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  • Action / Réaction in Montreal Mirror

    “Review”, Andrew Jones, Montreal Mirror, March 7, 1991
    Thursday, March 7, 1991 Press

    Scheidt, a West Coast electroacoustic composer and computer whiz, gets real-life improvisers to tangle with his interactive software. ÉJamming with the machines are George Lewis, blowing a mean trombone; Trevor Tureski, pounding the skins; and Lori Freedman on bass clarinet. Oddly enough, it all sounds so human.

    empreintes DIGITALes in McGill Daily français

    “Ambiance électroacoustique”, Martin Geoffroy, McGill Daily français, March 5, 1991
    Tuesday, March 5, 1991 Press

    Le directeur de l’Association pour la création et la recherche en électroacoustiques du Québec (ACREQ), Yves Daoust, est content. Au cours de la demière décennie, Montréal est pratiquemment devenue la Mecque de la musique électroacoustique en Amérique du Nord. Des dizaines de concerts de cette musique encore trop marginale ont été donnés dans la demière année seulement. Visiblement détendu par ces premiers succés populaires, le directeur nous a donné sa définition de la musique électroacoustique.

    La musique électroacoustique est un «tripotage électronique» des sons. Le travail se fait essentiellement à partir d’une information électrique pour ensuite restituer cette dernière sous forme d’onde acoustique. «Par exemple, on a un trombone qui ne joue aucun son de trombone, parce que le son est modifié par manipulation électronique», explique Yves Daoust. En fait,c’est un mélange d’instruments conventionnels ou modifiés et de montages sonores enregistrés au préalable en studio. «La musique ne se fait plus comme elle se faisait il y a 25 ans: la technologie n’est pas innocente, elle influence notre mode de production et de pensée» spécifie Yves Daoust. Pour le directeur de l’ACREQ, 90% de notre culture sonore actuelle est électroacoustique. «Notre consommation de musique se fait essentiellement par des moyens électroacoustiques comme le disque ou la radio par exemple» argumente Yves Daoust.

    «L’électronique ne va pas disparaître, il va se perfectionner», affirme le directeur. Avec l’avénement des musiques mixtes, regroupant des bandes magnétiques à des instruments en direct rien ne semble vouloir arrêter la marche créative des électroacousticiens. «Le grand compositeur Pierre Boulez, qui a longtemps renié l’électroacoustique dans les années 60, s’est maintenant converti à ce genre d’approche moderne», soutient Yves Daoust.

    La musique populaire a trop utilisé l’électronique au niveau de la production d’album. Ce qui fait dire à Yves Daoust que «la technologie contient toujours ses propres germes d’auto-destruction». Le directeur cite en exemple le demier Michael Jackson qui a son avis est surproduit. «C’est tellement raffinée comme travail de studio que bientôt les gens vont en avoir marre et vont avoir envie de retrouver les bonnes vieilles guitares fuzzées», affirme Yves Daoust. Contrairement à certains musiciens électroacoustiques le directeur de l’ACREQ croit que les orchestres symphoniques vont continuer d’exister. «On va toujours jouer du Mozart ou du Beethoven», affirme Yves Daoust.

    La musique électroacoustique est née vers 1950 dans des stations de radio. «Elle est née de la volonté de faire de la création radiophonique», soutient Yves Daoust. C’est donc un phénomène relativement récent dont les multiples voix restent à explorer, ce qui a décidé l’ACREQ à parrainer la recherche en électroacoustique. Par exemple, on a réussi à mettre au point un «spatialisateur sonore» qui fonctionne relativement bien. «C’est une machine qui fait en sorte que le son puisse être réparti et contrôlé par ordinateur sur plusieurs haut-parleurs en même temps» explique Yves Daoust. L’ACREQ travaille en ce moment sur un système de son conçu spécialement pour répondre aux besoins particuliers de la musique électroacoustique.

    L’exploration étant la plupart du temps un phénomène marginal dans le monde de la musique, il y a lieu de se demander à quoi peut bien servir une association comme l’ACREQ. Elle s’est d’abord donnée pour mission de promouvoir la musique électroacoustique québécoise. L’association édite des enregistrements musicaux sur cassettes d’artistes québécois et fait la promotion de ces derniers à l’étranger. L’association organise aussi des ateliers de création sonore dans les écoles pnmaires et secondaires. Les élèves peuvent alors s’initier à diverses techniques inhérentes à l’électroacoustique comme la prise de son, l’échantillonnage ou le montage par exemple. «La durée des ateliers est habituellement de huit heures, mais après seulement deux heures les jeunes maîtrisent déjà assez les techniques pour commencer à jouer» soutient Yves Daoust.

    Le directeur de l’ACREQ sort un premier disque compact sur étiquette empreintes DIGITALes au mois de juin. Un album qui aura l’air d’une trame sonore de film. Gageons que cette première offrande sonique est trés attendue des amateurs.

    empreintes DIGITALes in La Presse

    “D’un océan à l’autre: Traces électro”, Alain Brunet, La Presse, March 5, 1991
    Tuesday, March 5, 1991 Press

    Demain soir au Théâtre Les Loges, deux électroacousticiens ayant endisqué sur l’étiquette empreintes DIGITALes bouclent la boucle d’une tournée canaclienne: Alain Thibault et Daniel Scheidt.

    D’un océan à l’autre, la tournée Traces électro a effectivement mis en relief la plupart des artistes de ce petit label en pleine expansion.

    Selon Jean-François Denis, un des principaux dirigeants de cette jeune entreprise, les ventes des produits empreintes DIGITALes vont bon train; non seulement ces disques sont-ils distribués partout au Canada, mais encore tente-t-on de les implanter sur les marchés europeen japonais et américain. «Et nous avons méme réalisé des profits! A vrai dire, je suis très surpris de ces résultats», de renchérir Denis.

    Ne partons pas en peur, environ 400 exemplaires de chacune des productions empreintes DIGITALes ont été vendus; il y a énormément de pain sur la planche avant que le petit label ne réussisse à établir une distribution sérieuse à l’extérieur du Canada. Mais si l’on considère le peu de moyens financiers dont dispose cette forme musicale à tout le moins exploratoire, les petites victoires d’empreintes DIGITALes tiennent de l’exploit.

    Deux productions

    En quelques mois à peine, deux productions viennent d’être mises en marché. À l’occasion du festival Montréal Musiques Actuelles (en novembre dernier), l’équipe d’empreintes DIGITALes avait d’abord lancé le disque Électro clips: «Il s’agit de 25 miniatures de trois minutes, conçues par différents compositeurs nord-américains, originaires des USA, du Mexique, du Canada et du Québec. A cause de leur courte durée, ces pièces sont plus accessibles que la moyenne des œuvres électroacoustiques. Électro clips fait même partie du top-40 de CKLN, une station alternative de Toronto!», raconte Jean-François Denis.

    Le plus récent produit empreintes DIGITALes sera d’ailleurs lancé demain; Action/Réaction serait le premiet disque de Daniel Scheidt, compositeur originaire de Colombie-Britannique.

    Au terme de la tournee Traces électro qui, d’un océan à l’autre, a fait connaitre les differents compositeurs liés au petit label, on a choisi Alain Thibault et Daniel Scheidt pour le concert montréalais.

    Spécialiste de la forme multi-média, Thibault presentera donc ce soir de dernières œuvres relativement récentes: OUT, Le soleil et l’acier (la soprano Pauline Vaillancourt est la seule inteprète en chair et en os de cette pièce) ainsi que Concerto pour piano MIDI (et le pianiste Jacques Drouin) figurent au programme.

    Si l’on connait les ruades rythmiques et l’utilisation éclairée des technologies de pointe chez Alain Thibault, on ne sait que peu de choses de la démarche de Daniel Scheidt, spécialiste des systèmes interactifs.

    Les œuvres de Scheidt ont ceci de particulier: elles misent sur des logiciels informatiques capables d’analyser le discours d’un musicien d’en codifier!es improvisations et de réagir à celles-ci. S’établit alors un langage entre l’ordinateur et différents instrumentistes, demain soir, le clarinettiste Claude Schryer, la soprano Catherine Lewis, le percussionniste Trevor Tureski et… une machine seront les interprètes de Daniel Scheidt. Pour mener à bien ses projets, l’artiste a déjà fait appel des improvisateurs aussi renommés que le tromboniste afro-américian George Lewis bien connu des jazzophiles.

    … les petites victoires d’empreintes DIGITALes tiennent de l’exploit.

    Électro clips in Option

    “Review”, Dean Suzuki, Option, no. 37, March 1, 1991
    Friday, March 1, 1991 Press

    This sampler contains works by a wide variety of mostly Canadian composers and sound artists, ranging from the sampler/manipulator par excellence, John Oswald, to the German born Canadian composer Hildegard Westerkamp, from the old ‘60s school of electronic music representative Francis Dhomont of France, to sound poet and sound artist Richard Truhlar, and even Charles Amirkhanian. With such an array of creative artists, one encounters virtually all possible electronic techniques, sounds, and styles, from analog to digital, synthesis to sampling, from electroacoustic to purely electronic, from gentle, tonal sounds to shards and sheets of thunderous, grating dissonance. If you don’t like one track, simply advance to the next and you will certainly find something to suit your taste.

    … you will certainly find something to suit your taste.

    Lieux inouïs in Computer Music Journal

    “Review”, Kevin Austin, Computer Music Journal, no. 15:1, March 1, 1991
    Friday, March 1, 1991 Press

    Robert Normandeau was born in Québec in 1955, studied composition and electroacoustics at Université Laval and Université de Montréal, and is currently finishing his PhD with Francis Dhomont and Marcelle Deschênes. He too has many awards to his credit — he has won competitions such as Bourges 1986, 1988; Phonurgia-Nova 1986, 1987; and Luigi Russolo 1989 — and has held various residencies. He notes that work with artists in other disciplines, visual performance and cinema, are very important to him. Of particular note is Normandeau’s expert recording and processing technique. There is often a hyper-reality to his recorded sounds that produces a tactile sensuality, often glossed in a field of reverberation.

    Jeu (1989) (“Game” / “Play”) is based on different uses of the word game/play in both literal and metaphorical senses. The play is subtle, refined, hinting at profundity and always sensually intriguing. Sound objects from renaissance choral music to a fragment of Stockhausen’s Hymnen dance before the ear in ways obscure, titillating, and evocative. The clear is made meaningful, the significant appears disguised in the commonplace. But it is only a game, isn’t it?

    Mémoires vives (1989) is a “fascination with requiems.” It is also a refined study in sampler, collage, and reverberation techniques. Source materials are exclusively from requiems from the Gregorian Mass of the Dead to the present, transformed and used in time slices of a few milliseconds to almost a second. Reverberation ranges from none to immense in duration, and from small room to echo of several seconds in the density domain. Much of this work is a sonic projection of memory types and functions.

    It is clear from the sensitivity to pitch-type material that Normandeau’s background has included an intimate study of Western pitch structures. While there is no overt use of pitch relationships in the small amount of material that can be considered pitched, there is a strong intuitive feel to the potential of this parameter for the creation and articulation of form. (Note especially the quasi II7 [supertonic seventh chord] structure from the Fauré Requiem at about 13 min 50 sec.)

    The earlier works on the CD flesh out the background to these two works. About Rumeurs (Place de Ransbeck) (1987), Normandeau writes that the piece “oscillates between pure sound and meaning, without ever resolving to one or the other,” while Matrechka (1986) (the nested Russian dolls) “takes the form of an unveiling, a journey where reality, of a certain form, gives place to another reality. It uses the theme… that art should never be mistaken for the object it represents.” Doors open and close, voices sing and chide, waves break, as Magritte wrote under his painting of a pipe, “Ceci n’est pas une pipe” (This is not a pipe).

    Le cap de la tourmente (1985) was created for an exhibit of five holographic sculptures, each with its own sound track. The version presented on this CD is an electroacoustic concert version based on these five sound tracks in only one of any number of realizations. The sounds are frequency modulation type complexes in a slowly evolving, quasi-pitched expansive context.

    Normandeau refers to his latest work as “acousmatic pieces,” and also variously as “cinema for the ear.” The cryptic French word “acousmatique” is not only a manner of sound projection (diffusion) through numerous loudspeakers, but also a relationship between the sound and its meaning.

    Electroacoustics is only slowly coming to grips with the perceptual parameters of our field, and is now starting to develop an analytical vocabulary which begins to deal with sound as object, symbol, metaphorical object, and metaphor. If language is accepted as vocabulary and syntax in the service of a semantic (including the relationships of same), the acousmatic use of pre-existing sonic objects allows for the immediate creation, perception, and understanding of form(s). This is because the basic sonic object (vocabulary element) is a whole and complete object, not requiring hierarchical relationship(s) (syntax) to obtain meaning (semantic). The creation of a syntax is achieved through the transformation of these vocabulary elements.

    Calon moves the sonic entity towards the interior, an exploration of inner spaces. Normandeau often transforms the play of sonic-light through the creation of new (external) perspectives of existing sonic objects, such as chords from medieval choral works carefully inserted within the sounds of a Paris metro train. Calon transforms psychological space partly through the liquid consubstantiation of text. Normandeau transforms perceptual space partly through calling the individual’s own perceptual models into question.

    Much more could be written about the textural nature of these two composers, and acousmatics in general; for example, the tendency, or even the necessity, of a linear and sectional approach to composition. The sound objects themselves, frequently made up of grouped elements, are often so complex that they will not easily submit to simultaneous layering. There are times when their natural, gestural duration requires that the composer allow the listener time to integrate the sound into the interior sonic framework. This requirement brings the composer to writing in medium, and occasionally large, symphonic durations.

    Each composer addresses the material and moves from a similar source type (concrete and digital transformations applied mostly to concrete, but occasionally electronic sources), but in different directions (in/out). The works on the Calon CD are presented in chronological order, and Calon leads the listener to the present. Normandeau reveals the history of the object, by moving from present to past.

    Careful headphone listening reveals a small number of minor technical flaws, but these works were not created for headphone listening, or for that matter, for listening in two-channel stereo. In the various electroacoustic concerts in Montréal (there are more than three regular series accounting for more than 30 concerts per year), these works are presented in sound projection systems with a minimum of eight channels, and as many as 24 and more. Eight to sixteen-channel diffusion is typical. In simple stereo listening, some of the material is spatialized as simple panning, but during the process of spatial actualization or sound projection in performance, these simple stereo localizations may become intricate directional weavings and spinning.

    Much of the work carries with it an acoustical perspective (reverberation and basic localization characteristics). The use of various venues and types of loudspeakers provides the composer with means for physically expanding and contracting the source of the perceived sounds during this process of spatial actualization. It is because of this that individuals who have access to multispeaker systems, either for their own use or more importantly for public presentation, should consider that a two-channel presentation of these works is parallel to (for example) a piano version of Stockhausen’s Gruppen.

    The series continues with a third CD of works by Alain Thibault, a fourth CD of three-minute works by 25 young composers (Électro clips), and a fifth CD containing the computer and interactive works of Vancouver composer Daniel Scheidt. I recommend them most highly, one and all.

    … these works are journeys through — or the articulations of — inner, outer, hidden, or even unheard-of places or spaces.

    Électro clips in Son hi-fi vidéo

    “Critique”, André Major, Son hi-fi vidéo, March 1, 1991
    Friday, March 1, 1991 Press

    En novembre demier Montréal accueillait la onzième édition du festival New Music America, rebaptisé par les organisateurs Montréal Musiques actuelles. Ce festival de 11 jours a présenté plus de 450 artistes venus du monde entier. De ce nombre, il faut souligner les performances de Joan La Barbara, du guitariste Loren MazzaCane Connors et le lancement d’Électro clips, une album compilation de musique életroacoustique. Cet enregistrement, comme ceux de Calon, Thibault et Normandeau, est aussi disponible sur l’étiquette montréalaise empreintes DIGITALes.

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