Skip to main content
electrocd

Blog

257 results
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • Geisteswissen­schaften in Octopus

    “Oursins chroniques”, Laurent Catala, Octopus, May 1, 2008
    Thursday, May 1, 2008 Press

    On connaissait surtout le travail d’Aimé Dontigny dans sa veine collaborative — au sein de morceaux_de_machines, de Napalm Jazz et aux côtés de sa complice Diane Labrosse — mais ce premier opus solo, au titre imprononçable pour qui n’a pas fait d’études approfondies d’allemand, ne déroge en rien à l’approche toujours caustique, presque ubuesque, des modulations sonores du compositeur québécois. Alors que Diane Labrosse s’attaquait récemment aux Objets en voie de disparition — elle participe d’ailleurs au disque, au sampler, tout comme le musicien Paul Dolden —, Aimé Dontigny s’attaque aux collages sonores en général, et au cut-up en particulier, transformant cet album en une gigantesque expérience de patchworks sonores, liant breakbeat et jazz sirupeux (Pruitt-igoe), complaintes pathétiques et électronica filasse (Crowding into the behavioural sink), et beaucoup d’autres choses encore. Alors autant goûter par vous-même, vous n’en serez que davantage rassasié.

    … ce premier opus solo […] ne déroge en rien à l’approche toujours caustique, presque ubuesque, des modulations sonores du compositeur québécois.

    Environs in Octopus

    “Oursins chroniques”, Jean-Claude Gevrey, Octopus, no. 832, May 1, 2008
    Thursday, May 1, 2008 Press

    Dernière parution en date (la troisième pour le label Empreintes Digitales) des œuvres électroacoustiques de Jonty Harrison, composées entre 1999 et 2007, Undertow place d’emblée l’auditeur sur des récifs contre lesquels les vagues viennent s’écraser puis le plonge très vite sous la surface de l’eau, source sonore de prédilection du compositeur. Commence alors une immersion dans le monde du silence qui se révèle étonnamment musical et où la circulation de fluides et l’effervescence de bulles forment un jeu de micro-percussions finissant par faire oublier la nature du matériau d’origine. L’œuvre suivante, ReCycle, est un ensemble de pièces conçu comme une ode aux quatre éléments: la terre avec force éboulis rocheux et raclement de briques, le feu dans une orchestration progressive des hoquets de moteurs à combustion, l’air par une étude sur la dynamique de la propagation des sons et enfin l’eau avec une exploration aquatique multi-dimensionnelle. Concluant cet enregistrement, Afterthoughts est à envisager comme une dérive de l’esprit où la conscience cède la place au rêve et où les bruits paisibles de la nature environnante sont graduellement engloutis par le tumulte urbain, son trafic routier et son agitation industrielle. Une constante chez Harrison retient particulièrement l’attention: son approche méticuleuse consistant à considérer des phénomènes uniques et souvent assez simples puis à les ausculter de très près, à les disséquer à l’échelle moléculaire jusqu’à les dématérialiser. Partant d’éléments naturels ou de sons très concrets, le compositeur semble en effet les réduire en particules et, loin de se contenter d’observer leurs trajectoires aléatoires dans l’espace, les réarrange à sa guise avec beaucoup de vitalité et de poésie. Disque au format DVD-Audio.

    Partant d’éléments naturels ou de sons très concrets, le compositeur semble en effet les réduire en particules et, loin de se contenter d’observer leurs trajectoires aléatoires dans l’espace, les réarrange à sa guise avec beaucoup de vitalité et de poésie.

    Miroirs obscurs in Octopus

    “Oursins chroniques”, Jean-Claude Gevrey, Octopus, no. 834, May 1, 2008
    Thursday, May 1, 2008 Press

    Andrew Lewis est un compositeur de musique acousmatique dans la lignée de Jonty Harrison (voir la chronique correspondante dans ce même numéro) dont il fut l’élève et le collaborateur, notamment au sein du Birmingham ElectroAcoustic Sound Theatre (BEAST). Miroirs obscurs présente pour la première fois un florilège de son œuvre qui, jusqu’à présent, n’était disponible qu’éparpillée sur des compilations. Considérées dans leur ensemble, les premières pièces, composées entre 1998 et 2003, semblent constituer un essai assez libre et mystérieux de description topologique de l’île d’Anglesey (Pays de Galles) où réside le compositeur. Ainsi la sérénité quasi-mystique de Penmon Point, rythmée par le ressac, est prolongée par le naturalisme abstrait de Llanddwyn Skies. La présence humaine se fait plus manifeste avec les souvenirs estivaux de la plage sur Benllech Shells puis s’efface entièrement sur le rivage de Cable Bay où ne subsiste que l’impression diffuse des mouvements de la masse océanique. Vient ensuite la pièce de résistance qui est aussi la plus récente. Danses Acousmatiques (2007) est une longue suite en neuf tableaux qui explore en détail la place du son dans l’espace, une préoccupation omniprésente dans les musiques électroacoustiques. Ambitieuse, cette œuvre prend la forme d’un ballet conceptuel où les idées abondent mais où leurs choix de représentation apparaissent, pour certains, froids ou obscurs. Visiblement très porté sur la synthèse de sons par ordinateur et digitalisant à l’extrême ses rares field recordings, Andrew Lewis a de fait tendance à gommer le grain naturel qui semble pourtant être au cœur de sa musique. Peut être en partie prisonnier d’un certain académisme, cet enregistrement témoigne malgré cela du réel élan de son auteur vers l’expérimentation sonore.

    … cet enregistrement témoigne […] du réel élan de son auteur vers l’expérimentation sonore
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30