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  • Lépidoptères in The Sound Projector

    “Through the Looking Glass”, Stuart Marshall, The Sound Projector, October 30, 2016
    Sunday, October 30, 2016 Press

    Last heard purveying Rothko-esque, aquatic ambience in Unfurling Lines (the waterways of which having lulled but not quite committed me to my final rest), ambient composer Monty Adkins makes a stylistic metamorphosis and takes to the air with a new collaborator Terri Hron and her ‘consort of renaissance recorders’ for a five-section survey of moths, butterflies and other winged insects, each piece deriving from an idea about a particular order. This ‘display case’ approach makes sense in the empreintes DIGITALes catalogue, where each collection receives the taxonomer’s treatment; every piece given a full exegesis — often quite scientific in tone — in the liner notes.

    It also delivers straight into the action, avoiding the long narrative arc from minimal matter to maximal clatter that such singular, scientific surveys tend to take as the depth of field narrows on increasingly intricate detail. Each section constitutes its own field of activity, marked by a set of common features, such as the recorders’ sharp, electrified exhortations that weave, whistle and roll into granulated deconstructions of their own essence. Those of us with gardens might forget the butterfly’s decorativeness in this thick, processed churn of organic, primal matter, which really digs into the violence of full-blown physical change. It also reminds us of the truly alien aspect these creatures acquire when considered up close; their insect sensibilities airborne in dotted patterns, the quivering of internal cavities and the organic passage of events that finds its natural habitat when just shy of critical mass.

    … ambient composer Monty Adkins makes a stylistic metamorphosis and takes to the air…

    Espaces tautologiques in Sigil of Brass

    “Review”, Andy Backhouse, Sigil of Brass, October 21, 2016
    Friday, October 21, 2016 Press

    So says the blurb — but what did I get from this album: genius, essentially.

    James O’Callaghan is a composer and sound artist based in Montréal praised for his “mastery of materials and musical form” (Électromania, Radio France) and “highly refined sense of colour” (Vancouver Sun).

    There is plenty of that is this recording.

    Using a blend of electroacoustic media, employing field recordings, amplified found objects, computer-assisted transcription of environmental sounds, and unique performance conditions this is an album to be reckoned with — there is everything from orchestral crescendos to the quietest of piano witterings.

    O’Callaghan’s work spans chamber, orchestral, live electronic and acousmatic idioms, audio installations and site-specific performances. His work has been variously commissioned by the Groupe de recherches musicales (GRM), NYO Canada, Ensemble Paramirabo, Quasar, and Standing Wave, among others.

    A composer with pedigree — and this album holds out.

    In many ways, this is a very busy recording — the listener does not get much time for peace. As the name of the album suggests — this is a very claustrophobic affair. But one worth pressing on with. Yes, there is the odd flirtation with solace; but that is soon knocked asunder for the betterment of noise.

    … genius, essentially.

    Antwood, Richard Chartier, Michel Chion, Francis Dhomont, Pita, Adam Stanović in La Presse

    “Akousma”, Alain Brunet, La Presse, October 19, 2016
    Wednesday, October 19, 2016 Press

    Michel Chion, Troisième symphonie, l’audio-divisuelle

    À l’Usine C le 19 octobre, 18h

    Le compositeur français qualifie sa troisième symphonie d’œuvre «audio-visuelle». Il s’applique à y faire s’entrechoquer sons et images de différentes manières. Cette œuvre a pour objet de «célébrer la vie sans aucune référence religieuse» et d’évoquer la mort «plus solaire que pluvieuse». De plus, Michel Chion dit avoir eu recours aux principes musicaux de la composition pour monter les images et les faire interagir avec les sons.

    Pita, Get In

    À l’Usine C le 19 octobre, 20h

    Pita est le pseudonyme du fondateur des Éditions Mego, Peter Rehberg. Londonien transplanté à Vienne, ce vétéran de la scène électro s’inspire du bruitisme, de l’ambient, de l’industriel, du drone, de la techno, mais aussi des premières vagues électroacoustiques. Pita a enregistré une douzaine d’albums au cours des deux dernières décennies. C’est un habitué des plus grands festivals électro: Sónar, All Tomorrow’s Parties, CTM Berlin, Donaufestival. Il a reçu le prix Ars Electronica en 1999. Get In, qui sera présentée à Montréal, suit les œuvres Get Out (1999) et Get Off (2004). De la suite dans les idées… au cœur du son.

    Adam Stanović, Escapade et Mettallurgic

    À l’Usine C le 20 octobre, 20h

    Directeur du programme de maîtrise en art sonore de l’Université de Sheffield, Adam Stanović se spécialise dans la composition d’œuvres électroacoustiques de type acousmatique. On a pu entendre ses œuvres dans quelque 500 festivals et concerts à travers le monde. Escapade se veut un assemblage inédit de micro-fragments de musiques orchestrales. Quant à Mettallurgic, elle met en scène l’exploration sonore d’un morceau de métal via la résonance, la percussion et autres manipulations physiques de l’objet, et aussi via le traitement électronique de ces manipulations.

    Antwood, Pièces de l’album Virtuous.scr

    À l’Usine C le 21 octobre, 20h

    Antwood est le pseudonyme de Tristan Douglas, artiste canadien endossé par les labels Cocobass et B.YRSLF Division (sous le pseudo et jeu de mots Margaret Antwood). Il jouera à Akousma les versions alternatives de pièces tirées de son plus récent album, Virtuous.scr. L’idée de cet album se fonde sur la question suivante: l’intelligence artificielle peut-elle respecter un code d’éthique qui lui est propre si elle connaît un éveil «émotionnel»? Autour de cette thématique, la musique expérimentale investit les codes de la musique populaire se déployant dans un environnement électronique.

    Richard Chartier, Recurrence / Retracing

    À l’Usine C le 22 octobre, 20 h

    Actif depuis la fin des années 90, le Californien Richard Chartier s’est taillé une réputation dans les sous-tendances néo-moderne et micro-son de l’art sonore. Sa musique et ses installations ont été présentées en Europe, en Asie, en Océanie comme en Amérique du Nord. En 2000, il a fondé le label Line et assumé la direction artistique de nombreuses installations sonores. Son approche se veut autoréflexive: sa musique minimaliste explore l’espace sonore tout entier à travers les différentes caractéristiques de la relation entre émetteur et récepteur d’une œuvre: l’écoute, la perception, l’attention, le silence, etc.

    Francis Dhomont, Cycle des profondeurs I, II e III

    Au Conservatoire de musique de Montréal les 20, 21 et 22 octobre, 17h45

    Parmi les pionniers vivants de l’électroacoustique, Francis Dhomont a amorcé un très long cycle de création à la fin des années 40. Il a passé une large part de sa vie professionnelle entre la France et le Québec. Nombre d’œuvres importantes du répertoire lui sont attribuées, dont les trois volets de ce Cycle des profondeurs, présentés en autant de jours. Sous le regard d’un soleil noir (1979-1981) relate un naufrage intérieur, inspiré des écrits du psychiatre et psychanalyste Ronald D Laing. Forêt profonde (1994-1996) est un mélodrame acousmatique d’après un essai de Bruno Bettelheim. Le cri du Choucas (2014-2015) évoque l’approche psychanalytique de Marthe Robert.

    Michel Chion; Pita; Adam Stanović; Antwood; Richard Chartier; Francis Dhomont

    Robert Normandeau in La Presse

    Robert Normandeau: Dans le Tunnel azur du métro montréalais”, Alain Brunet, La Presse, October 19, 2016
    Wednesday, October 19, 2016 Press

    Pour commémorer le cinquantenaire du métro de Montréal, la direction artistique de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a commandé des œuvres à deux compositeurs d’ici. Accelerando a été imaginée pour l’orchestre par José Evangelista, alors que Tunnel azur, imaginée par Robert Normandeau, est une pièce acousmatique, c’est-à-dire qu’elle exclut le jeu instrumental.

    C’est d’ailleurs la première fois que l’OSM, qui a déjà commandé des œuvres mixtes, inclut une diffusion acousmatique dans un de ses programmes. L’œuvre s’inscrit également dans le cadre d’Akousma, festival à la fine pointe de la création musicale électronique.

    «J’avoue avoir été extrêmement surpris par cette commande de l’OSM. Au début, je ne le croyais carrément pas! Avec José Evangelista, j’ai rencontré Kent Nagano au début de l’année afin de discuter de ce projet. Et je dois souligner que j’ai bénéficié d’un soutien remarquable», confie Robert Normandeau, incontournable de la sphère électroacoustique québécoise depuis les années 80.

    Tunnel azur a déjà été créée en stéréophonie dans le cadre d’un concert extérieur de la Virée classique, le 11 août dernier, rappelle Robert Normandeau. À la Maison symphonique, cependant, la diffusion de Tunnel azur sera différente.

    «La salle est équipée de haut-parleurs pour les présentations de type immersif, mais cet équipement n’avait jamais été utilisé depuis l’ouverture de la Maison symphonique, explique le compositeur. Plus précisément, 12 petites enceintes accrochées sur 3 étages compléteront le système 5.1 déjà en place. Cela permettra à l’auditoire de découvrir plusieurs aspects de l’œuvre que la diffusion stéréophonique ne permet pas. On a littéralement sorti des boîtes l’équipement complémentaire afin d’effectuer des tests de diffusion multiphonique!»

    Trois couches de sons

    La construction de Tunnel azur, nous apprend son architecte, repose sur trois couches.

    Primo, les sons du métro:

    «Le jour, j’ai capté des sons en circulant dans les nouvelles rames Azur. La nuit, j’ai pu découvrir un environnement sonore fascinant, car le métro bourdonne d’activités d’entretien. Des draisines qui roulent sur les rails d’acier, le son de ces véhicules est fort différent du métro. De plus, j’ai eu l’occasion de faire ces prises de son inusitées dans les ateliers du boulevard Crémazie, là où se fait l’entretien des véhicules.»

    Secundo, les sons de l’octobasse:

    «Il s’agit d’une contrebasse trois fois plus grande que celles que l’on connaît; il faut la jouer sur une échelle avec des clefs. Cet instrument a été inventé au XIXe siècle et Berlioz a été le premier compositeur à l’utiliser. En juin dernier, je suis allé avec un contrebassiste de l’OSM à Drummondville, là où l’instrument est entreposé, afin d’y effectuer des prises de son. Pourquoi cet intérêt? Dans une autre vie, j’étais contrebassiste!»

    Tertio, la Symphonie no 9 de Mahler:

    «La troisième source est un hommage à Kent Nagano, dont j’ai beaucoup apprécié la direction pour la Symphonie no 9 de Mahler. Ce soir-là, j’avais été fasciné par la façon dont Mahler avait exploité les différentes sections de l’orchestre. Ç’a été une révélation de constater ce travail de spatialisation. Étant lui-même un chef de haut calibre, il est clair que Mahler savait utiliser les masses sonores émanant d’un orchestre. Ainsi, j’ai réduit le premier mouvement de cette symphonie à une durée de 10 minutes. J’en ai conservé les couleurs orchestrales.»

    Couleurs orchestrales? Orange? Vert? Jaune? Bleu? Bien au-delà de celles désignant les lignes de notre métro, il va sans dire!

    À la Maison symphonique les 20, 22 et 23 octobre

    Qui est Robert Normandeau?

    Compositeur de près d’une quarantaine d’œuvres, lauréat de nombreux concours internationaux, Robert Normandeau, 61 ans, est professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Très actif au sein de sa communauté, Normandeau a été le directeur artistique de l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec, puis de la société de concerts Réseaux, à qui l’on doit le festival Akousma.

    Dans le Tunnel azur du métro montréalais…

    Voyages in Chain DLK

    “Review”, Vito Camarretta, Chain DLK, October 8, 2016
    Saturday, October 8, 2016 Press

    I imagine that some atheists or rationalists could get captivated, after they’ll listen the overlapping of farming animal sounds and field recordings grabbed in some mosque full of praying devouts and in an Italian church while reciting the rosary in a moment of Espaces cachés, the first 14-minute lasting track of this collection, assembled by an impressive quantity of sound samples, which got premiered on June 7th, 2014 during the Klang! électroacoustique festival in Montpellier under commission by Maison des arts sonores. Similarly, fans of nautical themes or seaside places could get entranced by a group of tracks, belonging to Going / Places where many sounds got grabbed nearby harbours and quays (including underwater echoes of the quays and floating strain at their moorings caught near Sidney Opera House, barnacles found in Sydney Harbour, in the surroundings of Great Barrier Reef, and on the beaches of the isle of Corfu — Greece —, recordings of boats, swifts and harbour activities in Corfu and Poros, boats straining taken at the yacht club in Boston, Massachusets) and lovers of Iceland — I met many people devoted to that chilling place in the recent times (hoping it’s not a mass phenomenon following the funny way by which Iceland football team used to greet their supporters at the end of matches at the recent European football championship) — would be delighted by the sounds of bubbling waters taken from geothermal pools at Seltun, the buzz of radio cables hanging from Hellissandur radio masts in Snaefellsness overlapping the sound of melting ice and subterranean glacial stream, taken nearby the Solheimajokull glacier. Besides the evocative sonic collages that Professor Jonty Harrison provides in this huge selection, the aspect that could interest in sound explorer like us and most of our readers is the way by which he transplanted field recordings into stereophonic channels, particularly in the above-mentioned Espaces cachés, initially a 30-track tape for multichannel sound system, which was entirely produced and mastered by Joseph Anderson in the first months of 2016 at the Sound Lab of the Center for Digital Arts and Experimental Media of the University of Washington in Seattle by means of stereophonic Ambisonic UHJ Encoding. The final result of this “transcoding” process is — believe me and my headphones — really impressive, while the most relevant aspect of the 23 tracks by which Jonty split a selection from his massive sound archive, collecting a plenty of recordings grabbed during many journeys all over the world, is the criteria that he mostly adopted to group together those recordings. Most of the tracks manage to assemble events that could be related to similar or sometimes identical phenomenon or cultural happenings, where the aggregating element is mostly aural, and these aural manifestations are similar to colors depicting the same event according to more or less mysterious rules that vary by different cultural environment! For instance, you’ll hear bells from four different places (Chartres, Venice, Berlin and Corfu plus the Montaione clock in Tuscany), sounds from four different railway station (Florence, Pisa, Rome and Castelfiorentino in Italy), interlacing of pipes and drums from many different sets and settings (ghaitas in Marrakech, Morocco, piccolo bands parading during the Carnival of Bael in Switzerland, bagpipers in Morelia, Mexico and aural entities such as firecrackers and the noise of coins in offering bowls in a religious procession nearby the Temple of the Reclining Buddha in Bangkok) in single tracks. Harrison’s collages define an engaging way of matching audio travelogues and field recordings. (Trained audiophiles should check these guidelines for a really immersive sound experience: http://www.ambisonictoolkit.net/publications/2016/06/22/harrison-voyages.html)

    … this “transcoding” process is — believe me and my headphones — really impressive…
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