Francis Dhomont in Musicworks
Forêt profonde, Sous le regard d’un soleil noir, Francis Dhomont in Circuit
II y a près d’un an, le producteur d’empreintes DIGITALes lançait à Montréal deux disques optiques consacrés au compositeur canadien
Sous le regard d’un soleil noir
Ce noir soleil brûle parfois les ailes de celui qui, tel Icare, trop s’en approche. L’œuvre, troublante, met en scène le vertige schizoïde d’un moi supplicié. Elle n’est pourtant pas l’adaptation d’une thèse sur la schizophrénie
C’est le discours des profondeurs de la psychanalyse qui a inspiré à
Le compositeur a su créer dans son soleil noir une atmosphère mystérieuse et onirique. Le propos se centre autour du thème du moi. Le drame se tisse à mesure que s’effrite la cloison qui sépare ce moi de l’univers extérieur
Ce drame porte divers visages dans l’œuvre. C’est notamment cette note si, véritable obsession, dont le timbre sert parfaitement l’expression d’une angoisse lancinante. Le drame, c’est aussi la rupture. C’est l’
Forêt profonde
Il était une fois une
Dans
Si ces deux œuvres forment un diptyque, c’est qu’au plus profond de notre forêt se consume un soleil noir
Ces œuvres sont présentées dans deux beaux coffrets orginaux. Un livret bilingue (anglais/français) bien documenté, totalisant près de 50 pages, les accompagne. On peut y trouver les extraits cités, avec référence bibliographique, ainsi qu’un catalogue détaillé des pièces réalisées par le compositeur depuis 1972.
Forêt profonde, Francis Dhomont in Le Devoir
Chose promise… Voici donc la deuxième partie de ce fabuleux mélodrame de
Il s’agit de la troisième version que le compositeur livre de son œuvre, lui qui, comme
S’inspirant fortement des travaux de
Oui, il faut vraiment écouter cela comme un conte de fées.
On oublie la technique tant tout cela est fait avec l’inéluctabilité de la vérité qui se dévoile. Je parle ici aussi bien de la réalisation sonore et de la mise en bande (équivalent à l’écriture de la partition pour
C’est donc la partie forte du cycle qui se clôt ici. On a l’impression qu’on ne saurait applaudir
Sous le regard d’un soleil noir, Francis Dhomont in Le Devoir
Magnifique cadeau que cette mise en compact de la musique de
J’ai écouté trois fois la première partie du
Ce qu’on entend, c’est d’abord un texte qui s’inspire de la réflexion psychanalytique (fuyant donc tout le psychologisme facile) et de la difficulté de l’existence dans son sens le plus vaste. S’y allie cet intérêt de
Le verbe prend toute sa portée dans son contexte. Ici, il se conjugue avec un traitement subtil des mots dits, des significations orientées par le contexte musical. Ou alors serait-ce le contraire
On le comprend, le va-et-vient entre les formidables réseaux créés ici par
Le compositeur se fait
Le court poème sur
On ne trouve pas ici le plaisir léger des valses viennoises, confronté que l’on est aux douleurs de la
Forêt profonde, Francis Dhomont in Vital
Styled an acousmatic melodrama,
The recurring theme in fairy tales of being lost in a forest (it’s up to you to work out the psychological parallels here) is reiterated here too. To anybody who has heard fairy tales, this image is unforgettable. As

![Francis Dhomont [Lisbon (Portugal), November 30, 2018]](https://res.electrocd.com/image.php/image/d/dhomont_fr.9171.jpg?width=n2&cropratio=1:1)

