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  • Action / Réaction in Voir

    “Critique”, Félix Légaré, Voir, March 21, 1991
    Thursday, March 21, 1991 Press

    Ce compositeur de Victoria étale cinq créations réalisées entre 1987 et 1990. Le concept: le jeu des musiciens est analysé par un ordinateur qui absorbe les sons pour les restituer transformés. Avec comme invité un maître du genre le tromboniste George Lewis. Expérience concluante professeur.

    Christian Calon in Taktik

    “Empreintes sonores”, Guy Reynard, Taktik, no. 127, March 20, 1991
    Wednesday, March 20, 1991 Press

    Le Groupe de musique expérimentale de Marseille s’est à plusieurs reprises associé au Canada. Il propose cette année «Empreintes Sonores Québec.» De Montréal, Toronto et Vancouver les musiques présentées par Christian Calon représentent le label canadien empreintes DIGITALes. Il a signé le premier disque de cette jeune compagnie née dans le courant de l’année dernière. Un surprenant Électro clips, en 25 instantanés électroccoustiques, présente de plus la création canadienne électroacoustique sous toutes ses formes en un condensé de trois minutes maximum. La musique contemporaine est diverse au Canada. Si les québécois ont choisi de s’apparenter à la musique française, Toronto, tout proche des Etats-Unis a opté pour une musique de processus et sur la musique plus électronique. Vancouver qui se trouve sur la côte ouest est plus marqué par la musique californienne qui se traduit par une musique plus environnementale. Toutes ces formes traduisent un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada. Pour Christian Calon, installé à Montréal au Québec, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il est originaire de Marseille. Compositeur autodidacte, il est venu à la composition par la voie de l’écoute des phénomènes naturels et des œuvres des autres musiciens. Outre ses propres compositions, il présente des pièces de huit autres compositeurs canadiens, offrant ainsi un large panorama de la musique contemporaine de ce pays.

    … un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada.

    Action / Réaction in Montreal Mirror

    “Review”, Andrew Jones, Montreal Mirror, March 7, 1991
    Thursday, March 7, 1991 Press

    Scheidt, a West Coast electroacoustic composer and computer whiz, gets real-life improvisers to tangle with his interactive software. ÉJamming with the machines are George Lewis, blowing a mean trombone; Trevor Tureski, pounding the skins; and Lori Freedman on bass clarinet. Oddly enough, it all sounds so human.

    empreintes DIGITALes in McGill Daily français

    “Ambiance électroacoustique”, Martin Geoffroy, McGill Daily français, March 5, 1991
    Tuesday, March 5, 1991 Press

    Le directeur de l’Association pour la création et la recherche en électroacoustiques du Québec (ACREQ), Yves Daoust, est content. Au cours de la demière décennie, Montréal est pratiquemment devenue la Mecque de la musique électroacoustique en Amérique du Nord. Des dizaines de concerts de cette musique encore trop marginale ont été donnés dans la demière année seulement. Visiblement détendu par ces premiers succés populaires, le directeur nous a donné sa définition de la musique électroacoustique.

    La musique électroacoustique est un «tripotage électronique» des sons. Le travail se fait essentiellement à partir d’une information électrique pour ensuite restituer cette dernière sous forme d’onde acoustique. «Par exemple, on a un trombone qui ne joue aucun son de trombone, parce que le son est modifié par manipulation électronique», explique Yves Daoust. En fait,c’est un mélange d’instruments conventionnels ou modifiés et de montages sonores enregistrés au préalable en studio. «La musique ne se fait plus comme elle se faisait il y a 25 ans: la technologie n’est pas innocente, elle influence notre mode de production et de pensée» spécifie Yves Daoust. Pour le directeur de l’ACREQ, 90% de notre culture sonore actuelle est électroacoustique. «Notre consommation de musique se fait essentiellement par des moyens électroacoustiques comme le disque ou la radio par exemple» argumente Yves Daoust.

    «L’électronique ne va pas disparaître, il va se perfectionner», affirme le directeur. Avec l’avénement des musiques mixtes, regroupant des bandes magnétiques à des instruments en direct rien ne semble vouloir arrêter la marche créative des électroacousticiens. «Le grand compositeur Pierre Boulez, qui a longtemps renié l’électroacoustique dans les années 60, s’est maintenant converti à ce genre d’approche moderne», soutient Yves Daoust.

    La musique populaire a trop utilisé l’électronique au niveau de la production d’album. Ce qui fait dire à Yves Daoust que «la technologie contient toujours ses propres germes d’auto-destruction». Le directeur cite en exemple le demier Michael Jackson qui a son avis est surproduit. «C’est tellement raffinée comme travail de studio que bientôt les gens vont en avoir marre et vont avoir envie de retrouver les bonnes vieilles guitares fuzzées», affirme Yves Daoust. Contrairement à certains musiciens électroacoustiques le directeur de l’ACREQ croit que les orchestres symphoniques vont continuer d’exister. «On va toujours jouer du Mozart ou du Beethoven», affirme Yves Daoust.

    La musique électroacoustique est née vers 1950 dans des stations de radio. «Elle est née de la volonté de faire de la création radiophonique», soutient Yves Daoust. C’est donc un phénomène relativement récent dont les multiples voix restent à explorer, ce qui a décidé l’ACREQ à parrainer la recherche en électroacoustique. Par exemple, on a réussi à mettre au point un «spatialisateur sonore» qui fonctionne relativement bien. «C’est une machine qui fait en sorte que le son puisse être réparti et contrôlé par ordinateur sur plusieurs haut-parleurs en même temps» explique Yves Daoust. L’ACREQ travaille en ce moment sur un système de son conçu spécialement pour répondre aux besoins particuliers de la musique électroacoustique.

    L’exploration étant la plupart du temps un phénomène marginal dans le monde de la musique, il y a lieu de se demander à quoi peut bien servir une association comme l’ACREQ. Elle s’est d’abord donnée pour mission de promouvoir la musique électroacoustique québécoise. L’association édite des enregistrements musicaux sur cassettes d’artistes québécois et fait la promotion de ces derniers à l’étranger. L’association organise aussi des ateliers de création sonore dans les écoles pnmaires et secondaires. Les élèves peuvent alors s’initier à diverses techniques inhérentes à l’électroacoustique comme la prise de son, l’échantillonnage ou le montage par exemple. «La durée des ateliers est habituellement de huit heures, mais après seulement deux heures les jeunes maîtrisent déjà assez les techniques pour commencer à jouer» soutient Yves Daoust.

    Le directeur de l’ACREQ sort un premier disque compact sur étiquette empreintes DIGITALes au mois de juin. Un album qui aura l’air d’une trame sonore de film. Gageons que cette première offrande sonique est trés attendue des amateurs.

    empreintes DIGITALes in La Presse

    “D’un océan à l’autre: Traces électro”, Alain Brunet, La Presse, March 5, 1991
    Tuesday, March 5, 1991 Press

    Demain soir au Théâtre Les Loges, deux électroacousticiens ayant endisqué sur l’étiquette empreintes DIGITALes bouclent la boucle d’une tournée canaclienne: Alain Thibault et Daniel Scheidt.

    D’un océan à l’autre, la tournée Traces électro a effectivement mis en relief la plupart des artistes de ce petit label en pleine expansion.

    Selon Jean-François Denis, un des principaux dirigeants de cette jeune entreprise, les ventes des produits empreintes DIGITALes vont bon train; non seulement ces disques sont-ils distribués partout au Canada, mais encore tente-t-on de les implanter sur les marchés europeen japonais et américain. «Et nous avons méme réalisé des profits! A vrai dire, je suis très surpris de ces résultats», de renchérir Denis.

    Ne partons pas en peur, environ 400 exemplaires de chacune des productions empreintes DIGITALes ont été vendus; il y a énormément de pain sur la planche avant que le petit label ne réussisse à établir une distribution sérieuse à l’extérieur du Canada. Mais si l’on considère le peu de moyens financiers dont dispose cette forme musicale à tout le moins exploratoire, les petites victoires d’empreintes DIGITALes tiennent de l’exploit.

    Deux productions

    En quelques mois à peine, deux productions viennent d’être mises en marché. À l’occasion du festival Montréal Musiques Actuelles (en novembre dernier), l’équipe d’empreintes DIGITALes avait d’abord lancé le disque Électro clips: «Il s’agit de 25 miniatures de trois minutes, conçues par différents compositeurs nord-américains, originaires des USA, du Mexique, du Canada et du Québec. A cause de leur courte durée, ces pièces sont plus accessibles que la moyenne des œuvres électroacoustiques. Électro clips fait même partie du top-40 de CKLN, une station alternative de Toronto!», raconte Jean-François Denis.

    Le plus récent produit empreintes DIGITALes sera d’ailleurs lancé demain; Action/Réaction serait le premiet disque de Daniel Scheidt, compositeur originaire de Colombie-Britannique.

    Au terme de la tournee Traces électro qui, d’un océan à l’autre, a fait connaitre les differents compositeurs liés au petit label, on a choisi Alain Thibault et Daniel Scheidt pour le concert montréalais.

    Spécialiste de la forme multi-média, Thibault presentera donc ce soir de dernières œuvres relativement récentes: OUT, Le soleil et l’acier (la soprano Pauline Vaillancourt est la seule inteprète en chair et en os de cette pièce) ainsi que Concerto pour piano MIDI (et le pianiste Jacques Drouin) figurent au programme.

    Si l’on connait les ruades rythmiques et l’utilisation éclairée des technologies de pointe chez Alain Thibault, on ne sait que peu de choses de la démarche de Daniel Scheidt, spécialiste des systèmes interactifs.

    Les œuvres de Scheidt ont ceci de particulier: elles misent sur des logiciels informatiques capables d’analyser le discours d’un musicien d’en codifier!es improvisations et de réagir à celles-ci. S’établit alors un langage entre l’ordinateur et différents instrumentistes, demain soir, le clarinettiste Claude Schryer, la soprano Catherine Lewis, le percussionniste Trevor Tureski et… une machine seront les interprètes de Daniel Scheidt. Pour mener à bien ses projets, l’artiste a déjà fait appel des improvisateurs aussi renommés que le tromboniste afro-américian George Lewis bien connu des jazzophiles.

    … les petites victoires d’empreintes DIGITALes tiennent de l’exploit.

    Électro clips in Option

    “Review”, Dean Suzuki, Option, no. 37, March 1, 1991
    Friday, March 1, 1991 Press

    This sampler contains works by a wide variety of mostly Canadian composers and sound artists, ranging from the sampler/manipulator par excellence, John Oswald, to the German born Canadian composer Hildegard Westerkamp, from the old ‘60s school of electronic music representative Francis Dhomont of France, to sound poet and sound artist Richard Truhlar, and even Charles Amirkhanian. With such an array of creative artists, one encounters virtually all possible electronic techniques, sounds, and styles, from analog to digital, synthesis to sampling, from electroacoustic to purely electronic, from gentle, tonal sounds to shards and sheets of thunderous, grating dissonance. If you don’t like one track, simply advance to the next and you will certainly find something to suit your taste.

    … you will certainly find something to suit your taste.
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