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  • Martin Bédard in Le messager Lachine & Dorval

    “Le compositeur Martin Bédard se promène dans le monde!”, Robert Leduc, Le messager Lachine & Dorval, February 10, 2012
    Friday, February 10, 2012 Press

    Sa pièce «Champs de fouilles (Excavations)» connaît tout un succès!

    L’automne dernier, le compositeur de musique électroacoustique lachinois Martin Bédard a participé au Seoul International Computer Music Festival (SICMF) au cours duquel il a présenté sa pièce Champs de fouilles (Excavations), sélectionnée parmi 150 œuvres provenant de 20 nations différentes.

    «C’est à la suite d’un appel d’œuvres du SICMF que ma pièce a été retenue, raconte le musicien de Lachine. Ce festival international permet à divers créateurs de diffuser leurs œuvres. C’est le plus important festival de musique électroacoustique d’Asie, qui a eu lieu du 18 au 23 octobre 2011, à Séoul, en Corée du Sud, présentant une programmation étoffée».

    Par la suite, quelle chance pour le compositeur!, en novembre dernier, la même œuvre de Bédard, Champs de fouilles (Excavations) a été présentée au festival Electric Fields, à Ottawa, au Neue Elektroakustische Musik aus Kanada, à Brême, en Allemagne, ainsi qu’au festival Ai-Maako, à Valdivia, au Chili. En plus, Champs de fouilles (Excavations) vient de mériter un prix (une deuxième place) au concours nord-américain Sound in Space, à Boston. Tout un parcours, tout un succès pour cette pièce contemporaire!

    Issue de la culture populaire

    Martin Bédard se définit lui-même comme «un compositeur de musique électroacoustique, œuvrant aux frontières de la musique instrumentale et de la musique mixte. Mon esthétique est issue de la culture musicale populaire. Le travail de compositeur est pour moi un mélange étrange de recherches, de découvertes, de sensations confuses et déroutantes. L’expression par le phénomène sonore au travers d’une architecture sonore reste ma plus grande préoccupation artistique».

    Après ses études musicales à l’Université Laval et aux conservatoires de musique de Québec et de Montréal (il a obtenu le prix du Conservatoire de musique de Montréal en composition électroacoustique, à la suite d’une formation de cinq ans avec les compositeurs Yves Daoust et André Fecteau), Martin Bédard a terminé en décembre dernier un doctorat en composition électroacoustique, à l’Université de Montréal, sous la direction du compositeur Robert Normandeau.

    Martin Bédard enseigne la perception auditive, la composition et l’analyse des musiques électroacoustiques au Conservatoire de musique de Montréal, ainsi que la composition électroacoustique à l’Université de Montréal comme chargé de cours. Pour lui, «la musique électroacoustique est un genre bien vivant qui attire un public curieux et qui mérite d’être mieux connu et reconnu».

    Son premier disque solo sera disponible sous étiquette empreintes DIGITALes au cours de l’année 2012. La date de lancement reste à [déterminer].

    Le travail de compositeur est pour moi un mélange étrange de recherches, de découvertes, de sensations confuses et déroutantes.

    empreintes DIGITALes in Des arts sonnants

    “electro:thèque: des œuvres acousmatiques en ligne”, Des arts sonnants, February 3, 2012
    Friday, February 3, 2012 Press

    C’est un site où l’on peut écouter de belles pièces électroacoustiques. Il est géré par le [site] canadien www.electrod.com, bien connu des férus d’acousmatique.

    On ne peut donc pas, natuellement, télécharger. Si le disque nous plaît, il suffit… de l’acheter, en ligne, en toute légalité, et en son âme et conscience puisque nous auront pu l’écouter dans intégralité.

    Le répertoire n’est pas une playlist à rallonge, mais un choix ciblé de compositeurs que la maison décide de mettre en valeur pour un temps, avant de proposer d’autres artistes. Ce qui permet de découvrir des pièces ou compositeurs qui seront mis en avant, et de ne pas s’égarer dans une jungle de titres où l’on ne sait plus où donner de l’oreille.

    Ce retour à une certaine modération, sélection affichée et assumée, confortée par une esthétique sobre et une navigation aisée, est devenu assez rare de nos jours, et à ce titre d’autant plus appréciable.

    Certes me diront certains esprits chagrins, la démarche est commerciale! Oui mais à l’époque où les compositeurs de musique électroacoustique, dont les créations ne sont pas diffusées et vendues à grande échelle tant s’en faut, ont eux aussi besoin non seulement de reconnaissance, mais aussi de réseau de distribution, les Metamkine n’étant pas légions, saluons ce genre de portail. En tout cas, reconnaissons lui une ligne éditoriale et des choix très judicieux, un plaisir pour nos oreilles.

    Écoutez par exemple Klang (1982) de Jonty Harrison. Une petite pépite qui je trouve, entre parfaitement en résonance avec l’esprit de ce site. Mais aussi les Points de fuite de Francis Dhomont, le Quatuor d’Yves Daoust… Que du beau son!

    A écouter bien sûr au casque ou avec une bonne paire d’enceintes pour apprécier les finesses de ces musiques, même si certaines d’entre elles sont à la base pensées dans une écriture multiphonique.

    … une ligne éditoriale et des choix très judicieux, un plaisir pour nos oreilles.

    Titakti in Impact Campus

    “Grands espaces et grandes œuvres”, Justine Pomerleau Turcotte, Impact Campus, January 24, 2012
    Tuesday, January 24, 2012 Press

    Le Musée national des beaux-arts du Québec accueillait samedi soir la formation Erreur de type 27 et son spectacle Aurores boréales: art inuit et musique contemporaine.

    Pour le premier volet de l’évènement musical, le spectateur était invité à parcourir la collection d’art inuit Brousseau, accompagné d’une bande sonore électroacoustique de Philippe Le Goff. Cette dernière, qui avait pour but de laisser l’auditeur créer ses propres liens, exposait tour à tour des bruissement de plumes, des crissements de pas, de l’écume se fracassant sur le rivage, le tout entrecoupé de brèves interventions instrumentales (percussions, intervalles dissonants aux cordes) et de bribes de discussions.

    Des images plein la tête, le public nombreux était fin prêt pour la portion concert, en compagnie de Marie-Hélène Breault (flûte), Mélanie Bourassa (clarinette), Catherine Meunier (marimba), Jean-Luc Bouchard (percussions), Pamela Reimer (piano), Benoît Cormier (violon), Michelle Seto (violon), Mary Kathryn Stevens (alto), Nicolas Cousineau (violoncelle) et Étienne Lépine-Lafrance (contrebasse).

    La première œuvre, Anerca I de Milton Barnes, était une démonstration sensuelle et raffinée des possibilités de la contrebasse en tant qu’instrument soliste, par la force expressive de l’atonalité et par les techniques de jeu inusitées (par exemple, le jeu dans le haut des cordes, au niveau de la volute).

    La seconde pièce, Fertility Rites de Christos Hatzis, synthétisait efficacement l’acoustique et de l’électronique, grâce à une interprétation brillante au marimba additionnée d’une bande sonore composée de chants de gorge et de phrases musicales au marimba qui faisaient écho à l’instrument réel.

    Cercles du Nord I de Derek Charke, mâtiné de mouvements d’archet circulaire, utilisait le quatuor à cordes pour décrire divers aspects de la vie inuit. En seconde partie, la surabondance des sons très aigus diminuait l’effet inquiétant. La troisième partie de l’œuvre, avec le son granuleux des archets fortement appuyés et le rythme effréné, était le moment fort, avec sa finale puissante, musiciens debout, terminant la première partie d’un cri.

    L’entracte fut suivi d’une pièce solo pour la flûte, Icicle de Robert Aitken: court, efficace, livré avec classe.

    Ariane Nantel, étudiante à l’Université Laval, par sa composition Airniit (commandée pour l’occasion), jongle à merveille avec les timbres des instruments qu’elle a à sa disposition (coup de cœur pour la thunder sheet) pour nous transporter dans un univers peuplé de démons et d’esprits.

    La dernière œuvre au programme, Vox Balaenae de George Crumb, était, malgré quelques longueurs (le chant dans la flûte, qu’évoquait-il au juste?), truffée de belles trouvailles sonores provoquées par un jeu pianistique dans le ventre de la bête, sur les cordes, pour obtenir des sonorités rappelant le piano préparé de John Cage.

    Des images plein la tête…

    Points, lignes avec haut-parleurs in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, January 12, 2012
    Thursday, January 12, 2012 Press

    Le platiniste Martin Tétreault dirige et compose pour son Quatuor de tourne-disques depuis 2004, et on a pu le voir à quelques reprises à Montréal depuis 2007, avec des membres qui varient selon les occasions. Il s’agit d’un aboutissement pour ce type d’exploration (mais, qui sait, le grand orchestre de tourne-disques pourrait bien surgir). À cent lieues de la «citation», les deux pieds dans l’abstrait, ces tourne-disques se suffisent à eux-mêmes (pas de disques ici). Étonnamment, si on l’écoute à faible volume, l’espèce de grisaille bruitiste que produit l’enregistrement peut être assez reposante, ou ennuyante, c’est pourquoi il est sans doute préférable d’entendre cela en concert, avec assez de volume pour ressentir le cœur du son. (3/5)

    Il s’agit d’un aboutissement pour ce type d’exploration
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