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  • Migrations dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Lancements», Gilles Boisclair, SOCAN — Paroles & Musique, no 11:2, 1 juin 2004
    mardi 1 juin 2004 Presse

    Résultant d’un séjour de cinq ans dans le Midwest américain, les Migrations de Stéphane Roy sont une invitation au voyage. Utilisant des photos sonores de la mosaïque montréalaise, recueillies durant des promenades urbaines, Roy les transforme en studio pour émariciper la sonorité, pour en dégager la poésie abstraite. Même ses titres sont des chefs d’œuvre de poésie (Micro-confidences, Pythaghorizons). Cette plongée dans l’inouï est absolument étrange et fascinante.

    Cette plongée dans l’inouï est absolument étrange et fascinante.

    Bleak 1999 dans Panoptic

    «Critique», HK, Panoptic, 1 juin 2004
    mardi 1 juin 2004 Presse

    Il aura fallu quatre ans pour que Tomas Jirku et le label No Type se décident à sortir ces morceaux calmes et hypnotiques qu’on découvre aujourd’hui sur Bleak 1999. Le disque n’a cependant rien d’un fond de tiroir. S’il apparaît chronologiquement comme le cinquième long format de ce jeune Canadien d’origine tchèque, il est en fait le tout premier qu’il ait réalisé, mais celui-ci était resté jusqu’ici non-diffusé. Depuis cet enregistrement, Tomas Jirku s’est montré plutôt productif et inspiré; laissant trace de sa créativité sur des labels tels que Intr_version, Force Inc ou Tigerbeat6; la plupart du temps dans une veine minimale et profonde. La musique de Bleak 1999 se déploie aujourd’hui comme suspendue hors du temps. On imagine facilement Tomas Jirku être tombé dans des transes profondes au cours des sessions d’enregistrement; comme pris dans les pièges qu’il pensait nous tendre. Les sonorités qu’on retrouve sont froides et plutôt sombres mais il règne une chaleur bien particulière dans laquelle on aura vite fait de reconnaître une âme. Au fil de l’écoute, les sons finissent par se confondre pour faire place à la seule force de l’atmosphère. Des fréquences-radio perdues se mêlent à des mélodies tout juste perceptibles, de petits clicks s’agitent sous les nappes et les beats détournent l’attention. L’amateur de références se plaira sûrement à décrire les affinités de cette musique avec celles de Pole, Mitchell Akiyama, Pan sonic, Deadbeat ou encore les accents les plus ambient de Plastikman, mais les descriptions les plus parlantes seront probablement celles des paysages mentaux que chacun explorera…

    … il règne une chaleur bien particulière dans laquelle on aura vite fait de reconnaître une âme.

    Sings the Blues dans Les choses

    «Critique», Éric Henaff, Les choses, 27 mai 2004
    jeudi 27 mai 2004 Presse

    À l’intérieur du disque, Books on Tape s’amuse à énumérer les groupes qui ont influencé sa musique: Pavement, Talking Heads, Albert Ayler, Sonic Youth, Sun Ra, Wire, Lee Scratch Perry, Neil Young, Mike Patton… et la liste continue sans faute de goût… Mais contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Books on Tape se laisse aller sur des terrains privilégiant l’électro plutôt que le rock. Les instrumentaux présentés offrent un fort caractère ludique mélant souplesse et liberté. Chaque thème est une peinture des humeurs de l’auteur et les couleurs employées vont de la noirceur de l’electro-dub à la chatoyante mélodie simpliste et efficace de quelques notes bien pensées sans oublier les traits rythmiques du style cher au mouvement ‘big beat’. Sings the Blues parvient à tirer son épingle du jeu grâce à une approche musicale sans complexe et directe. 14/20

    … de la noirceur de l’electro-dub à la chatoyante mélodie simpliste et efficace…

    Bleak 1999 dans Surreal Sound

    «Critique», DEA, Surreal Sound, 23 mai 2004
    dimanche 23 mai 2004 Presse

    Quant on regarde la bio de ce jeune canadien, on est impressionné par le nombre et la qualité des labels avec lesquelles il a collaboré, Force Inc, Alien8/Substractif, Intr_version, Klang Elektronik pour n’en cité que quelques uns.

    C’est sur le non moins renommé No Type que paraît Bleak 1999, la cinquième réalisation personnelle de Jirku. Oscillant entre ambient electronica et manipulations sonores, on ne décèle aucune agressivité dans cette musique, on est plutôt intrigué par l’évolution très aérienne de certains morceaux. Le travail de production semble aussi très intéressant, mélangeant les sources, répetitives ou non, s’appuyant sur différents effets et modulations, Tomas Jirku crée un univers intriguant et mélodieux. L’utilisation des beats sera toujours utilisé à sa juste valeur, breakbeat minimal qui laisse respirer les différents arrangements ou au contraire, rythmes plus abstraits qui les appuis.

    Un album qui n’a en tout cas, en référence au titre, rien de «lugubre», si ce n’est peut-être par rapport à l’état d’esprit dans lequel il a été conçu. Mélancolique ou rêveur serait le plus approprié. 3/5

    Mélancolique ou rêveur…
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