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  • Nicolas Bernier in Le Devoir

    “Akousma — Ambiances électroniques et éclectiques”, Christophe Huss, Le Devoir, December 9, 2008
    Tuesday, December 9, 2008 Press

    C’est aujourd’hui que s’amorce, au Monument-National, le Festival Akousma, qui se prolongera jusqu’à samedi. Akousma, organisé par Réseaux des arts médiatiques, a pour but de faire découvrir au public les univers des musiques électroacoustiques et acousmatiques.

    Cette cinquième édition est placée, pour la première fois, sous la direction artistique de Nicolas Bernier qui a succédé à Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau à la tête de Réseaux. En créant Akousma, Réseaux avait voulu s’ouvrir à toutes les formes de créations électroacoustiques (mixte, vidéo-musique, installation).

    L’objectif de Nicolas Bernier est d’ouvrir la porte également à d’autres esthétiques. «Nous présentons cette année des musiques où les hauteurs — pour ne pas dire les mélodies — sont particulièrement prégnantes [Sébastien Roux, Georges Forget]. On peut y discerner des référents empruntant à la musique populaire, ce qui je crois se manifeste de plus en plus chez les nouvelles générations de compositeurs, même les plus sérieux ou les plus classiques. Je n’aurai pas peur donc de flirter avec les musiques populaires. Mais je dis bien flirter puisque bien entendu, la musique électroacoustique en reste assez loin», déclare Nicolas Bernier au Devoir, ajoutant qu’à l’opposé, il désire aussi présenter lors de cet Akousma(5) des musiques plus brutes. Par exemple, vendredi, Phroq, qui propose, selon lui, «une musique qui relève de l’expérience, de la puissance du son comme phénomène physique plutôt que comme phénomène intellectuel».

    Nicolas Bernier in La Presse

    “Akousma: nouvelle mouture”, Alain Brunet, La Presse, December 9, 2008
    Tuesday, December 9, 2008 Press

    Avec l’arrivée du jeune compositeur Nicolas Bernier à la barre d’Akousma, on assiste à un changement de garde dans la direction artistique de ces quatre programmes acousmatiques présentés en autant de soirs.

    Acousmatique? Voici le procédé: assis confortablement au Monument National, on s’immerge dans les univers de compositeurs électroacoustiques sélectionnés par l’état-major de Réseaux, cette société de concerts qui présente Akousma pour une cinquième fois. Plongés dans le noir, les mélomanes bénéficient d’une amplification (très) haute fidélité et absorbent ainsi cette matière sonore.

    Au fil des quatre programmes se succéderont des compositeurs issus de générations, cultures, nationalités et horizons différents: Martin Messier, Jacques Poulin-Denis, Pete Stollery, Sébastien Roux, Georges Forget, Phroq, Christian Bouchard, Robert Normandeau, Darren Copeland et Andreas Kahre.

    «Je veux présenter tout le spectre. On a souvent l’impression que la musique électroacoustique est austère, ce qui n’est pas vrai», souligne le nouveau directeur artistique de Réseaux. Nicolas Bernier, 30 ans, a remplacé Robert Normandeau, Gilles Gobeil et Jean-Francois Denis. Ces derniers ont longtemps partagé le leadership de Réseaux et siègent désormais dans un comité artistique de l’organisation.

    Inutile d’ajouter que Nicolas Bernier voit d’un bon œil l’arrivée de sa génération dans le portrait des musiques électroniques dites savantes.

    «Comme plusieurs compositeurs de mon âge, je suis éclectique. Je fais de la performance, de la musique pour la danse ou le théâtre. Je ne suis pas issu d’une tradition classique instrumentale. J’ai écouté beaucoup de musique électroacoustique et de musique actuelle. Bien sûr, la musique classique m’a influencé… comme les autres.» À l’origine, Akousma a été mis sur pied pour sortir les concerts acousmatiques de leur cadre, en associant la recherche sonore à celle d’éléments visuels — vidéo, projections, etc. Nicolas Bernier, lui, compte se démarquer autrement: «Je reviens au son unique avec des concerts pour la plupart présentés dans le noir. Là où ça éclate, cependant, c’est dans la diversité des esthétiques.»

    Il enfile le programme d’Akousma pour illustrer son affirmation.

    «Demain soir (mercredi), l’Écossais Pete Stollery s’inscrit dans la tradition des musiques acousmatiques comme Réseaux en présente depuis longtemps. Pour ce même soir, nous avons programmé la seule performance incluant des éléments visuels. Martin Messier et Jacques Poulin-Denis se feront face et se mettront à dessiner. Les sons émanant des crayons et du papier seront captés et traités en temps réel.

    «Jeudi, le compositeur montréalais (d’origine française) Georges Forget a l’habitude de travailler sur des motifs, une démarche un peu comparable à celle de son compatriote Sébastien Roux. Ce compositeur français présente un projet conçu à partir d’instruments acoustiques. C’est mélodique à la rigueur, ça flirte un peu avec la pop.

    «Vendredi, le Suisse Francisco Meirino alias Phroq fait dans le bruitisme. Personnellement, je vois un rapport entre ce qu’il crée et ce que composent les électroacousticiens. C’est un peu violent mais c’est vraiment bien construit. Au même programme, Christian Bouchard a déjà enregistré sur l’étiquette montréalaise Empreintes Digitales. Ce que j’ai entendu de son travail récent est super contrasté; il passe aisément d’un discours minimal à un langage très rude. C’est notre soirée hardcore!

    «Samedi, on termine avec nos «classiques». Robert Normandeau, notre vedette internationale de l’acousmatique, présentera trois pièces dont une création. Darren Copeland (qui a fondé créé l’organisme NISA, un peu l’équivalent de Réseaux à Toronto) a fait beaucoup de pièces destinées à la diffusion radiophonique. Il utilise notamment la voix dans son travail. Avec la collaboration de l’artiste multidisciplinaire Andreas Kahre, il présentera une pièce sur le thème de l’eau. Pour ce, il a notamment effectué des prises de son sous-marines!» Immersion, avez-vous déduit?

    Bozzini Quartet, Pierre Alexandre Tremblay in The Observer

    Cage and Stockhausen meet their match as the Huddersfield Contemporary Music Festival hits 30”, Guy Dammann, The Observer, December 7, 2008
    Sunday, December 7, 2008 Press

    “The British may not understand music but they absolutely love the sound it makes.” So quipped Thomas Beecham, and he certainly put his finger on something. For while the conductor and one-time pillar of the British musical establishment was no friend of the musical avant-garde, one of its guiding principles has none the less been to liberate the sound music makes from the various kinds of ‘understandings’ with which it has been reined in.

    It should be no surprise, on Beecham’s account, to find that the British play host to one of the best-loved avant-garde music festivals, where musicians from all over the world come each November to witness the latest fruits of musical experimentation in Huddersfield, West Yorkshire. That said, with the festival reaching its 30th anniversary, this year’s event had a distinctly retrospective flavour to it, with the closing event consisting of a modified recreation of a John Cage concert organised in 1958 by the artists Robert Rauschenberg and Jasper Johns.

    The original concert was a riot, the musicians protesting as loudly as the audience against the minute unpredictability of the Concert for Piano and Orchestra, an hour-long work in which the pianist struggles through 60 pages containing 84 different kinds of notation. The Huddersfield recreation, masterfully handled by Philip Thomas and the Apartment House group, was an altogether tamer affair, a reminder that much of Cage’s output is, while still fresh, classic primarily in the documentary sense of that term.

    The first part of the concert, though, revealed Cage at his lasting best — in particular the Webernesque miniatures of 1934’s Six Short Inventions and 1943’s muted She is Asleep — and the second part departed from the original by presenting six new compositions. Witty tributes from Alvin Curran and Philip Corner framed offerings from younger composers — short pieces by Markus Trunk and Claudia Molitor confirming that Cage’s musical influence remains a powerful force.

    Stockhausen was also well served during the festival, particularly by the mesmerising talents of the Neue Vocalsolisten Stuttgart, who performed his 1968 work Stimmung. Performers of Stockhausen must be accomplished acolytes as well as musicians, and witnessing the weird sounds and occult antics required by ‘the master’ in performance can yield the impression of a musical L Ron Hubbard, perpetrator of an inconceivably vast aesthetic con trick. Stimmung consists of six voices passing around intricately worked-through motifs, interrupted by occasional ejaculations spoken in various languages. “C’est complètement nul!” one of them shouts, some way in, seemingly inviting the obvious affirmative response. But in fact the piece both anticipates and quickly absorbs any attentive audience’s responses, literally ‘reattuning’ them to their environment.

    The great discovery of the festival for me was James Tenney, a theorist and composer who worked with both Stockhausen and Cage. Before he died in 2006, Tenney amassed a significant and still relatively untapped body of extremely concentrated work, unfolded in a series of three concerts by the enterprising and gifted Canadian string quartet Quatuor Bozzini. Though diverse in terms of the techniques employed and soundworlds explored, Tenney’s œuvre is unified by its single-minded investigation of the listening experience. Especially memorable was Koan, a work in which five melodic lines move steadily towards and away from each other by microtonal degrees. There’s nothing to ‘get’, no complex puzzle to solve, simply blissful sounds sliding into and out of existence, like patches of forest floor illuminated fleetingly by the sun’s slow arc above the canopy.

    Two further highlights included the Piano Baschet, a visually and aurally arresting exploded piano mechanism fitted with pyramidal cones which catch the eye as well as sustain and alter the vibrations of the instrument. Of three newly composed works for the object, reconstructed by Pierre Malbos, only Pierre Alexandre Tremblay’s imaginative evocation of the casting of bells seemed to make full use of the instrument’s oddly restricted sonic capabilities. Another was Dutch composer Peter Adriaansz’s Prana, which uses electric-magnetic bows to turn a piano and three guitars into powerful sustaining instruments, generating slow-moving progressions, rich in overtones, to unfold a minutely constructed eternity.

    Fundamentally static, devoid of the grand emotions associated with the classical repertoire, such music prompts many to ask what the point of it is. After a concert of Tenney and Stockhausen, when you emerge into the dull, cacophonous roar of the city, you may find that it suddenly yields a gentle, secret harmony. At this point, though your question may remain unanswered, you’ll certainly have forgotten why you asked it.

    … enterprising and gifted…

    Mondes inconnus in Polychromic

    “Des rives sonore: Nouvelles”, Charles Taupin, Polychromic, December 3, 2008
    Wednesday, December 3, 2008 Press

    Mathew Adkins est compositeur, performeur et conférencier en musique électroacoustique. «Associant sa composition à un puzzle géant», ses pièces offrent aux auditeurs une plongée irrémédiable dans des espaces aux contours définis, perturbée par des accidents surprenants. «Les payasages sonores» se déploient lentement ce qui permet ainsi à l’auditeur d’errer de points imaginaires en points imagés.

    … ce qui permet ainsi à l’auditeur d’errer de points imaginaires en points imagés.
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