À l’ombre des ondes: Audio-Talking Naps
Kristoff K.Roll / J-Kristoff Camps, Carole Rieussec
Un disque tendre, habité, féérique. — EtherREAL, France
Great electroacoustic art, and proof that this art, which at times can be abstract and methodical, can also be deeply human… and dreamy. — Monsieur Délire, Québec
These three pieces are designed to be listen to on headphones, in various postures. They are separate worlds.
- Composer(s): Kristoff K.Roll, J-Kristoff Camps, Carole Rieussec
- Mastering: Pierre Vandewaeter
CD (IMED 12118, 2012)
- 1Méridienne allongée (2011), 27:49fixed mediumCycle: À l’ombre des ondes
- 1
- 2Récit de rêve (2011), 7:12fixed mediumCycle: À l’ombre des ondes
- 2Le concept d’arrosage, 7:12
- 3Méridienne inclinée (2011), 26:35fixed mediumCycle: À l’ombre des ondes
- 3
- Label: empreintes DIGITALes
- IMED 12118
- 2012
- UCC 771028211821
- Total duration: 63:35
- OGpak
- 125 mm × 125 mm × 10 mm
- 50 g
On the web
Download (IMED 12118_NUM, 2012)
- This item can be downloaded and/or listened to at empreintesdigitales.bandcamp.com.
- 1Méridienne allongée (2011), 27:49fixed mediumCycle: À l’ombre des ondes
- 1
- 2Récit de rêve (2011), 7:12fixed mediumCycle: À l’ombre des ondes
- 2Le concept d’arrosage, 7:12
- 3Méridienne inclinée (2011), 26:35fixed mediumCycle: À l’ombre des ondes
- 3
- Label: empreintes DIGITALes
- IMED 12118_NUM
- 2012
- UCC 771028211883
- Total duration: 63:35
Liner notes
Audio-talking Naps
Location
At any hour, as long as you have good headphones
If you have closed-air headphones, you can opt for a very noisy place.
The napper is responsible for finding balance between external and internal sounds.
A bedroom, a sidewalk, an airport hall, a balcony, a park, a living room, a forest, a harbour, a dead-end, a square — all these places are good settings for a audio-talking nap. All these spaces can switch to nighttime art in midday.
Gaze
The gaze drifts between landscape and closed eyelids.
Sounds and pictures disconnect for the duration of an intimate audio cinema session.
Lie down completely — trees, sky.
Avoid static sights — a ceiling.
Stay inclined on a deck chair — passersby, roofs, traffic.
Gazes come and go.
Relaxing your body should allow you to reach a state of fragmentary or total sleep.
You can also try group napping
When several individuals are involved, a singular figure forms in the landscape.
This figure is a centre from which irradiates sleepiness.
It becomes a public invitation to reverie.
Once the setting has been chosen and your body is in place, fully listen to the surrounding hubbub, and then press Play
Headphone Magic
Listeners are directly immersed into a soundworld, without the mediation of the acoustical space. If a fly is flying in their brain, they feel it concretely, they perceive it as being real. The recorded fly is not in some distant space
A firecracker goes off around them, and they find themselves in the middle of this effervescence — they are this effervescence. Confusions become possible, as true illusions. The headphones are the audio canvas of an inner big top. They frame and let filter in the surroundings.
Headphones are an illusion machine
Dream Narratives
Dream narratives have decided to crash this electroacoustic concert.
“I dreamed of…” Some people write down they dreams, while others let them float around all day — all their lives — and others tell them. Dreams belong to no-one, they consist of fuzzy matter, and they repeat like enigmas. Dreams are precious entities that keep on breaking down into day dust.
Archetypal characters inhabit these narratives, yet they resonate differently with each new listener.
A dream narrative is not the dream itself. The narrative seems to borrow the free recomposition of reality in action from the dream itself. Dreams are musique concrète, they eschew all forms of logical causality.
Underpinning these narratives, sounds follow sounds in an obvious manner, and improvisations follow the same freeform path
This incoherence (or so it seems) triggers a freeform narrative process in listeners. A tip of the hat to Dada.
Is this narrative trying to decode the strange flower that is a dream
There is a similarity between musique concrète and dream narratives that have achieved a certain level of freedom. Listeners seize that freedom and, possibly under the spell of “automatic” soundwriting, they create their own narrative.
Waterline
Through days and nights, sounds brush against our bodies, and then comes nap time. There, voices are dream pearls. Inside the drifting listening activity, tones meld, timbres intertwine, the flesh of words jumps out and fades out, endlessly.
Voices float, not without concern
For a Dream Narrative Library
As a follow-up on these audio-talking naps,
— [English translation
Some recommended items
In the press
Critique
Grâce à cet album il est désormais possible de se prêter au jeu de ces siestes à tout moment, chez soi, dans un parc, où encore sur la plage puisque l’on est en pleine période estivale.
Pour être franc, il vaut mieux être conscient quand on rédige une chronique, et nous n’avons pas encore écouté cet album en respectant les quelques conseils fournis par le duo. Pour autant, le plaisir est bien là et l’album se révèle vite attachant avec ces quelques personnes qui nous ouvrent les portes de l’intime en racontant leurs rêves.
Un train qui passe, des bruits de rue sous la pluie, des murmures sous la résonance de cloches, des pas dans des couloirs et escaliers, écoulement d’eau et clapotis contre la coque d’un bateau, puis un autre rêve, très descriptif, d’une ville imaginaire parcourue de canaux. Certains sont très précis comme ici, d’autres très vagues, flous, presque oubliés par leurs auteurs à l’image de l’hésitant
On ne saura pas expliquer pourquoi on est particulièrement sensible à certains rêves, moins à d’autres. L’histoire, la façon de la raconter, la fluidité, l’humour, la voix… Après une superbe séquence d’un néon qui claque, c’est le rêve d’une jeune femme qui retient notre attention, alors qu’elle voit débarquer des amoureux en vélo, en voiture, en deltaplane, avant de se voir investie d’une mission dont elle ne connait pas vraiment le but…
Un disque tendre, habité, féérique.
Listening Diary
The duo
Translated from French.
Reviews
Dieses Duo aus Paris existiert seit 1990 und beschäftigt sich mit elektronischer Klangerzeugung und Klangkunst. Zumindest auf Ihrem neuen Werk
Die Basis der 2 fast halbstündigen sowie dem 7 Minuten Stück sind jeweils surrende und brummende Elektronik. Über diese legt das duo hauptsächlich zwei Komponenten
Ich möchte diese Scheibe als klangliche Erfahrung anpreisen. Ein perfekteres Kopfkino aus der Welt der Geräusche habe ich bisher noch nicht zu Ohren bekommen. Wie immer bei CD empreintes DIGITALes wird das Release durch das schöne Pappcover + die mit vielen Informationen bestückten Inlays veredelt.
Critique
Il est difficile de raconter des rêves, pour cela il faut choisir les bons mots. Il faut aussi se concentrer pour ne pas être dérangé par le bruit d’un avion qui passe ou par celui de pas sur le gravier. Mais certains n’hésitent pas. Un homme dit qu’il a rencontré
Les ombres sont courtes comme les ondes, même si l’on peut y trouver une certaine fraîcheur. Mais lorsqu’on décroche, c’est l’imagination (je veux dire, le beau bruitage) de
Review
Headphones become an entrance ticket for a sort of representation within representation by means of this bizarre release by
Kritik
Träume gehören niemandem, so Carole Rieussec und J-Kristoff Camps, Pariser Klangkünstlerpaar, in den Liner Notes ihres zweiten Albums fürs Flaggschiff-Label der Akusmatik. Schon bevor man das Album anhört, spürt man an ihrem Umgang mit dem brillianten, aber strengen Coverformat, dass man sich hier auf etwas Besonderes einlässt. Die Traumerzählungen, deren Aufnahmen diesen drei wunderschönen Klangspaziergängen Schwerpunkte verleihen, beweisen auch, dass Träume allen gehören
Love on the Bits
Du label québécois empreintes DIGITALes nous parviennent le plus souvent des déclinaisons électroacoustiques de belle tenue, une sympathique habitude que confirme
Kritiek
Kritiek
In het kielzog van
Op
Toch is op het album weinig tot geen sprake van onsamenhangendheid. Aan de schaduwkant van de golven uit het dagelijks wakend leven staan de dromen in het centrum van de aandacht. Diverse mensen vertellen — spoken word — over hun geslapen avonturen
Waar
Critique
La nuit a commencé à tomber, il y a déjà près de deux heures. On ne devine plus qu’une vague d’un sombre bleu, à l’horizon. Pourtant les volets sont déjà baissés. La télé du voisin diffuse des témoignages, mais je n’entends que
Ce disque est composé de trois compositions structurées sur la mise en son(s) de récits de rêves. Textures sonores, fil narratif, les suspensions de la parole laissent l’auditeur prendre le temps de l’espace. Le temps de s’évader dans son propre univers, en semi-conscience. Car les propos ici ne sont qu’un
Il fait désormais nuit. Il n’y a plus vraiment de bruits. Seulement un long sifflement. Les pensées s’envolent. Je n’aurais sûrement pas voulu être ailleurs qu’ici. Dans cette bulle.
Chronique
Depuis [quelques] d’années, le duo formé par
Critique
CD de la semaine
Après la fresque politique, les carnets de voyage et le portrait, le duo d’explorateurs électroacoustiques
Dans
Œuvre de musiciens-conteurs modernes, ce
Le fil narratif du souvenir est un processus complexe et les textures sonores lui insufflent toutes ses dimensions. Oscillations, variations de vitesse, filtres, étagements, éclatement des images, spatialisation
CD de la semaine en partenariat avec La Gaîté Lyrique.
Blog
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