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Marcelle Deschênes

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  • 2 – 4 novembre 2007: De grands noms au Novars à Manchester, RU

    mardi 23 octobre 2007 En concert

    En plus de la pièce Novars de Francis Dhomont qui sera diffusées dans le cadre du festival MANTIS lors du concert d’inauguration du Studio Novars de la University of Manchester (Royaume-Uni), on pourra entendre également des œuvres des compositeurs Martin Bédard, Nicolas Bernier, Ludger Brümmer, Marcelle Deschênes, Gilles Gobeil, Denis Smalley, Hans Tutschku, Hildegard Westerkamp, Trevor Wishart, puis David Berezan et Jonty Harrison qui présenteront tous deux des œuvres en première mondiale… bref, c’est vraiment un événement à voir et qui a lieu du 2 au 4 novembre 2007.

    petits Big Bangs, Marcelle Deschênes dans electrocd.com

    «Points de passages», Mario Gauthier, electrocd.com, 15 septembre 2007
    samedi 15 septembre 2007 Presse

    «Rien de ce qui est ne reste constamment ce qui devrait être. Tout change, se modifie, se transforme constamment, perpétuellement, éternellement.»

    Lorsque l’on cherche la définition d’un «Big Bang», on se trouve confronté à une curieuse ambiguïté. Le terme réfère à une gigantesque déflagration extérieure qui serait issue d’un point microscopique de l’univers. Tout ce qui constitue le monde tel qu’on le connaît — y compris nous — serait donc issu d’une simple parcelle projetée qui se serait dilatée hyper-rapidement dans le temps et l’espace. En bref, le terme implique une «micro» et une «macro» dimensionnalité, elles-mêmes constituées d’innombrables points de fuite, lesquels en contiendraient d’autres et ce, à l’infini.

    Il y a quelque chose de cet ordre dans les petits Big Bangs de Marcelle Deschênes.

    La majorité des critiques s’attarderont à commenter en long et en large les qualités de la musique. Et comme cela advient fréquemment, on parlera peu (sinon pas du tout) de ce qui la rend spécifique d’un point de vue plus strictement sonore. Et moins encore: de ce que l’on peut ou doit faire pour y parvenir.

    Cette zone obscure, cette quatrième dimension presque, c’est celle qui se rattache au «mastering», i.e. à l’optimisation maximale de la sonorité d’une œuvre par le biais d’outils [du studio, aujourd’hui numérique]. Et paradoxalement, selon la connaissance qu’on en possède, elle peut pourtant modifier considérablement la nature et les caractéristiques de la musique en ceci que, sans en altérer la sonorité et les caractéristiques initiales, elle en propose littéralement une relecture qui peut magnifier ou aplanir ses qualités initiales.

    Dans le cas de petits Big Bangs, c’est de magnification qu’il s’agit. Au double sens du terme.

    Ce qui m’a le plus impressionné dans ce travail, c’est que petits Big Bangs est, d’une certaine façon, une sorte de miracle. Connaissant l’état des bandes maîtresses et la datation des musiques (les œuvres proposées sont de 1976, 1987 (rév 1995), 1992, 2000 et 2000 (rév 2002), j’étais à la fois emballé à l’idée de savoir qu’enfin ces œuvres seraient accessibles sur disque, mais très perplexe quant à la possibilité d’unir en un tout un corpus si disparate en termes de sonorités et d’esthétiques. Comme de raison, chacune des pièces portait les empreintes de marque de leur âge et celles des technologies qui en avaient permis la réalisation. De plus, j’avais de sérieuses réserves quant au bien-fondé de graver le tout sur disque DVD. Car si le potentiel de qualité sonore du support est indéniable (24 bits, 96 ou 48Khz pour le DVD-Audio versus 16 bits, 44,1Khz pour le CD conventionnel), le contexte d’écoute et les périphériques m’apparaissent, encore aujourd’hui, sujets à suspicions. Il y avait là chausse-trape et miroir aux alouettes. La technologie pouvait être ici être soit rédemptrice, soit fatale.

    Dans ce cas-ci, il y eut rédemption. Cette musique possède du corps, de la prestance, de la force en même temps qu’une fragile délicatesse, une subtilité, une limpidité presque diaphane. Et l’optimisation rend admirablement compte de tout cela.

    J’ai effectué trois écoutes attentives de petits Big Bangs. La première fut faite au casque d’écoute Stax SR 5 (casque d’écoute électrostatique — le mien date des années 80 — doté d’un préamplificateur; le rendu sonore en est extrêmement précis). Celui-ci était branché sur un amplificateur McInthosh MA 6200 à transistors auquel était directement relié un lecteur DVD de marque Koss — i.e. celui de monsieur tout-le-monde. Pour la seconde, J’ai utilisé le même système, exception faite qu’en lieu et place des Stax, le tout était diffusé via mes vieilles enceintes acoustiques Celestion 66, nec plus ultra à une époque, mais qui sont maintenant un peu molles et imprécises. La troisième audition fut faite à l’aide d’un système de moyenne gamme: amplificateur Technic, DVD Magnasonic, enceintes acoustiques Energy. Il n’y avait donc aucune composante haute-fidélité dans l’ensemble de ces systèmes, mais plutôt une série de périphériques de bonne ou de moyenne qualité qui pouvaient connoter le tout en bien ou en mal. J’anticipais avec beaucoup de pessimisme le résultat, mais à l’écoute, je constatai avec grand plaisir que tout avait acquis une clarté, une finesse et une justesse timbrale étonnante. Il n’y avait ni gonflement superflu, ni carence, ni écart dynamique ou sonore. Tout y était remarquablement équilibré: niveau général dans et entre les pièces (ce qui est un tour de force, compte tenu des différences considérables de fiabilité des bandes maîtresses d’origines: PCM/Beta Hi-Fi, DAT, CD, etc.), respect de la qualité et des particularités originelles des timbres, précisions des registres, des intensités, des profondeurs de champs, etc. Bref, le report sur un support «ingrat» était totalement réussi!

    Connaissant un peu ce type de travail et l’extrême difficulté qu’il implique parfois, je sais qu’obtenir une telle unité et un tel aboutissement dû être excessivement complexe. Compromis, sacrifices, remodelages, camouflages, truquages, retouches micro et macroscopiques durent être innombrables…

    Mais, de tout ce travail obstiné, silencieux et souterrain, de tous ces questionnements — voire, de ces réinterprétations — rien ne transparaît, hormis le très haut niveau musical, l’originalité et les qualités musicales et sonores indéniables des œuvres de Marcelle Deschênes. Et c’est à cela que, selon moi, on reconnaît un mastering réussi: par le fait qu’il est une «plus-value» dont on ne remarque jamais la présence, mais dont l’absence est souvent cruelle…

    petits Big Bangs est un projet de très haute tenue. En ces temps où de multiples utopies techno-romantiques donnent à croire aux créateurs qu’ils peuvent être des «dieux» (dixit le titre du dernier livre d’Hervé Fisher (Nous serons des dieux, Éditions VLB, Montréal, 2006), ce type de travail ré-actualise deux débats fondamentaux en musique acoustique et électroacoustique: l’impact des outils sur les intentions créatrices des artistes et celui du rôle de l’ «artisan» versus celui du créateur. Certes, la frontière entre ces mondes est très mince. Et peut-être est-ce pour cela que l’on parle si peu et si mal du mastering qui, finalement, combine art et artisanat. Celui-ci, comme la composition, loge en effet aux deux enseignes d’un trièdre fertile. D’un côté se trouve l’intervention d’une connaissance particulière, d’une «technique» très délicate et difficile à maîtriser en ceci qu’elle se veut à la fois transparente mais agissante. Au centre se retrouvent les outils utilisés qui connotent et colorent intrinsèquement les œuvres. Et à l’autre extrémité se retrouvent des enjeux multiples: les rôles et limites inhérentes à l’ensemble ces pratiques; le fait qu’une œuvre finie ne l’est pas forcément; que le mastering peut ajouter ou retrancher à cela (pour en savoir davantage, on consultera avec profit la revue en ligne eContact, numéro 9.3: Mastering en électroacoustique: un état des lieux / Mastering in electroacoustics: State of affairscec.concordia.ca/econtact/9_3/); la nécessité d’avoir un «auditeur critique»; le fait que l’on ne peut pas faire tous les métiers ni maîtriser tous les outils, etc.

    Mais, je cause, je cause et j’en oublie le pourquoi de cette missive: petits Big Bangs.

    En bref: c’est une réussite exceptionnelle…

    Comment disait-on déjà, à une époque? Ah oui! «Chapeaux bas, Messieurs: des génies!»

    Car il y a incontestablement une forme de génie dans ce que Marcelle Deschênes et Dominique Bassal ont su et ont pu faire de cet ensemble. [23-iv-2007]

    Cette musique possède du corps, de la prestance, de la force en même temps qu’une fragile délicatesse, une subtilité, une limpidité presque diaphane.

    18 juin 2007: empreintes DIGITALes au Électrain de nuit de France vivace

    jeudi 31 mai 2007 Général

    La 3e partie de l’émission Électrain de nuit du 18 juin 2007 — diffusée à France vivace (Radio France) et animée par Christian Zanesi et David Jisse — sera consacrée à l’étiquette empreintes DIGITALes. Y seront diffusées des œuvres des plus récents disques de Mathew Adkins, Darren Copeland, Marcelle Deschênes, Gilles Gobeil et Adrian Moore. Le 18 juin de 1h à 4h du matin.

    Marcelle Deschênes, Francis Dhomont dans Folio

    «Francis Dhomont en Marcelle Deschênes», Arno Peeters, Folio, 29 mai 2007
    mardi 29 mai 2007 Presse

    Vanavond in Folio aandacht voor een ‘Grande Dame et un Grand Monsieur de la Musique Concrète’, de bijna 70 jarige Marcelle Deschênes en de pas 80 jaar geworden legende Francis Dhomont.

    Op het Canadese label empreintes DIGITALes is van beide nu een overzichts-CD verschenen en met recht, want zowel mevrouw Deschênes en meneer Dhomont zijn gelauwerde veteranen en hebben een respectabele staat van dienst binnen de elektro-akoestische muziek.

    Francis Dhomont heeft zelfs aan de wieg gestaan van dit begrip, toen hij in Parijs in de jaren ‘40 experimenteerde met ‘magnetisch geladen draden’ en zo de term ‘Musique Concrète’ ontlokte bij monde van de een van de belangrijkste grondleggers, Pierre Schaeffer. Iets jonger en wellicht iets minder legendarisch is Marcelle Deschênes. Zij zich vooral toe op audiovisueel werk en multimedia. Haar CD petits Big Bangs is een retrospectief van haar elektro-akoestische werk gemaakt tussen 1976 en 2002.

    Vanavond in Folio aandacht voor een ‘Grande Dame et un Grand Monsieur de la Musique Concrète’, de bijna 70 jarige Marcelle Deschênes en de pas 80 jaar geworden legende Francis Dhomont.

    petits Big Bangs, Marcelle Deschênes dans Forum

    «Hommage à une pionnière de l’électroacoustique», Marie Lambert-Chan, Forum, no 41:28, 23 avril 2007
    lundi 23 avril 2007 Presse

    Marcelle Deschênes lance petits Big Bangs, une rétrospective de ses œuvres de 1976 à 2002

    Le 25 avril, Marcelle Deschênes montera sur la scène de la salle Claude-Champagne pour la première fois depuis son départ à la retraite, en 1997. Le secteur électroacoustique de la Faculté de musique rendra alors hommage à l’une de ses pionnières qui, pour l’occasion, interprètera ses compositions les plus marquantes, réunies sur le disque rétrospectif petits Big Bangs, lancé le soir même sous l’étiquette Empreintes DIGITALes.

    Compositrice, pianiste, pédagogue et artiste multimédia, Marcelle Deschênes fait figure de précurseur dans son domaine. Selon le magazine canadien Musicworks, la scène électroacoustique n’aurait pas été la même sans l’apport de cette grande artiste. Non seulement elle a contribué à mettre sur pied le programme de composition électroacoustique de l’UdeM, mais elle a aussi participé activement à la création ou au fonctionnement d’organismes comme l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques, la Fondation pour l’application des technologies nouvelles aux arts, la Société de musique contemporaine du Québec, Action multimédia et Nexus.

    Plusieurs compositeurs électroacoustiques doivent en partie leur succès à Marcelle Deschênes, qui leur a enseigné à l’Université. Gilles Gobeil, Louis Dufort, Robert Normandeau et Jean-François Laporte ont tour à tour bénéficié de la rigueur et du dynamisme de la grande dame de l’électroacoustique. «Son écoute était formidable, témoigne Robert Normandeau, compositeur et professeur agrégé à la Faculté de musique. Elle n’avait pas son pareil pour mettre le doigt sur les tics de langage musicaux.»

    Un coup de foudre

    Alors qu’elle étudiait le piano dans les années 60 sur le campus, Marcelle Deschênes a eu un coup de cœur pour l’œuvre de Karlheinz Stockhausen, compositeur allemand de musique électroacoustique. Elle a abandonné le clavier pour expérimenter un nouveau langage musical où les seules contraintes sont celles de la machine. Elle s’est amusée à confondre toutes les esthétiques, à sculpter les sons, à marier la flute, les voix de toutes les époques, le tonnerre, l’explosion de bombes atomiques et les volcans en fusion.

    Au cours des 20 dernières années, Mme Deschênes a toujours cherché à repousser les limites de son art, qui se veut polyvalent et polysémique. Elle intègre à ses œuvres la musique, les technologies les plus récentes, les arts de la scène, les arts visuels et le travail d’équipe multidisciplinaire. «C’est une défricheuse, affirme Robert Normandeau, admiratif. Déjà, dans les années 80, elle avait recours au multimédia. C’était bien avant les performances informatiques actuelles. Il fallait tout faire à la main!»

    Primées à maintes reprises, ses compositions ont fait le tour du monde. Elle a su toucher autant les initiés que les néophytes de par les forces vives qui émanent de sa musique. Le musicologue de renommée internationale Jean-Noël von der Weid a d’ailleurs écrit dans la présentation de petits Big Bangs que «les créations de Marcelle Deschênes dévorent. Parce qu’elle nous compose son histoire du monde, ce flocon de neige qui aurait perdu, on ne sait trop comment, sa couleur blanche.»

    … [elle] a toujours cherché à repousser les limites de son art, qui se veut polyvalent et polysémique.
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