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  • Cycle du son dans The Wire

    «Soundcheck Review», Philip Clark, The Wire, no 220, 1 mai 2002
    mercredi 1 mai 2002 Presse

    Canadian electroacoustic composer Francis Dhomont offers a 50 minute cycle of pieces paying tribute to musique concrète pioneer Pierre Schaeffer. Describing the opening piece as a “funeral march”, Dhomont shapes a paraphrase out of material from the latter’s Étude aux objects. AvatArsSon draws a trajectory between Schaeffer and those composers he has influenced, including Xenakis, Stockhausen, Berio and Luc Ferrari. The third piece suggests a connection between Schaeffer and the 14th century French composer Guillaume de Machaut. This being a cycle, the final section, Phonurgie, draws all the various strands together. Dhomont’s piece is superbly crafted and does everything an electroacoustic composition should, but is that really enough?

    Dhomont’s piece is superbly crafted…

    Bruits dans JazzoSphère

    «Critique», Sabine Moig, JazzoSphère, 1 mai 2002
    mercredi 1 mai 2002 Presse

    Yves Daoust nous présente plusieurs créations sonores réalisées entre 1981 et 2001. Le concept utilisé dans la première — Bruits — est de concept assez simple. Il s’agit d’enregistrer les sons des scènes de la vie quotidienne des gens. Ici, des enfants qui jouent, là, une cité endormie, ou encore les clameurs d’une fête. Le tout étant retravaillé, fragmenté, créant ainsi l’impression d’un chaos qui laisse parfois la place à des sons distincts comme pour montrer que la vie suit malgré tout son cours. Les créations suivantes sont aussi musicalement très intéressantes. Comme Impromptu qui s’inspire de la Fantaisie impromptu en do dièse mineur pour piano (opus 66) de Chopin. Cette œuvre est décortiquée pour n’en garder que sa quintessence, c’est-à-dire cet extrait suprême et subtil de la force, de l’énergie et des émotions de la pièce du grand maître. Yves Daoust s’en donne à cœur joie avec les sons et les bruits qu’il triture sans relâche. Le résultat peut paraître désopilant, il n’en est que plus superbe.

    Yves Daoust s’en donne à cœur joie avec les sons et les bruits qu’il triture sans relâche.

    Bruits, … dans le silence de la nuit…, Clair de terre dans Octopus

    «Critique», LC, Octopus, no 14, 1 mai 2002
    mercredi 1 mai 2002 Presse

    C’est du Québec que nous proviennent ces quelques œuvres inspirées, grâce au label de Montréal empreintes DIGITALes… Si leur point commun réside dans l’utilisation d’un support musical électroacoustique, il est intéressant de constater les influences des musiques ambiant et ethno-ambient dans le travail rendu et dans l’évolution progressive qui régit les morceaux… Au Clair de terre de Robert Normandeau, correspondent des mouvements cinématiques faisant évoluer les thèmes au gré de mouvements spatiaux et spacieux comme le laisse entendre le titre… Souvent amené à travailler pour le théâtre, Robert Normandeau cultive dans sa musique le sens de la densité et un aspect très direct que nous susurrent les voix entremêlées de Erinyes

    Voilà une téléportation sonore en bonne et due forme que n’interrompra pas le silence nocturne étayé par la musique de Gilles Gobeil… Un silence pesant et torturé par des ambiances crépusculaires, combinaison de torpeur et de violences soudaines, qui ralliera jusqu’aux amateurs de dark-ambiant par ses déclinaisons à la fois brutales et microtonales. Un rêve semi-éveillé qui s’emballe au fil des lectures émaillant le voyage… Marcel Proust, HG Wells, Jules Verne, les passagers de ce train fantôme se portent bien, merci pour eux…

    Au terminus, Yves Daoust vous attend… Ses Bruits reflêtent sa ville, Montréal, perpétuellement traversés par des bribes de mots, les cris des enfants, des mouvements crissants furtifs, des mécanismes grinçants… les nuits, les jours, les lieux, calmes ou agités, sont revisités avec un appétit glouton… Daoust s’empare des sons plus qu’il ne les saisit afin de retranscrire l’environnement urbain qui l’entoure, dans toute sa luxuriante diversité. Avec de tels compositeurs, le Québec n’a sans doute jamais été aussi libre…

    Avec de tels compositeurs, le Québec n’a sans doute jamais été aussi libre…

    Humeur de facteur, Clair de terre, La limite du bruit dans Rif Raf

    «Kritiek», SVS, Rif Raf, no 135, 1 mai 2002
    mercredi 1 mai 2002 Presse

    Het Franse label empreintes DIGITALes biedt onderdak aan een resem al dan niet obscure avantgardekunsteneaars waarvan Robert Normandeau en Hildegard Westerkamp de bekendste zijn. Met Cycle du son betoont Yves Beaupré eer aan de legendarische geluidskunstenaar Pierre Schaeffer. Het vierdelige stuk maakt zowel gebruik van samples uit Schaeffers legendarische compositie Études aux objets als geluiden uit Dhomonts eigen klankencollectie. De akoestische clash van die twee werelden is een onheilspellend, maar altijd boeiend geluidsdecor voI glashelder resonerende klankspelen.

    Humeur de facteur van Yves Beaupré is een klankencollage opgebouwd uit timmerhokgeluiden: geluid van en door allerlei voorwerpen, gereedschap, hout en dies meer. Die bronnen worden vervolgens via elektronica van hun identiteit gestrip en tot functioneel element van de compositie gebombardeerd. Het resultaat blijft over de hele lijn intrigerend en stuwt je door een vaak hallucinante dimensie van overheerlijke klankschepsels. De Nieuw-Zeelander John Young dwingt de luisteraar zijn van wonderlijke details voorziene La limite du bruit met een hoofdtelefoon te beluisteren. Zo fladderen de ratelende, druppelende en schurende klankes van Pythagoras’s Curtain zalig je trommelvlies in. Even fasciinerend is Inner dat aanvangt met het geluid van iemand die zijn adem inhoudt. Wat volgt lkijkt op een sonische tocht door de bronchien van de proefpersoon in kwestie. Of de geluiden in de hersens van iemand na het inhaleren van een overdosis N2O, wie zal het zeggen? Verbaas uzelf.

    La limite du bruit dans Les Inrockuptibles

    «Critique», Philippe Robert, Les Inrockuptibles, 1 mai 2002
    mercredi 1 mai 2002 Presse

    Riches et bruissants de vie, un kaléidoscope de sons concrets trafiqués. L’expérience à laquelle convie ce disque est celle des élèves de Pythagore qui écoutaient les leçons qu’il donnait, caché derrière un rideau — métaphore explicite de ce qu’est le contexte d’écoute acousmatique. Si les sons de la première pièce sont bel et bien d’origine «tactile», il est toutefois impossible d’en déterminer les origines. Toute possibilté d’identification brouillée, il ne reste plus que l’écoute attentive et déconditionnée. Ce que testent également les quatre plages suivantes, qu’elles amplifient le respiration humaine, dévoilant la richesse insoupçonnée de son spectre, qu’elles se servent du vent, source invisible et capricieuse par excellence, des rythmes sophistiqués de la pluie, ou des plaintes rouillées d’une balançoire dont le mouvement de pendule renvoit au temps qui passe. On l’aura compris, John Young inventorie les limites du bruit, lui offrant un réalisme nouveau paradoxalement puisé dans des sources concrètes rendues à l’abstraction par son travail de compositeur.

    Riches et bruissants de vie…
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