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electrocd
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  • Bruit-graffiti dans Intro

    «Tonträger: Hörtest», Sascha Karminski, Intro, no 78, 1 octobre 2000
    dimanche 1 octobre 2000 Presse

    Daß die Welt um uns herum Klang ist, wissen nicht nur Joachim-Ernst Behrend und Talvin Singh — die unesoterische, krachige Variante vertritt u.a. Tremblay, der hier mit scholarischem Ernst Autos (Vroum), Klos (Résidus (clip dadaïste) — Vorsicht, nicht als Tafelmusik geeignet!) und alte Westernfilme (Cowboy Fiction) als unerschöpfliche Klangreservoirs entdeckt. Ganze Universen erschließen sich in der Welt der Telekommunikation bei «… Ceci est un message enregistré…» (vom schnöden Klingeln übers Knacken in der Leitung hin zum Telefonsex) und des Geldes bei L’argent… toujours l’argent! — von der Börse über Werbung hin zum TV-Quiz. Richtig aus dem Rahmen fällt lediglich das kindlich-naïve Conte sous la lune, das ohne den konzeptuellen Überbau viel direkter wirkt und uns zeitweilig die Welt mit Kinderohren hören läßt — wahrhaft psychedelisch.

    Bruit-graffiti dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 45, 1 septembre 2000
    vendredi 1 septembre 2000 Presse

    Comment présenter objectivement cet enregistrement, ou plutôt ce recueil comprenant divers enregistrements autour d’une même thème (le bruit) sans paraphraser les notes du livret, bien informatif? Que chacune des six pièces se veut une interrogation sonore d’un ensemble de sons bien précis et souvent dérangeants, issus de notre environnement quotidien (voiture, bruits de toilettes, le téléphone), économique (la bourse) ou existentiel (réminiscence d’images sonores des mythologies de l’enfance)?

    Faut-il rappeler que d’une certaine manière (et cela n’est pas mentionné dans le livret), les Beatles — il ne s’agit pas de ‘bruit’ bien sûr, mais Robert Normandeau, avec Venture [CD Figures, IMED 9944] (cf. R&C#42) les avait déjà mis à contribution! — eux aussi font partie des réminiscences adolescentes? Un des paramètres de Vroum (pour la voiture) est en effet emprunté à Drive my Car (et pourquoi pas le ‘car crash’ de Revolution Nr. 9 qui aurait, selon quelques rumeurs de l’époque, coûté la vie à McCartney?). Sans parler de Toilet Piece de Yoko Ono dans l’album Fly!

    Tout est en fait dans l’art et la manière de procéder. Chaque pièce est en fait une compilation en soit d’une multitude d’enregistrements thématiques (simples bruits, voix, effets électroniques), juxtaposés, superposés, mis en boucle, suggéres, etc. Et c’est ce travail minutieux qui surtout retiendra l’attention de l’auditeur, qui, au-delà de l’anecdotique, appréciera surtout le doigté, la maîtrise de la mise en œuvre, la capacité de l’amener à découvrir un nouvel univers pourtant familier.

    Tout est en fait dans l’art… le doigté, la maîtrise de la mise en œuvre…

    Bruit-graffiti dans Sztuka Fabryka

    «Review», Geert De Decker, Sztuka Fabryka, 1 juillet 2000
    samedi 1 juillet 2000 Presse

    Marc Tremblay sounds as the William S Burroughs of the acoustic material. For his compositions he collects audio-material connected to a choosen theme and starts to cut-up and combines them. The result is a collage of edited and repeated audio-material that creates several kind of compositions. For Cowboy Fiction for example, pieces of old western-movies were collected, glued preciously in an ambient background and a Mexican guitarplay highlights the Western atmosphere. Vroum on the other side, is completely different. It tells us about the car and this composition sounds as the effects in a comic-movie: ‘vroum — vroum — tuttut — yepie yeah — tuttut — vroum — bang — bang — …’ It is a mix of repeated sounds connected to the car, sometimes edited sometimes a constantly bombardment of car sounds. The compositions of Marc are of a big variety, while the collage of acoustic-material is constantly present in his work.

    … sounds as the William S Burroughs of the acoustic material.

    Bruit-graffiti dans CFLX 95.5 FM

    «Délire actuel: Critique», François Couture, CFLX 95.5 FM, 1 mai 2000
    lundi 1 mai 2000 Presse

    Marc Tremblay enseigne à Matane (Québec). Il a d’abord fait des études en percussion au Conservatoire de Chicoutimi, puis a étudié en musique électroacoustique au Conservatoire de Montréal. Il a collaboré avec Michel Ratté et Martin Tétreault et travaille présentement à un projet de film western avec l’écrivain Gilles Arteau.

    Bruit-graffiti constitue son premier disque. L’approche de Marc Tremblay est ancrée dans le populaire. Bruit-graffiti propose six œuvres qui font toutes appel aux sons quotidiens. Pas de musique concrète ici: l’auditeur reconnaît les sources, en fait cette identification fait partie intégrante du plaisir d’écoute. Tremblay est à la fois évocateur et citationniste. La première pièce, Vroum, consacrée à l’automobile, débute par le «Beep beep» de Drive My Car des The Beatles. Le ton est donné. Cette pièce explore les possibilités sonores de l’automobile — joli concert de klaxons. Dans Conte sous la lune, Tremblay évoque l’univers de l’enfance — Grand-Papa Bi fait une apparition surprise. Cowboy Fiction est la pièce la plus intéressante du disque. Elle est constuire à partir de deux films western (El Dorado et The Searchers), en plus d’échantillons de Hank Williams. Le climat est superbement rendu. «… Ceci est un message enregistré…» explore le monde du téléphone, en laissant une large place aux conversations érotiques — une belle allégorie sur la difficulté de communiquer. L’argent… toujours l’argent! nous rappelle ce qui mène le monde. Toutes ces pièces ont entre 10 et 15 minutes. Résidus (clip dadaïste) en fait cinq [et] constitue la plus horrible pièce électroacoustique que j’aie entendu. Clip dadaïste en hommage à la Fontaine de Marcel Duchamp, Résidus (clip dadaïste) utilise des bruits entendus dans les toilettes. Pièce très graphique, qui ne laisse aucune place à l’imagination, elle tire un sourire au cours des deux premières minutes qui se transforme en moue de dégoût par la suite.

    Bruit-graffiti n’appartient pas au même monde que l’art électroacoustique si poétique de Francis Dhomont. Plus populiste, mais en même temps plus accessible, voire rigolo, Bruit-graffiti s’écoute facilement, sans effort et réserve plusieurs surprises à l’auditeur. J’ai beaucoup aimé.

    Très fortement recommandé ★★★★

    Plus populiste, mais en même temps plus accessible, voire rigolo… s’écoute facilement, sans effort et réserve plusieurs surprises …
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