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  • Growl dans 5:4

    «New Releases…», Simon Cummings, 5:4, 14 septembre 2015
    lundi 14 septembre 2015 Presse

    Swedish composer Åke Parmerud, celebrated with a disc of five works nicely titled Growl, takes an approach demonstrably informed by beats and loops. Sometimes he works with familiar materials, as in the clunking ratchets and hydraulic hisses that make up the palette of early work La vie mécanique (composed in 2004). But he turns to unexpected sources too; Grooves is a study in vinyl noise and crackle, rather lovingly woven into a dense tapestry of skittering pulses and clouds of interference (as such, it would make a nice companion piece to Philippe Petit’s Needles in Pain). Growl! opts for the unchecked ferocity of death metal, specifically its gnarled, inchoate vocalisational idiom, which Parmerud uses as the grain for a complex essay that becomes increasingly abstract, walking an unstable and somewhat whimsical line between pulse-rooted clarity and textural mayhem. The highlight is Electric Birds; electronic music has perhaps too often reached to birdsong as a source, but the breeds of exotica captured here (left largely untreated in the first half of the piece) are astounding, and Parmerud’s subsequent response to them is an absolute thrill, a seething, pulsing, fantastical blend of nature and artifice.

    … an absolute thrill, a seething, pulsing, fantastical blend of nature and artifice.

    Le dernier présent, Growl dans EtherREAL

    «Critique», Pierre-Luc Senécal, EtherREAL, 9 septembre 2015
    mercredi 9 septembre 2015 Presse

    C’est au printemps dernier qu’Empreintes digitales, le label de musique électroacoustique montréalais, annonçait une promo tout à fait alléchante. J’admets que mon cœur n’a fait qu’un bond en voyant cette offre exceptionnelle de 5 CDs pour le prix de 4, et la page n’avait pas finie de télécharger que mon numéro de carte de crédit était déjà rentré. Si certains oseraient juger cet excès consumériste qui m’a envahi, qu’ils sachent que les nouveaux arrivages du printemps avaient de quoi impressionner: des albums des compositeurs Åke Parmerud, Adrian Moore, Hans Tutschku, Gilles Gobeil et Georges Forget. En bref, une «attaque à 5» électroacoustique pour le moins exceptionnelle.

    Afin de souligner l’occasion, j’ai invité un de mes collègues-rédacteurs, Philippe Desjardins du webzine Canal auditif (lecanalauditif.ca), afin de discuter de deux de ces albums: Growl du suédois Åke Parmerud et Le dernier présent du français Georges Forget. Privilégiant la formule «discussion informelle», nous vous présentons nos coups de cœur de montréalais. Une formule deux pour le prix d’un, ça fait toujours saliver, surtout lorsque la première est gratuite!

    Pierre-Luc: difficile de décrire la musique de Forget sans parler de romantisme. C’est clair dès la première lecture de la note programme pour Métal en bouche. D’ailleurs, longtemps j’ai été hanté par celle-ci. Cette férocité, cette rage qui jaillit, et en même temps cette poésie qui sourd de la musique. C’est vraiment une très belle pièce. Cela dit, à force d’écoutes répétées, j’ai l’impression que la pièce aurait pu être encore plus sauvage.

    Philippe: oui, la pièce se tient bien, mais je suis resté sur ma faim. Je m’attendais à plus d’impact, de contraste.

    PL: ensuite, il y avait Une île, celle avec ses «craquements de bois».

    Philippe: c’est ma préférée. Tu ressens pratiquement le volume du bois, même si je doute que ce soit bel et bien du bois dont il s’agisse. Malgré tous les traitements numériques, c’est impressionnant d’en arriver à quelque chose d’aussi organique, de simuler la sensation qu’on est à proximité de la matière.

    PL: le début me semble un peu lent. C’est vraiment au 3/4 de la pièce qu’elle devient plus dynamique. Les impacts sont d’une grande énergie, et, tout d’un coup, la pièce devient très engageante. Orages d’acier suit un peu la même forme. L’attente se fait tout de suite sentir avant d’exploser à répétitions, et on se sent plonger dans l’œuvre d’Ernst Jûnger, des tranchées et des tirs d’artillerie, mais ce que je trouve fantastique, c’est le jeu sur les hauteurs. Il y a un sens de la mélodie, de la densification, du crescendo, et le tout est extrêmement musical… un peu comme un lied électroacoustique…

    Philippe: et après ça commence à chanter! Pour moi, le chant de la fin vient briser tout ce que j’avais imaginé durant l’écoute. En un instant, je suis projeté dans une brasserie de matelots. La partie s’intègre peut-être bien dans la thématique, mais d’un point de vue strictement musical, je remets en question ce choix.

    PL: il s’agit des Oies sauvages, un chant de la Légion étrangère française. Il y a peut-être un sens caché qui nous échappe, humbles Québécois… C’est peut-être très français comme décision! Enfin, j’aimerais conclure avec Seul et septembre qui est ma préférée. C’est sûr qu’avec des phrases lyriques passées dans un vocodeur, on fait dans le mignon, et c’est exactement pour cette raison que j’aime cette pièce. C’est tellement reposant et paisible… On écoute, et puis tout va bien. C’est une chanson d’amour que je ne peux qu’aimer d’amour, sans rationalité aucune.

    Philippe: il y a une beauté très romantique à la pièce. Un plaisir tout simple, comme être étendu dans un pré… Tout le contraire de Growl!, la chanson heavy métal de Parmerud!

    PL: c’est vrai, sa pièce pour quatuor vocal de chanteurs death métal! La signature electronica de Parmerud est très claire sur ce matériau «métal», qu’il a hybridé avec une bonne dose de techno. Je connais très bien l’univers du métal, et c’est curieux, car je ne trouve pas la pièce si métal que ça. L’idée me plaît énormément. La pièce a du souffle, et c’est peut-être la mieux composée de l’album, mais j’aurais souhaité plus de vitesse, et d’agressivité, et surtout de batterie déchaînée qui prend toute la place!

    Philippe: j’ai bien ri dans les premiers instants de la pièce, mais ma préférée demeure la toute première pièce de l’album. Dans La vie mécanique, on comprend tout de suite comment Parmerud construit ses rythmes, omniprésents tout au long de l’album. Elle et Grooves, la 2e pièce, sont vraiment fortes, d’autant plus qu’elles me sont familières, car elles empruntent beaucoup de sonorités à des groupes du genre industriel: Skinny Puppy, Frontline Assembly… Il y a des références, des gestes qui semblent tout droit sortis de ces musiques.

    PL: la fin de La vie mécanique est particulièrement prenante, et c’est clairement une pièce faite pour le concert, où les gestes sont magnifiés par la diffusion extrêmement active de Parmerud. Toutefois, Grooves demeure ma pièce fétiche de l’album. Le minimalisme de la pièce a déjà de quoi impressionner: 9 minutes de musique obtenues grâce au craquement d’une aiguille déposée sur un disque vinyle… Sous la main de Parmerud, ce geste sonore infime est démultiplié, transformé en un torrent de bruit écrit de façon très sensuelle.

    Philippe: il y a peut-être un certain réconfort à écouter les craquements d’un vinyle. Comme un feu de bois.

    PL: on parle souvent des mythes d’audiophile, comme quoi le vinyle sonne plus «chaleureux». Ça vient peut-être de là!

    … ce geste sonore infime est démultiplié, transformé en un torrent de bruit écrit de façon très sensuelle.

    Les lointains dans KindaMuzik

    «Kritiek», Sven Schlijper, KindaMuzik, 8 septembre 2015
    mardi 8 septembre 2015 Presse

    Büchs symfonische urban jungle.

    Als je Vergilius, Hesse, Liszt, de golem en de hydra als inspiratiebronnen samenbrengt op een album dan is de kans nogal groot dat het een hectisch geheel wordt. Gilles Gobeil is dat klusje echter wel toevertrouwd. De componist heeft al meer dan 25 jaar ervaring onder de riem en dit is te horen.

    Als je weet dat delen van zijn composities bestaan uit geluiden — variërend van koelkast en vaatwasser tot ander gerei in en om het urbane huis — dan ga je als vanzelf puzzelen. Dan vind je kerkklokken in de verte naast de tik-tok van een staande woonkamerklok. Dan snerpt een schuifdeur als een vingernagel over een schoolbord en weet je even niet of een hobo nu een vervormde klank uitstoot of dat het toch een piepend scharnier betreft. Gobeils microkosmos in huiselijke sferen verwordt zo tot een intrigerende symfonische urban jungle.

    Gobeil pakt de nalatenschap van de musique concrète en sleurt die onbarmhartig naar het nu. Niet door een mallemolen aan noise te produceren, maar juist door dartel rond te dansen en van knetterende zoemers te hink-stap-springen naar een dubbele fortestoot van gepolijst Teutoons koper. Omineus kraakt grind onder de voeten, hoor je nu een fietsbel en wat is dat voor gebrabbel? De klankwereld van dit moment is zijn speeltuin vol muziek.

    Tumult is een rode draad, maar Les Lointains is bovenal een zegetocht voor het luisteren naar de luister die je omringt. Gobeil heeft wel wat weg van Boudewijn Büch, die druk kon verhalen en van de ene vondst naar de andere buitelde. Waar de overleden programmamaker en schrijver fabuleerde dat het een lieve lust was, pakt Gobeil de myriaden aan inspiraties bij de kladden en kneedt deze tot een poëtica waarin muziek een ware alternatieve realiteit biedt. Bij vlagen futuristisch, soms nostalgisch, steevast gegrondvest in een werkelijkheid die door de uitvergroting van de loep die Gobeil je oor biedt bijna mythische proporties krijgt.

    De klankwereld van dit moment is zijn speeltuin vol muziek.

    Séquences et tropes dans Include Me Out

    «Review», Robin Tomens, Include Me Out, 1 septembre 2015
    mardi 1 septembre 2015 Presse

    Adrian Moore’s Séquences et tropes on empreintes DIGITALes offers an alternate future, sonically-speaking, again it’s in a tradition, this time electroacoustic, which like Der Zyklus has remained immune to trends because it’s above and beyond them… it’s far off on another sonic planet, the gravitational pull of which is worth succumbing to, although it’s easy to resist, this being sound rather than music… and we know how easy that is to dismiss… but you’d be stupid to do so… and you don’t want to appear stupid, do you? Electroacoustic sound-makers aren’t stupid; they’re proper technicians who may not be much good at shopping, or cooking, although I don’t want to suggest that of Alan Moore… but the impression I get is that they absolutely live for sound, the sounds in their heads transcribed by technology in fine detail… as can be heard on this selection from 2012/13/14 — but dates don’t matter, except to signify the relevance, ongoing, of this artform, exemplified by Counterattack, which follows The Battle, but what kind of warfare is being conducted? Is it between brain cells? Or next century viral microbes in the war for our minds? Either way, Moore’s creations will rearrange the stuff between your ears.

    Moore’s creations will rearrange the stuff between your ears

    Firmament dans Эксперимент

    «Nouveautés de musique expérimentale de l’automne. Première partie.», Эксперимент, 26 août 2015
    mercredi 26 août 2015 Presse

    […] Hans Tutschku / Firmament

    Второй сольный диск немецкого композитора Ханса Тутшку, проживающего в районе Бостона (Массачусетс, США). Альбом включает три многоканальных акусматических трека, созданных с 2010 по 2014 года и замиксованных в стерео в 2015 году. […]

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