les sons vivants, boisés ou brumeux, c’est qu’il a déjà rempli sa mission. Nous intéresser.

    Allusions sonores, de David Berezan, est disponible chez empreintes DIGITALes. Je vous suggère de l’écouter au casque, sans aucun bruit parasite, et en ayant une bonne heure devant vous. Jvous laisse, j’ai un vieux curry à gratter.

    On a ici entre les oreilles le résultat d’un travail accompli, cinq histoires, cinq images créées à partir de sons expérimentaux et orchestrées à mi-chemin entre l’ordre et le chaos.

    Allusions sonores in Le son du grisli

    “Critique”, Pierre Cécile, Le son du grisli, June 2, 2014
    Monday, June 2, 2014 Press

    David Berezan est un compositeur de musique acousmatique, souvent récompensé. Allusions Sonores est le premier disque que j’entends de lui. Attention, rien à voir avec le Berezan de mon immeuble, qu’on ne me soupçonne pas de conflit d’intérêt!

    Sur Empreintes DIGITALes, ce Berezan là remplit tout l’espace du CD d’«allusions sonores» qui font référence à des bruits divers et variés (bouées de navigation maritime, lamellophone balinais, field recordings de plusieurs continents…). Bien, très bien même… Et là-dessus, il jette des reverses, des tintements et des sons acoustico-moléculaires qui épateraient plus d’un marin revenu sourd de Badlands… Bref, de quoi réjouir le terrien adepte de musique de grand large que je suis!

    Bref, de quoi réjouir le terrien adepte de musique de grand large que je suis!

    Allusions sonores in The Sound Projector

    “Review”, Stuart Marshall, The Sound Projector, June 2, 2014
    Monday, June 2, 2014 Press

    Always grateful to take receipt of new releases from a favourite electroacoustic label: empreintes DIGITALes, whose releases of benchmark collections by Monique Jean and Manuella Blackburn have previously wowed me to annoying verbosity. David Berezan’s a new name to me, but he upholds the label’s reputation for quality product; this set of allusive sounds reflecting everything I enjoy about electroacoustic music. While they are said to inhabit different bodies, Berezan and Blackburn display a strong thematic and audible kinship in their respective works. Both have produced pieces in and about Japan for one thing, and both have an appetite for exotic instruments. Accordingly, Berezan constructs the lush but byzantine second piece, Thumbs (2011), from a single plucked note on a Balinese thumb piano; a note he gets right inside: stretching it every which way in and around our ears and bodies.

    It is a compositional discipline that informs every piece, each with its distinct identity, which digital processing never detracts from. Take Nijō (2009), with its origins in customised Japanese ‘nightingale’ flooring. Otherwise stable and silent, certain castle floorboards were raised ever so slightly as to ‘sing’ if and when an intruder stood upon them, alerting security to their presence. Perhaps for the possibility of emergency, the piece forsakes the stealthy motion one might expect for the torrent of bouldering acoustics we actually hear. Other tracks are more subdued, but no less fascinating: Buoy (2011) is almost ambient in its representation of swelling seawater, its patina of digital glitter endowing the soothing sounds with an almost rotoscoped, fictional veneer.

    In total, these five pieces offer us a glimpse of the potential breadth of the composer’s work, and I suppose newcomers (in particular) a view of some of the more palatable possibilities afforded by electroacoustic music. Even those of us as jaded about ‘experimental’ music as much as sausage factory pop or electronic should surely find solace in such careful craft.

    Even those of us as jaded about ‘experimental’ music as much as sausage factory pop or electronic should surely find solace in such careful craft.

    Topographies, Allusions sonores, Au-delà, La marée, empreintes DIGITALes in The WholeNote

    “Four Discs from empreintes DIGITALes”, Wende Bartley, The WholeNote, no. 19:8, May 1, 2014
    Thursday, May 1, 2014 Press

    It’s been close to 25 years since the founding of the unique Montréal-based label empreintes DIGITALes (empreintesDIGITALes.com) in 1989 by Jean-François Denis and Claude Schryer. Solo-directed since 1991 by Denis, the label has produced 130 discs representing 107 composers and specializes in contemporary electroacoustic music, acousmatic and musique concrète. Although these genres of music are not the common fare for most of the concert events listed by The WholeNote, it is important to realize that the technical innovations and ways of thinking that have been pioneered by the practitioners of this music have had a wide influence on a vast array of musical forms and styles as well as media-based art forms.

    One of the most distinguishing features of electroacoustic music in general is that it is composed primarily within a studio environment and is designed to be listened to through loud speakers. And although the ingredients of melody, rhythm and harmony can be an aspect of electroacoustic music, its primary focus is on the sound itself, which can originate from recordings made in a particular acoustic environment, or generated and processed through purely electronic or digital technologies. Sometimes the original sound source is recognizable – such as recordings of ocean waves or the inside of a piano, and in other situations, the sounds have been studio processed beyond recognition of their original context.

    Back in 1990, empreintes DIGITALes offered its own vision of the wide array of possibilities within the electroacoustic genre. It published the groundbreaking Électro clips CD which featured three-minute miniatures by 25 different composers, each one representing a unique approach to working in a studio environment.

    More recently, the label has released four new albums by four unique composers: Martin Bédard (Montréal), Pierre Alexandre Tremblay (Montréal/UK), Andrew Lewis (UK) and David Berezan (Calgary/UK). Although the pieces are of longer duration than the three-minute clips, each disc presents four unique approaches and aesthetic visions.

    Each of Bédard’s five acousmatic compositions on his Topographies CD (IMED 13121) creates a sonic picture of specific acoustic environments, ranging from recordings made in restored jail cells to the soundworld of trains. He also weaves in tributes to what he calls “phonoculture” – lyrics from a Rush song or the audio heritage of a specific community. He is captivated by specific behaviours, whether those be of a night watchman or of metal under stress, and his compositions are expressions of his curiosity.

    The five compositions on Tremblay’s 2-disc set entitled La marée (IMED 13123/124) are excellent examples of the interaction between live performers and a form of live processing of the solo instrumentalist. I found his piece Le tombeau des fondeurs particularly engaging with its rhythmic and timbral pulsations that create a seductive sonorous quality suggestive of the casting of a metal or bronze bell or gong. All his pieces are meditations on life, a balancing of contradictions.

    The music of Lewis on his CD Au-delà (IMED 13125) is a great example of pure acousmatic music in which the original sound sources are heavily processed and the original context is predominantly unrecognizable. However, Lewis’ skill at weaving sounds together creates strong impressionistic and imaginary soundscapes. His track Cân, the Welsh word for song, takes the Welsh musical heritage beyond the traditional sounds of harps and male choirs. Short interjections of these traditional sounds are juxtaposed with more abstract sonic textures.

    And finally, the music on Berezan’s Allusions sonores (IMED 13122) offers the listener a window into the places he has visited. Seeing himself as a composer who collects and “uncovers” sounds as part of his creative process, each of the five pieces reflects places he has personally visited or interacted with. Ranging from the sounds of a Balinese thumb piano to recordings made in Alberta’s badlands to the chirping sounds of temple and palace floors in Japan, listening to Berezan’s music is similar to listening to the ocean. Each piece has a very distinctive wave-like motion with the constant ebb and flow of the sound textures rising up and then falling away.

    These four discs are a testament to the ongoing commitment this independent label has for a very unique and distinct genre of music. It is known and respected internationally and considered the go-to place for the keen listener and connoisseur of electroacoustic music in all its varied forms.

    … known and respected internationally and considered the go-to place for the keen listener and connoisseur of electroacoustic music…
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