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  • Sings the Blues in South of Mainstream

    “Review”, Compgeekgirl, South of Mainstream, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    I’ve been listening to this album on and off for over a month. In fact, this disc is thus far the one I’ve had to listen to the most before feeling capable of writing a review that would do it justice. This was a hard review. Look at the rating and you’ll see that the difficulty didn’t have anything to do with a less than stellar listen. This is an invasive and infectious listen that I felt I needed to really research (listen to often) to be able to write a sound review.

    How to describe the overall sound? Well, it isn’t the blues, let me get that straight first and foremost. It’s instead a comglomerate of vast and varied electronic styles, mixing together to create a sound mixture that’s always fresh and interesting, never too much of that same beat or blip. And it’s more still, as some of these electronically created tunes definitely rock. And it’s a one man show, making it all the more impressive. Todd Drootin stands tall and delivers a diverse and driven listen.

    I found the first couple of tracks a little listless, though quite listenable, with moments that drew me in, like the rolling rhythmic sound of See You In Tokyo which segues into some bloops and blips that would make the Art of Noise proud. She’s Dead To Me is a frantic, energetic onslaught of dysfunctional, but downright cool electronic noise.

    I really got into the album around the sixth track, Girls Up Front, which has the sort of soulful female backing vocal samples that you might expect on a Fat Boy Slim project, along with a cool rolling rhythm punched up with faster rhythmic punches. Death In the Sex Shop is much harder, faster and more raw, with a definite frantic appeal. This song should be gracing an extreme sport video rather than some of the sycophantic emo/power pop punk currently holding that honor. Siberian Soundsystem brings to mind Ministry, KMFDM and early Orgy. It’s very dark, but still has an infectious pace. Frisson is also dark, but instead of frantic energy it’s appeal is it’s somber, sedate delivery.

    You’d think the mish-mash of sounds would prove distracting, but they don’t. This is one of those albums that has you sitting on the edge of your seat, waiting to see what the next song will do, how it will “feel”. Will it be another dark and dangerous offering, or an indie-electronic wonder that will get your ass out of the seat and on your feet.

    This is the kind of disc you need at your older 20-something/early 30-something party. It will get your guests away from the snack table and cause them to hover around the stereo wanting to know who this is, what the next song will sound like, and where they can get a copy.

    … an indie-electronic wonder that will get your ass out of the seat and on your feet.

    Humeur de facteur, Yves Beaupré in La Scena Musicale

    “L’année des clavecins Yves Beaupré”, Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no. 9:6, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    C’est devant tout le milieu québécois de la musique de concert qu’Yves Beaupré, facteur de clavecins, est allé cueillir le 25 janvier dernier le prix Opus Reconnaissance à un facteur d’instruments. Le Conseil québécois de la musique lui a remis ce Prix, accompagné d’une bourse de 5000$ offerte par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), pour l’ensemble de son œuvre, qui compte plus de 100 instruments livrés au Canada, aux États-Unis et en Europe.

    Le facteur, complice du musicien

    Cette distinction montre combien le travail des luthiers, facteurs et autres artisans importe dans la démarche artistique des musiciens. Cette importance peut difficilement être mieux démontrée que dans le travail d’Yves Beaupré. Depuis 1982, il permet aux musiciens d’explorer le répertoire baroque sur des instruments fidèles à leur époque de référence.

    Pour Yves Beaupré, «le Prix Opus apporte une notoriété qui aide le travail mais elle met surtout en évidence le travail accompli». Les instruments qu’il fabrique ont déjà permis à des centaines de musiciens de participer au renouveau de la musique baroque.

    Un bon instrument fait toute la différence pour le musicien. Le claveciniste Luc Beauséjour remportait trois Prix Opus en janvier dernier: «En faisant des clavecins bien réglés, inspirants, dont l’univers sonore permet de bien traduire la musique, le travail d’Yves Beaupré m’a forcément aidé car l’instrument, qui est en fait la ‘voix’ de l’interprète, est un précieux allié lors du travail de répétition ou lors d’une prestation en concert.» Bien qu’il n’enregistre pas exclusivement sur les clavecins Yves Beaupré, Luc Beauséjour fait presque tous ses concerts avec ceux-ci. Il possède personnellement un clavecin français à deux claviers fait en 1998, d’après Hemsch et Blanchet (deux facteurs parisiens du milieu xviiie siècle).

    La démarche artistique de l’artisan

    Depuis plus de 20 ans, les clavecins Yves Beaupré ont acquis une réputation enviable grâce à leur excellente sonorité, leur mécanique fiable, leur stabilité et leur apparence soignée. Comme beaucoup d’autres artisans, Yves Beaupré a d’abord débuté comme musicien. Il a choisi le clavecin pour le baccalauréat en interprétation à l’Université de Montréal, où Réjean Poirier lui a enseigné. C’est par nécessité qu’il en est venu à fabriquer son premier instrument à la fin du bac en 1977. Après l’étude approfondie des principales collections d’instruments anciens (Paris, Anvers, Édimbourg, Washington, etc.), Yves Beaupré a su s’inspirer des éléments les plus convaincants et les plus représentatifs des grandes écoles de facture.

    Tous ses instruments sont fabriqués suivant les principes de la facture traditionnelle: choix des matériaux, mesures et conception acoustique. Réjean Poirier, le doyen de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, connaît bien la démarche d’Yves Beaupré: «Les anciens ont porté à un haut niveau de perfection la facture du clavecin. Les facteurs d’aujourd’hui n’ont pas à réinventer le clavecin, mais ils n’ont pas non plus à se limiter à faire des copies serviles. Un praticien chevronné comme Yves Beaupré a développé une compréhension profonde de chaque type d’instrument. Chaque fois qu’il reprend un plan, il modifie certains détails afin, par exemple, de donner plus de stabilité, d’enrichir le timbre dans un certain registre, mais tout cela sans jamais dénaturer le lien avec le modèle.» Danièle Forget, sa complice dans le travail et dans la vie, décore avec goût et maîtrise chaque instrument, selon l’esthétique qui leur convient.

    Luc Beauséjour dit encore: «Ce sont de très bons instruments, spécialement depuis une dizaine d’années. Ils ne sont pas toujours puissants mais la qualité de leur timbre fait leur force. Les meilleurs instruments de Beaupré sonnent particulièrement bien en enregistrement. L’égalité du toucher dépend du grand talent qu’a Yves Beaupré à tailler avec minutie les becs qui pincent les cordes. De plus, les instruments sont décorés sobrement et avec goût.»

    Réjean Poirier se souvient des crises d’orientation de son élève: «Encore aujourd’hui, il ressent le besoin de toucher à autre chose. Maintenant, c’est la composition électroacoustique! Je dois admettre que, là aussi, il fait de fort belles choses.»

    Fasciné par le travail sur la sonorité, c’est tout naturellement qu’il en est venu à enregistrer les bruits produits par son travail en atelier pour ensuite se faire électroacousticien et produire un disque très original intitulé Humeur de facteur (Empreintes Digitales, IMED 0160)

    Acquéreurs et utilisateurs

    Les clavecins d’Yves Beaupré sont utilisés par plusieurs musiciens reconnus en plus d’avoir été aquis par plusieurs universités et orchestres canadiens. À Montréal et à Toronto, on peut penser à Christopher Jackson, Paul Jenkins, Catherine Perrin, Rachel Taylor, Yves G. Préfontaine et William Wright.

    … un disque très original…

    Migrations in Terz

    “Made My Day”, Honker, Terz, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Drei sehr komplexe digitale Stücke des Komponisten aus Montréal, entstanden nach 5jähriger Arbeit als Lehrer in den USA. Thema ist die Migration, die Distanz zwischen Traum-Utopia, Notwendigkeit und Realität. Sehr spannende Musik, jedoch keine Schärfung des Themas im politischen Sinne.

    Sehr spannende Musik…

    Sings the Blues in Rumore

    “Recensione”, Vittore Baroni, Rumore, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Il californiano Todd Drootin definisce il proprio stile “beatpunk”, forse per distinguerlo dal digital-hardcore dei contarranei Kid 606, Lesser e soci, che muovono da similari premesse “plunderfoniche” ma con esiti pen più caustici e radicali. Todd è un maniaco del campionatore, ma le sue fonti d’inspirazione non sono il nippo-noise e neppure il furto concettuale alla John Oswald. Non è neppure un raffinato collagista alla DJ Shadow, ma piuttosto applica un emelentare attitudine pop-punk (appunto) alle spartane tecnologie con cui smonta e ricicla in sconnessi e bizzarri groove piccoli frammenti delle sue band preferite (Pavement, Pixies, Wire, Slits, The Fall, Sonic Youth, sono tutte elencate in copertina) o di giganti come Albert Ayler e Sun Ra, guarnendo con semplici riff sintetici e voci prelevante qua e là. Sings the Blues (ma di blues ovviamente non c’è ombra) fa seguito all’esordio Throw Down Your Laptops e vive della continua reinvenzione di un divertente (e danzabile) tappeto ritmico seriale, tra pause downtempo e frenetiche galoppate electro, su cui si innestano beffarde microvariazioni. Che Drootin riesca a tener in piedi la baracca per 65’ con solo qualche lieve cedimento è un risultato di cui poò andar fiero.

    Bleak 1999 in Autres directions

    “Critique”, Stéphane, Autres directions, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Bleak 1999 est paru durant l’été 2003 alors qu’il est en fait le premier album du canadien Tomas Jirku, enregistré avant Variants (Alien8, 2000). Entre les mystères inquiétants du trouble Entropy (Intr_Version, 2003) et la collaboration efficace et réussie avec Robin Judge (Plurism paru en 2003 chez Onitor), cet album, s’il avait été nouveau, aurait montré une direction encore différente pour cet artiste talentueux, roi de la click-house. Il aurait indiqué un retour aux sons rudes, rêches, industriels. Il aurait révélé la quête d’une certaine sauvagerie musicale, à une certaine volonté de mettre en retrait le production… Mais Bleak 1999 est en fait l’œuvre originelle du musicien, sa terre première, son origine brute (une influence de sa Tchéquie originelle?). Il y dévoilait déjà sa capacité à mettre en place des structures intenses, son talent à délivrer des mélodies évoquant divers univers embrumés… Entre différents morceaux de techno minimale, moins efficace que ses dernières productions, s’infiltraient de longues compositions non mélodiques, faites de bruits et d’échos… Des plages à la limite du silencieux, pleines de tension, rachitiques, tendues. Bleak 1999 laisse cette impression, celle d’une œuvre vibrant d’une rage silencieuse, augurant déjà d’albums somptueux. Qui depuis nous sont parvenus.

    … des structures intenses… divers univers embrumés…

    Sings the Blues in Autres directions

    “Critique”, Sébastien, Autres directions, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Artiste extrêmement prolifique qui participe d’ailleurs à l’essor des weblabels en offrant en téléchargement gratuit plusieurs de ses morceaux, Todd Drootin incarne Books on Tape, projet électro en roue libre possédant le charme empoisonné d’un gangster sympa et un peu rustre. Sings the Blues fait converger une multitude d’influences et de styles pour aboutir à cet ensemble extrêmement urbain, rugueux, d’esprit tout à la fois blues, punk et hip hop. Le morceau Republic Of renvoie à la moiteur des rues sous la pluie, son sample entêtant en étendard; promenade sur des trottoirs saturés d’eau, dans un ton sépia, esprit hip hop bohème, sale et un peu funky. Immédiatement après, le tube épique: See You In Tokyo, avec sa ligne de basse survoltée et sa mélodie conquérante, pour une scène plus tendue. Musique sortie de ses gonds, emportée par son énergie, qui rejoint assez vite le panthéon des bandes sons de jeux vidéos dont on retrouve ici des échos familiers, ludiques et bagarreurs. Cette influence revient souvent dans les seize morceaux de l’album et lui confère une énergie de jeunesse barbare, son côté un peu cheap (Amiga!) et analogique, abrasif.

    Drootin affectionne les sons épais qui font mal, ceux qui gueulent plus fort que les autres et font la loi au milieu de morceaux sous stéroïdes. Mais le second degré n’est jamais loin et l’humour de certains arrangements, là encore très vidéoludiques, apporte un peu de bonhomie à sa cavale sous tension. Sings the Blues est la bande son idéale pour une filature ou une course poursuite échevelée en milieu urbain. Foutraque et détraqué, musclé, groovy et festif, c’est du tout bon que ce son électro enfin atypique, qui peut lorgner le temps d’un éclair chez ses voisins du reggae (la fin de Girls Up Front) et s’installer juste après dans un climat d’urgence, narrant la dernière chevauchée du héros au milieu d’un déluge de flammes précédant l’explosion du complexe (Death In the Sex Shop). Chaque piste est une nouvelle scène d’action, un nouveau coup de poing de fond de ruelle dans la face du méchant, un autre coup de boule dans le nez aquilin du gentil qui trinque lui aussi, parce que ça devrait toujours être comme ça. Remember John McLane.

    Finalement, Sings the Blues est tout aussi électrique qu’électronique, et cela ne tient qu’à la rage intérieure de ses morceaux cyclothymiques. Forte tête prise dans la spirale d’un déchaînement global, Drootin a le talent, l’esprit rock et revanchard, sans oublier ce soupçon de grâce qui fait les plus beaux charismes.

    Foutraque et détraqué, musclé, groovy et festif, c’est du tout bon que ce son électro enfin atypique…
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