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  • Jean-François Denis, empreintes DIGITALes in Revue & Corrigée

    “Pourquoi faites-vous des disques?”, Jérôme Noetinger, Revue & Corrigée, no. 76, June 1, 2008
    Sunday, June 1, 2008 Press

    […]

    Jean-François Denis
    Label empreintes DIGITALes

    En 1990, lorsque j’ai fondé empreintes DIGITALes, le disque compact était alors “nouveau” et était une très bon média pour “déplacer” jusqu’à 75 minutes de musique (qualité du son, solidité du médium, poids et volume réduits). Par contre il restait clair dans mon esprit que ce support physique serait éventuellement remplacé, à son tour.

    Internet existait déjà depuis plusieurs années à ce moment (courriel, échange de fichiers…), mais sa popularité n’a réellement commencé qu’après 1995, en s’accélérant jusqu’à nos jours. En parallèle l’accès à Internet s’est aussi grandement développé (disponibilité, vitesse, coût). Idem pour les ordinateurs personnels. Inventé au tout début des années 1990, le “mp3”, quoiqu’un recul dans l’évolution constante de la qualité sonore, a rapidement bénéficié du développement de cet accès, alors à basse vitesse, grâce à la “légèreté” des fichiers ainsi codés. Il a permis le phénomène de la démartérialisation de la musique.

    Pourquoi faire des disques? Parce que le disque est un album, un recueil de pièces choisies et ordonnées (par les créateurs, par le producteur). Le disque est aussi un document visuel et éditorial, avec information, illustrations, photographies. Le disque laisse un trace palpable, réelle.

    Par contre… Aujourd’hui la distribution du disque se transforme: de la boutique à la table de vente au concert; de la boutique à la vente par correspondance. Ce déplacement cause la fermeture des boutiques, et fait perdre l’habitude d’achat de disques. Le moyen d’écouter la musique se transfrome aussi: les lecteurs portables des disques compacts (ou de cassettes) sont remplacés par des lecteurs numériques. À la maison l’ordinateur se branche de plus en plus à la chaîne hi-fi.

    À terme… À court terme, pour les amateurs de musiques de son (dont l’électroacoustique), la qualité sonore du “mp3” n’est pas suffisante. On sait qu’un prochain format “haute définition”, quel qu’il soit, comblera cette lacune. Aussi, à moyen terme, le disque et sa distribution seront (presqu’)entièrement démartérialisées. Les habitudes de “fréquentation”, de l’expérience de la musique sont autres. Mais le besoin d’une direction éditoriale, d’un choix artistique, restera. Les “maisons de disques”, sous ce vocale ou un autre, auront encore longtemps un rôle à jouer: faire découvrir la création musicale.

    […]

    … faire découvrir la création musicale.

    Natasha Barrett, Gilles Gobeil, Annette Vande Gorne in Levante-EMV

    “Concierto electroacústico en 5.1”, Josep Lluís Galiana, Levante-EMV, May 10, 2008
    Saturday, May 10, 2008 Press

    El ciclo de conciertos Primavera Electroacústica a València 2008 continuó su programación el pasado jueves en la Galería del Palau. Organizada por la Asociación de Música Electroacústica de España (AMEE), la selección de composiciones que, bajo el título genérico Obres de Llarg Hàlit, se pudieron escuchar tenían como mayor aliciente su presentación en el sistema de grabación y por tanto de difusión Surround 5.1 Dolby Digital. Este sistema proporciona sonido digital mediante seis canales independientes: tres canales frontales (izquierda/centro/derecha) que posibilita claridad y nitidez y una ubicación precisa de los sonidos, mientras que los canales envolventes gemelos (trasero izquierda/trasero derecha) rodean al público sumergiéndolo en un verdadero océano de materia sonora.

    Este placer se hizo tangible durante la escucha de las tres obras seleccionadas para la ocasión. Tres importantes compositores del actual panorama internacional en este género y procedentes de diversos países. La compositora belga Annette Vande Gorne (Charleroi, 1946) mostró su vertiente más expresiva y detallista con su obra Figures d’espace (2004). Espacializada por el compositor valenciano y miembro de la directiva de la AMEE Vicent Gómez, la pieza conjuga con transparente y eficaz contrapunto los sonidos de la Naturaleza con los producidos mecánicamente en una suerte de Rondeau. De auténticas dimensiones épicas se podría catalogar la obra aportada por el histórico compositor canadiense Gilles Gobeil (Québec, 1954). Ombres, espaces, silences… (2005), inspirada en la polifonía más temprana (Ars Antiqua, Ars Nova), revisita el universo sonoro de los primeros siglos de la Era Cristiana. La resultante es una música de texturas brutales como si se tratase de grandes placas tectónicas de ricas y ancestrales sonoridades a la deriva. Finalmente, la joven compositora británica Natasha Barrett (1972) presentó su Prince Prospero’s Party (2002), basada en el relato corto de Edgar Allan Poe, The Mask of the Red Death. Se trata claramente de una música programática. Narra con gran fidelidad la acción del relato, dividiendo el discurso sonoro en siete secciones y pasando de las risas al grito más aterrador de los personajes de esta insólita composición electroacústica.

    Este placer se hizo tangible durante la escucha de las tres obras seleccionadas para la ocasión.
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