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Marcelle Deschênes

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  • Magali Babin, Marcelle Deschênes, Francis Dhomont, Chantal Dumas, James O’Callaghan dans Vie des arts

    «Trajectoire de l’électroacoustique au Québec: petits big bang», Esther Bourdages, Vie des arts, no 277, 21 mars 2025
    mardi 3 juin 2025 Presse

    Depuis la libération du son au XXe siècle en Occident, marquée par l’affranchissement de la domination des recherches centrées sur la mélodie et les notes, les pratiques musicales ont pu se développer de manière protéiforme.

    L’insertion du bruit, du silence, du hasard et de l’aléatoire dans les compositions, ainsi que l’usage de microphones, de magnétophones, de synthétiseurs et d’ordinateurs ont favorisé l’émergence de nouveaux langages sonores et ouvert la voie aux modulations électroniques, à la musique électroacoustique, aux textures, à la musique algorithmique et à bien d’autres formes encore.

    Cela fait plusieurs années que le son au Québec affiche une signature particulière: il est reconnu pour sa capacité à faire s’entremêler les genres et les styles musicaux.

    Nouvellement arrivé au Québec en [1978], le compositeur français de musique électroacoustique Francis Dhomont voyait déjà le «son québécois» comme marqué d’une disposition hybride, éclectique, qu’il définissait comme le croisement de l’acoustique avec des sources électroniques et d’autres fusions postmodernes de matériaux et de genres.

    Au Québec, la polyvalence des musiciens et des compositeurs demeure une réalité dans le milieu des musiques nouvelles. Il est commun de constater que les compositeurs du Québec sont impliqués à la fois en électroacoustique, en musique de chambre ou bien en musique orchestrale, en performances in situ et encore en installation audio, pour ne nommer que ces quelques pratiques.

    Ce contexte a pris forme grâce à la création, au fil des ans, d’organismes et aussi à l’accessibilité au financement gouvernemental qui soutient les démarches exploratoires et les projets novateurs. Ces structures engendrent des réseaux et des échanges culturels à l’international.

    Les centres tels qu’Avatar, à Québec, et Oboro, à Montréal, soutiennent la discipline à travers des résidences; des festivals et des diffuseurs d’arts numériques tels que Mutek et Elektra exportent leurs productions; des étiquettes de disques comme empreintes DIGITALes contribuent à l’épanouissement de l’électroacoustique et des musiques mixtes du Québec et d’ailleurs. Ces initiatives valorisent l’éclosion d’une grande variété de pratiques musicales, allant de l’académisme à l’expérimental.

    Histoire

    Parmi les pionniers des musiques électroacoustiques, qui ont jeté un pont entre l’Europe et le Québec, il y a la compositrice québécoise Marcelle Deschênes. Elle a fait partie de la première cohorte de Québécois à suivre le cours du Groupe de recherches musicales (GRM) de l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) à l’Université de Paris VIII, de 1968 à 1971. Elle a cofondé à Québec, en 1972, le Groupe d’interprétation de musique électroacoustique de Laval (GIMEL) au Studio de musique électronique de l’Université Laval (SMEUL).

    La théoricienne et artiste audio Lorella Abenavoli étudie les pratiques basées sur la sonification, qui rendent audibles des expériences, des phénomènes ou des données qui sont inaudibles. Certains artistes se consacrent à l’amplification, d’autres captent et transmettent des réalités invisibles.

    Le compositeur James O’Callaghan, par exemple, se distingue par son travail d’amplification, qu’il applique à des guitares acoustiques, des pianos jouets et des objets du quotidien tels que des livres. Une œuvre phare de son répertoire demeure Reasons (2012) — pour livres amplifiés et électroniques. Les instruments et les objets deviennent dans ce cas des caisses de résonance.

    En 2021, Nicola Giannini créait de son côté Expansion, une pièce pour blocs de glace amplifiés. Les interprètes suivaient une partition qui les amenait à intervenir sur les blocs, devenus instruments de création acoustique, faisant ainsi émerger une multitude de timbres et de couleurs sonores.

    Dans un autre esprit, l’artiste Stephanie Castonguay rend couramment audibles les ondes électromagnétiques, cette couche invisible qui nous entoure, dans ses improvisations musicales. Les artistes sonores Preston Beebe et SABE, quant à eux, placent au centre de leur composition la rétroaction acoustique, communément appelée feedback. Il et elle contrôlent et modulent ce son singulier dans la pièce Living Systems (présentée 2019) pour le premier, et dans la performance audiovisuelle Ephemerality (2024) pour la seconde.

    La pratique créative des compositeurs au Québec advient au sein d’un terreau fertile. Ils et elles entretiennent avec leur médium une relation engagée, ce qui nécessite une écoute sensible et une volonté de pousser les limites de leur(s) objet(s) sonore(s). Les démarches, des musiques nouvelles, révèlent une malléabilité infinie et de multiples possibilités esthétiques y foisonnent.

    [Extrait (du texte original) tel que paru le 3 juin 2025 dans Le Devoir.]

    Cela fait plusieurs années que le son au Québec affiche une signature particulière…

    31 mars 2011: Une journée autour de Marcelle Deschênes à Lyon

    vendredi 25 mars 2011 En concert

    Le GMVL consacrera la journée du 31 mars 2011 autour de Marcelle Deschênes et de sa création. Il y aura un concert d’œuvres d’ex-étudiants de Marcelle Deschênes — dont Alain Thibault, Louis Dufort, Robert Normandeau et Roxanne Turcotte — en matinée, un cours de maître en après-midi et un concert solo en soirée. Le tout se déroulera au Théâtre de la Villa Gillet (Lyon, France).

    14 mars – 4 avril 2011: Marcelle Deschênes en tournée en France et à Bruxelles

    dimanche 13 mars 2011 En concert

    Marcelle Deschênes commence une tournée de 3 semaines en Europe avec un concert-portrait produit par Les Acousmonautes à la Cité de la musique à Marseille (France) le 14 mars 2011. Elle participe ensuite à la Night of Electronic Music du festival Ars Musica à Bruxelles (Belgique) le 23 mars. Alors qu’elle sera en résidence au GMVL à Lyon (France) du 24 mars au 4 avril elle présentera un concert acousmatique solo produit par Motus à Les Voûtes à Paris (France) le 29 mars et un troisième concert-portrait précédé d’un concert d’œuvres d’ex-étudiants produits par le GMVL à la Villa Gillet à Lyon le 31 mars.

    26 juin – 26 septembre 2010: Marcelle Deschênes, Ned Bouhalassa, Natasha Barrett… au Sound Travels, Toronto

    jeudi 8 juillet 2010 En concert

    La 12e édition du festival Sound Travels, commencée le 26 juin 2010 à Toronto, se poursuit jusqu’au 26 septembre. Le concert du 6 août, Expansive Spirits, présente des œuvres de Marcelle Deschênes, D Andrew Stewart et David Eagle. Le 8 août, le concert About HOME propose des pièces de Manuella Blackburn, Natasha Barrett, David Hindmarch et Ned Bouhalassa.

    9 octobre 2009 – 17 janvier 2010: Big Bang II à Rivière-du-Loup

    mercredi 7 octobre 2009 Général

    Après avoir été exposée à Montréal en 1987 (Images du futur), à New York en 1988 (Alternative Museum), à Munich en 1990 (Bilder Digital Galerie) et à Reims en 1992 (Centre national d’art technologique), l’installation multimédia Big Bang II de Georges Dyens avec une musique de Marcelle Deschênes, sera à Rivière-du-Loup (Musée du Bas-Saint-Laurent) du 9 octobre 2009 au 17 janvier 2010.

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