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  • Atlantide; Golgot(h)a in SOCAN — Paroles & Musique

    “Une nouvelle étiquette: SONARt”, Johanne Barrette, SOCAN — Paroles & Musique, June 1, 1992
    Monday, June 1, 1992 Press

    DIFFUSION i MéDIA, producteur des disques empreintes DIGITALes consacrées à la musique électroacoustique, lançait en mars dernier sa nouvelle étiquette: SONARt. Cette dernière est consacrée aux musiques instrumentales pour haut-parleurs, conçues en studio, que Jean-François Denis, co-fondateur de DIFFUSION i MéDIA avec Claude Schryer, a baptisées musiques “invisibles”.

    SONARt, toute jeune qu’elle soit, se divise déjà en deux volets. Le premier, radio, propose un compact réunissant Atlantide, de Michel-Georges Brégent, et Golgot(h)a, de Walter Boudreau et Raôul Duguay. Atlantide, fable sonore sur le thème du continent perdu, exploite toutes les techniques d’enregistrement multipistes. Les flûtes de l’ensemble Flûtes Douces, les instruments anciens de l’Ensemble Glaude-Gervaise et les saxophones du Quatuor de Saxophones de Montréal, y côtoient les sons des chœurs, des instruments d’orchestre et des synthétiseurs. En 1985, le Concours international d’œuvres radiophoniques Prix Italia lui attribuait le Prix spécial du jury. Golgot(h)a, qui explore le thème du chemin de croix, s’est mérité le Prix Paul-Gilson 1990 de la Communauté des radios publiques de langue fran,caise. À l’occasion du lancement, Golgot(h)a été créée en concert à l’Église Saint-Jean-Baptiste à Montréal par l’Ensemble de la SMCQ .

    L’automne prochain verra l’inauguration du deuxième volet de SONARt, soit théâtre, avec la transposition discographique de Ne blâmez jamais les bédouins, du dramaturge québécois René-Daniel Dubois, interprétée sur scène l’an dernier par la soprano Pauline Vaillancourt sur une adaptation musicale d’Alain Thibault.

    Robert Normandeau in SOCAN — Le Milieu

    “Montréal fête la musique d’ici”, SOCAN — Le Milieu, June 1, 1992
    Monday, June 1, 1992 Press

    La musique joue un rôle important dans les célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, qui ont lieu cette année. En effet, neuf œuvres ont été commandées à des compositeurs canadiens sous la bannière de Montréal Fête, une série de concerts présentés à travers la ville cet été. Une œuvre de Pierre Grandmaison pour orgue et petit orchestre a été créée le 17 mai à la basilique Notre-Dame, lors d’un office divin commémorant la première messe célébrée à Montréal, et un spectacle multimédia d’une heure mettant en vedette la musique électroacoustique de Robert Normandeau est présenté au Planétarium Dow jusqu’au 7 oct.

    Dans les mois qui viennent, les Montréalais auront l’occasion d’assister à un concert gratuit de l’ACREQ dans le cadre de son Printemps électroacoustique, le 14 juin au parc Lafontaine. Cet événement, décrit comme un théâtre sonore, se terminera sur des interprétations de nouvelles œuvres de R. Murray Schafer, Myke Roy et André Duchesne qui mettront à contribution 150 musiciens, huit guitares électriques et, pour l’œuvre de Schafer, une danseuse sur une scène flottante.

    Un grand nombre de compositeurs canadiens seront également à l’honneur tout au cours de l’année: l’Orchestre mondial des jeunesses musicales, sous la direction d’Eduardo Mata, présentera une nouvelle œuvre de Denis Gougeon (les 12 et 13 août); l’Orchestre symphonique McGill sous la direction du chef d’orchestre Douglas McNabney créera Disolulions I d’Arlan Scholtz, pour soprano, clavecin et orchestre (4 oct.); et sept pianistes québécois interpréteront une nouvelle pièce de François Dompierre, dans le cadre du Festival international de piano de Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier (8 oct.). Pour des informations complémentaires, composer le (514) 872-1992.

    Robert Normandeau in Le Devoir

    “La cinquième salle de la PdA sied mal à la musique”, Carol Bergeron, Le Devoir, June 1, 1992
    Monday, June 1, 1992 Press

    Ce concert d’ouverture du Musée d’art contemporain de Montréal servalt également à l’inauguration d’une toute nouvelle salle. Sans nom si ce n’est qu’on la dit «Ia cinquième» du quadrilatère de la Place des Arts, cette salle a toutefois été conçue pour un usage pluridisciplinaire. C est en somme un autre lieu polyvalent qui, ainsi qu’il semblait facile de le prévoir, n’aura avec la musique que des liens accessoires.

    Comment ne pas s’étonner qu’en cinq tentatives, on ne soit pas encore parvenu à doter le plus important complexe culturel de la ville d’un seul espace véritablement conçu pour le concert!

    Les musiciens devront donc s’accommoder de ce petit théâtre de 350 places ou le laisser à d’autres utilisateurs qui profiteront de sa «géographie variable». Ils exerceront encore une fois leur patience à attendre. À attendre la très hypothétique constructlon du Conservatoire de Montréal dans lequel, avec un peu de chance, on fera enfin l’effort de doter la Place des Arts d’au moins une salle exclusivement consacrée à la musique de chambre.

    Nettement trop sèche, l’acoustique de cette «cinquième salle» étouffe irrémédiablement les instruments conventionnels: la percussion, le piano, les vents, les cordes y travaillent dans le vide. Seule la musique électroacoustique pourrait-elle y trouver son profit. Capable de créer l’illusion de son propre espace sonore, il ne lui resterait plus qu’à trouver un dispositif idéal de diffusion en se servant notamment de la grande mobilité des sièges — on parle de 41 configurations possibles.

    Acoustiquement la plus magique, musicalement la plus captivante l’œuvre de Robert Normandeau fut la seule à pouvoir donner du volume à cette salle trop basse de plafond. Partagés de manière à servir d’introduction aux cinq autres pièces du programme ses Fragments étaient diffusés à travers un orchestre de 16 haut-parleurs alimentés par un magnétophone 16 pistes.

    Dans la même logique, les deux claviers-synthétiseurs DX-7 ajoutèrent à la percussion et au cor anglals une certaine résonance artificielle bienvenue. Mais cela Serge Arcuri ne pouvait l’avoir prévu lui qui accompagna ses Fresques imaginaires des sonorités apaisantes et inoffensives du «nouvel age».

    Le minimalisme insignifiant de Hoketus provoqua une réaction presque unanime de rejet. L’auditoire hua copieusement ce que le compositeur néerlandais Louis Andriessen avait peut-être écrit pour tourner en dérision les répétitifs américains.

    Les Cinq études pour figures de Jean Derome cherchent apparemment dans la laideur des associations de timbres qui ne parviennent pas à masquer l’indigence de la pensée musicale. Le contraire de ce qu’avec aussi peu d’instruments, la Torontoise Alexina Louie est parvenue à imaginer pour donner au trombone virtuose d’Alain Trudel quelques minutes de séduisante poésie sonore.

    Destinés à conjuguer les effectifs instrumentaux du NEM et de la SMCQ (une trentaine de musiciens) les pièces de Bouchard et de Longtin souffrirent différemment de l’aridité de l’acoustique. Ire tourna ainsi à la colère vaine qui ne permit point de juger de l’apparente qualité de l’écriture orchestrale de Linda Bouchard Hommage à trois peintres québécois, Gaboriau, Toupin, Ferrron et les autres… permit à Michel Longtin de s’amuser avec une opulente formation qui contenait trois pianos, des percussions, des vents et des cordes. Une œuvre qui capte avec bonheur les vibrations invisibles qui, pour un musicien, habitent l’univers de la peinture.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in Les Cahiers de l’ACME

    “Critique”, Les Cahiers de l’ACME, no. 129, May 31, 1992
    Sunday, May 31, 1992 Press

    Réalisé en coproduction avec le GRM, ce double CD permet, pour la première fois, de réunir 7 des œuvres électroacoustiques les plus significatives de ce compositeur français vivant au Canada. Plusieurs fois primé à Bourges, il est pour beaucoup, de par son activité créatrice et didactique, dans l’épanouissement de l’acousmatique au Québec et dans la profusion de compositeurs québécois venus écumer les festivals européens depuis plusieurs années. Ce coffret est accompagné de commentaires, de nombreuses photos et de partitions d’écoute de trois de ses pièces. Il est diflicile de ressortir une œuvre plutôt qu’une autre puisqu’elles sont toutes belles, mais surtout importantes pour l’acousmatique ainsi que pour la place que prendra ce genre dans l’histoire de la musique. Nous ne saurions trop vous conseiller de vous procurer ce double CD distribué par ADDA pour l’Europe et Empreintes DIFGITALes pour l’Amérique du Nord. Il est également possible de se le procurer au GRM (pour la France) ou chez Musiques & Recherches (pour la Belgique).

    Nous ne saurions trop vous conseiller de vous procurer ce double CD…

    Robert Normandeau in Voir

    “Paire naturelle”, Dominique Olivier, Voir, May 29, 1992
    Friday, May 29, 1992 Press

    Quoi de plus naturel, pour inaugurer une salle de concert située dans un musée consacré à l’art contemporain, que d’inviter à y jouer une institution musicale vouée, elle aussi à la diffusion du répertoire contemporain. Rien d’original, direz-vous. Mais voilà, le concert inaugural de la cinquième salle de la Place des Arts, sise au nouveau Musée d’art contemporain qui lui est contigu, n’a rien d’un concert ordinaire. Il s’agit d’une première dans l’histoire de Montréal, qui depuis 1989 possédait deux sociétés de concert entièrement orientées vers la musique du XXe siècle.

    Depuis 25 ans, la Société de musique contemporaine du Québec officie dans l’interprétation, la création, et la diffusion de la musique nouvelle. Mais depuis trois ans, un autre organisme, lui aussi de qualité remarquable, et qui a très rapidement débordé le cadre québécois. s’est installé à Montréal, en tant que seul ensemble de musique contemporaine travaillant sur une base permanente en Amérique du Nord: le Nouvel Ensemble Moderne. Une rivalité désastreuse aurait pu s’en suivre, mais nous n’avons constaté jusqu’à maintenant qu’une saine émulation, qui semble vouloir se poursuivre pour donner à Montréal une stature particulière dans le domaine de la musique du XXe siecle. Le concert du Musée va les réunir enfin, pour la première fois de leur histoire, peut-être en combat singulier, peut-être aussi en une association amicale et constructive, comme le souhaitait Mme Lorraine Vaillancourt, directrice artistique du NEM, dans une entrevue qu’elle nous accordait il y a quelque temps. Bien sûr, quand on arrive en second, la situation est plus délicate, et on doit espérer que se maintienne l’équilibre qui existait déjà dans le milieu musical. La SMCQ perdait il y a quelques années son fondateur et directeur artistique, Serge Garant, devait s’adapter à son nouveau chef au tempérament fougueux, Walter Boudreau, et se retrouvait face à une autre institution qui pouvait lui mettre des bâtons dans les roues, ou lui voler tout simplement son public. Il n’en fut rien, et la quart de centenaire SMCQ a toujours le vent dans les voiles, tout comme le NEM qui ne cesse de remporter des succès internationaux.

    S’il existait au départ une distinction théorique entre les répertoires couverts par les deux ensembles, dans les faits elle est beaucoup moins claire. Dans ce concert inaugural, ils joueront tour à tour ensemble et séparément, dans des ceuvres de toutes allégeances: du Louis Andriessen, un Néerlandais minimaliste; du Serge Arcuri, un de nos jeunes compositeurs québécois; du Alexina Louie, une Canadienne aux antécédents orientaux apparents; du Jean Derome, connu pour son travail en musique actuelle; du Linda Bouchard, une Québécoise vivant aux États-Unis; du Michel Longtin, une vedette nationale, un de nos meilleurs compositeurs pour orchestre; et finalement du Robert Normandeau, compositeur électroacoustique dont nous parlions dernièrement dans cette chronique, et qui a été chargé de composer cinq courtes pièces établissant le lien entre les œuvres au programme.

    Robert Normandeau in Montreal Mirror

    “Agenda”, Montreal Mirror, no. 7:49, May 28, 1992
    Thursday, May 28, 1992 Press

    Montreal is a major center for electroacoustic music, a highly experimental form of contemporary composition that incorporates a huge range of sounds: from computer generated music to environmental or “found” sounds. Composer Robert Nomandeau finishes his Doctorate in electroacoustics in a reprise of his multimedia concert Tangram. The piece was composed for an orchestra of 16 loudspeakers, and is performed with & without the visual effect of 70 projectors showing slides synchronized with the music. The show takes place at the Dow Ptanetarium June 3, 10 & 17 at 20h

    Montreal is a major center for electroacoustic music…
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