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  • Nicolas Bernier in Le Lien multimédia

    “[Festival Akousma], Les dessous du Projet pupitre de Martin Messier et de Jacques Poulin-Denis”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 12, 2008
    Friday, December 12, 2008 Press

    Selon l’organisateur du festival Akousma, Nicolas Bernier, une centaine de personnes se sont massées dans la salle du Monument national pour écouter le Projet pupitre de Martin Messier et Jacques Poulin-Denis. «Je pense que c’est la première fois que je vois un “standing ovation” à Akousma», dit-il. Le concept original derrière la performance y est pour beaucoup. La pièce électroacoustique d’une quarantaine de minutes est entièrement jouée sur des pupitres. Crayons, verres, agrafeuses et élastiques deviennent autant d’instruments dont se servent les artistes pour mener à bien leur performance.

    C’est en s’attaquant au problème de la présence sur scène dans la musique électronique que les deux musiciens ont pensé le Projet pupitre. «On ne voulait surtout pas être devant les gens derrière notre ordinateur portable, dit Jacques Poulin-Denis. J’ai une formation en théâtre et en danse et je voulais qu’il y ait quelque chose de dramaturgique dans notre performance. On a exploré ce qu’il était possible de faire avec l’univers du pupitre en voulant mettre le geste en valeur.»

    Martin Messier pense d’ailleurs qu’il s’agit d’une composition qui doit être vue. «Je ne vois pas cette musique mise en album», dit-il. Lors de la performance, les ordinateurs sont cachés pour éviter qu’ils attirent leurs regards. Un micro contact est installé sur une planche à écrire. Ces micros (ils en ont un chacun) sont liés à leurs ordinateurs qui traitent le son et le renvoi dans les haut-parleurs. «Les micros sont assez sensibles, explique Martin Messier. Ça devient vraiment un instrument. On peut écrire plus près ou plus loin de celui-ci pour obtenir des variantes.»

    La panoplie d’équipements de bureau sert à diversifier les types de sons qui sont soumis à l’ordinateur, l’élastique faisant un travail particulièrement efficace pour remplacer les cordes. Une calculette est aussi présente sur le pupitre pour permettre aux musiciens de choisir certains effets. «Par contre, la pièce que l’on présente est déjà composée, explique Jacques Poulin-Denis. On s’est rendu compte qu’on ne voulait pas trop faire de manipulations parce que ça devenait rapidement compliqué. On a fait une ligne de temps dans laquelle on a installé nos effets. Ensuite, il ne nous reste plus qu’à nous concentrer sur nos instruments.»(JPG)

    C’est d’ailleurs là que se trouve le gros du travail des deux artistes. Utilisant Live et Max/Msp comme logiciels de traitement, les musiciens se limitent à quelques manipulations lors de la performance. Les traitements les plus utilisés par les artistes sont la dénaturation (qui transforme le son), la prolongation (où l’on retrouve les boucles) et le suivi d’enveloppe (qui permet de remplacer le son produit par l’instrument par un autre son synthétisé). «Pour le suivi d’enveloppe, comme le son que l’on produit est appliqué à un autre, le lien qui existe entre nos gestes sur le pupitre et le son qui est produit demeure très évident», dit Jacques Poulin-Denis.

    Selon les deux musiciens, l’instrument se manipule facilement. «Ce qui est génial, c’est qu’avec le micro contact, il n’y a pas de bruit, dit Martin Messier. On peut donc amplifier les sons que l’on fait comme on veut. Ça nous permet d’aller chercher un grand panorama de sons possibles seulement avec le crayon.» À les entendre, quelqu’un avec un minimum d’oreille pourrait utiliser leur composition d’effets et faire une performance respectable dès ses premiers essais.

    Le projet est né en janvier 2008 et six performances ont été livrées jusqu’à maintenant. Pour le moment, aucune autre présentation n’est prévue.

    Nicolas Bernier in Voir

    “Nicolas Bernier / Akousma 5 Nouvelle direction”, Réjean Beaucage, Voir, December 11, 2008
    Thursday, December 11, 2008 Press

    Le compositeur Nicolas Bernier est le nouveau directeur artistique de la société Réseaux, un renouvellement qui se sent dans la programmation de la série Akousma 5.

    On a connu le compositeur Nicolas Bernier à travers sa collaboration au duo Milliseconde topographie, avec Delphine Measroch, dont on a pu voir des vidéomusiques (regroupées sur le DVD Tricycle) et découvrir l’installation submersible sub•a•quat•ic en 2006… dans la piscine du Centre sportif de l’UQAM (à l’instigation, déjà, de Réseaux). On pourrait aussi l’avoir connu avant, alors qu’il faisait du rock dans son Outaouais natal: “J’ai toujours eu le désir de pousser les choses plus loin, explique-t-il, ce qui fait que le rock est vite devenu du post-rock, puis de l’improvisation; après mon arrivée à Montréal, au fil de mon exploration de la scène culturelle, je me suis retrouvé dans un concert électroacoustique présenté par l’ACREQ et je n’y ai rien compris, mais j’ai adoré! J’ai tendance à aimer ce qui ne se dévoile pas du premier coup.” C’est en suivant les cours de musicologie à l’Université de Montréal qu’il a découvert qu’on y enseignait aussi la composition électroacoustique. Le changement de programme n’a pas tardé.

    La société de concert Réseaux a mis sur pied la série de concerts acousmatiques Rien à voir en 1997 et, après la 15e édition en 2004, est arrivée la série Akousma, qui, étrangement, voulait s’affranchir du créneau acousmatique (musique diffusée dans le noir) pour toucher aux autres aspects de la musique électroacoustique (musique mixte, installation, vidéomusique, etc.). Le nouveau directeur artistique s’est fait passer le flambeau par les fondateurs Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau en avril dernier, et il veut pour le moment revenir à la musique acousmatique: “La vidéomusique dans le cadre de Réseaux, ça ne m’intéresse pas; je pense que l’on en voit suffisamment ailleurs. Actuellement, je suis dans une phase “anti-multi”. J’ai l’impression que le milieu de la musique se trompe en croyant faire avancer la musique en la jumelant à d’autres formes d’art. Je pense que pour faire avancer la musique, il faut travailler sur… la musique!

    Cela dit, Nicolas Bernier compte bien élargir la vision de ce que l’on considère habituellement comme de l’acousmatique. “Je ne cherche pas tant du côté des nouvelles formes de présentation, mais plutôt du côté des nouvelles esthétiques”, explique Bernier. Ainsi, le programme présenté ce jeudi par les compositeurs français Georges Forget et Sébastien Roux ramène la “mélodie” dans la musique électroacoustique; le lendemain, le compositeur suisse d’origine espagnole Francisco Meirino (alias Phroq) proposera ses explorations bruitistes. “Il est plutôt de la scène underground, explique Bernier, et joue habituellement avec un système de diffusion stéréo, mais cette fois-ci, on pourra entendre son travail en surround.” Il partage le programme avec Christian Bouchard (Theresa Transistor), qui présentera des œuvres acousmatiques en création. La soirée de clôture sera réservée à deux électroacousticiens chevronnés, l’Ontarien Darren Copeland (pour une première fois à Réseaux) et Robert Normandeau, qui présenteront aussi des créations. Des musiques, encore et toujours, à découvrir.

    Nicolas Bernier in Le Lien multimédia

    “[Entretien avec un musicien-compositeur en électroacoustique], Sébastien Roux de passage à Montréal dans le cadre du festival Akousma”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 11, 2008
    Thursday, December 11, 2008 Press

    Originaire de Lyon, maintenant Parisien, Sébastien Roux se dit musicien avant d’être un compositeur. Malgré tout, le jeune trentenaire figure parmi les artistes de la scène électroacoustique qui réussissent à sortir un album, ou du moins un projet, par an. «Je me déplace beaucoup, j’ai la chance de faire pas mal de spectacles, dit-il. Je travaille beaucoup avec les gens de la danse et avec des artistes visuels.» Son dernier album, Songs, a été lancé sur l’étiquette 12K de New York. Revenant tout juste d’un voyage dans la métropole américaine, Sébastien Roux présentait les influences qui l’inspirent dans son travail lors d’une conférence organisée par le festival Akousma.

    N’étant pas un académicien, c’est par le rock qu’est passé Sébastien Roux pour en venir à l’électroacoustique. «Je fais de la musique depuis que j’ai 13 ans, explique-t-il. J’avais un groupe rock avec lequel on a fait beaucoup de musique expérimentale, un peu dans le style de Godspeed You Black Emperor! Lorsque le groupe a cessé d’exister, j’ai continué dans cette veine. Au début, je faisais guitare, pédales d’effets et ordinateur. Après j’ai fait guitare et ordinateur et finalement, aujourd’hui, j’utilise seulement mon portable.» Il utilise principalement Max/MSP pour créer ses œuvres ainsi que des logiciels de montage audio.

    Le jeune artiste tire ses influences de tout ce qui lui tombe sous la main. De la musique, dont une rencontre marquante avec le compositeur George Aperghis, mais aussi des films, des documentaires radiophoniques et des livres. «Le documentaire m’intéresse beaucoup, explique-t-il. Le documentaire filmé, mais aussi ceux que l’on produit pour la radio. Il y a énormément de textures dans ces œuvres.»

    Son prochain projet, Concaténative Music, est né d’une collaboration avec l’artiste Vincent Epplay et sera lancé sous l’étiquette Brocoli. «C’est de la musique qui est basée sur des collages et qui s’inspire beaucoup des années 60. Pour collaborer, chacun travaillait sur sa partie. Après on finalisait le morceau ensemble. Chaque pièce a subi beaucoup d’allers-retours entre nous deux. On avait qu’une seule règle: pas question de revenir en arrière.»

    Nicolas Bernier in Le Journal de Montréal

    “Akousma s’installe au Monument-National”, Nicholas Lavallée, Le Journal de Montréal, December 11, 2008
    Thursday, December 11, 2008 Press

    Le Festival de musique électroacoustique Akousma a débuté hier au Monument-National. Jusqu’à samedi, l’événement propose des «voyages au centre du son» par le biais de l’œuvre d’une dizaine de musiciens d’ici et d’ailleurs.

    C’est avec la musique du compositeur écossais Pete Stollery et une performance inusitée des artistes sonores Jacques Poulin-Denis et Martin Messier que s’est ouvert hier le cinquième Festival Akousma. Durant quatre soirées, Akousma propose à l’auditeur des programmes doubles qui le plongent dans l’univers de douze créateurs sonores.

    Le compositeur français Sébastien Roux présente ce soir son premier concert en sol Québécois.

    «Nous voulons présenter les musiques électroacoustiques sous toutes ses formes dans un environnement qui permet d’apprécier chaque son», précise Nicolas Bernier, directeur artistique du festival.

    Le spectateur est invité à s’asseoir et à «ouvrir ses oreilles» pour profiter du système de son surround comme au cinéma.

    Ce soir, c’est l’œuvre du compositeur français installé au Québec Georges Forget qui occupera l’espace du Monument-National. Il sera suivi de Sébastien Roux, une figure marquante de l’électronique dans l’Hexagone.

    Pour son premier festival à titre de directeur artistique, le jeune compositeur Nicolas Bernier espère attirer d’autres oreilles que celles des musiciens, enseignants et étudiants en musique, qui en composent habituellement le public.

    Demain, Christian Bouchard offre le premier concert solo, alors qu’en deuxième partie, le bruitiste Suisse Phroq présente une musique abrasive produite avec des microphones.

    Le festival se conclut samedi avec deux pionniers de la musique électroacoustique canadienne, Darren Copeland et Robert Normandeau.

    Nicolas Bernier in Le Lien multimédia

    “Le festival Akousma”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 10, 2008
    Wednesday, December 10, 2008 Press

    Le festival Akousma, cinquième édition, du 10 au 13 décembre 2008 au Monument national

    Le festival Akousma, organisé par la société de concerts électroacoustiques Réseaux, en est à sa cinquième édition. Pour la première fois, l’événement est orchestré par le nouveau directeur de Réseaux, Nicolas Bernier, qui espère apporter sa touche à l’événement. «Les organisateurs des versions précédentes étaient d’une autre génération, explique-t-il. Je pense qu’avec ma venue, on pourra voir un nouveau genre d’artiste.» Une programmation qui, l’espère-t-il, saura plaire à l’ancien comme au nouveau public.

    Le jeune directeur de Réseaux a voulu mettre la gomme pour sa première édition. «On a un peu plus de conférences qu’avant, dit Nicolas Bernier. Je ne m’attends pas à attirer les foules, mais j’espère être capable de toucher un plus large public que celui habitué aux performances électroacoustiques. Le son est partout aujourd’hui et il y en a tout le temps. Je pense que les gens sont plus habitués à entendre des sons abstraits. En présentant un panorama de ce qui se fait en électroacoustique, on va peut-être aller chercher plus de monde.»

    La programmation est composée de coups de cœur et de rencontres qu’a faites le directeur de Réseaux au cours des dernières années. «Ce sont des gens dont il faut absolument présenter les œuvres», dit-il. Le festival Akousma marque une des rares occasions pour cette scène musicale de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques à Montréal. «On veut que notre communauté se rencontre, dit Nicolas Bernier. Il y a souvent des projets qui émergent des échanges qui prennent place lors d’Akousma. On vient aussi à la rencontre du public pour parler aux gens et leur présenter notre musique.»

    Le festival présente six concerts et huit conférences. Les billets sont disponibles sur le réseau Admission et au Monument national. Les conférences sont gratuites.

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