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  • Marie Chouinard, Louis Dufort dans La Presse

    «bODY_rEMIX / les_vARIATIONS_gOLDBERG: détournements des sens», Aline Apostolska, La Presse, 17 février 2006
    vendredi 17 février 2006 Presse

    Quoi de plus contradictoire, a priori, que la danse et le handicap? Quoi de plus inesthétique, de plus dérangeant pour les sens, qu’un éclopé qui tenterait de danser avec béquilles et harnais et qui y parviendrait si bien qu’on trouverait ça beau?

    C’est pourtant ce qui arrive dans bODY_rEMIX / les_vARIATIONS_gOLDBERG, la nouvelle pièce de Marie Chouinard, présentée hier soir en première montréalaise en ouverture du festival Montréal en lumière, où, posant ces questions, elle apporte ses réponses inattendues, prouvant avec intelligence, sensualité et poésie que le beau et la mobilité ne sont pas toujours là où on les attend.

    À l’instar de Louis Dufort qui a remixé des extraits des Variations Goldberg de Bach, telles qu’interprétées par Glenn Gould en 1981, ainsi que des phrases de Gould parlant de cette interprétation à la radio, tous les éléments de cette pièce riche et ciselée sont remixés, recyclés, détournés de leur sens premier: les barres, les sons, les mots, les textures de voix, le matériel médical, la signification des gestes, les notions d’entrave et de liberté, de santé et de maladie.

    Dans cette pièce, le handicap devient prouesse. En détournant leur habilité physique habituelle, les 10 magnifiques interprètes provoquent un véritable détournement des sens du spectateur. Marie Chouinard y poursuit le travail qu’on lui connaît depuis longtemps sur les prothèses qui prolongent en particulier les membres et les sexes, à part qu’il ne s’agit pas ici seulement d’excroissances énergétiques mais d’une véritable entrave.

    Mais tout ce déploiement d’objets qui entravent le corps sert en définitive à le magnifier. Bardés de cannes, de harnais blancs ou noirs, de béquilles, de marchettes, d’appui-fesses et autres suspensions, les danseurs trouvent la danse dans ce qui devrait l’empêcher, créant de magnifiques images et de véritables moments. Ils utilisent surtout et sans cesse, hommes autant que femmes, des pointes, la pointe étant la première des prothèses utilisée en danse. Marie Chouinard s’amuse ici à varier sur le thème de la pointe.

    La scénographie de cette pièce de deux parties de 45 minutes est sobre et épurée, et permet de retrouver les éclairages caractéristiques de Chouinard, horizontaux au ras du sol avec des tableaux en pleine lumière avec des fonds de scène vert printemps ou rouge sang fluo sur lesquels se découpent les silhouettes pleines de sex-appeal des danseurs.

    Cette longue étude conceptuelle sur le graphisme du corps est ainsi plus proche de Étude no 1, créé en 2001 pour Lucie Mongrain, que du cycle plus baroque qui allait [de la pièce] Le cri du monde (2000) à Chorale (2003), bien qu’il existe des clins d’œil, d’ailleurs inattendus, de pure exultation, comme un trio de danseuses avec des béquilles sur la tête telles des licornes phalliques. On retrouve aussi tout le travail sur la voix et les éructations gutturales que l’on a vu aussi dans Cantique.

    Une pièce magique, qui a eu le temps de mûrir sans doute depuis sa création à Venise l’année dernière, qui réunit les éléments que l’on adore retrouver d’une pièce de Chouinard à l’autre et qui font sa signature si singulière.

    … tous les éléments de cette pièce riche et ciselée sont remixés, recyclés, détournés de leur sens premier…

    16 février 2006: Concert d’œuvres de Coulombe Saint-Marcoux à Montréal

    lundi 13 février 2006 En concert

    Un concert-hommage à la compositrice Micheline Coulombe Saint-Marcoux se tiendra le 16 février 2006 au Petit Medley (Montréal). Cinq musiciennes, dont Louise Bessette et Lise Daoust, interpréteront des œuvres de Coulombe Saint-Marcoux ainsi que des compositrices québécoises Nicole Carignan, Sylvie-Anne Ménard, Lorraine Desmarais, Isabelle Panneton, Marie Pelletier et Rhené Jaque.

    26 juin – 8 juillet 2006: Daoust, Dufort, Oswald, Parmerud… et la création sonore, Orford

    lundi 13 février 2006 Général

    Le Centre d’arts Orford (Québec) annonce la tenue d’un stage de création sonore au sein de l’Académie internationale de musique. Ce stage, dirigé par Yves Daoust, se tiendra du 26 juin au 8 juillet 2006 et est ouvert aux créateurs sonores de toutes tendances. Les invités de Yves Daoust sont John Oswald, Åke Parmerud, Alexandre Burton, Louis Dufort et le flûtiste Robert Aitken. Il y aura un concert public le 6 juillet (Piché, Oswald, Parmerud, Dufort) et un demi-concert le 7 juillet.

    Plays the Music dans Exclaim!

    «Review», Kevin Hainey, Exclaim!, 9 février 2006
    jeudi 9 février 2006 Presse

    The Unireverse are three Montréal cats who can be seen as the modern equivalent to Dick Hyman, Claude Denjean or any other old-school Moog-twiddling dude who did an album of cover versions back in the day. Of course, The Unireverse have a spiced-up, modern, bass-heavy sound comparable to, say, LCD Soundsystem, but their synths are all old and rickety, and the choice of covers is just that — choice. This, their third album, opens with a nearly ten-minute rendition of The BeatlesTomorrow Never Knows that burns down any speculation that these guys might suck or be more of a gimmick than a worthy project. The group also do originals, and those are quality tunes, too, but part of The Unireverse’s expert pastiche are those excellent covers — their version of Donna Summer’s I Feel Love lasts 14 minutes, the Red Krayola’s Transparent Radiation is 18 minutes, and for extra obscurity bonus points, they even cover Krautrock legends Brainticket’s Brainticket. The Unireverse’s Plays the Music is an entirely engrossing and elaborately constructed affair that could be little more than a gimmick, if it wasn’t so damned good.

    … a spiced-up, modern, bass-heavy sound…
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